Le cycle menstruel, un processus biologique complexe, joue un rôle essentiel dans la reproduction féminine. Il se caractérise par une série de changements hormonaux qui préparent le corps à une éventuelle grossesse. Ce cycle permet également la libération de gamètes sexuels, communément appelés ovules, qui s’ils sont fécondés permettront d’obtenir une grossesse. Les menstruations, ou règles, correspondent à l’élimination de sang et de tissus utérins en l’absence de fécondation par un spermatozoïde. Elles se produisent en moyenne tous les 28 jours durant 2 à 5 jours. Cela correspond au début du cycle menstruel.

Bien que principalement associé à la fertilité et à la santé reproductive, le cycle menstruel peut également influencer d'autres aspects de la santé féminine, notamment la sphère ORL (Oto-Rhino-Laryngologie). Cet article explore les liens entre le cycle menstruel et les problèmes ORL, en mettant en lumière les mécanismes physiologiques impliqués et les solutions potentielles.

Troubles Menstruels : Un Aperçu

Les troubles menstruels sont des anomalies de fonctionnement de ce cycle et/ou de cette régulation hormonale qui se répercutent principalement sur les menstruations. Les troubles menstruels peuvent être handicapants et difficiles à supporter sur le long terme. En effet, les troubles menstruels se présentent sous différentes formes et peuvent être consécutifs à de nombreuses pathologies dont le diagnostic n’est pas toujours aisé. Un deuxième avis peut permettre d’identifier la cause de ces troubles et de mieux les prendre en charge. Un deuxième avis cherchera à limiter vos symptômes en proposant diverses thérapeutiques adaptées à votre situation. Mais aussi toutes les questions spécifiques que vous vous posez. En cas de troubles menstruels, il est utile de consulter un endocrinologue spécialiste de médecine de la reproduction ou un gynécologue.

Les troubles menstruels sont déjà des symptômes en soi de diverses pathologies. Il existe néanmoins des symptômes qui s’ajoutent à ces troubles, ils sont différents en fonction du trouble menstruel et peuvent aiguiller vers un diagnostic. Un trouble hormonal peut aussi engendrer une hyperandrogénie (augmentation du taux d’hormones androgènes dans le sang), de l’acné ou encore un surpoids. Tous ces symptômes sont par exemple retrouvés dans le Syndrome des Ovaires Polykystiques. Les troubles de la fertilité sont des symptômes secondaires aux troubles menstruels que l’on retrouve très fréquemment dans de nombreuses pathologies. Il est de plus possible de retrouver des signes psychiques tels l’irritabilité ou l’anxiété.

Les troubles menstruels sont avant tout un symptôme qui s'intègre dans une pathologie qu’il faut diagnostiquer, plusieurs maladies peuvent en effet causer ces troubles. Différents diagnostics pourront être évoqués selon les caractéristiques du trouble menstruel et la présence de symptômes associés. Le SOPK (syndrome des ovaires polykystiques), qui touche 10 % des femmes. C’est une pathologie hormonale avec un taux d’androgènes (hormones dites masculines) trop important dans le sang. Diverses causes d’aménorrhée existent ; elles peuvent être marquées par une aménorrhée primaire avec ou sans impubérisme ou une aménorrhée secondaire. Les étiologies sont alors différentes, mais impliquent dans un cas comme dans l’autre soit une atteinte centrale (hypothalamus, hypophyse) soit une atteinte périphérique (ovaires, utérus). Les fibromes utérins et polypes utérins sont des tumeurs bénignes qui peuvent causer des saignements anormaux. L’endométriose concerne 10 % des femmes et peut être source de douleurs très importantes lors des règles. Il est important de comprendre que les troubles menstruels peuvent aussi être secondaires à des pathologies ne touchant pas initialement le système endocrinien ni l'appareil reproducteur. De plus, il faudra toujours rechercher une grossesse qui reste une cause principale d’aménorrhée et qui peut également être responsable dans certains cas de saignements anormaux.

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Le traitement dépend de la cause et du mécanisme à l’origine du trouble menstruel, car il est en partie étiologique. La contraception orale par pilule oestro-progestative est souvent efficace, car elle régule les taux d’hormones. Cependant un traitement à base d’oestrogènes et de progestérone, non-contraceptif, peut être proposé en cas d’insuffisance de sécrétion en oestrogènes (par exemple au cours de l’anorexie ou de l’insuffisance ovarienne). Un traitement séquentiel avec juste de la progestérone peut être proposé en cas de maintien d’une activité ovarienne et une fabrication d’oestrogènes (par exemple dans le cas du SOPK). Une chirurgie peut s’avérer nécessaire en cas de fibrome par exemple ou d’endométriose étendue. Cela consistera à retirer les tissus anormaux qui se trouvent dans l’utérus ou ailleurs.

La "Grippe Menstruelle" : Mythe ou Réalité ?

Lorsque nous parlons de “grippe menstruelle”, nous faisons allusion à cet état grippal parfois fébrile qui apparaît vers la fin du cycle menstruel et le plus souvent au moment des règles. Quelle femme ne s’est jamais sentie fatiguée, “courbaturée” et affaiblie pendant “ses ragnagnas”. La grippe menstruelle n’est pas un diagnostic médical. La grippe menstruelle correspond à un ensemble de symptômes qui s’apparente à ceux d’un état grippal (comme la fatigue, des courbatures et même parfois de la fièvre) et qui affecte certaines femmes à un moment de leur cycle. Le syndrome prémenstruel ou SPM apparaît dans les jours voire parfois les heures qui précèdent les règles. De son côté, la grippe menstruelle est un syndrome grippal qui peut apparaître à n’importe quel moment du cycle, même si en général, elle est plutôt ressentie dans la seconde moitié du cycle (après l’ovulation) voire carrément pendant les règles.

Après l’ovulation, les taux d’œstrogènes chutent pour remonter progressivement avant de redescendre lors de la semaine qui précède les règles. De leur côté, les taux de progestérone vont augmenter la semaine qui suit l’ovulation mais dégringolent à leur tour la semaine avant les règles. L’état fébrile qui rappelle la grippe peut s’expliquer par une élévation de l’état inflammatoire lors de la seconde moitié du cycle menstruel. En effet, le niveau de prostaglandines, des lipides bioactifs qui jouent un rôle crucial dans la réponse inflammatoire, s’élève après l’ovulation lorsque débute la phase lutéale. Les prostaglandines PGE2 et PGF2α augmentent à partir de l’ovulation et jusqu’aux règles pendant lesquelles, elles sont très élevées. En effet, ces substances chimiques sont impliquées dans le mécanisme de contractions musculaires au niveau de l’utérus. Une étude de 2016 a confirmé que les symptômes ressentis en fin de cycle (lors du syndrome prémenstruel) s’expliquent en partie par un état inflammatoire.

La grippe menstruelle n’a rien à voir avec une infection ORL d’origine infectieuse. Elle ne provoque pas de mal de gorge. Néanmoins, au cours d’une grippe menstruelle, les variations hormonales entraînent un état inflammatoire et une vulnérabilité sur le plan immunitaire. La grippe menstruelle peut entraîner des symptômes comme une élévation de la température corporelle avant ou pendant les règles, en raison de l’état inflammatoire engendré notamment par l’élévation des prostaglandines en fin de cycle menstruel. Comme expliqué précédemment, l’élévation des prostaglandines au cours de la seconde moitié du cycle menstruel, explique une certaine vulnérabilité aux infections ORL, comme le rhume. La grippe menstruelle ne dure que quelques jours et contrairement au syndrome prémenstruel, elle est susceptible de se déclencher à n’importe quel moment du cycle.

Soigner la grippe menstruelle

Une bonne hygiène de vie et du repos peuvent aider à mieux vivre les variations hormonales, la grippe menstruelle ou encore le syndrome prémenstruel. Il est aussi possible de traiter les symptômes de la grippe menstruelle en prescrivant des anti-inflammatoires non stéroïdiens, souligne le docteur François Guillibert. L’ibuprofène et ses dérivés sont les plus adaptés. Enfin, certains compléments alimentaires destinés à soulager le syndrome prémenstruel sont parfois efficaces en cas de grippe menstruelle.

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SPM et sensibilité de la sphère ORL

Juste avant l’arrivée des règles, la sphère ORL peut être touchée. Outre la toux, on peut également constater une modification de la tonalité de la voix ou une congestion du nez. Tousser pendant plusieurs jours fatigue. Alors quand, en plus, on doit ajouter à cela d’autres troubles émotionnels et/ou physiques jusqu’à l’arrivée des règles, c’est le jackpot. En fonction des profils, la gynécologue homéopathe peut prescrire des traitements. Graphites 9 CH , en cas d'enrouement avant les règles ou Magnesia carbonica 9 CH, en cas de rhinite ou pharyngite avant les menstruations. Folliculinum 15 CH. Nux Vomica 9CH. A raison de 5 granules, une fois par jour, 6 jours avant les règles. Pulsatilla 9CH. A raison d’une dose par jour, 6 jours avant les règles Ce traitement s’adresse aux femmes souffrant d’une variabilité de l’humeur et d’une sensibilité avant les règles. En sus, soyez à l'écoute de votre corps : chaque femme étant différente, le calme et la chaleur peuvent être pourvoyeurs d'apaisement chez certaines, quand le froid et le bruit le sont pour d'autres.

Migraines Cataméniales : Un Lien Hormonal

Une migraine cataméniale, aussi appelée migraine menstruelle ou hormonale, a la particularité de survenir au moment des règles ou à leur approche. Elle est directement liée à la chute des œstrogènes. Comme une migraine classique, elle se manifeste par des maux de tête intenses, parfois invalidants. Les céphalées peuvent être associées à d’autres symptômes, comme des nausées ou des troubles visuels. Le diagnostic d’une migraine cataméniale est identique à celui des migraines classiques. Autrement dit, il repose sur l’examen clinique de la patiente et sur l’interrogatoire du médecin.

Chez une femme, la chute brutale du taux d’œstrogènes à la fin du cycle menstruel peut être responsable d’une migraine cataméniale. Une migraine est la conséquence de l’hyperexcitabilité électrique des cellules nerveuses (ou neurones). La douleur de la crise migraineuse est expliquée par une dilatation des vaisseaux cérébraux du fait de leur sollicitation par les nerfs.

Diagnostic et Traitement

Le diagnostic d’une migraine cataméniale est réalisé par le médecin traitant selon les symptômes décrits par la patiente. Pour aiguiller le médecin, il peut être utile de tenir un calendrier des crises en prenant soin de noter la date, l’heure et la durée de chaque crise. En première intention, ce sont les antalgiques non spécifiques qui sont recommandés, à savoir les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) qui doivent être pris le plus précocement possibles pour être efficaces. Une association aspirine et anti-nauséeux (métoclopramide) peut être envisagée en cas de nausées associées aux maux de tête. Dans un second temps, lorsque les traitements non spécifiques ont montré leurs limites, des médicaments spécifiques de la crise migraineuse sont prescrits. Il s’agit des triptans ou des dérivés ergotés. Les triptans permettent de réduire le phénomène à l’origine des douleurs de dilatation des vaisseaux sanguins présents dans le cerveau. Ils peuvent être associés aux AINS. Les dérivés ergotés sont prescrits en cas de contre-indication aux triptans. Ils ne doivent pas être associés avec ces derniers. Dans le cas spécifique des migraines cataméniales, le médecin peut parfois préférer prescrire un traitement hormonal préventif. Il se présente sous forme de patch ou de crème et assure la libération d’œstrogènes. La prescription d’un contraceptif oral à prendre en continu est une autre alternative lorsque la patiente souhaite une contraception. A noter que parfois, la contraception est à l’origine des crises ou de leur exacerbation.

Vertiges et Règles : Une Question d'Hormones et de Fer

Il est assez fréquent d’avoir des vertiges pendant les règles. Mais comment expliquer ces étourdissements qui surviennent à cette période ? De nombreuses causes sont possibles, dont la majorité sont principalement liées aux chamboulements hormonaux. Ces symptômes sont le signe que le cerveau manque d’oxygène et qu’il est urgent d’y remédier. Parfois, ces signes surviennent toutefois trop rapidement et une perte de connaissance se produit.

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Le cycle féminin est dirigé par l’hypothalamus, une glande située à la base du cerveau, qui produit des hormones gonadotropes. Celles-ci agissent sur l’hypophyse, une autre glande située sous le cerveau qui produit les hormones (la FSH, l’hormone folliculo-stimulante, et la LH, l’hormone lutéinisante) qui influent sur les ovaires et sur l’utérus. Dans la seconde partie du cycle, de la fin de l’ovulation au début des règles suivantes, la progestérone apparaît pour épaissir encore davantage l’endomètre. La douleur menstruelle est liée à la production de prostaglandines. Ces hormones, présentes un peu partout dans le corps, jouent un rôle dans de nombreuses réactions de l’organisme, comme par exemple la dilatation des vaisseaux sanguins (vasodilatation). Elles sont également produites dans la muqueuse de l’utérus lors de la phase lutéale, juste avant le début des règles, afin de stimuler le muscle utérin à se contracter pour évacuer l’endomètre. Les maux de tête, ou migraines cataméniales, qui apparaissent parfois juste avant les menstruations, peuvent également provoquer des vertiges.

Anémie et Hypoglycémie

Pendant les règles, il y a une perte de sang évidente qui peut être encore plus importante avec des règles abondantes. Qui dit perte de sang dit perte de fer ! En effet, le fer entre dans la composition du sang. Lors de pertes importantes de fer, on parle d’anémie. Les vertiges et les étourdissements pendant les règles sont souvent dus à un manque de fer. Il est donc utile de fournir au corps un complément en fer pour qu’il fonctionne parfaitement et pour éviter les vertiges. On parle de règles abondantes, ou de ménorragies, lorsque la quantité de sang perdu est de plus de 80 ml par cycle ou que les règles durent plus de 7 jours. Ces saignements abondants conduisent inévitablement à un manque de fer. Lors de ménorragies, il est essentiel de consommer des aliments riches en fer et des suppléments sous forme de comprimés.

L’hypoglycémie est une baisse du taux de sucre dans le sang. C’est le sucre (le glucose) qui fournit au corps sa principale source d’énergie, et le taux de sucre dans le sang correspond à la glycémie. Ces malaises disparaissent aussitôt que l’on prend du sucre ou du jus de fruits.

Syndrome Prémenstruel (SPM) et Anxiété

Le syndrome prémenstruel (SPM) regroupe un ensemble de symptômes, physiques et psychiques qui apparaissent généralement quelques jours avant les règles et disparaissent après leur arrivée. Il s’agit d’un trouble cyclique, lié aux variations hormonales naturelles du cycle menstruel. Il est important de distinguer le syndrome prémenstruel des douleurs menstruelles (ou dysménorrhée). Le SPM survient avant les règles et se caractérise par une combinaison de symptômes psychiques (comme l’anxiété ou les sautes d’humeur) et physiques (comme les seins sensibles ou les ballonnements). À l’inverse, les douleurs menstruelles apparaissent pendant les règles elles-mêmes et se manifestent surtout par des crampes dans le bas-ventre ou des douleurs pelviennes. En France, entre 20 % et 40 % des femmes en âge de procréer seraient concernées par le SPM.

Si ces symptômes sont légers pour certaines, ils peuvent devenir invalidants pour d’autres, notamment dans sa forme la plus sévère, le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM). Le SPM commence habituellement entre 5 et 10 jours avant les règles, bien qu’il puisse s’étendre sur une durée plus longue. Les symptômes cessent rapidement après le début des menstruations, avec une période de répit jusqu’à la prochaine phase lutéale. Plusieurs facteurs influencent la sévérité des symptômes. Les causes précises du SPM restent mal comprises. On sait qu’il résulte des changements hormonaux qui surviennent au cours du cycle menstruel, mais les causes exactes de la sévérité des symptômes chez certaines femmes restent floues. Après l’ovulation, les niveaux de progestérone augmentent tandis que ceux des œstrogènes diminuent. Ces variations influencent les neurotransmetteurs du cerveau, comme la sérotonine, responsable de la régulation de l’humeur.

Anxiété et SPM

Toute personne souffrant de troubles anxieux sait à quel point cette maladie est imprévisible. Non seulement elle affecte la santé mentale, mais peut également se ressentir dans tout le corps. Pour les femmes, la période avant les règles peut être particulièrement à risque. Le syndrome prémenstruel sévère ou trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) Environ 10 % des femmes peuvent présenter des symptômes sévères du SPM. Cette forme grave se nomme le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM). Elle peut s’accompagner de symptômes prémenstruels plus forts, dont une anxiété plus marquée, des symptômes dépressifs plus intenses, ou encore des pensées suicidaires.

L’anxiété fait partie des symptômes du syndrome prémenstruel. En réalité, tout le monde peut ressentir une forme d’anxiété ou une baisse de moral. Mais ces symptômes ne vont généralement pas durer, car ils sont d’ordre physiologique et surviennent dans un contexte précis (anxiété physiologique et contextuelle). Il faut distinguer ce type d’anxiété d’une anxiété plus pathologique qui impacte réellement la vie quotidienne, la façon de travailler, etc. Pour schématiser, c’est comme s’il existait deux flèches qui se superposaient, rapporte l'experte : La flèche du cycle menstruel avec les symptômes qui vont apparaître en deuxième phase du cycle ; En parallèle, la flèche du syndrome anxio-dépressif (qui peut être mineur ou majeur, mais qui va se caractériser par une continuité des symptômes). Ces deux flèches vont s’entrecroiser à certains moments de la vie - notamment dans les périodes où il y a un peu plus de fatigue - l’anxiété qui est déjà sous-jacente va alors se voir, se révéler davantage. Ainsi, une personne souffrant déjà d’un syndrome anxio-dépressif peut voir ce dernier se majorer durant le SPM.

Angoisse Hormonale

Il faut distinguer une angoisse ou une anxiété prémenstruelle d’un simple « coup de stress » lié à une situation stressante du quotidien (examen, discussion, imprévu…). Une anxiété ou une angoisse hormonale (et notamment une crise d’angoisse ou de panique) peut surgir à tout moment pour des raisons inexpliquées, sans faire suite à un évènement stressant. L’anxiété ressentie à cette période délicate peut aussi modifier votre réponse au stress et vous provoquer de l'angoisse ou de l'anxiété là où vous n’en auriez pas fait en temps normal.

Les oscillations des concentrations œstrogéniques et progestatives jouent sur notre humeur. Un lien souvent mis en avant est celui entre l’anxiété prémenstruelle et la baisse des taux d’œstrogènes dans l’organisme après l’ovulation. Avant les règles, ces hormones féminines atteignent leur point les plus bas du cycle. Cette baisse se traduirait par tous les symptômes du SPM, y compris l’anxiété. Pourtant, ce lien n’a jamais été chimiquement prouvé à proprement parler. Il existe des variations d’œstrogène et de progestérone tout au long du cycle menstruel. Mais au niveau chimique, on a démontré que ce n’était pas tellement la baisse d’œstrogène qui serait responsable de l’anxiété, mais plutôt la progestérone - qui jouerait un rôle dans ce phénomène. Tout va se jouer au fait que la progestérone va se fixer ou non sur les récepteurs à la sérotonine pendant cette deuxième phase du cycle menstruel. On sait que la sérotonine est un neurotransmetteur impliqué dans la gestion des humeurs et associé à l’état de bonheur. Mais encore une fois, aucun lien chimique n’a été démontré. D’ailleurs, si une supplémentation en progestérone pendant cette deuxième phase du cycle permet de diminuer les symptômes du SPM chez certaines femmes, ce n’est pas le cas pour toutes.

Traitements contre l’anxiété avant les règles

Pour atténuer cet effet, il n’existe pas (encore) de solution miracle et universelle. Le traitement du syndrome prémenstruel est symptomatique, il commence par le repos et le sommeil, une activité physique régulière et des activités relaxantes. Un exercice régulier permet de soulager les ballonnements ainsi que l’irritabilité, l’anxiété et l’insomnie. Le yoga aide certaines femmes.

Ainsi :

  • La pratique d’exercice physique est efficace pour lutter contre l’anxiété ;
  • La pratique d’une activité relaxante qui vous convient est recommandée : méditation, yoga, sophrologie, hypnose, etc. Le Mindfulness ou « méditation de pleine conscience » est un outil qui a fait ses preuves. On sait que la méditation de pleine conscience, lorsqu’elle est pratiquée quotidiennement, diminue d’un quart les récidives de dépression. Certaines applications proposent un programme spécialement axé sur le cycle féminin, comme celui de l'application Petit Bambou.
  • Les médecines douces peuvent aider à lutter contre le stress et l’anxiété : acupuncture, phytothérapie, aromathérapie, homéopathie, etc. Plutôt que de traiter son anxiété uniquement sur les temps du cycle, on peut décider d’essayer d'agir sur son anxiété de manière générale.
  • Manger de façon saine et limiter la consommation d’excitants est recommandé. On sait que les consommations d’alcool, de café, de thé vont majorer les symptômes du SPM. Pendant cette phase, on recommande le sevrage tabagique, mais aussi de limiter les consommations d’alcool, d’excitants, de drogues.
  • Chez certaines femmes, les méthodes contraceptives hormonales, comme la pilule, aident à soulager tous les symptômes du SPM. Sans ovulation, en effet, la fluctuation des hormones n’a pas lieu, et l’anxiété devrait s’apaiser.
  • Durant cette période, évitez les déclencheurs de stress et d’anxiété. Si vous en ressentez le besoin, n’hésitez pas à demander l’aide d’un médecin ou d’un(e) professionnel(l)e de santé. Une psychothérapie peut être envisagée pour mieux vivre et gérer cette anxiété.
  • Vous pouvez prévenir vos ami(e)s, votre famille ou vos collègues sur cet effet, afin qu’ils comprennent vos difficultés et vous apportent un soutien adapté.

Il est très important de prendre conscience qu’il existe des moments du cycle pendant lesquels on peut avoir de l’anxiété. De manière générale, connaître les phases de son cycle peut aider à adapter son mode de vie. Si l’on sait que l’on risque d’avoir un pic d’anxiété à un certain moment du mois, on va plutôt privilégier des activités non anxiogènes à ce moment-là. En deuxième partie du cycle, on sait que notre énergie vitale va diminuer, on sera peut-être un peu plus préoccupée, un peu plus triste, on peut alors pratiquer quelques exercices d’hypnose.

Approches Naturelles pour le SPM

Adopter une hygiène de vie équilibrée peut atténuer les symptômes du SPM. L’INSERM recommande une activité physique régulière, une alimentation riche en nutriments (magnésium, calcium, oméga-3), ainsi qu’une bonne qualité de sommeil. Adopter une approche proactive et naturelle peut grandement améliorer la gestion des symptômes. La gemmothérapie est une approche naturelle et efficace pour soulager les symptômes du SPM. Le bourgeon de framboisier est reconnu pour ses propriétés régulatrices sur le système hormonal féminin. Il aide à calmer l’irritabilité, la nervosité et les sautes d’humeur souvent ressenties avant les règles. En complément du bourgeon de framboisier, ces deux bourgeons offrent une solution naturelle et efficace pour soulager les symptômes du SPM, qu’ils soient physiques ou émotionnels.

Maux de Tête et Règles : Comprendre et Soulager

Deux à trois jours avant le début des règles ou durant les premiers jours du cycle, certaines femmes rapportent des céphalées simples, tandis que d’autres souffrent de migraines appelées menstruelles. Quant à la migraine dite cataméniale, elle se différencie de la migraine menstruelle par le fait qu’elle se produit exclusivement pendant les règles chez des femmes qui ne sont habituellement pas sujettes aux migraines en dehors de cette période. Chez les femmes qui souffrent de maux de tête, les douleurs peuvent s’accompagner d’autres manifestations physiques ou psychologiques.

Les variations hormonales chez la femme jouent fréquemment un rôle significatif dans l’apparition et l’évolution des migraines et des céphalées. Les hormones comme les œstrogènes et les progestatifs influencent les récepteurs sérotoninergiques centraux ainsi que les récepteurs opioïdes, contribuant à modifier la sensibilité cérébrale. Par exemple, les migraines menstruelles et certains types de céphalées peuvent être déclenchées par la baisse simultanée des niveaux d’estradiol et de progestérone.

L'aspect héréditaire de la migraine est reconnu. Cependant, il ne s'agit pas d'un seul gène responsable, mais d'une prédisposition liée à la combinaison de multiples variantes génétiques. Les recherches ont permis d’identifier plus d’une douzaine de gènes associés à une susceptibilité accrue aux migraines. Les migraines et céphalées peuvent être déclenchées par un manque de sommeil, des changements de temps, la faim, une stimulation excessive des sens, le stress ou d'autres facteurs. Les migraines peuvent aussi être aggravées par l'activité physique, la lumière, les sons ou les odeurs.

Traitement des maux de tête pendant les règles

Le traitement sera institué selon le type de douleurs, rappelle Maryline Salvetat, médecin généraliste. Les triptans, les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS), le paracétamol et l'association aspirine-caféine sont utilisés en cas de migraine menstruelle. Les femmes souffrant de migraines fréquentes durant leurs règles peuvent bénéficier de médicaments prophylactiques. Pour les céphalées simples, le paracétamol est en général suffisant, mais ne peut pas être pris de façon préventive.

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