La dépression post-partum (DPP) est un trouble de l’humeur qui affecte les mères et les pères après la naissance d’un enfant. Elle se distingue du « baby blues », un état émotionnel transitoire et bénin qui survient chez de nombreuses femmes après l’accouchement. La DPP est plus sévère, plus durable et peut avoir des conséquences graves sur la mère, l’enfant et l’entourage. Il est donc essentiel de comprendre les symptômes, les causes, les conséquences et les traitements de cette affection.

Qu'est-ce que la Dépression Post-Partum ?

La dépression post-partum (DPP) est un trouble de l’humeur qui survient chez certaines femmes après l’accouchement. Elle peut également toucher les pères. La DPP est diagnostiquée selon les critères du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders V (DSM V) comme un sous-type de dépression avec l’intitulé « Major Depressive Disorder, with peri-partum onset ». Cet intitulé permet de prendre en compte les femmes présentant une symptomatologie de dépression durant leur grossesse, le diagnostic ne se limitant pas uniquement aux symptômes apparaissant après l’accouchement. Environ un tiers des patientes présentant une dépression périnatale ont vu les premiers symptômes apparaitre pendant la grossesse.

Contrairement au baby blues, qui est fréquent, transitoire et généralement bénin, la DPP est plus sévère, plus durable et peut avoir des conséquences graves sur la mère, l’enfant et l’entourage. Selon les critères du DSM-5, la DPP se caractérise par la présence d’au moins cinq symptômes dépressifs pendant plus de deux semaines, parmi lesquels on retrouve obligatoirement une humeur dépressive et/ou une perte d’intérêt ou de plaisir pour les activités habituelles.

Différence Entre Baby Blues et Dépression Post-Partum

Il est indispensable de distinguer le baby blues de la dépression post-natale. Même si les symptômes sont proches, la dépression post-partum est plus longue et plus grave que le baby blues. Le syndrome du troisième jour (ou « baby blues ») est un trouble de l’humeur qui est temporaire et considéré sans gravité. Comme son nom le laisse deviner, celui-ci se manifeste quelques jours après l’accouchement. Ce phénomène est causé par les bouleversements hormonaux qui suivent l’arrivée de bébé. Si le baby blues dure plus de 10 jours, on considère qu’il s’agit d’une dépression post-partum. Il est alors urgent de se tourner vers un praticien afin de se faire prendre en charge et ne pas rester seul(e) face à ce trouble grandissant. Le baby blues n’est pas pathologique. Il est avant tout un état transitoire, ne dure pas et ne s’installe pas dans le temps.

Symptômes de la Dépression Post-Partum

La dépression post-partum fait partie des troubles dépressifs. Si certains jeunes parents ne se rendent pas compte de leur état, il existe des symptômes visibles de la dépression postnatale :

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  • Humeur dépressive présente pratiquement toute la journée, presque tous les jours.
  • Diminution marquée du plaisir pour toutes ou presque toutes les activités pratiquement toute la journée, presque tous les jours.
  • Perte ou gain de poids significatif en absence de régime ou diminution ou augmentation de l’appétit presque tous les jours.
  • Insomnie ou hypersomnie presque tous les jours.
  • Agitation ou ralentissement psychomoteur presque tous les jours.
  • Fatigue ou perte d’énergie presque tous les jours.
  • Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive ou inappropriée presque tous les jours.
  • Diminution de l’aptitude à penser ou à se concentrer ou indécision presque tous les jours.
  • Pensées de mort récurrentes, idées suicidaires récurrentes sans plan précis ou tentative de suicide ou plan précis pour se suicider.
  • Fatigue constante paradoxalement accompagnées de problèmes de sommeil : insomnies, hypersomnie, réveils fréquents…
  • Irritabilité : crises de colère, impulsivité.
  • Tristesse intense qui n’a pas de causes particulières.
  • Sentiment de culpabilité intense : incapacité à établir un lien profond avec son enfant, incapacité à s’occuper de son bébé dans certains cas.
  • Sentiment de dévalorisation (d’être un mauvais parent).
  • Pleurs inexpliqués fréquents.
  • Absence de plaisir lorsque le parent s’occupe de son bébé.
  • Anxiété constante concernant l’enfant.
  • Désintérêt pour les loisirs appréciés auparavant.
  • Troubles alimentaires (insuffisances ou excès).
  • Sentiment qu’il n’y a pas d’issue aux problèmes, que les choses ne pourront pas aller mieux.
  • Isolement progressif.
  • Dans les cas les plus graves, idées suicidaires.

Lorsque l’on souffre de dépression post-partum, on peut présenter un ou plusieurs symptômes.

Signes d’Alerte Pendant la Grossesse

Certains symptômes doivent alerter sur le risque de survenue de dépression du post-partum :

  • Troubles du sommeil.
  • Tristesse, retrait, angoisse, logorrhée anxieuse.
  • Troubles somatiques qui durent : nausées, vomissements, fatigue, céphalées, anorexie, lombalgies.
  • Crise de larmes itératives, sentiment d’impuissance et d’incapacité, redoublé par la crainte que ce malaise nuise au fœtus ou aboutisse à un avortement.
  • Crise de panique ou d’obsessions avec peur de tuer l’enfant qui n’est pas né.
  • Expression symptomatique de l’angoisse : contractions utérines, menace d’accouchement prématuré.
  • Intolérance au stress.
  • Discours difficile, décousu.
  • Absence d’anticipation de la part de la mère (« je n’ai pas envie d’y penser », « on verra bien quand il sera là »).
  • Angoisse du professionnel, sentiment d’étrangeté ressenti face à la patiente.
  • Sentiment du professionnel d’être inutile, doute qui persiste tout au long des visites.

Signes d’Alerte en Post-Natal

Les signes d’alerte en post-natal, persistants au-delà d'une à deux semaines post-accouchement, incluent :

  • Labilité émotionnelle, tristesse de l’humeur, anhédonie.
  • Anxiété, surtout le soir.
  • Sentiment de solitude, modification brutale du contact, repli.
  • Plaintes somatiques.
  • Troubles du sommeil, asthénie, hypervigilance constante (la maman a du mal à se reposer quand le bébé dort).
  • Dévalorisation, notamment centrée sur le rôle de mère, culpabilité de ne pas ressentir le bonheur attendu.
  • Manque de plaisir avec l’enfant, irritabilité notamment envers le conjoint ou les autres enfants de la fratrie, tolérance faible aux cris, crises de larmes.
  • Ralentissement psychomoteur, trouble de la concentration.
  • Absence d’instinct maternel protecteur ou au contraire surprotection.
  • Sentiment d’étrangeté par rapport à l’enfant, rejet progressif du contact physique avec l’enfant.
  • Soins du bébé effectués de manière opératoire, pas d’échange de regard.
  • Peur de faire mal au bébé en s’en occupant, phobies d'impulsion.
  • Sentiment d’impuissance, d’inutilité, de désespoir.
  • Pensées morbides et suicidaires.

La symptomatologie peut également être portée par le bébé du fait de l'impact des troubles des interactions mère-bébé. Il est important de rechercher une dépression du post-partum chez la maman devant certains symptômes chez le bébé :

  • Troubles fonctionnels de l'alimentation.
  • Troubles du rythme veille-sommeil.
  • Troubles du tonus.
  • Retrait et repli de l'enfant sur lui-même.
  • Hypervigilance de l'enfant.

Il faut également y penser lorsque les consultations pour le nourrisson sont répétées alors que ce dernier est en bonne santé apparente. Il s'agit souvent d'une manifestation de l'angoisse de la mère.

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Causes et Facteurs de Risque

Comme pour tous les types de dépressions, il n’existe pas de cause unique qui mène à la dépression post-partum. C’est plutôt une combinaison de facteurs qui peut déclencher l’état dépressif et le maintenir.

Causes Physiologiques

  • Les changements hormonaux de la jeune mère.
  • L’épuisement / le manque de sommeil.

Facteurs Psychologiques et Sociaux

  • Les contraintes provoquées par l’arrivée d’un jeune enfant peuvent submerger la jeune mère et le jeune père.
  • L’arrivée d’un enfant est un véritable bouleversement : il faut à la fois réaménager son quotidien, son rythme, mais aussi son identité.
  • Pour certains parents, l’arrivée d’un enfant est synonyme de deuil : deuil de sa vie d’avant, mais aussi de la maternité (qu’on avait pu idéaliser), qui s’avère parfois plus complexe que prévue.
  • L’arrivée d’un bébé peut fragiliser l’estime de soi ou le couple, notamment pour les jeunes parents qui n’étaient pas prêts à un tel chamboulement.

Facteurs de Risque Spécifiques

  • Du stress chronique, des épisodes anxieux ou dépressifs auparavant.
  • Des événements stressants précédant l’arrivée du bébé.
  • Un manque de soutien social.
  • Une faible estime de soi.
  • Des problèmes au sein du couple.
  • Troubles thyroïdiens post-partum, souvent sous-diagnostiqués.
  • Perfectionnisme ou attentes irréalistes envers soi-même.
  • Violences conjugales ou antécédents de traumatismes.

Conséquences de la Dépression Post-Partum

Le problème majeur de la dépression post-natale est qu’elle réduit les capacités des jeunes parents concernés à s’occuper de leur enfant. Le parent souffrant de cette affection psychologique aura tendance à avoir de moins en moins d’interactions avec sa progéniture.

Conséquences pour le Bébé

La dépression post-partum peut avoir des conséquences sur le bébé. En effet, le développement du lien entre le parent et le bébé peut être affecté. De même, le développement de l’enfant d’un point de vue cognitif, affectif et social de l’enfant peut être impacté. L’enfant peut subir des troubles du sommeil, mais aussi des coliques. Il peut présenter des retards de développement, d’un point de vue émotionnel ou cognitif et ce, jusqu’à l’adolescence.

  • Perte d’intérêt pour le bébé ou, à l’inverse, surprotection anxieuse.
  • Troubles du sommeil (réveils nocturnes même quand le bébé dort).
  • Négligence de l’hygiène personnelle.
  • Incapacité totale à s’occuper du bébé.

Risques Graves

  • Risque suicidaire élevé (le suicide est la 2e cause de mortalité du post-partum).
  • Troubles de l’attachement mère-enfant, avec risque de négligence ou de maltraitance.
  • Isolement familial, rupture des liens sociaux.

Diagnostic de la Dépression Post-Partum

Le diagnostic de DPP repose sur l’évaluation clinique par un professionnel de santé (médecin, sage-femme, psychiatre).

  • Échelle d’Édimbourg (EPDS) : questionnaire de 10 items permettant d’évaluer le risque de DPP.
  • Bilan biologique : dosage de la TSH (thyroïde), ferritine, vitamine D, pour éliminer une cause organique.
  • Consultation médicale postnatale (6 à 8 semaines) : bilan complet.

L’auto-questionnaire EPDS peut ainsi être proposé aux patientes pour aider au diagnostic. Cet outil diagnostic a montré une bonne corrélation avec le diagnostic de dépression du post-partum. La dépression postnatale peut être diagnostiquée par un professionnel de la santé comme un psychologue, un gynécologue ou un psychiatre si les jeunes parents présentent au moins 5 symptômes cités précédemment, pendant plus de deux semaines.

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Traitement de la Dépression Post-Partum

La prise en charge de la DPP doit être globale, personnalisée et précoce pour éviter les complications. Elle associe généralement psychothérapie, soutien social et, si nécessaire, médicaments.

Approches Thérapeutiques

  • Thérapie cognitivo-comportementale (TCC) : permet de modifier les pensées négatives et les comportements inadaptés.
  • Thérapies de groupe : partage d’expériences avec d’autres mères, réduction de l’isolement.
  • Antidépresseurs (ISRS comme la sertraline ou la paroxétine) : prescrits en cas de DPP modérée à sévère ou en échec de psychothérapie.
  • Anxiolytiques : à utiliser avec prudence et sur une courte durée.
  • Soutien du conjoint et de l’entourage : implication dans les soins au bébé, écoute active.
  • Unités mère-enfant : permettent de soigner la mère tout en préservant le lien avec son enfant.

Deux traitements permettent de prendre en charge la dépression post partum : La psychothérapie avec un psychologue ou un psychiatre et des antidépresseurs. Dans les cas les plus graves (en cas de psychose post-partum), on peut hospitaliser les jeunes parents dans une unité spéciale qui leur permet de rester avec leur bébé.

Votre médecin généraliste, gynécologue ou sage-femme vous orientera probablement vers un psychologue ou un psychiatre qui saura vous accompagner. La psychothérapie est indispensable lorsque l’on fait une dépression.

Rôle de l'Entourage et Soutien Social

Le soutien du conjoint et de l'entourage est crucial. L’entourage doit bénéficier d’explications sur les troubles de la maman, afin de la soutenir efficacement et d’organiser une aide concrète quotidienne au début.

Prévention

  • Dépistage des antécédents psychiatriques et mise en place d’un suivi adapté.
  • Soutien psychologique si nécessaire, via des dispositifs comme « Mon soutien psy » (séances remboursées avec un psychologue).
  • Éviter l’isolement : maintenir des contacts sociaux, participer à des groupes de parents.
  • Lors de son entretien prénatal, la sage-femme propose un suivi renforcé après l’accouchement et l’oriente vers un groupe de préparation à la parentalité.
  • Pour prévenir la dépression post partum chez le père, il est indispensable qu’il y ait une bonne communication entre les deux futurs parents. Les pères doivent être inclus dans le suivi de la grossesse pour se sentir concernés et acteurs de la grossesse.

Il est indispensable de détecter la détresse de la future maman durant la grossesse pour prévenir cette dépression. En effet, les femmes qui présentent des troubles dépressifs ou anxieux durant leur grossesse sont davantage susceptibles d’être atteintes par la dépression postnatale. Plus vite la future ou jeune mère est diagnostiquée, plus vite il sera possible de prendre en charge sa dépression.

L'Effondrement Maternel : Un Concept Important

Quelque chose d’antérieur précède la dépression du post-partum, un effondrement intérieur, confondu avec le baby blues. Derrière les mots, les silences ou les comportements de ces moments réside une réalité tue : un effondrement intérieur caché. Un préalable à la difficulté maternelle que l’on garderait pour soi, par impossibilité de communiquer dessus. La négligence de ce vécu se cicatriserait ensuite sous une forme mineure de dépression et d’anxiété.

L’effondrement maternel n’est pas un diagnostic clinique en lui-même. Il est perçu tout aussi vite par la mère, mais aussitôt réprimé, comme si toutes les forces du Moi venaient à la rescousse afin de contenir cette menace. Le « Moi » représente cette instance de la personnalité qui nous est consciente et nous pousse à agir en recevant des informations du monde extérieur, tout en composant avec les pulsions et l’inconscient.

Cet effondrement maternel est rapide, instantané et se produit très peu de temps après l’accouchement. Il est l’inverse de celui qui préside lors d’un épisode de psychose puerpérale où il s’agit là d’un effondrement brutal non contenu par le Moi, à contrario de la dépression qui suivrait et qui ne serait plus alors qu’un réflexe d’ajustement et de protection.

Signes de l’Effondrement Maternel

Il y a véritablement danger à attendre et à méconnaître les premiers signes de l’effondrement maternel, et de les prendre à tort pour ceux du baby blues. Contrairement à ce dernier, l’effondrement serait d’une tonalité moins franche que le baby blues, comme un baby blues qui traînerait en longueur.

L’observation précoce et attentive des femmes venant d’accoucher permettrait de révéler cet état ou du moins de l’envisager. Et savoir le reconnaître au plus tôt chez une jeune accouchée, permettrait de libérer sa parole et de lui donner accès très rapidement à la thérapie. Il importe donc de repérer dès le séjour en maternité, les signes et le langage traduisant la désorientation, la perte de l’élan vital, le dégoût et la mésestime de soi.

Même s’il est plus ou moins perceptible de l’extérieur, toutes les forces psychiques maternelles sont requises si ce n’est réquisitionnées pour lutter contre, pour tenir. On peut retrouver des traces de cette mobilisation active dans les souhaits maternels émis tout haut, de vouloir se reprendre, se ressaisir ou ne pas s’écouter… Ce que l’on peut prendre, à première vue, pour des signes encourageants de mieux-être.

Troubles du Sommeil et Hypervigilance Maternelle

Les troubles du sommeil et l’hypervigilance maternelle constituent souvent les premiers signes qui doivent interpeller. Ne pas dormir, « s’empêcher » de le faire comme si c’était là un manquement au devoir maternel, c’est « s’empêcher de retourner en soi », « se priver » d’un temps de réunion intérieure. C’est se retrouver à plus ou moins brève échéance hors de soi, comme décentrée, bien loin de ce fond humain d’où on est issu et d’où vient également son bébé.

Ces mamans sont sur le qui-vive permanent, guettant sans cesse leur bébé dans la crainte qu’il ne lui arrive quelque chose. Elles éprouvent le besoin de se dépenser ; d’être sans cesse en mouvement comme s’il y avait un risque à se reposer, à ne rien faire et à se laisser pénétrer par la question et la réalité de leur enfant. Ces mamans-là sont en général « très calées » sur tout ce qui touche à l’art de « bien » s’occuper de leur enfant. Mais le bébé et sa réalité humaine se retrouvent ensevelis derrière des préoccupations de maternage ou de santé. Le « faire » remplace « l’être ». L’effondrement maternel peut aussi se caractériser par une vigilance exacerbée et des conduites d’hyperactivité.

Indécisions et Difficultés à se Concentrer

Pour les mères en effondrement maternel, toute prise de décision peut-être compliquée, qu’elle concerne le bébé ou des choses qui jusque-là allaient de soi, le centre n’est plus nulle part. C’est aussi parfois de grandes difficultés à se concentrer qui s’ajoutent à l’indécision. Celle-ci peut d’ailleurs parfois aller jusqu’à remettre en question le prénom choisi, une fois l’enfant né.

Relation au Nouveau-Né

Les signes de l’effondrement maternel, visibles de l’extérieur, peuvent s’observer aussi dans le cadre du lien entre la mère et l’enfant. La jeune maman peut éprouver une peur paralysante des pleurs et cris du bébé, en particulier la nuit. La maman peut également ressentir le besoin de mettre plusieurs épaisseurs de vêtement sur elle ou entre elle et son enfant.

L’un des autres signes de l’effondrement concerne l’alimentation, une difficulté de la mère à se nourrir, mais aussi à nourrir son enfant : Tétées ou biberons interminables, compliqués, qui seront l’objet de luttes ou de conflits… Bébé qui se crispera ou qui refusera de prendre volontiers le sein ou le biberon, ou seulement au prix d’un « acharnement maternel » à vouloir le nourrir. Certaines mères auront du mal à regarder leur enfant pendant le temps de l’allaitement, lui donneront alors le biberon ou le sein de manière à ne pas croiser son regard.

Émotions au Cœur de l’Effondrement Maternel

En cas d’effondrement maternel, de nombreuses émotions bousculent la jeune maman :

  • La culpabilité et l’autodépréciation, parfois dès l’accouchement.
  • L’envie de partir, de fuir, de disparaître…
  • Le sentiment d’être de trop, d’être un obstacle entre son enfant et son père ou le reste de la famille. La mère peut être convaincue que sa disparition ne serait pas regrettée.
  • Des idées suicidaires ou suicides pouvant être envisagés. Bien souvent, attirance vers « le vide » d’une fenêtre, d’un pont, etc.
  • Le regret de l’accouchement, la mère a le sentiment de ne pas avoir été à la hauteur, de ne pas avoir accouché, elle se sent comme dépossédée de ce moment et a l’impression inavouable que ce n’est pas son enfant.

Dépression Post-Partum Chez les Pères

Si la dépression post-partum touche plus communément les jeunes mères, elle peut toucher les pères. En effet, ce trouble psychologique touche 8 % des jeunes papas. Les symptômes sont moins apparents chez les hommes. Elle se traduit davantage par de l’impatience, de l’irritation, des colères ou l'apparition de symptômes anxieux.

Ressources et Soutien

  • Associations (Maman Blues, Schizo? Oui!) : écoute, groupes de parole, informations.
  • Numéro national de prévention du suicide : 3114.
  • Vous pouvez passer le test d’Édimbourg (échelle de dépistage) sur le site des 1000 premiers jours. C’est un questionnaire en 10 points qui permet d’évaluer votre état mental et émotionnel sur les 7 derniers jours.

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