Steve McQueen, né Terence Steven McQueen le 24 mars 1930 à Indianapolis, dans l'Indiana, et décédé le 7 novembre 1980 à Juárez, au Mexique, demeure une figure emblématique du cinéma américain. Son aura, loin de s'estomper avec le temps, continue de fasciner, notamment en raison des aspects les plus sombres et trépidants de sa vie. Cet article revient sur le parcours de cet acteur légendaire, de son enfance difficile à son ascension fulgurante à Hollywood, en passant par ses passions et ses zones d'ombre.
Une Enfance "Fracassée"
L'enfance de Steve McQueen fut marquée par l'abandon et l'instabilité. Son père, aviateur acrobatique, quitta sa mère six mois avant sa naissance. Sa mère l'abandonna peu après. Élevé par un oncle dans une ferme du Missouri, il connut une enfance solitaire et turbulente. Adolescent incontrôlable, il fréquenta les bandes de voyous de Los Angeles. Il quitta très tôt l'école et s'engagea dans la marine marchande puis dans la marine militaire en 1947.
Selon Bertrand Tessier, auteur d'une biographie intitulée "L'envers de la gloire", McQueen ne pardonna jamais à sa mère de l'avoir délaissé. Cette enfance difficile façonna sa personnalité complexe, à la fois solitaire, renfermée et parfois agressive.
Des Débuts Difficiles et une Ascension Progressive
Après avoir quitté la marine, McQueen enchaîna divers petits boulots avant de se lancer dans la comédie. Il étudia à l'Actor's Studio à partir de 1952 et fit ses premiers pas sur les scènes de Broadway en 1955 dans la pièce "A Hatful of Rain". L'année suivante, il tourna dans son premier film, "Marqué par la haine", sous la direction de Robert Wise.
En 1958, il décrocha le rôle qui le propulsa au rang de star : celui du chasseur de primes Josh Randall dans la série télévisée "Au nom de la loi". Il incarna ce personnage taciturne et charismatique dans 94 épisodes pendant trois saisons, de 1958 à 1961. Cette même année, il obtint également son premier rôle majeur au cinéma avec "Danger planétaire" (The Blob).
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L'Éclosion d'une Star à Hollywood
Les années 1960 marquèrent l'ascension fulgurante de Steve McQueen à Hollywood. Il tourna à plusieurs reprises avec John Sturges, d'abord dans "La Proie des vautours" (1959), puis dans "Les Sept mercenaires" (1960) aux côtés de Yul Brynner, Charles Bronson et James Coburn. En 1963, il retrouva Sturges pour "La Grande Évasion", un film devenu culte grâce à la séquence mythique de l'évasion à moto, une idée suggérée par McQueen lui-même.
McQueen participa également à "L'Enfer est pour les héros" avant d'accepter de tourner dans "Une Certaine rencontre" de Robert Mulligan (1963), où il côtoya Natalie Wood. Joueur averti, il fut ensuite "Le Kid de Cincinnati" (1965), pour sa première collaboration avec Norman Jewison, avant de retrouver Robert Wise dans "La Canonnière du Yang-Tsé" (1966), un rôle qui lui valut une nomination à l'Oscar du meilleur acteur en 1967.
Des Films Cultes et une Passion pour la Vitesse
En 1968, Steve McQueen tourna deux de ses films les plus célèbres. Il séduisit Faye Dunaway dans "L'Affaire Thomas Crown" et enchaîna avec "Bullitt" de Peter Yates, un polar mythique pour ses courses-poursuites en voiture dans les rues de San Francisco.
Fou de vitesse et de voitures, McQueen tenta de lier sa passion pour les sports mécaniques et le cinéma avec "Le Mans" en 1971. Il voulait participer réellement aux 24 Heures du Mans, mais les assureurs du film le lui refusèrent.
Les Années 1970 et le Déclin
Dans les années 1970, Steve McQueen continua de tourner dans des films importants tels que "Le Guet-apens" de Peckinpah (1972), où il rencontra Ali McGraw, qu'il épousa l'année suivante, "Papillon" de Franklin J. Schaffner (1973) et "La Tour infernale" (1974) sous la direction de John Guillermin.
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Après cela, McQueen devint l'ombre de lui-même. Rongé par un cancer, il s'isola au Mexique à la recherche de nouveaux traitements. Il divorça d'Ali McGraw et se remaria une troisième fois avec Barbara Minty.
Un Style Unique et un Héritage Durable
Avec sa nonchalance naturelle, Steve McQueen était un adepte de la "cool attitude". Il devint l'une des plus grandes stars du cinéma américain. Ses rôles d'anti-héros ont fait de lui une icône de la contre-culture dans les années 1960 et 1970. En 1974, il était l'acteur le mieux payé au monde.
Steve McQueen reste une figure incontournable du cinéma. Son talent, son charisme et sa vie tumultueuse ont marqué l'histoire du septième art. Son héritage perdure à travers ses films cultes et l'image d'un homme libre et passionné.
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