L'interruption volontaire de grossesse (IVG) est un sujet de société majeur, oscillant entre avancées significatives et remises en question persistantes. Ce droit, fondamental pour l'autonomie des femmes, est aujourd'hui au cœur de débats passionnés et de politiques contrastées à travers le monde. Dans l'Union européenne, la situation est particulièrement nuancée, marquée par une reconnaissance juridique majoritaire, mais une accessibilité réelle encore entravée par de nombreux obstacles.

Un Droit Reconnu, Mais Inégalement Accessible

Aujourd'hui, le droit à l'avortement est reconnu dans la majorité des pays de l'Union européenne. Sur les 27 pays membres, 25 autorisent l'avortement sans conditions restrictives. Cependant, il existe encore un décalage entre la reconnaissance juridique de l'IVG et son accessibilité réelle. Dans un certain nombre de régions du continent, les femmes se heurtent à des freins multiples : déserts médicaux, invocation de la clause de conscience par les médecins, délais restrictifs, stigmatisation sociale, etc.

Législations Européennes sur l'IVG : Un Paysage Contrasté

Le paysage législatif européen en matière d'IVG est extrêmement varié, allant de l'interdiction quasi-totale à une légalisation large et sans conditions.

Malte : L'Exception Criminalisante

La République de Malte, un archipel de 565 000 habitants, est le seul pays de l'Union européenne à criminaliser l'avortement dans presque toutes les circonstances, y compris en cas de viol ou d'inceste. Le Code pénal maltais stipule que toute personne qui provoque l'avortement d'une femme enceinte, avec ou sans son consentement, ainsi que toute femme provoquant son propre avortement ou y ayant consenti, encourt une peine de dix-huit mois à trois ans de prison (article 241). Depuis 2023, une loi permet aux femmes d'interrompre une grossesse seulement si leur vie est en danger et que le fœtus n'est pas viable.

Irlande : Un Tournant Historique

L'Irlande, république de 5 millions d'habitants, a organisé en 2018 un référendum sur l'accès à l'avortement. Plus de 66 % de la population irlandaise a voté pour que l'interdiction d'avorter soit supprimée de la constitution. Le Thirty-sixth Amendement de la constitution irlandaise autorise désormais la loi à réglementer l'IVG, via le Health (Regulation of Termination of Pregnancy) Act. L'avortement est depuis lors autorisé sur demande jusqu'à 12 semaines de grossesse.

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Suède : Un Modèle Progressiste

La Suède, royaume de près de 11 millions d'habitants, est souvent cité comme un modèle progressiste en matière d'accès et de protection des droits sexuels et reproductifs. Depuis 1974, la loi Lag (1974:595) om abort autorise les femmes à recourir à une interruption de grossesse jusqu'à la 18ème semaine, sans justifier leur décision. Ce droit est intégré dans le Code suédois de la santé publique. Par ailleurs, la législation suédoise ne reconnaît pas de clause de conscience spécifique à l'IVG : le personnel soignant n'a donc pas le droit de refuser de pratiquer un avortement s'il en a la charge dans ses fonctions.

Pays-Bas : Un Délai Long et une Approche Libérale

Le royaume des Pays-Bas, pays de 18 millions d'habitants, propose l'un des délais d'interruption de grossesse les plus longs au monde. L'avortement n'y est plus une infraction depuis 1981, date de la Wet afbreking zwangerschap, loi sur l'interruption volontaire de grossesse. Depuis 1984, les femmes peuvent avorter sur simple demande jusqu'à 22 semaines de grossesse.

Pologne : Restrictions Sévères

La république de Pologne, territoire de 37 millions d'habitants, restreint fortement l'accès à l'avortement. Après la chute du régime communiste, une loi sur "la planification familiale, la protection du fœtus humain et les conditions d'admissibilité de l'avortement" est entrée en vigueur en 1993, n'autorisant aujourd'hui l'avortement que dans deux cas précis : lorsqu'il existe un danger pour la vie de la femme enceinte, ou lorsque la grossesse résulte d'un acte criminel tel qu'un viol ou un inceste. Le fait d'aider une femme à avorter est aussi interdit et passible d'une peine d'emprisonnement.

Italie : Entre Loi et Réalité

En Italie, république de 59 millions d'habitants, l'avortement est toujours inscrit dans le Code pénal (article 545), mais il n'est pas puni dès lors qu'il est pratiqué dans le cadre défini par la loi (Legge 194), en vigueur depuis 1978. Les femmes peuvent interrompre leur grossesse sur demande jusqu'à 90 jours (environ 12 semaines) sans avoir à justifier d'un motif particulier. La loi 194 encadre également l'objection de conscience, qui permet aux personnels de santé de refuser de pratiquer ou de participer à une IVG pour des raisons de conscience : selon les données du Ministère de la santé italien (de 2021), plus de 6 gynécologues sur 10 sont objecteurs de conscience.

France : Un Droit Constitutionnalisé

En France, l'avortement a été légalisé par la loi de 1975, dite "Loi Veil", du nom de la ministre de la Santé qui l'a portée devant l'Assemblée nationale. Cette loi a autorisé l'interruption volontaire de grossesse jusqu'à 10 semaines de grossesse. Puis, l'avortement a été progressivement dépénalisé, son encadrement a été transféré du Code pénal vers le Code de la santé publique. C'est l'article L2212-1 qui fixe les conditions générales d'accès à l'IVG, qui peut aujourd'hui être pratiqué jusqu'à la 14ème semaine de grossesse, et qui encadre le "droit à la clause de conscience". En 2024, la France a inscrit la liberté de recourir à l'IVG dans sa Constitution.

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Allemagne : Un Cadre Juridique Complexe

En Allemagne, pays le plus peuplé de l'Union européenne avec 83 millions d'habitants, l'avortement est encore inscrit dans le paragraphe 218 du Code pénal (Strafgesetzbuch, StGB). Mais la loi prévoit des exceptions qui permettent aux femmes qui le souhaitent d'interrompre leur grossesse sans sanction pénale. Pendant l'après-guerre, l'Allemagne était divisée en deux : à l'ouest, en République fédérale, le Code pénal régissait l'avortement de manière stricte, alors qu'à l'est, en République démocratique allemande, une loi avait rendu l'avortement légal et accessible sur demande jusqu'à la 12ème semaine de grossesse dès 1972. Finalement, après la réunification, en 1995, une "loi sur les conflits de grossesse" a réformé le Code pénal (Reform des §218 StGB). Aujourd'hui l'avortement est autorisé jusqu'à 12 semaines de grossesse, à condition que la femme ait d'abord reçu un entretien de conseil obligatoire, puis qu'elle respecte un délai de réflexion de 3 jours avant de pouvoir procéder à l'intervention.

Inégalités et Obstacles à l'Accès à l'IVG

Malgré les avancées législatives, l'accès à l'IVG reste inégalitaire en Europe. Plusieurs facteurs contribuent à cette situation :

  • La clause de conscience : Permet aux professionnels de santé de refuser de pratiquer un avortement pour des raisons éthiques ou religieuses. En Italie, par exemple, plus de 6 gynécologues sur 10 sont objecteurs de conscience, ce qui limite considérablement l'accès à l'IVG.
  • Les déserts médicaux : Dans certaines régions, le manque de professionnels de santé pratiquant l'IVG rend difficile l'accès à ce droit pour les femmes.
  • Les délais légaux : Les délais varient considérablement d'un pays à l'autre, ce qui peut contraindre les femmes à se rendre à l'étranger pour avorter si le délai est dépassé dans leur pays de résidence.
  • La stigmatisation sociale : La stigmatisation de l'avortement peut dissuader les femmes d'y recourir ou les contraindre à le faire clandestinement, dans des conditions dangereuses.
  • Les restrictions financières : Dans certains pays, l'IVG n'est pas entièrement remboursée par la sécurité sociale, ce qui peut constituer un obstacle financier pour les femmes les plus démunies.

L'IVG dans l'Histoire : Une Lutte Constante

L'histoire de l'avortement est marquée par une lutte constante pour la reconnaissance des droits des femmes.

XIXe Siècle : Criminalisation et Condamnation

Le xixe siècle marque l’histoire de l’avortement, quand la pratique entre définitivement dans le droit contemporain avec le Code pénal napoléonien (1810) qui punit l’avorteur et l’avortée (art. 317). En 1869, on assiste aussi à un durcissement sur le plan religieux car la constitution Apostolicae Sedis du pape Pie IX condamne sévèrement les procurantes abortum effectu sequuto. Ces évènements sont à l’origine de la condamnation juridique et religieuse de l’avortement au niveau continental. Appliqué dans plusieurs pays d’Europe, le Code pénal napoléonien exerce une influence durable, même après la chute de l’Empire : en Belgique comme en Italie, les nouveaux codes pénaux de 1867 et de 1889 confirment l’interdiction de l’avortement, en punissant toutefois de façon moins dure l’avortée et l’avorteur. La position de Pie IX, qui détermine l’attitude de l’Église contemporaine, est consolidée au xxe siècle par des documents importants tels que l’encyclique Casti connubii (1930) ou la déclaration de la Congrégation pour la doctrine de la foi Quaestio de abortu procurato (1974).

XXe Siècle : Premières Légalisation et Luttes Féministes

La législation du premier xxe siècle met toutefois en lumière un cadre diversifié. Certains pays adoptent des mesures plus permissives : afin de réformer la famille traditionnelle, l’Union soviétique dépénalise les pratiques abortives de 1920 à 1936 ; en Allemagne, les préoccupations hygiénistes sont à l’origine des réformes de 1926-1927 qui assouplissent les peines établies en 1851. D’autres pays ont une attitude de plus en plus répressive. En France, les nombreux deuils causés par la Grande Guerre renouvellent les angoisses concernant la dépopulation et favorisent la promulgation d’une nouvelle loi (1920) qui, associant l’avortement à la contraception, les interdit ainsi que toute « propagande anticonceptionnelle ». Dans l’Italie de l’entre-deux-guerres, le régime fasciste exprime son obsession nataliste en ajoutant à l’interdiction de toute publication sur la contraception et l’avortement l’inclusion de ce dernier parmi les crimes contre la « race » (1926 et 1930). Ces dispositions n’empêchent pas les femmes d’avorter clandestinement, seules ou avec l’aide de faiseurs et faiseuses d’anges, par des méthodes nombreuses - pose de sonde, infusions d’herbes, curettage, etc. -, douloureuses et souvent dangereuses. Depuis la fin des années 1930 et la Seconde Guerre mondiale, l’interdiction de l’avortement se lie plus fortement aux politiques raciales et eugéniques. En 1940, en Allemagne, le ministère de l’Intérieur invite les médecins à favoriser l’avortement et même à stériliser les femmes en cas de maladies héréditaires ou de « mixité raciale » ; en revanche, depuis 1943, ceux et celles reconnu.es complices d’aider les femmes « aryennes » à avorter et d’ainsi menacer l’« intégrité » du peuple allemand sont passibles de la peine capitale. De leur côté, jusqu’aux années 1970, les pays scandinaves - Suède (1938), Danemark (1939), Finlande (1950) et Norvège (1960) - autorisent l’avortement dans le cadre d’une campagne massive de stérilisation des handicapés, malades psychiatriques et marginaux. Les premiers signes de changement se manifestent au milieu des années 1950 à l’ombre du rideau de fer. Dans un climat d’opposition et de défi qui intéresse aussi les droits reproductifs, l’avortement est légalisé en 1955 par l’Union soviétique, bientôt suivie par les pays de l’Est. En Europe occidentale, le processus de dépénalisation est plus lent. En France en 1956, la gynécologue Marie-Andrée Lagroue Weill-Hallée (1916-1994) crée une association (Mouvement français pour le Planning familial, depuis 1960) qui réclame la vente de contraceptifs pour éviter l’avortement clandestin. En 1961, la journaliste italienne Milla Pastorino publie dans le mensuel communiste Noi Donne, organe de l’Unione Donne Italiane, une enquête qui, pour la première fois, dénonce publiquement le recours massif à l’avortement clandestin. Ces deux événements témoignent de la même attitude : les organisations féminines s’intéressent à la contraception et à l’avortement, contestant de façon directe ou indirecte les lois qui les règlent. Ce climat favorise les premiers changements législatifs : en France, la vente des contraceptifs est autorisée en 1967 ; en Italie, est abrogée toute restriction quant à la diffusion d’informations sur la contraception et l’avortement (1971). À partir des années 1970, l’avortement est au cœur des revendications féministes. Leur engagement pèse radicalement sur le débat public qui ne porte plus exclusivement sur la santé des femmes mais aussi sur leur droit à l’autodétermination et le choix de la maternité. Tout en s’adaptant à chaque pays et à chaque groupe, les pratiques de lutte pour l’« avortement libre et gratuit » se répandent de façon transnationale. À titre d’exemple, la diffusion des auto-dénonciations et la médiatisation des procès pénaux deviennent des formes de lutte contre la stigmatisation qui frappe l’avortement clandestin et de soutien aux accusé.es. En 1971, 343 Françaises déclarent avoir avorté dans Le Nouvel Observateur, et parmi elles l’avocate Gisèle Halimi (1927-2020), fondatrice de l’association Choisir, qui défend Marie-Claire Chevalier au cours du procès de Bobigny (1972). Pendant le procès contre Gigliola Pierobon (1973), les féministes italiennes lancent le slogan « Abbiamo tutte abortito ! » ; en 1975, 2 700 militants et sympathisants du Movimento di Liberazione della Donna et du Partito Radicale s’autodénoncent à l’autorité judiciaire. En 1979, lors du procès des « Onze de Bilbao », 1 357 Espagnoles déclarent publiquement avoir avorté. En outre, afin de rendre l’avortement sûr et accessible, plusieurs groupes - français, italiens, espagnols, etc. - pratiquent clandestinement la « méthode Karman » (qui permet d’avorter jusqu’à la huitième semaine de grossesse, en aspirant le contenu de l’utérus par une sonde et une pompe) et organisent des voyages aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne - pays dans lesquels, depuis 1967, on peut avorter jusqu’à 22/24 semaines.

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Fin du XXe et Début du XXIe Siècle : Dépénalisation et Fragilité

Cette grande mobilisation, qui dans presque toute l’Europe fait face à des mouvements conservateurs défendant le « droit à la vie » du fœtus, fait évoluer les lois et les mœurs. Dans la foulée, plusieurs gouvernements dépénalisent la pratique : l’Allemagne de l’Ouest en 1974 ; la France en 1975 ; l’Italie en 1978 ; l’Espagne en 1985 ; la Belgique en 1990, après presque vingt ans de luttes des milieux laïques et socialistes. Sans faire de l’avortement le « droit » revendiqué par les mouvements féministes, ces lois suppriment l’infraction sous certaines conditions. Résultat d’un compromis difficile entre plusieurs partis et cultures politiques, leur élaboration, application et évolution sont fortement influencées par les différents contextes et niveaux de sécularisation. En France, par exemple, la loi de 1975 fait l’objet d’un processus de renforcement et de défense qui introduit le délit d’entrave à l’IVG (1993), allonge le délai à 12 semaines (2000) et supprime la situation de détresse prévue pour les femmes demandant l’IVG (2014). En revanche en Italie, l’efficacité de la loi de 1978 est compromise par la clause de conscience - exigée par les catholiques pendant les années 1970 et, selon les données du ministère de la Santé, aujourd’hui invoquée par 70 % des médecins et soignants. Malgré les recommandations des institutions européennes et les protestations des mouvements féministes, le Parlement n’est jamais intervenu sur la question. La situation allemande aussi apparaît comme critique : depuis 1995 le pays considère l’IVG comme illégale et le permet sous des conditions très rigides qui de facto interdisent plusieurs femmes d’y avoir accès. Encore aujourd’hui en Europe la dépénalisation apparaît comme un processus en cours et plutôt fragile, susceptible de remises en cause brutales, comme en atteste l’histoire plus récente : si, en 2018, l’Irlande a dépénalisé l’avortement, celui-ci a été presque totalement interdit par le gouvernement polonais à partir du janvier 2021.

L'IVG dans la Constitution Française : Une Garantie pour l'Avenir

Le 4 mars 2024, un événement historique s'est produit en France : l'inscription de la liberté de recourir à l'interruption volontaire de grossesse dans la Constitution. Cette décision fait de la France le premier pays au monde à constitutionnaliser ce droit, offrant ainsi une protection juridique renforcée contre d'éventuelles remises en question.

Un Message Fort

Cette constitutionnalisation envoie un message fort à tous ceux qui souhaiteraient revenir sur ce droit en France. Il faudrait désormais changer la Constitution, ce qui est bien plus compliqué que de défaire la loi. De nombreux pays en Europe ou dans le monde ont récemment remis en cause l’accès à l’IVG et donc des femmes à avoir la liberté de disposer de leur corps. C’est le cas en Pologne ou à Malte où l’IVG est interdite. En Hongrie, une femme qui souhaite avorter doit écouter battre le cœur du fœtus avant l’intervention. Aux Etats-Unis, depuis 2022, c’est une vingtaine d’Etats qui ont interdit ou fortement restreint le recours à l’IVG. Ce qui témoigne d’un net recul de ce droit fondamental.

Un Accès Concret à Renforcer

Pour autant, ça ne règle pas l’accès concret à l’avortement. Plus d’une centaine de centres d’IVG ont fermé leurs portes en France en dix ans. Toutefois, avec cette liberté garantie par la Constitution, le planning familial et les associations féministes pourront faire pression sur le gouvernement pour que les moyens suivent.

Dates Clés de la Lutte pour l'IVG en France

  • 1920 : Une loi contre la contraception interdit, y compris au médecin, de donner aux femmes le moindre conseil en matière de contraception.
  • 1956 : Création du planning familial (désormais centre de santé sexuelle). Le 8 mars, Marie-Andrée Lagroua Weill-Hallé, une jeune médecin catholique, crée la Maternité heureuse, association destinée à promouvoir le contrôle individuel des naissances. En 1960, la Maternité heureuse devient le Mouvement français pour le planning familial (MFPF) devenu aujourd’hui les centres de santé sexuelle.
  • 1971 : Le manifeste des 343. En une du Nouvel Observateur, 343 femmes témoignent de leur recours à l’avortement s’exposant à des poursuites pénales. Parmi elles, Gisèle Halimi, Simone de Beauvoir, Marguerite Duras, Jeanne Moreau ou encore Catherine Deneuve. Le texte, rédigé par Simone de Beauvoir, commence ainsi : « Un million de femmes se font avorter chaque année en France. Elles le font dans des conditions dangereuses en raison de la clandestinité à laquelle elles sont condamnées, alors que cette opération, pratiquée sous contrôle médical, est des plus simples. On fait le silence sur ces millions de femmes. »
  • 1975 : Loi Veil dépénalise l’avortement. Cette loi promulgue la légalisation de l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG), à la suite d’une nuit entière de longues et difficiles heures de discussion à l’Assemblée Nationale. Un texte provisoire est voté pour 5 ans. Le vote définitif se fera en 1979.
  • 1982 : l’IVG remboursée. La loi Roudy prévoit le remboursement de l’IVG par la Sécurité Sociale.
  • 2001 : Un délai allongé. La loi porte de 10 à 12 semaines le délai légal pour l’avortement. Ce délai passe à 14 semaines en 2022.
  • 2014 : Le texte de la loi Veil est modifié afin que les femmes qui ont recours à l’IVG n’aient plus besoin de justifier d’une situation de «détresse». L’IVG devient de ce fait accessible sans restriction à toutes les femmes qui ne souhaitent pas poursuivre une grossesse.
  • 2024 : Entrée de l'IVG dans la Constitution.

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