La fécondation in vitro (FIV) est une technique d'aide médicale à la procréation (PMA) qui reproduit la fécondation en laboratoire. Cette méthode se déroule en plusieurs étapes cruciales, dont le déclenchement de la maturation ovocytaire est une phase déterminante.
Étapes Principales de la FIV
Le processus de FIV comprend généralement les étapes suivantes :
Stimulation ovarienne : Cette étape démarre en début de cycle, comme indiqué sur l’ordonnance. La stimulation est assurée par un traitement hormonal sous forme d’injections durant une période de 8 à 12 jours consécutifs, le soir entre 18h00 et 22h00. L’objectif de la stimulation, un traitement hormonal administré par injection, est d’une part d’obtenir le développement simultané de plusieurs follicules et d’autre part de pouvoir prélever des ovocytes avant l’ovulation. Ce traitement est surveillé de façon adaptée par des échographies et des dosages hormonaux. La réponse au traitement de stimulation ovarienne est évaluée par des échographies pelviennes par voie vaginale, associées à des dosages hormonaux. Le but est de délivrer le traitement de stimulation ovarienne et de vous en expliquer le fonctionnement. Cette consultation peut avoir lieu directement après les entretiens auprès de la sage-femme et du biologiste. REMARQUE : POUR FACILITER VOTRE PRISE EN CHARGE, un suivi de stimulation peut être effectué par un médecin ou sage-femme correspondant proche de chez vous.
Prélèvement d’ovules et recueil des spermatozoïdes : Lorsque les follicules seront matures, le déclenchement de l’ovulation. Ce recueil est réalisé par voie vaginale sous contrôle échographique. Le même jour, votre conjoint.e (si applicable) se rendra au laboratoire PMA situé au niveau 1 de l’hôpital pour le prélèvement de sperme ou décongélation de paillettes (certains patients peuvent rencontrer les difficultés à prélever leur sperme. Vous devrez vous présenter 1 heure avant l’heure convenue et être à jeun depuis la veille minuit (sans manger, boire ou fumer). Le recueil du sperme par masturbation a lieu au laboratoire. Le sperme est ensuite préparé sur place le jour de la ponction ovarienne. Dans des situations particulières, des spermatozoïdes préalablement congelés seront utilisés.
Fécondation des ovules par les spermatozoïdes en laboratoire : Après le recueil et la préparation, les spermatozoïdes sont simplement déposés au contact des ovocytes dans une boîte de culture contenant un milieu liquide nutritif et placée dans un incubateur à 37° C. Les spermatozoïdes mobiles viennent spontanément, sans aide extérieure, au contact de l’ovocyte. Un seul spermatozoïde fécondera celui-ci. Dans certaines situations, la technique de la FIV peut être associée à l’ICSI : un seul spermatozoïde. La fécondation peut être réalisée à l’aide d’un appareil de micromanipulation. L’ovocyte est alors placé dans un incubateur. Le lendemain de la ponction, les ovocytes fécondés (ou zygotes) sont identifiables par la présence de 2 noyaux, appelés pronucleï : l’un provient de l’ovocyte, l’autre du spermatozoïde. Tous les ovocytes ne sont pas forcément fécondés. Les zygotes deviennent des embryons de deux à quatre cellules en 24 heures, puis de six à huit cellules 24 heures plus tard.
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Transfert des embryons : Dans la majorité des cas, les embryons sont transférés deux à trois jours après la ponction dans l’utérus. Le biologiste aura au préalable disposé dans ce cathéter, le ou les embryons dans une microgoutte de milieu de culture (liquide). Les embryons ne sont pas visibles à l’œil nu. Le cathéter après le transfert est remis au laboratoire qui vérifie qu’il est bien vide. Le transfert embryonnaire est un geste simple et indolore qui est parfois pratiqué sous contrôle échographique. Il est réalisé au moyen d’un cathéter fin et souple introduit par voie vaginale dans l’utérus, la patiente étant allongée en position gynécologique. L’embryon est déposé à l’intérieur de l’utérus. Le nombre d’embryons obtenus peut être supérieur au nombre d’embryons transférés. Dans ce cas, les embryons non transférés dits « surnuméraires » et qui présentent des critères de développement satisfaisants peuvent être congelés. Ces embryons, après décongélation, pourront être placés dans l’utérus.
Suivi de grossesse : Après le transfert embryonnaire, il vous sera indiqué à quelle date procéder au test de grossesse : 14 jours après la fécondation, donc 14 jours après la date de la ponction. En cas de test positif, la progéstérone est continué jusqu’à 2 mois de grossesse. En cas de résultat négatif, le traitement est arrêté et une consultation est programmée afin de faire ensemble le point avant de décider d’une nouvelle tentative. Le premier test de grossesse est réalisé environ quinze jours après l’insémination ou la ponction. ou grossesses extra-utérines). Une première échographie est faite environ un mois après l’insémination ou le transfert. De légers saignements peuvent survenir au cours des premiers mois de grossesse. Contactez aussitôt votre médecin même si cela ne signifie pas systématiquement un arrêt de la grossesse. Un suivi spécifique peut parfois être instauré. Sachez que pour votre projet d’enfant, il est préférable de ne pas trop attendre pour programmer le transfert des embryons. C’est pourquoi, il est important de lui communiquer la technique de conception par assistance médicale à la procréation.
Déclenchement de l'Ovulation : Une Étape Déterminante
Lors de votre dernière consultation de suivi de stimulation, le gynécologue décidera de la date de déclenchement de l’ovulation. Le déclenchement est décidé lorsqu’il existe au moins deux à trois follicules de 16 à 18 mm de diamètre avec un taux d’œstradiol concordant au nombre de follicules matures visualisés.
Mécanisme Naturel et Induction Artificielle
De façon naturelle, une fois que le follicule ovarien a atteint une taille adéquate, la libération de l’hormone lutéinisante (LH) se produit depuis l’hypophyse dans le but de compléter le processus de maturation de l’ovule et d’entamer les processus qui conduiront à l’ovulation.
Le déclenchement de l’ovulation est induit par une injection sous-cutanée d’Ovitrelle® (hCG recombinante). En mimant le pic naturel de LH, l’injection d’hCG provoque la reprise de la méiose pour les ovocytes bloqués au stade de "vésicule germinale". L’heure d’injection est très précise, en général 22h00. L’hormone gonadotrophine chorionique est une hormone qui a une structure similaire à l’hormone lutéinisante (elles partagent 85% de leurs composants). Elles exercent la même fonction sur l’ovaire : mûrir l’ovule et favoriser l’ovulation.
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Alternatives et Nouvelles Stratégies : L'Agoniste de la GnRH et le Double Déclenchement
A posteriori, grâce au développement de nouveaux médicaments (comme les antagonistes GnRH) et la conception de nouveaux protocoles de stimulation ovarienne, un nouvel agent comme inducteur de la maturation finale de l’ovocyte prend de l’importance : l’agoniste de la GnRH. Ce nouvel agent a l’avantage d’engendrer une maturation finale ovocytaire assez similaire à celle qui se produit de façon naturelle, car elle provoque la libération de l’hormone lutéinisante depuis l’hypophyse.
Selon le type de protocole de stimulation employé, habituellement, l’un ou l’autre agent est utilisé pour provoquer la maturation finale ovocytaire. Toutefois, une publication réalisée en 2013 a ouvert la possibilité d’utiliser les deux médicaments simultanément : hCG + agonistes, stratégie actuellement appelée « dual ou double trigger ».
Lorsque les deux agents sont utilisés, l’un d’eux (l’hormone gonadotrophine chorionique) agira directement sur l’ovaire et l’autre (agoniste) promouvra la libération depuis l’hypophyse de la propre hormone lutéinisante. Certaines études indiquent que ce protocole produirait une action synergique des deux agents inducteurs, ce qui favoriseraient les processus de maturation finale et ce qui a démontré être efficace lorsque nous opposons des cycles avec des résultats souvent intrigants comme le syndrome du follicule vide (absence d’obtention d’ovules après une ponction ovarienne) ou le syndrome de l’ovocyte immature (capture d’ovules sans une maturation complète). Les révisions à ce sujet montrent que le double trigger, même dans des cycles de stimulation pour FIV en général, est capable d’augmenter le nombre et la maturité des ovocytes récupérés et signalent également que des embryons de meilleure qualité se produiraient et amélioreraient donc les probabilités de grossesse.
Ponction Ovocytaire : Le Prélèvement des Ovocytes
La ponction ovocytaire est l'acte médical qui permet de recueillir le liquide folliculaire (contenant les ovocytes) dans les ovaires. Le prélèvement est effectué au bloc opératoire de la Polyclinique 32 à 36 heures après l’injection d’Ovitrelle®. La patiente va alors subir une courte anesthésie générale (10-15 minutes) pendant laquelle le gynécologue va réaliser la ponction ovocytaire. L’aiguille de ponction va collecter le liquide folliculaire à travers la paroi vaginale sous contrôle échographique. Madame : l'hospitalisation à la clinique s'effectue le matin à jeûn à 6h30. Tous les follicules. Elle est réalisée par voie vaginale sous contrôle échographique, et sous anesthésie ou analgésie. Après la ponction, les liquides folliculaires contenant les ovocytes (ou ovules) sont transmis au laboratoire.
Transfert Embryonnaire : Implantation et Considérations
Le nombre d’embryon(s) replacé(s) dépend notamment du rang de la tentative, de l’âge de la femme, de la qualité de l’endomètre, de la qualité morphologique des embryons et du nombre d’embryons obtenus. Le nombre d'embryons transférés est en général de un ou deux. L'objectif est d'avoir les meilleures chances de grossesse tout en limitant les risques de grossesse multiple. Ce choix est validé avec vous au moment du transfert. Le choix du nombre d’embryons à transférer est discuter entre l’équipe clinico-biologique et le couple lors de la consultation pré-transfert.
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- les deux membres du couple doivent être présents lors du transfert.
- se présenter à l’accueil du Centre de PMA avec vos cartes vitales, attestation de prise en charge à 100% et cartes d'identité.
- des ordonnances de sortie vous seront remises.
Facteurs de Risque et Considérations
Malgré toutes les précautions mises en place, la possibilité d’une altération de la qualité du sperme, des ovocytes ou des embryons. Des effets indésirables peuvent survenir en cours de traitement. On observe généralement un taux légèrement plus élevé de poids de naissance inférieur à la normale et de naissances prématurées chez les enfants conçus par FIV.
Comme tout geste chirurgical, la ponction ovarienne. Le plus souvent, l’hyperstimulation se manifeste par une augmentation de la taille des ovaires, une gêne ou des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements, une diarrhée. Exceptionnellement, l’hyperstimulation ovarienne peut avoir des conséquences sévères (formation de caillots sanguins).
Il peut arriver que le processus soit interrompu pour diverses raisons (non-réponse des ovaires à la stimulation, maturité des ovocytes (ou ovules), caractéristiques du sperme, potentiel évolutif des embryons. S’il existe des embryons. Dans le cas contraire, l’analyse des données de votre tentative par votre médecin lui permettra d’envisager avec vous la poursuite ou non des traitements.
Données Personnelles et Confidentialité
Les éléments enregistrés ne sont pas directement identifiants ; ils constituent cependant des données à caractère personnel, dans la mesure où, pour chaque événement, est enregistré un numéro de dossier, connu des seuls membres de l’équipe médicale ayant suivi le couple ou la femme célibataire durant le parcours de PMA.
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