L'infertilité touche aujourd'hui 3,3 millions de personnes en France, soit 1 couple sur 4. Elle est en augmentation constante depuis 20 ans dans les pays industrialisés. La difficulté à concevoir un enfant est un sujet encore mal connu, qui touche l’intimité des personnes avec des conséquences à la fois personnelles et sociétales.
La durée moyenne d’un cycle menstruel est de 28 à 30 jours, mais cela peut fortement varier en fonction des femmes, et même d’un cycle à l’autre en cas de cycles irréguliers. Ainsi, certaines femmes ont des cycles courts (moins de 26 jours) tandis que d’autres ont des cycles longs de 35, voire 40 jours. Cet article explore en profondeur les cycles menstruels longs, en particulier ceux de 35 jours, en se penchant sur les causes potentielles d'une ovulation de mauvaise qualité et les solutions envisageables.
Comprendre le Cycle Menstruel
Pour comprendre les cycles longs et l'ovulation de mauvaise qualité, il est essentiel de connaître les bases du cycle menstruel.
Les Phases du Cycle
Le cycle menstruel est divisé en deux phases principales :
- Phase Folliculaire : Elle débute le premier jour des règles et dure jusqu’à l’ovulation. On l’appelle phase folliculaire car elle correspond à la période de croissance des follicules sous l’influence de l’hormone FSH sécrétée par l’hypophyse. En début de cycle, les œstrogènes font épaissir la muqueuse utérine. Dans un cycle réellement fertile, la glaire cervicale change de façon assez parlante à l’approche de l’ovulation. Elle devient plus visible, plus claire, plus fluide, parfois filante comme du blanc d’œuf. En pratique, on observe en moyenne 2 à 5 jours de glaire vraiment fertile autour de l’ovulation. Et surtout : sans glaire fertile, les spermatozoïdes survivent moins longtemps et circulent beaucoup moins bien.
- Phase Lutéale : Après l’ovulation, le follicule vide se transforme en corps jaune et la production de progestérone est alors importante. Sous l’effet de cette autre hormone l’endomètre se prépare à la grossesse. L’ovule a 24h pour être fécondé une fois arrivé dans l’utérus. Si vous n’êtes pas enceinte, l’endomètre (muqueuse de l’utérus) qui s’est préparé à cette éventualité, n’a alors plus d’intérêt. Après l’ovulation, on attend en général une montée thermique nette (souvent autour de +0,3 à +0,5°C), suivie d’un plateau stable jusqu’aux règles. Dans les profils d’ovulation inefficace, la courbe raconte souvent une autre histoire : une température en dents de scie, une montée trop faible pour être vraiment lisible, un plateau qui se fragilise au bout de quelques jours, ou une retombée trop précoce avant les règles. Sur le papier, l’ovulation semble “passer”. Une phase lutéale dure en général entre 11 et 14 jours. C’est justement la progestérone qui assure cette stabilisation. Après l’ovulation, le follicule devenu corps jaune produit cette hormone, qui permet de maintenir une température plus élevée et de soutenir la deuxième partie du cycle.
La durée d’un cycle normal est généralement comprise entre 23 et 35 jours. Des cycles plus longs ou plus courts que cette durée moyenne peuvent être associés à des problèmes de fertilité. Au cours de la vie reproductive d’une femme, la durée typique de ses cycles coïncidera avec cette structure temporelle. Si vos cycles durent en général moins de 23 jours, consultez votre médecin. Dès lors que vous avez atteint la ménopause, la grossesse n’est plus possible ; au cours de la période précédant la ménopause (périménopause), il peut être très difficile de concevoir. Si votre mère a été ménopausée précocement, il est fort possible que vous soyez également concernée par ce problème ; essayez donc de savoir à quel âge votre mère a atteint la ménopause.
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Variabilité du Cycle
En matière de cycle menstruel, la notion de normalité est toute relative. La durée des règles, tout comme la longueur du cycle sont très variables d’une femme à l’autre. Il est toutefois communément admis qu’un cycle menstruel « normal » (du 1er jour des règles jusqu’au premier jour des suivantes) s’étale de 26 à 35 jours. Si la durée du cycle menstruel est comprise entre 21 et 25 jours, il est considéré comme court. La durée moyenne du cycle est de 28 jours. Selon une étude de l’OMS menée en 1983 auprès de 5322 femmes, près de la moitié d’entre elles avaient un cycle menstruel de plus de 28 jours (soit plus long qu’un cycle normal). La normalité est donc à repenser.
Cycle Long et Ovulation Tardive
On considère qu’un cycle menstruel est long lorsqu’il dure plus de 35 jours. Dans un cycle long, la phase folliculaire dure plus longtemps, ce qui retarde le phénomène d’ovulation et augmente la durée du cycle menstruel. Lorsque vous avez un cycle menstruel long, c’est tout simplement que votre corps a besoin de plus de temps que d’autres pour fabriquer un ovule. Votre date d’ovulation ne se situera donc pas aux alentours des 14 jours, comme cela est le cas pour un cycle menstruel régulier. Pour connaître le jour de votre ovulation, vous pouvez faire des tests d’ovulation. La phase lutéale, qui vient après l’ovulation et s’arrête le premier jour des règles est toujours de 14 jours, peu importe que vous ayez un cycle court ou long.
Ovulation Tardive et Qualité de l'Ovule
Ovulation tardive = ovulation de mauvaise qualité ? On a tôt fait de faire ce raccourci en effet. Des cycles longs, et donc une ovulation tardive, ne signifient pas forcément une stérilité. Des cycles longs peuvent être le signe d’ovaires un peu fainéants, sans que cela ne soit pathologique cependant.
Mathématiquement cependant, des cycles longs se traduisent par des cycles moins nombreux sur l’année : « au lieu de 12 cycles par an, une femme ayant des cycles longs peut n’en avoir que 8 ou 9 », précise le docteur. Soit autant d’occasions en moins pour une éventuelle rencontre entre l’ovule et un spermatozoïde et une fécondation.
Causes Possibles d'un Cycle de 35 Jours et d'une Ovulation de Mauvaise Qualité
Plusieurs facteurs peuvent influencer la durée du cycle menstruel et la qualité de l'ovulation.
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Facteurs Hormonaux
Le cycle menstruel est régi par les hormones sexuelles, en particulier les œstrogènes et la progestérone, qui sont produites par les ovaires. Ce sont ces hormones qui déclenchent l’ovulation tout comme l’arrivée des règles. Lorsque votre cycle menstruel est plus long que la moyenne c’est parce que vos hormones sexuelles déclenchent plus tardivement l’ovulation, cette phase ou l’ovule prêt à être fécondé descend des ovaires vers l’utérus.
L'ovulation est contrôlée par les hormones de la fertilité. Si, pour une raison quelconque, vos taux hormonaux sont perturbés, votre ovulation peut s’en trouver affectée. On parle d’anovulation lorsque l’ovaire d’une femme échoue dans la production, la maturation ou la libération d’un ovule. La plupart des femmes feront l’expérience de cycles menstruels anovulatoires à un moment donné de leur vie reproductive. Ce phénomène est plus courant chez les jeunes femmes ayant tout juste eu leurs règles, ou chez les femmes plus âgées approchant de la ménopause.
Certains déséquilibres hormonaux, dus à un mauvais fonctionnement de l’hypothalamus et de l’hypophyse, peuvent expliquer certains cas d’infertilité masculine et féminine. Ainsi, les troubles de la testostérone se traduisent par un déficit de production de spermatozoïdes chez l’homme, l’excès de prolactine par une absence d’ovulation.
Conditions Médicales
Parfois en effet, des cycles longs peuvent être la conséquence d’un problème gynécologique, et notamment un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) ou dystrophie ovarienne, une pathologie qui touche 5 à 10% des femmes et l’une des causes de stérilité les plus fréquentes.
Plusieurs conditions médicales peuvent entraîner des cycles longs :
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- Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) ou dystrophie ovarienne : D’après un rapport de l’INSERM, cette maladie hormonale touche 1 femme sur 10 en âge de procréer. Cette pathologie endocrinienne est la première cause d’infertilité féminine. C’est un dérèglement hormonal qui touche 5 à 10 % des femmes en France. Un taux de testostérone élevé perturbe le cycle, empêche le développement des follicules et l’ovulation.
- Maladie de la thyroïde
- Troubles endocriniens : Les troubles endocriniens induisent un déséquilibre hormonal, perturbent le cycle et l’ovulation.
- Insuffisance ovarienne prématurée ou baisse de la réserve ovarienne : L’insuffisance ovarienne prématurée ou baisse de la réserve ovarienne est la 1ère cause d’infertilité féminine après 35 ans et touche de nombreuses femmes : 1 sur 10 000 de moins de 20 ans, 1 sur 1000 de moins de 30 ans et 2 sur 100 de moins de 40 ans.
Facteurs Liés au Style de Vie
Des carences alimentaires, une brusque perte de poids, une période de grand stress, un choc affectif peuvent également avoir un impact sur la durée du cycle.
L'environnement au sens large, aussi appelé « exposome », inclut les pollutions de tous ordres (pollution de l’air, métaux lourds, solvants, polluants organiques persistants, pesticides), les perturbateurs endocriniens, mais aussi le mode de vie : une mauvaise alimentation et un surpoids ou à l’inverse une maigreur excessive chez les femmes, la consommation de tabac ou de drogues. Tous ces éléments extérieurs jouent un rôle néfaste important sur l’infertilité masculine et féminine, directement ou indirectement.
Plusieurs facteurs liés au style de vie peuvent également influencer la durée du cycle :
- Contraception : La pilule contraceptive, l’implant ou le stérilet peuvent bouleverser les cycles féminins et conduire à des menstruations irrégulières et des cycles plus longs. La pilule peut masquer la situation. Les saignements sous contraception hormonale ne prouvent pas qu’une ovulation a lieu.
- Entraînement sportif excessif : Lorsque le corps est soumis à une activité physique intensive, cela peut bouleverser la production d’hormones sexuelles et allonger les cycles. En effet, le taux d’oestrogènes présent dans le corps de la femme est directement lié au taux de masses graisseuse : le sport peut entraîner - via la perte de poids - jusqu’à l’absence de règles. C’est ce que l’on appelle l’aménorrhée de la sportive.
- Causes psychiques : Toutefois dans certains cas, les causes ou la cause d’un cycle menstruel long reste inexpliquée et sans aucune explication physiologique.
- Stress : Le stress prolongé et chronique peut affecter la régulation hormonale et contribuer au syndrome des ovaires paresseux.
- Tabagisme : Chez les femmes, le tabagisme peut affecter la fertilité et déclencher une ménopause précoce. Il peut aussi augmenter le risque de fausse-couche et la survenue précoce du travail.
- Alcool : Chez l’homme comme chez la femme, la fertilité peut être affectée par une consommation excessive d’alcool. La diminution de votre consommation d’alcool peut vous aider à concevoir. De plus, la consommation d’alcool pendant la grossesse peut affecter la santé de votre bébé.
- Poids : Être en surpoids ou en sous-poids peut altérer votre cycle menstruel et diminuer vos chances de conception.
Autres Facteurs
- L’arrivée de la ménopause : A l’approche de la ménopause (période de pré-ménopause), la production d’oestrogènes diminue peu à peu.
- Médicaments : Si vous ou votre partenaire prenez des médicaments, veuillez demander à votre médecin si ces derniers ne vont pas affecter votre fertilité.
- Âge : Le premier facteur d’infertilité, c’est le recul de l’âge de la maternité : en France, les femmes ont désormais leur premier bébé à 31 ans en moyenne en 2022 contre 29 ans en 2019. Mais la fertilité féminine diminue naturellement à partir de 30 ans, la fertilité masculine à partir de 40 ans, ce qui explique une hausse du risque d’infertilité. Ainsi, les chances de grossesse sont évaluées à 25 % par cycle entre 25 et 30 ans, mais à 12 % seulement à 35 ans et 6 % au-delà de 40 ans. On parle souvent de « l’horloge biologique féminine », car chaque femme dispose d’une réserve d’ovocytes personnelle, déterminée à la naissance pour la vie entière. Ce stock fixe d’ovocytes diminue notablement à partir de 38 ans avant d’être épuisé à la ménopause, autour de 50-55 ans environ.
Identifier une Ovulation de Mauvaise Qualité
Les signes d’ovulation de mauvaise qualité les plus fréquents concernent la dynamique du cycle plutôt que l’ovulation elle-même. On observe souvent une glaire cervicale peu fertile, une courbe de température instable, un syndrome prémenstruel marqué, des spottings en phase lutéale, une phase lutéale courte ou des cycles irréguliers. Mais une ovulation peut également être présente sans être pleinement fécondante.
Voici quelques signes qui peuvent indiquer une ovulation de mauvaise qualité :
- Cycles irréguliers
- Glaire cervicale peu fertile : La glaire cervicale (au niveau du col de l’utérus) est une substance visqueuse, dont la texture et la consistance changent tout au long du cycle menstruel afin de favoriser la progression du spermatozoïde vers la trompe. Les altérations de cette glaire cervicale, tant en quantité qu’en terme de texture, peuvent indiquer des problèmes d’ovulation. Dans un cycle réellement fertile, la glaire cervicale change de façon assez parlante à l’approche de l’ovulation. Elle devient plus visible, plus claire, plus fluide, parfois filante comme du blanc d’œuf.En pratique, on observe en moyenne 2 à 5 jours de glaire vraiment fertile autour de l’ovulation. Et surtout : sans glaire fertile, les spermatozoïdes survivent moins longtemps et circulent beaucoup moins bien.
- Courbe de température instable
- Syndrome prémenstruel (SPM) marqué : Un syndrome prémenstruel plus intense et plus long que d’habitude pourrait indiquer des anomalies au niveau de l’ovulation ou même une anovulation. Le syndrome prémenstruel peut associer des symptômes émotionnels (irritabilité, hypersensibilité), physiques (ballonnements, maux de tête, fatigue, tensions mammaires) et parfois des changements de comportement. Parfois de petits saignements brunâtres quelques jours avant leurs règles (spotting). Ce tableau est un marqueur très fréquent des signes d’ovulation de mauvaise qualité, parce qu’il révèle souvent une phase post-ovulatoire mal stabilisée. Sur la courbe, cela se traduit parfois par une montée thermique fragile. Et c’est là qu’il faut être précise : ce type de symptômes n’est pas “normal” au sens où il faudrait s’y résigner. Il est fréquent, oui.
- Spottings en phase lutéale
- Phase lutéale courte
Diagnostic et Examens
Si vous avez régulièrement des rapports sexuels et que vous n’êtes toujours pas enceinte après un an de tentatives (ou après six mois si vous avez plus de 35 ans), il serait judicieux d’en parler à votre médecin.
L’analyse de la durée et de la régularité des cycles menstruels de la femme permet à votre médecin d’évaluer la qualité de l’ovulation.
Votre médecin peut vous proposer une gamme de tests pour permettre de déterminer l’infertilité ou les problèmes de fertilité.
- Bilan hormonal : En première intention on prescrira un bilan hormonal afin de vérifier la prolactinémie - c’est-à-dire le taux de prolactine dans le sang - ainsi que la FSH. Un bilan sanguin sera réalisé afin de doser différentes hormones : l’hormone folliculo-stimulante (FSH), l’hormone lutéinisante (LH), la prolactine, l’oestradiol. Quand des bilans sont réalisés, leur timing a aussi toute son importance. Un dosage hormonal fait “au hasard du calendrier” peut paraître rassurant tout en passant à côté de la dynamique réelle du cycle. La prise de sang permet de mesurer les taux hormonaux. Votre médecin indiquera le jour du cycle où elle doit être réalisée.
- Courbe de température : On demandera également à la patiente de faire sa courbe de température : c’est très simple à réaliser et cela donne rapidement une idée du cycle.
- Test d’ovulation : Des saignements peuvent survenir même lorsqu’il n’y a pas eu d’ovulation réelle. Non. Les tests urinaires détectent principalement le pic de LH, c’est-à-dire le signal hormonal qui précède l’ovulation.
- Échographie pelvienne : L’échographie pelvienne est pratiquée habituellement par voie vaginale, vessie vide. C’est un examen indolore et sans risque particulier.
- Analyse des trompes : Pour choisir la technique d’AMP la plus adaptée (insémination ou fécondation in vitro), il faut savoir si les trompes sont bien perméables. En effet, les trompes sont le lieu de la fécondation naturelle.
- Spermogramme : Le spermogramme est généralement prescrit dès le début du bilan. Le recueil de sperme est réalisé par masturbation au laboratoire pour éviter l’altération des spermatozoïdes pendant le transport. Au préalable, deux à cinq jours d’abstinence sont recommandés. Il doit être réalisé à distance d’épisodes de fièvre ou de prises de médicaments pouvant interférer avec la fabrication de spermatozoïdes. Si des anomalies sont détectées sur un premier spermogramme, un deuxième est demandé deux à trois mois après le premier test pour confirmer ou non les anomalies observées. La spermoculture permet de rechercher une éventuelle infection du sperme. Elle peut être répétée avant les tentatives d’assistance médicale à la procréation. Un test de migration et de survie des spermatozoïdes complète systématiquement le spermogramme avant le déclenchement de l’assistance médicale à la procréation.
Solutions et Traitements
Le traitement possible de l’infertilité dépend vraiment de la cause. Votre médecin pourra vous indiquer si votre infertilité peut être traitée et ce, en fonction de votre situation personnelle.
Si cela fait un an que vous essayez sans succès de concevoir un bébé et que vous avez 35 ans ou moins, vous devriez en parler à votre professionnel de santé, qui saura vous conseiller.
En cas de cycle menstruel long ou de changement brusque de votre cycle menstruel, il est important d’en parler avec un médecin (généraliste, gynécologue, endocrinologue) ou une sage-femme. Grâce à différents examens (échographie, bilan hormonal), ils pourront déterminer l’origine de votre retard d’ovulation et comprendre si elle est pathologique ou naturelle. Il est important de consulter un professionnel de la santé car un trouble du cycle menstruel peut être le symptôme de maladies plus graves comme des kystes aux ovaires, des dérèglements hormonaux, ou encore un cancer de l’utérus.
Selon la situation, il pourra prescrire des traitements pour stimuler l’ovulation de la femme ou vous adresser rapidement à un centre pluridisciplinaire d’Assistance Médicale à la Procréation (AMP).
Voici quelques approches possibles :
- Traitements hormonaux : Parfois, un traitement à base d’hormones est nécessaire pour réguler les taux d’oestrogènes, de progestérone et de testostérone et ainsi raccourcir la durée du cycle. Dans certains cas de SOPK, un traitement de stimulation ovarienne permettra d’obtenir une ovulation de meilleure qualité. De nombreuses patientes qui viennent dans notre centre à la recherche d’une grossesse consultent pour des cycles irréguliers. La plupart des patientes qui ont des cycles irréguliers n’ovulent pas. Un grand nombre de ces couples peuvent bénéficier du « coït dirigé » en utilisant des inducteurs d’ovulation oraux, comme le citrate de clomifène ou l’utilisation de gonadotrophines par voie sous-cutanée à faible dose. Ce type de traitement requiert un suivi dès le début, pour évaluer par échographie le développement folliculaire et les niveaux hormonaux.
- Changement de contraception : Le fait de changer de contraception ou de l’arrêter peut aussi avoir un impact sur la durée de votre cycle.
- Procréation médicalement assistée (PMA) : L’insémination artificielle (IA) est l’une des autres techniques que nous pouvons conseiller aux patientes ayant des cycles irréguliers. Une étude préalable du partenaire est nécessaire pour réaliser cette technique. Comme le coït dirigé, le but de cette technique est d’obtenir un cycle ovulatoire et de déclencher l’ovulation lorsque les critères échographiques et/ou analytiques sont réunis.
- Amélioration du style de vie : Une femme qui nourrit un projet de grossesse et présente des cycles longs et irréguliers doit consulter son gynécologue.
Cycle Long et Fertilité
Qui dit cycle long dit moins de périodes d’ovulation. Statistiquement vous avez donc moins de chances de tomber enceinte qu’une femme qui a un cycle court et qui ovule plus souvent. Toutefois, une étude catalane parue dans l’European journal of obstetrics & gynecology, suggère que les ovocytes des femmes ayant des cycles longs sont de meilleure qualité que ceux des femmes avec un cycle court. Vous ovulez donc moins souvent mais « mieux ». C’est pourquoi le taux de fécondité n’est pas plus bas chez les femmes possédant un cycle mensuel long.
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