Denis Van Weynbergh est un navigateur belge dont le parcours atypique et sa participation au Vendée Globe ont suscité l'admiration. Cet article explore son parcours, son expérience lors du Vendée Globe, et quelques éléments de sa vie personnelle.
Un Homme d'Aventure sur les Mers
Denis Van Weynbergh n'était pas initialement destiné à une carrière de navigateur professionnel. Ancien patron de PME, il a décidé en 2018 de se lancer dans le défi du Vendée Globe. Il acquiert alors un IMOCA, mais des contraintes budgétaires l'obligent à revoir son projet. Tenace, il le refonde en 2020, avec pour objectif principal de terminer la course.
Le Vendée Globe : Un Défi Éprouvant
Van Weynbergh a participé à la 10ᵉ édition du Vendée Globe, une course autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Il a franchi la ligne d'arrivée aux Sables-d'Olonne le samedi 8 mars 2025, un jour après la fermeture officielle de la ligne. Bien qu'arrivé hors délai, il a été accueilli par un public nombreux, saluant son courage et sa persévérance.
Son aventure a été semée d'embûches. Il a accumulé les problèmes techniques, notamment avec le vérin de quille de son bateau, qu'il a dû fixer en position centrale pour des raisons de sécurité. Le manque de vent l'a également freiné, et il a dû faire face à une météo capricieuse. Malgré ces difficultés, il n'a jamais abandonné, animé par la volonté de boucler son tour du monde.
Au 100ᵉ jour de mer, il ne restait plus que trois navigateurs en course. Les organismes sont épuisés, les IMOCA bloqués dans la pétole. Pas de vent et un moral qui faiblit. " Je dois vous avouer que c'est un peu compliqué et long ici. Ça commence à devenir long. Mais on fait son possible et on fait son max pour avancer dans le bon sens. On va rejoindre le plus vite possible et en sécurité les Sables d'Olonne. Les conditions sont assez légères. À chaque fois, on se dit que c'est sympa. Mais c'est vrai que ça veut dire beaucoup de boulot pour nous. Avec du vent qui varie pas mal. Donc il faut faire beaucoup d'ajustements tout le temps", se lamente le Belge qui jette ce 18 février ses dernières forces dans la course. "Il y a 2 jours, on a passé l'équateur et 7 jours, on a passé la barre symbolique des 3 000 miles. Donc, on se rapproche. On est dans l'alizée du Nord-Est, donc on est auprès, ça veut dire qu'on a le bateau qui est penché, qui tape entre 15 et 20 nœuds tout le temps. Voilà, ça doit rester comme ça normalement, on espère". Ce n'est pas très confortable, c'est un peu agité, mais au moins, on avance vers le nord. "Évidemment. Les conditions de vie à bord ne sont pas simples, parce qu'il faut faire attention, il faut bien se tenir dans le bateau. C'est comme si on était en pleine montagne.
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Un Héros Populaire
Son parcours a touché de nombreuses personnes, et il est devenu le chouchou de la "Fédé de la Lose", une communauté qui célèbre les sportifs de bas de tableau. Son attitude positive et sa détermination à surmonter les difficultés ont fait de lui un modèle.
Il a franchi la ligne d'arrivée du Vendée Globe un jour après sa fin. Accueilli par un public venu en nombre, le skippeur de D’Ieteren-Group a rejoint Les Sables-d’Olonne samedi, bouclant ainsi son premier tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Il était le dernier participant encore en mer. Le skippeur belge Denis Van Weynbergh, dernier du Vendée Globe, passera la ligne d’arrivée… après sa fermeture. La ligne d’arrivée de la 10ᵉ édition du tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance a fermé officiellement vendredi, à 8 heures, quelques heures à peine avant que le navigateur, dernier concurrent encore en mer, ne rallie Les Sables-d’Olonne. Trop tard pour lui, la ligne vient de fermer. Même pas dernier, parce que hors délai. De quelques heures seulement, comme si la malchance avait veillé sur lui jusqu'au dernier bord. Finir, c'était son objectif et en cela, il a gagné. Un perdant magnifique. À sa place, n'importe qui aurait tout envoyé bouler. Lui s'est fixé un cap et il va le suivre tant bien que mal. Sa course ? On pourrait la résumer en une chanson ; "mes amis, mes amours, mes emmerdes". À tel point qu'il est devenu le chouchou de la FFL, "Fédé de la Lose" qui célèbre les sportifs de bas de tableau. Le bonhomme n'était pas parti pour une compétition, mais pour l'aventure. "Au nord là-bas, qu'est-ce qu'on voit ? Les côtes espagnoles. Depuis le Cap Horn, je n'avais pas vu la terre, donc c'est pas mal. Et puis l'idée, c'est de partir là-bas vers le Cap Finisterre qui se fait bien désirer, et puis après rentrer dans le golfe de Gascogne. Une fois qu'on aura passé le Cap Finisterre, ce sera une bonne chose de faite. À se demander comment il a tenu le coup, tant le skipper d’Ieteren Group a accumulé les problèmes. "Cette nuit, je me suis rendu compte que mon vérin de quille bougeait tout seul, ce qui n’est pas terrible. Là ça ne bougera plus : pour plus de sécurité, j'ai fixé la quille en position centrée. Le souci, c'est que je n’arrive pas à utiliser la quille d’un côté ou de l’autre. Là, elle est centrée, elle ne bouge plus… C’est mieux niveau sécurité ! Rien ne lui aura été épargné, désespérément le vent le freine. La guigne comme seule compagne, mais il s'accroche. Dans la matinée du 24 février. "La GV (Grand Voile) est montée au deuxième ris, au moins elle est montée jusque-là et c'est sécure. Là ça me donne beaucoup de chance de terminer pour aller jusqu'aux Sables. Après, c'est la mer qui décidera si je termine classé ou hors délai, mais au moins en tout cas, je terminerai jusqu'au sable. Sauf vraiment une grosse déconvenue. Là maintenant, je pense que j'ai donné. Je ne le dis pas souvent, mais là, je suis vraiment heureux. Ça, c'est du boulot. Je voulais le tenter, pour ne pas avoir de regrets, pour ne pas avoir ce vieux goût d'amertume en bouche qui me serait resté jusqu'à la fin de ma vie. Il sera le dernier à franchir la ligne d'arrivée du Vendée Globe. Après quatre mois en mer, Denis Van Weynbergh devient le premier skipper belge à boucler le tour du monde en solitaire, sans assistance et sans escale, mais hors délai.
Vie Personnelle et Famille
Denis Van Weynbergh a adressé un message touchant à ses enfants lors de son aventure : "Un petit message à mes enfants. Faites-moi des petits enfants, comme ça j'aurai une histoire à leur raconter." Il a également rendu hommage à sa grand-mère maternelle et à son grand-père paternel, les remerciant pour leur inspiration et leur soutien. "Une dédicace, une mention spéciale à quelques personnes. Ça va être comme la Madeleine. Ma grand-mère maternelle et mon grand-père paternel, de chaque côté, comme ça il n'y a pas de jaloux. C'étaient des vrais personnages. Ils m'ont beaucoup marqué, ils m'ont beaucoup inspiré. C'est aussi grâce à eux que j'ai eu la force de faire ce projet."
Bien que les informations disponibles soient limitées, ce message révèle l'importance de sa famille dans son parcours et sa motivation.
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