La dilatation et la contraction thermiques sont des phénomènes physiques fondamentaux qui influencent le comportement des matériaux en réponse aux variations de température. Cet article explore en profondeur ces concepts, leurs mécanismes sous-jacents, leurs mesures et leurs implications pratiques dans divers domaines de l'ingénierie et de la vie quotidienne.
Introduction à la dilatation et la contraction thermique
La dilatation est l'augmentation du volume d'un corps, tandis que la contraction est la diminution de ce volume. En général, un corps se dilate lorsqu'on élève sa température et se contracte lorsque la température baisse. Cela est vrai pour la plupart des corps solides, liquides ou gazeux. Tout ce qui occupe de l’espace, comme l’air, l’eau, les rochers et même les personnes, est de la matière. Les différentes matières peuvent être décrites par leur masse, ou la quantité de matériau qui les compose.
La température est une grandeur liée à la notion de chaleur, et accessible à nos sens qui distinguent ce qui est froid et ce qui est chaud. Au niveau microscopique, la température d’un système est une mesure du degré d’agitation des atomes ou des molécules qui le composent. La raison de tout cela est la dilatation thermique. Cet article aborde la physique sous-jacente à l'expansion thermique et étudie quelques applications réelles de l'expansion thermique en physique et en ingénierie.
Mécanismes fondamentaux de la dilatation thermique
La dilatation thermique est due à l'augmentation de l'énergie de mouvement des molécules ou des atomes lorsqu'un corps est chauffé. Dans un gaz ou un liquide, les chocs entre les molécules deviennent alors plus fréquents, ce qui a tendance à les éloigner les unes des autres. Dans un solide, l'échauffement augmente l'énergie de vibration des atomes autour de leurs positions d'équilibre, ce qui cause une dilatation plus ou moins importante suivant la nature du solide.
Plus précisément :
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- Solides: Les atomes sont liés par des forces interatomiques. L'augmentation de la température accroît les vibrations des atomes, conduisant à une séparation progressive et à une dilatation du matériau.
- Liquides: Les molécules ont une plus grande liberté de mouvement que dans les solides. La dilatation est plus importante car les molécules peuvent s'espacer plus facilement sous l'effet de la chaleur.
- Gaz: Les molécules acquièrent encore plus d'énergie cinétique, augmentant leur mouvement et leur séparation, ce qui se traduit par une augmentation de la pression à volume constant ou par une expansion du volume à pression constante.
Coefficient de dilatation thermique
On mesure cet effet thermique par un coefficient de dilatation défini comme le rapport de la dilatation à la longueur initiale, lorsque la température augmente de 1 degré centigrade. Ce coefficient dépend de la température, de la nature de l’objet et parfois de la direction dans laquelle on mesure sa dilatation. Ce coefficient, noté généralement par la lettre grecque α, est une mesure précise de la réponse thermique d’un matériau et peut être utilisé pour prédire comment un matériau se comportera sous des conditions thermiques changeantes. Plus précisément, il exprime la variation de longueur ou de volume par degré de température, et il est souvent exprimé en °C⁻¹ ou en K⁻¹.
Il existe différents types de coefficients de dilatation :
- Coefficient de dilatation linéaire ((αl)): Décrit l'augmentation d'une dimension linéaire (longueur) d'un matériau solide pour une variation de température donnée.[\Delta L=L\alphal \Delta T]où (\Detla L) est le changement de longueur de la tige, (L) est la longueur initiale, (\alpha_l) est le coefficient de dilatation linéaire du matériau et est mesuré en Kelvin inverse, (\mathrm{K}^{-1}), et (\Delta T) est le changement de température du matériau. La formule indique que le changement de longueur est égal au produit de la longueur initiale du matériau, du coefficient de dilatation linéaire et du changement de température.
- Coefficient de dilatation de surface ((αA)): Quantifie l'augmentation de surface d'un matériau pour une variation de température donnée. Le coefficient de dilatation de la surface est deux fois plus grand que le coefficient de dilatation linéaire.[\Delta A=\alphaA A\Delta T]où (\Delta A) est le changement de surface de l'objet, (\alpha_A) est le coefficient d'expansion de la surface, et (A) est la surface initiale de l'objet.
- Coefficient de dilatation volumique ((αV)): Quantifie l'augmentation de volume d'un matériau pour une variation de température donnée. Dans le cas d'un matériau isotrope, les coefficients de dilatation linéique et volumique sont liés par la relation simple : (αV = 3αl).[\Delta V=V\alphaV\Delta T]où (\Delta V) est le changement de volume, (V) est le volume initial et (\alphaV) est le coefficient d'expansion volumétrique, qui a les mêmes unités que le coefficient d'expansion linéaire (\alphal).
Le coefficient de dilatation linéaire dépend du matériau chauffé. Les matériaux se dilatent différemment en fonction de leur coefficient de dilatation thermique. Un coefficient de dilatation thermique plus élevé signifie qu'un matériau se dilatera davantage par unité de longueur lorsqu'il est chauffé. On peut s'en rendre compte en réarrangeant la formule de dilatation thermique.
[\dfrac{\Delta L}{L}=\alpha\Delta T]
Dans une dimension, le rapport entre le changement de longueur d'un objet et sa longueur initiale est égal au coefficient de dilatation linéaire multiplié par le changement de température. Pour un changement de température donné, un coefficient plus important entraînera une plus grande augmentation de la longueur.
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Facteurs influençant la dilatation thermique
Plusieurs facteurs influencent la dilatation thermique d’un matériau :
- Nature du matériau: Les métaux ont généralement des coefficients de dilatation thermique plus élevés que les céramiques ou les composites en raison de leurs structures atomiques plus flexibles.
- Température ambiante: Les coefficients de dilatation thermique varient souvent avec la température. Certains matériaux montrent un comportement dilatométrique non linéaire, notamment pour des températures très élevées ou proches de leur point de fusion.
- État de la matière: Les solides, liquides et gaz réagissent différemment aux variations de température en raison de la nature de leurs liaisons et de la liberté de mouvement des atomes ou des molécules. Les gaz, par exemple, ont des coefficients de dilatation thermique beaucoup plus élevés que les solides et les liquides en raison de la plus grande mobilité de leurs particules.
Exemples de coefficients de dilatation thermique
Le tableau ci-dessous indique le coefficient de dilatation linéaire et le coefficient de dilatation surfacique de plusieurs matériaux courants.
Le tableau ci-dessus nous aide à comprendre notre exemple d'ouverture d'un couvercle métallique étanche sur un bocal en verre. Le tableau montre que les métaux ont généralement un coefficient de dilatation thermique linéaire plus élevé que le verre et qu'ils se dilateront donc davantage lorsqu'ils seront chauffés. En chauffant un matériau, les atomes gagnent de l'énergie cinétique et s'étalent, ce qui dépend de la force des liaisons entre les atomes. Les matériaux ont des forces de liaison différentes qui se traduiront par des coefficients de dilatation thermique différents. Les valeurs de ces coefficients changent légèrement en fonction de la température du matériau, mais elles peuvent être considérées comme constantes dans la plupart des cas, car le changement est normalement insignifiant.
Expansion anormale de l'eau
Certains matériaux ne se dilatent pas comme on pourrait s'y attendre. L'eau, par exemple, ne se comporte pas comme la plupart des autres liquides. Au-dessus d'une température de (4^\circ \mathrm C), l'eau se dilate avec l'augmentation de la température, comme la plupart des autres matériaux. Cependant, dans la plage de (0-4^\circ \mathrm C), l'eau se dilate en fait avec la diminution de la température . C'est ce qu'on appelle l'expansion anormale de l'eau. Cela explique pourquoi les lacs gèlent du haut vers le bas plutôt que du bas vers le haut. La densité de l'eau est maximale à (4^\circ;mathrm C) (car le volume de l'eau se dilaterait si la température augmentait ou diminuait à partir de (4^\circ;mathrm C)), donc lorsque l'eau est refroidie à partir de cette température, elle devient moins dense que l'eau qui se trouve en dessous d'elle. N'oublie pas que les fluides moins denses montent, donc l'eau plus froide reste à la surface jusqu'à ce qu'elle gèle. En fait, la surface du lac gèle alors que l'eau qui se trouve en dessous est toujours liquide !
Mesure de la dilatation thermique
La mesure du coefficient de dilatation thermique est cruciale pour de nombreuses applications industrielles et scientifiques. Elle permet d’évaluer avec précision la façon dont un matériau réagit aux changements de température, ce qui est essentiel pour des secteurs tels que la construction, l’aérospatial, et l’électronique. Plusieurs méthodes de laboratoire ont été développées pour mesurer ce coefficient avec une grande exactitude.
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- Dilatométrie: C'est l’une des méthodes les plus couramment utilisées pour mesurer la dilatation thermique des solides. Un dilatomètre est un appareil de haute précision qui mesure la variation de longueur d’un échantillon solide en réponse à un changement de température.
La procédure de la dilatométrie suit généralement les étapes suivantes :
Préparation de l’échantillon : L’échantillon est coupé à une longueur standard et sa surface est préparée pour assurer une bonne transmission thermique.
Placement de l’échantillon dans le dilatomètre : L’échantillon est placé dans une chambre thermique, souvent sous atmosphère inerte (comme l’argon ou l’azote) pour éviter les réactions chimiques.
Augmentation et contrôle de la température : La température est augmentée de façon contrôlée. Le dilatomètre mesure les variations de longueur avec une grande précision, généralement de l’ordre de quelques micromètres.
Calcul du coefficient de dilatation thermique : À partir de la variation de longueur ΔL et de la température ΔT, le coefficient de dilatation linéaire αL est calculé en utilisant la formule :αL=ΔLL0ΔTαL=L0ΔTΔLoù L0L0 est la longueur initiale de l’échantillon.
Les dilatomètres modernes utilisent des capteurs à haute résolution et des systèmes de régulation thermique très précis, permettant de mesurer des coefficients de dilatation thermique pour une large gamme de matériaux et de températures, de -150°C à plus de 1000°C.
- Analyse thermomécanique (TMA): Une autre méthode d’analyse thermique utilisée pour mesurer les coefficients de dilatation thermique des solides, en particulier lorsqu’une grande précision est requise. Comme la dilatométrie, la TMA mesure les variations de longueur d’un échantillon en réponse à un changement de température, mais elle offre des modes de mesure plus diversifiés pour les matériaux.
Les principaux modes de mesure utilisés en TMA pour la dilatation thermique incluent :
- Mode d’expansion : Un faible poids est appliqué sur l’échantillon pour mesurer l’expansion linéaire sous l’effet de la température.
- Mode de traction : L’échantillon est soumis à une légère force de traction constante, ce qui permet de mesurer la dilatation dans une direction donnée.
- Mode volumique : Particulièrement adapté pour les poudres ou les granulés, ce mode permet de mesurer la variation volumique sous une faible pression appliquée.
La TMA est souvent réalisée sous atmosphère inerte pour éviter les réactions indésirables, et elle permet d’obtenir des thermogrammes d’expansion thermique.
- Mesure de la dilatation thermique des liquides: Elle est mesurée principalement à l’aide de densimètres et de pycnomètres, car la variation de volume est plus importante dans les liquides que dans les solides.
- Densimétrie: Les densimètres à tube vibrant, comme le DMA 5000M, mesurent la masse volumique des liquides avec une grande précision et sur une large gamme de températures. En enregistrant la densité à différentes températures, on peut calculer le coefficient de dilatation thermique volumique des liquides en utilisant la formule :
αV=1V0ΔVΔTαV=V01ΔTΔVoù V0V0 est le volume initial du liquide. * Pycnométrie: Cette méthode est utilisée pour mesurer la densité de liquides et, indirectement, leur dilatation thermique. Elle consiste à mesurer le volume de liquide contenu dans un récipient étalonné (le pycnomètre) à différentes températures. En connaissant la densité du liquide à différentes températures, il est possible de déterminer le coefficient de dilatation thermique.
Ces techniques sont particulièrement adaptées pour des liquides tels que les huiles, les solvants et les liquides industriels.
- Diffraction des rayons X: Pour les matériaux cristallins, comme les céramiques ou certains métaux, la diffraction des rayons X est une méthode couramment utilisée pour déterminer les coefficients de dilatation thermique.
Applications pratiques de la dilatation thermique
La compréhension et la maîtrise de la dilatation thermique des matériaux sont essentielles dans de nombreux secteurs industriels. La variation des dimensions des matériaux sous l’effet de la température peut entraîner des défis techniques et structurels importants.
- Construction: La dilatation thermique joue un rôle crucial pour la stabilité et la durabilité des infrastructures. Les variations de température entraînent des changements dimensionnels qui, s’ils ne sont pas anticipés, peuvent provoquer des déformations structurelles et des contraintes internes.
- Joints de dilatation: Les ponts, routes et bâtiments doivent intégrer des joints de dilatation, permettant aux matériaux de se dilater ou de se contracter sans causer de fissures ou de dommages. Ces joints permettent aux structures de supporter des fluctuations de température de plusieurs dizaines de degrés, évitant ainsi les dégradations dues aux contraintes thermiques.
- Rails de chemin de fer: Les rails se dilatent et se contractent avec les variations de température, ce qui peut entraîner des risques de gauchissement, surtout en cas de forte chaleur. Les rails sont donc installés avec un certain jeu pour éviter ce type de problème.
- Aéronautique et spatial: Les matériaux subissent des variations extrêmes de température, que ce soit lors de l’ascension d’un avion en haute altitude ou lors de l’entrée d’un vaisseau dans l’atmosphère. Les différences thermiques peuvent affecter la forme et la résistance des composants, rendant la maîtrise de la dilatation thermique indispensable.
- Fusées et satellites: Les structures des fusées et des satellites sont soumises à des écarts de température considérables entre les phases de lancement, d’orbite et de rentrée. Par exemple, le revêtement thermique des satellites doit résister aux températures glaciales de l’espace ainsi qu’à la chaleur intense de l’ensoleillement direct. Des matériaux spéciaux, tels que le composite carbone-carbone, sont utilisés pour résister à ces conditions extrêmes tout en maintenant leur stabilité dimensionnelle.
- Matériaux de faible dilatation: Dans les avions, le phénomène de dilatation thermique est aussi pris en compte pour la conception des ailes et de la structure de l’appareil.
- Électronique: Les composants sont souvent exposés à des variations de température, que ce soit lors du fonctionnement ou en raison des conditions environnementales. Les variations thermiques peuvent provoquer des fissures, des déformations ou des déconnexions, surtout à l’échelle microscopique.
- Circuits imprimés (PCB): Les circuits imprimés subissent des cycles de température importants, notamment lors de la soudure des composants. Les variations de température peuvent causer des délaminations ou des déformations qui affectent la conductivité électrique. C’est pourquoi des matériaux comme les composites époxy renforcés de fibres de verre sont souvent utilisés pour leur faible coefficient de dilatation.
- Microprocesseurs et puces électroniques: Les microprocesseurs produisent beaucoup de chaleur lors de leur fonctionnement. Pour éviter la surchauffe et les dommages causés par la dilatation thermique, des dissipateurs thermiques et des systèmes de refroidissement sont intégrés.
- Industrie automobile: L’industrie automobile fait face à de nombreux défis liés à la dilatation thermique, car les véhicules fonctionnent dans des environnements variés et sous des contraintes de température élevées, notamment au niveau des moteurs et des systèmes d’échappement.
- Moteurs et systèmes d’échappement: Les moteurs génèrent une chaleur importante qui provoque la dilatation des composants métalliques. Si cette dilatation n’est pas contrôlée, elle peut entraîner une usure prématurée ou des fissures. Les alliages à faible dilatation thermique, comme les alliages d’aluminium renforcé ou d’acier inoxydable, sont souvent utilisés pour ces applications.
- Vitrage automobile: Le vitrage doit résister aux écarts de température entre l’intérieur et l’extérieur du véhicule, notamment en été et en hiver.
- Matériaux composites et polymères: Les matériaux composites et les polymères jouent un rôle important dans de nombreux secteurs, notamment l’aéronautique, l’automobile et le sport, grâce à leur légèreté et leur résistance. Cependant, leur dilatation thermique peut être problématique, surtout pour les composites multi-matériaux.
- Matériaux multi-matériaux: Les composites sont souvent constitués de plusieurs types de matériaux ayant des coefficients de dilatation thermique différents. Par exemple, un composite à base de fibres de carbone et de résine époxy peut présenter une dilatation thermique inégale, ce qui entraîne des contraintes internes. Des études sur les coefficients de dilatation de chaque composant permettent d’optimiser les formulations et les procédés de fabrication pour minimiser ces effets.
- Polymères thermoplastiques: Les polymères comme le polypropylène ont des coefficients de dilatation élevés. Ils sont utilisés dans des applications où une certaine flexibilité est requise. Cependant, lorsqu’ils sont exposés à des températures extrêmes, ils peuvent se déformer.
- Choc thermique: Le choc thermique est un phénomène où une variation rapide de température cause des contraintes internes dans un matériau. Cela peut provoquer des fractures ou des déformations structurelles, en particulier dans les matériaux fragiles comme le verre et la céramique.
- Verre et céramique: Le verre est particulièrement sensible aux chocs thermiques, ce qui explique pourquoi les fabricants utilisent souvent du verre borosilicate, connu pour sa faible dilatation thermique, dans les applications nécessitant une résistance accrue, comme les récipients de laboratoire ou les plaques de cuisson. La céramique, en revanche, est renforcée par des traitements thermiques pour améliorer sa résistance aux variations de température.
- Tuyauterie: La plupart des matériaux se dilatent à la chaleur et se contractent au froid, et les tubes n’échappent pas à la règle. Etant donné que les tubes contiennent souvent des fluides chauds ou froids, les mouvements de ces tubes doivent être pris en compte. Les forces déployées par les changements de température peuvent provoquer des déformations importantes des tubes. La torsion et l’expansion des tubes peuvent abîmer les valves, les pompes et les colliers de fixation. Il est donc très important de maîtriser les mouvements des tubes.
- Maitrise des mouvements de contraction et de dilatation des tubes: Il est préférable de permettre au tube de bouger, en utilisant des coudes et des boucles de dilatation thermique pour diriger et maîtriser les forces de dilatation parfois considérables qui agissent dans le tube. Il s’agit de créer une zone de compensation naturelle. Les boucles de dilatation thermique sont des sections de tube perpendiculaires à l’installation. Elles sont semi-rigides mais permettent le mouvement du tube, ce qui évite les pressions et mouvements au niveau des points de fixation du système. Des dispositifs de guidage avant et après la boucle peuvent permettre de diriger le mouvement dans la bonne direction. Les boucles de dilatation peuvent prendre beaucoup de place ; c’est la raison pour laquelle ce système est choisi de préférence pour les installations extérieures. Dans les espaces plus restreints, des boucles de dilatation peuvent être créées en utilisant des manchons flexibles métalliques. Ces boucles sont plus compactes que les boucles réalisées avec du tube, mais elles doivent être soutenues pour qu’elles ne s’affaissent pas. Si la place manque, un joint de dilatation peut être installé à la place d’une boucle de dilatation. Si l’on choisit d’installer un joint de dilatation, il faut porter une attention particulière à la pression à l’intérieur du tube. Par exemple, un tube standard DN 200 équipé de soufflets axiaux supporte une force de 2,5 tonnes. Pour une installation sécurisée, il est important de respecter certains principes fondamentaux.
Calculs de la dilatation thermique
Les équations des différents types de dilatation thermique peuvent être utilisées dans les problèmes pratiques. Tu dois déterminer quelle équation est la bonne et ne pas oublier les facteurs relatifs aux coefficients pour la dilatation linéaire, la dilatation de la surface et la dilatation du volume.
Question 1 :
Une barre métallique en aluminium de longueur (0,5\Nmathrm{m}\N) est chauffée d'une température de \N(20^\Ncirc;mathrm{C\N) à \N(100^\Ncirc;mathrm{C}\N). Quelle est la longueur finale de la barre ? Le coefficient de dilatation thermique linéaire de l'aluminium est \N(2,30 fois 10^{-5}\N,\Nmathrm{K}^{-1}\N).
Réponse 1 :
Nous pouvons utiliser l'équation de la dilatation thermique linéaire énoncée ci-dessus pour trouver le changement de longueur.
[\Delta L=L\alpha \Delta T]
Nous connaissons la longueur d'origine et le coefficient de dilatation thermique linéaire. Tout ce dont nous avons besoin, c'est du changement de température, qui est la différence entre la température finale et la température initiale. Cette différence est égale à (80^\circ;mathrm{C}). Comme la valeur d'un Kelvin est égale à la valeur d'un degré Celsius, nous n'avons pas besoin de changer les unités du changement de température ou du coefficient.
En utilisant toutes les valeurs données dans l'équation ci-dessus, on obtient un changement de longueur de (\NDelta L=0,00184\N,\Nmathrm m\N).
La longueur finale sera égale au changement de longueur ajouté à la longueur originale.\N- [L_F=F+ \NDelta L=0,502\N,\Nmathrm m\N]
Question 2 :
Un cube d'or est initialement à une température de (20^\circ \mathrm C). S'il est chauffé à une température de (2000^\circ \mathrm C), quel sera le rapport entre son volume final et son volume initial ? Le coefficient linéaire de dilatation thermique de l'or est \N(1,40 fois 10^{-5}\N,\Nmathrm{K}^{-1}\N).
Réponse 2 :
Le changement de volume dû à la dilatation thermique de l'or est (\nabla V) et le volume initial est (V). Le rapport (R) entre le volume final et le volume initial peut être donné par la formule suivante :
[R=\dfrac{V+\nabla V}{V}]
Afin de trouver le changement de volume, nous pouvons utiliser l'équation de la dilatation thermique du volume énoncée ci-dessus.
[\Delta V=V\alpha_V\Delta T]
Nous pouvons substituer cette formule ci-dessus dans l'équation du rapport et annuler les termes du volume initial pour trouver le rapport en termes de changement de température et de coefficient de dilatation thermique du volume.
[R=\dfrac{V+V\alphaV\Delta T}{V}=1+\alphaV\Delta T]
Cependant, la question ne nous donne pas le coefficient de dilatation du volume, mais seulement le coefficient linéaire. Rappelle-toi qu'ils sont liés par la formule suivante :
[\alphaV=3\alphal]
En utilisant la valeur de (\alphal) donnée dans la question, nous trouvons que (\alphaV=6,9 fois 10^{-5}\,\mathrm{K}^{-1}). Nous n'avons donc besoin que de la différence de température, qui est égale à \N(1800^\circ;mathrm C\N).
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