Le diagnostic anténatal, aussi appelé diagnostic prénatal, est une approche médicale dont l'objectif est de détecter d'éventuelles pathologies chez le fœtus pendant la grossesse. Ces pathologies peuvent être de gravité variable, incluant des malformations, des anomalies génétiques ou des infections. Ce processus englobe un ensemble d'examens et de consultations spécialisées visant à évaluer la santé du fœtus et à offrir aux parents les informations nécessaires pour prendre des décisions éclairées.
Qu'est-ce que le Diagnostic Prénatal ?
Le diagnostic prénatal (ou anténatal) a pour but de dépister et diagnostiquer des pathologies de gravités variables (malformations, anomalies génétiques, infectieuses…) chez le fœtus in utero (étant encore dans l’utérus).
Les Spécialistes du Diagnostic Prénatal
Dans le cadre d’un deuxième avis sur le diagnostic prénatal, il est possible de consulter un gynécologue obstétricien spécialisé en médecine fœtale, un radiologue spécialisé en médecine fœtale, un généticien. Ces spécialistes travaillent en collaboration au sein de Centres Pluridisciplinaires de Diagnostic Prénatal (CPDPN) pour encadrer ces prises en charge et offrir une expertise complète aux futurs parents.
Déroulement du Diagnostic Prénatal
Le diagnostic prénatal implique une série d'examens réalisés tout au long de la grossesse.
Échographies
Lors de la grossesse, plusieurs échographies sont recommandées à raison d'une par trimestre. Ces examens ont pour but de vérifier le bon déroulement de la grossesse, la croissance du fœtus, son développement, son anatomie, sa position dans l’utérus.
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La première échographie, réalisée autour de la 12e semaine, permet de déterminer précisément la date du début de la grossesse, ainsi que le terme. Le médecin vérifie s’il n’y a qu’un seul embryon, s’il est bien en place, s’il a une activité cardiaque et s’il a une bonne vitalité.
La deuxième est effectuée entre la 22e et la 24e semaine. Le médecin réalise une analyse morphologique détaillée du fœtus. Au deuxième et trimestre, l’analyse portera entre autres sur le crâne et le cerveau, la face, le cœur, les membres, l’abdomen, la colonne vertébrale et les reins du fœtus. Il vérifie également la position du placenta et la quantité de liquide amniotique et mesure le flux sanguin. La bonne croissance du fœtus sera évaluée et une estimation du poids à la date de l’examen vous sera donnée.
La troisième échographie est réalisée entre la 32e et la 34e semaine de grossesse. Elle a pour objectif principal de vérifier que le fœtus s’est bien retourné et qu’il a la tête en bas.
L’échographie est un examen non irradiant, c'est-à-dire qu’elle n’utilise pas de rayons X mais uniquement les propriétés des ultrasons. Ces ultrasons sont dirigés vers le fœtus mais aucun effet négatif à court ou à long terme n’a été associé à l’échographie pour la mère ou l’enfant à naître. Il faut toutefois respecter les indications médicales de l’échographie et limiter l’utilisation de celle-ci dans un but purement « ludique » ou « récréatif ».
Examens Complémentaires
En fonction des résultats des échographies et d'autres facteurs de risque, des examens complémentaires peuvent être proposés, tels que :
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- Analyses génétiques : Pour détecter d'éventuelles anomalies chromosomiques ou génétiques chez le fœtus.
- IRM et scanner : Pour obtenir des images plus détaillées du fœtus et de ses organes.
- Échographies spécialisées : Pour examiner plus en profondeur certaines parties du corps du fœtus.
- Consultation de pédiatrie : Pour anticiper la prise en charge du bébé après la naissance en cas de pathologie détectée.
- Amniocentèse : L’amniocentèse consiste à prélever du liquide amniotique directement dans l’utérus afin d’en récupérer et analyser son contenu. Elle permet d’effectuer diverses analyses à partir des cellules fœtales présentent dans le liquide amniotique prélevé. Le plus souvent, l’objectif est d’étudier les chromosomes du fœtus (par exemple pour déterminer s’il est ou non porteur d’une anomalie chromosomique comme la trisomie 21). L’amniocentèse permet aussi de rechercher d’autres pathologies comme une infection fœtale. Ce geste peut être réalisé à partir de 15 semaines d’aménorrhée (13 semaines de grossesse). Une amniocentèse peut être proposée en cas de risque élevé d’anomalie chromosomique, ou en cas de maladie génétique familiale, de malformation fœtale dépistée à l’échographie, ou de suspicion d’infection fœtale. Le geste est pratiqué dans une salle spécifique, fonctionnant comme un bloc opératoire, avec des mesures d’asepsie strictes (désinfection cutanée, lavage des mains, gants stériles). Après avoir repéré précisément la position du fœtus, le médecin prélève une petite quantité de liquide amniotique à l’aide d’une aiguille très fine à travers la paroi abdominale, en dessous de l’ombilic et sous contrôle échographique permanent. Le geste est peu douloureux, rapide et ne nécessite pas d’anesthésie. Ils sont très faibles. Certains risques peuvent être favorisés par votre état, vos antécédents ou par un traitement pris avant le prélèvement. Il est impératif d’informer le médecin de vos antécédents (personnels et familiaux) et de l’ensemble des traitements et médicaments que vous prenez (en particulier, des anti-coagulants). Même pratiquée dans des conditions optimales, l’amniocentèse comporte un risque de fausse couche (ou d’accouchement prématuré) estimé à 0,2 %. Ce risque est maximum dans les 8 à 10 jours suivant l’amniocentèse. Pour diminuer ce risque, le repos est recommandé le jour de l’amniocentèse. c’est un risque rare, qui concerne les femmes de rhésus négatif. Elle est prévenue par une injection de sérum anti-D juste après l’amniocentèse chez les femmes de Rhésus négatif dont le fœtus est de Rhésus positif.
- Biopsie de trophoblaste : Elle consiste à prélever des fragments de placenta appelés villosités choriales. On parle également de biopsie de trophoblaste, le trophoblaste étant la dénomination du placenta au premier trimestre. Elle permet d’effectuer un caryotype afin de rechercher une anomalie chromosomique comme par exemple la trisomie 21. Elle permet également de rechercher certaines maladies génétiques. Elle peut être réalisée entre 11 et 14 semaines d’aménorrhée (9 à 12 semaines de grossesse). Une biopsie de villosités choriales peut être proposée lorsqu’une anomalie chromosomique est suspectée, par exemple si le risque de trisomie 21 est élevé à l’issue du dépistage, ou en cas d’anomalie à l’échographie du 1er trimestre (augmentation de la clarté nucale ou une malformation fœtale). Dans d’autres circonstances, une biopsie de villosités choriales peut également être indiquée, notamment en cas de maladie génétique dans la famille. Le geste est pratiqué dans une salle spécifique, fonctionnant comme un bloc opératoire, avec des mesures d’asepsie strictes (désinfection cutanée, lavage des mains, gants stériles). Le médecin effectue une anesthésie locale puis prélève à l’aide d’une aiguille très fine des fragments placentaires, sous contrôle échographique. L’examen est rapide et peu douloureux. Ils sont faibles et identiques à ceux de l’amniocentèse. Certains risques peuvent être favorisés par votre état, vos antécédents ou par un traitement pris avant le prélèvement. Il est impératif d’informer le médecin de vos antécédents (personnels et familiaux) et de l’ensemble des traitements et médicaments que vous prenez (anti-coagulants. Même pratiquée dans des conditions optimales, la biopsie de villosités choriales comporte un risque de fausse couche estimé à 0,2 %. Ce risque est maximum dans les 8 à 10 jours suivant le geste. Pour diminuer ce risque, le repos est recommandé le jour du geste. c’est un risque rare, qui concerne les femmes de rhésus négatif. Elle est prévenue par une injection de sérum anti-D juste après la biopsie chez les femmes de Rhésus négatif dont le fœtus est de Rhésus positif.
Dépistage de la Trisomie 21 et DPNI
Le dépistage prénatal des anomalies chromosomiques, notamment la trisomie 21, a connu des avancées significatives. Le DPNI (Dépistage Prénatal Non Invasif), réalisé à partir d'une simple prise de sang maternel, permet d'analyser l'ADN fœtal circulant dans le sang de la mère. Cette technique offre une évaluation du risque de trisomie 21 avec une grande fiabilité, réduisant ainsi le recours aux procédures invasives comme l'amniocentèse.
Suivi Personnalisé
Un premier rendez-vous permet d’étudier chaque situation. En fonction, des examens complémentaires peuvent être proposés. Durant votre suivi, vous êtes libre de poser toutes les questions que vous souhaitez, de faire part de ce que vous ressentez et d’accepter ou non les examens ou consultations complémentaires proposés. Ces situations particulières peuvent générer beaucoup d’inquiétude. Chaque dossier est ensuite présenté en réunion pluridisciplinaire. Ce moment d’échange permet de confirmer et préciser la surveillance à mettre en place.
Le Rôle des Centres Pluridisciplinaires de Diagnostic Prénatal (CPDPN)
Depuis 2004, la loi encadre strictement le diagnostic prénatal afin d’éviter toute dérive. Les Centres Pluridisciplinaires de Diagnostic Prénatal (CPDPN) ont pour mission d’encadrer ces prises en charge. Les stratégies de diagnostic prénatal sont mises en places quand le dépistage met en évidence une anomalie pour l’embryon ou le fœtus. en cas de risque chromosomique ou génétique, des techniques dites « invasives », telles que l’amniocentèse ou la choriocentèse vous sont proposées. Ces prélèvements permettent de récupérer des cellules d’origine fœtale, sur lesquelles pourra être recherchée l’anomalie suspectée. en cas de suspicion d’anomalie morphologique, un avis est demandé auprès d’un échographiste de référence. Si l’anomalie est confirmée, le dossier est présenté au CPDPN. Une stratégie de prise en charge est alors adaptée en fonction du diagnostic suspecté. Certaines pathologies rares peuvent justifier une chirurgie in utero.
Le CPDPN de Cochin est composé de médecins (gynécologues-obstétriciens, échographistes, généticiens, cytogénéticiens, pédiatres, radiologues, pharmaciens, fœtopathologistes, virologues, parasitologues), de sages-femmes, conseillère en génétique, psychologues, et infirmières. Ses membres se réunissent de façon hebdomadaire pour examiner les résultats des différents examens de diagnostic prénatal et donner un avis sur les pathologies fœtales suspectées ou diagnostiquées.
La Consultation de Génétique
Différentes situations peuvent conduire un médecin à adresser un couple en consultation de génétique, en cours de grossesse ou en cas de projet de grossesse : antécédent personnel ou familial de maladie génétique : la consultation de génétique permet d’évaluer le risque de transmission de la maladie au futur enfant et de discuter, en fonction de la maladie et du souhait des parents, des possibilités de diagnostic prénatal et préimplantatoire ou orienter la prise en charge de l’enfant à naître. mise en évidence au cours du suivi échographique d’anomalies pouvant être évocatrices d’une cause génétique : la consultation de génétique permet de rechercher une cause et de préciser le pronostic. suspicion de maladie génétique chez un des membres du couple ou chez leur enfant : la consultation de génétique permet de rechercher une cause et évaluer le risque que l’enfant à naître soit atteint de cette maladie. Les consultations de génétique durent entre 45 minutes et une heure. Elles peuvent se faire en présence d’une conseillère en génétique et d’une psychologue.
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Face à un Diagnostic Difficile : Poursuivre la Grossesse et Accompagnement
Dans certains cas, le diagnostic anténatal peut révéler une maladie grave ou incurable chez le fœtus. Les parents se trouvent alors confrontés à des décisions difficiles et à des émotions bouleversantes. Il est important de savoir que des équipes médicales sont là pour les accompagner et les soutenir, quelle que soit leur décision.
Questions Fréquentes et Réponses
- Pourquoi est-ce que les équipes médicales ne me parlent pas de la possibilité de poursuivre ma grossesse ? Tout d’abord il faut souligner que l’idée d’introduire une démarche de soins palliatifs en maternité est très récente : les soignants n’ont donc pas tous forcément les informations nécessaires. De fait, certains professionnels, qui sont souvent eux-mêmes parents, peuvent avoir le sentiment qu’il serait moins douloureux d’interrompre une grossesse plutôt que de la continuer ; aussi ils ne veulent pas faire souffrir les parents en abordant ce sujet. D’autres peuvent penser qu’aller au bout de la grossesse et de l’accompagnement serait une forme de déni de la part des parents, alors qu’il s’agit en fait de regarder la situation différemment. Enfin, dans le cas d’une malformation découverte très tôt, certains ne considèrent pas le fœtus déjà comme un enfant, au contraire de ce que peuvent ressentir les parents.
- Est-ce que c’est compliqué ? La grossesse se déroule comme une autre grossesse, avec les examens habituels pour suivre l’évolution du bébé. En cas de complications, elles peuvent être prises en charge, comme pour toute grossesse. Néanmoins, cette grossesse est particulière, source d’émotions bouleversantes qui peuvent nécessiter un accompagnement rapproché par le médecin et/ou par un psychologue pour aider la maman.
- Si je poursuis ma grossesse, est-ce que mon bébé va souffrir dans mon ventre ? Avant 26 semaines d’aménorrhée, peut-être un peu plus tôt, l’enfant à naître ne peut pas percevoir de phénomène douloureux, du fait de l’immaturité de ses connexions nerveuses. Dans les cas de diagnostic anténatal d’une maladie entraînant à plus ou moins court terme le décès du bébé, les anomalies chromosomiques et les malformations majeures des organes ne sont pas à l’origine de phénomènes douloureux. Avec l’échographie, on pourra suivre l’évolution de l’enfant in utero et apprécier son bien-être pendant toute la grossesse.
- Est-ce qu’il va souffrir lors de l’accouchement ? Comme tout enfant normal qui doit naître, il va sentir un certain stress qui lui fera produire une hormone nécessaire à l’adaptation de ses poumons à l’air libre ! Il ne faut pas comprendre l’expression médicale «souffrance fœtale », souvent utilisée au moment de l’accouchement, comme l’expression d’une douleur physique ; elle signifie dans le langage médical que le cerveau de l’enfant ne reçoit plus assez d’oxygène et qu’il faut alors intervenir en urgence ; en aucun cas, elle ne veut indiquer une sensation de douleur. De toutes les façons, chaque situation sera analysée au cas par cas et l’accouchement sera envisagé de la manière la plus appropriée possible.
- Est-ce qu’il va souffrir après ? Les méthodes d’évaluation de la douleur chez le nouveau-né sont totalement au point : elles sont fondées sur l’utilisation d’une grille d’évaluation, reposant sur l’analyse de la posture et des mimiques du bébé. Il existe aujourd’hui tous les moyens thérapeutiques de prendre en charge une éventuelle douleur ou tout simplement le stress du bébé, après sa naissance. Il est donc faux de laisser planer le moindre doute là-dessus. Dans de nombreux cas, du fait de sa fragilité, l’enfant décède doucement, comme en s’endormant.
- Vais-je avoir le courage de vivre toute ma grossesse en sachant qu’il va mourir ? Tout enfant à naître est potentiellement une personne qui, un jour, va mourir. Simplement, les parents pour lesquels la grossesse se passe bien ne sont pas obligés de se rendre compte de cette réalité. Cette idée est très dure, peut être choquante. Mais elle peut aider à « relativiser ». Effectivement, l’enfant va mourir bien plus tôt que d’autres. Cependant, il aura vécu toute sa vie, aussi courte soit-elle. Attendre un bébé dont on sait qu’il va mourir très prochainement n’est pas simple, c’est une source de souffrance évidente, comme cela serait le cas pour un autre enfant déjà grand. Mais on peut le vivre dans la sérénité et l’amour si on est entouré et soutenu par une équipe médicale compréhensive.
- Interrompre ma grossesse, est-ce que ça ne me permettrait pas d’éviter de souffrir inutilement, ainsi que pour ma famille ? On peut penser, à première vue, qu’interrompre sa grossesse permettrait d’arrêter la douleur et il est vrai que ça peut, en partie, être le cas pour certains. Il faut pourtant noter que les familles qui ont décidé d’interrompre leur grossesse témoignent à peu près toutes de la même douleur : elles ont perdu un enfant. Pour les parents qui souhaitent davantage d’informations sur l’interruption médicale de grossesse, il est conseillé de consulter le site de l’association Petite Emilie.
- Poursuivre sa grossesse ne serait-il pas une façon de reculer l’échéance, de reporter la réalité et le deuil à plus tard, autrement dit, une manière de se voiler la face ? Envisager une démarche d’accompagnement de celui qui va mourir n’est pas une démarche morbide, ni un déni de la réalité. C’est ce que nous disent ceux qui travaillent, comme bénévoles ou soignants, dans des unités de soins palliatifs. C’est une façon différente d’envisager la fin de vie et le rapport à la mort. Les parents qui ont décidé de continuer une grossesse dans ce contexte-là ont réfléchi ainsi : « Mon fils aîné est vivant. S’il tombait gravement malade, je l’accompagnerais simplement jusqu’au bout. Et bien là aussi, même si cet enfant n’est que dans mon ventre, il n’en a pas moins de valeur pour que j’agisse différemment. »
- Comment pourrai-je affronter mes collègues de travail, répondre aux gens qui verront mon ventre et me poseront, avec un grand sourire aux lèvres, les questions habituelles quand tout se passe bien ? Ces questions sont difficiles à affronter. Il n’y a donc pas de réponse absolue, c’est plutôt s’adapter au cas par cas, à la fois en fonction de l’état dans lequel on se trouve, mais aussi dans l’évaluation de la capacité de l’autre à bien réagir. Il est important cependant pour faire face le mieux possible à la douleur et à la gêne que génèrent classiquement ces questions, d’éliminer toute trace de honte et/ou de culpabilité potentielles, grands polluants de ce type de situation. Il faut garder présent à l’esprit que si les autres nous apparaissent alors comme des agresseurs, c’est parfois malgré eux, qu’il ne s’agit pas de « se justifier » auprès d’eux mais bien d’annoncer une grossesse comme une autre au cours de laquelle on accompagne un enfant malade.
- Que vais-je pouvoir dire à ses frères et sœurs ? La vérité, dite avec des mots simples, différents suivant les âges, est la meilleure des solutions. Dire que leur petit frère/sœur est très malade, qu’il ne va pas vivre longtemps, mais qu’ils peuvent dès maintenant partager des moments avec lui /elle. Il est important de répondre à toutes les questions qu’ils peuvent se poser, chacun à leur niveau, avec leur âge, sans créer de « secret de famille » mauvais pour tous. Eux aussi auront un deuil à construire et créer des souvenirs avec la fratrie va aider à l’élaboration de ce deuil.
- Que vais-je dire à ma famille et à mes amis ? Comme à la fratrie, la vérité, pour les mêmes raisons. Là aussi, comme dans l’entourage professionnel, tout le monde ne sera pas au même niveau d’écoute, de compréhension, de délicatesse. Les personnes se révèlent souvent face aux grandes épreuves de la vie et cela en est une. L’important est alors de trouver quelques membres de son entourage et pouvoir leur dire très simplement : « J’ai besoin de toi ».
- Cela semble insurmontable au papa… C’est assez fréquent, surtout en début de grossesse, qu’un papa ait du mal à s’investir dans l’arrivée d’un enfant. Alors dans un contexte pareil, cela peut lui sembler encore plus difficile, voire inutile, en tout cas trop douloureux. Peu à peu, en parlant à cœur ouvert avec lui, il pourra réaliser que c’est aussi son enfant, qu’il a aussi sa place pour l’accompagner et qu’il aura un deuil à vivre, pour se reconstruire après.
Dépistage Prénatal Non Invasif (DPNI)
Le DPNI est un test de dépistage prénatal non invasif qui analyse l'ADN du bébé dans le sang de la mère. Il peut être utilisé pour dépister certaines anomalies chromosomiques, comme la trisomie 21 (syndrome de Down), la trisomie 18 (syndrome d'Edwards) et la trisomie 13 (syndrome de Patau).
Le Diagnostic Préimplantatoire (DPI)
Quand l’enfant est à naître ou juste né, des dépistages ou diagnostics prénataux ou néonataux sont possibles. Ces différentes démarches visent à permettre des diagnostics plus précoces notamment de maladies rares. L’accès au diagnostic prénatal peut aussi être ouvert du fait d’un risque de transmission héréditaire d’une maladie dans la famille. Il offre ainsi une alternative au diagnostic prénatal pour lequel le seul recours dans ces situations serait l’interruption médicalisée de grossesse (IMG). Grâce au DPI, le couple peut débuter une grossesse avec un embryon non atteint de la maladie recherchée. Les maladies recherchées sont des maladies rares qui peuvent avoir de lourdes conséquences si elles ne sont pas prises en charge dès les premiers jours de vie de l’enfant.
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