Les vitamines et minéraux sont essentiels au bon fonctionnement de l'organisme, en particulier chez les enfants en pleine croissance. Une alimentation équilibrée devrait en théorie suffire à couvrir leurs besoins, mais certaines situations peuvent nécessiter une supplémentation. Cet article explore les bienfaits des cures de vitamines pour enfants, les sources de vitamines, les signes de carence et les recommandations pour une supplémentation appropriée.

Importance des vitamines pour la croissance et l'immunité des enfants

Les vitamines jouent un rôle fondamental dans la croissance et le développement de l'enfant. Parmi les vitamines liposolubles (A, D, E et K), la vitamine D est particulièrement indispensable à l’enfant et à l’adolescent. Elle joue un rôle essentiel dans l’absorption intestinale du calcium et la minéralisation du squelette. Supplémenter son enfant en vitamine D est fortement recommandé, à la fois pour sa croissance et son immunité.

La vitamine D est un nutriment essentiel au maintien de la santé des os et des dents chez les enfants, comme chez les adultes, car elle favorise l'absorption du calcium dans l'organisme. Une carence en vitamine D engendre des affections telles que le rachitisme chez les enfants, l'ostéomalacie chez les adultes, et peut entraîner de l'ostéoporose si elle n'est pas contrôlée à long terme.

La vitamine D3 naturelle renforce l’organisme et permet d’éviter de nombreuses pathologies, notamment l’asthme, la grippe ou les pneumonies. Des études ont été poursuivies dans des écoles élémentaires où l’environnement est propice à la propagation des maladies hivernales.

Sources de vitamines

Exposition au soleil

La principale source naturelle de vitamine D provient de l’exposition au soleil. Le contact des rayons UV sur la peau permet à l’organisme de fabriquer la vitamine D dont il a besoin. Selon le mode et lieu de vie, votre bébé sera plus ou moins exposé. Les hivers longs, la vie en appartement et/ou dans des régions les plus au nord peuvent engendrer davantage de carences. La peau s’autorégule et ne peut synthétiser plus de l’équivalent d’une dose de 10 à 20 000 UI. Il faut vraiment une exposition extrême au soleil pour dérégler ce mécanisme inhérent au fonctionnement de l’épiderme, mais vous souffririez avant dans ce cas d’autres maux plus graves, comme des brûlures et de la déshydratation.

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Alimentation

L’alimentation est l’autre source de vitamine D. Vous la trouvez dans les poissons gras (maquereau, thon, truite, hareng, saumon, etc.) et, dans une moindre mesure, dans les œufs à la coque, les champignons, le beurre et le lait. L’huile de foie de morue constitue l’une des sources les plus denses de vitamine D, mais vous avez tout intérêt à vous la procurer en gélules, car, à l’état liquide, son goût est si fort que peu de gens peuvent s’en accommoder.

Voici un tableau récapitulatif des vitamines essentielles ainsi que des aliments que vous pouvez consommer pour en faire le plein lors de votre cure de vitamines.

La consommation quotidienne d’aliments riches en vitamine C, comme l’avocat, le kiwi, le brocoli, les agrumes et les pommes de terre avec leur peau, est généralement suffisante. Il convient cependant de prendre quelques précautions lors de leur préparation car la vitamine C est sensible à la lumière, la chaleur et à l’air. Conservez ces aliments au réfrigérateur, coupez-les uniquement au moment de les cuisiner, et consommez-les de préférence crus ou cuits à la vapeur.

Signes de carence en vitamines

Les symptômes de carence dépendent en grande partie du type de vitamine et de la gravité de cette carence. Certaines vitamines sont plus facilement stockées par l’organisme, comme la vitamine B12 et la vitamine A, alors que pour d’autres, comme la vitamine C ou l’acide folique, les réserves sont faibles.

Le premier signe d’une carence en vitamine A est qu’il vous faut plus de temps pour que votre vision s’adapte la nuit.

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L’insuffisance d’apport en zinc provoque un ralentissement de la croissance, entraînant un retard de la puberté.

L’insuffisance d’apport en fer est le plus fréquent des déficits micronutritionnels en France. Chez les enfants, elle peut provoquer des difficultés d’apprentissage qui disparaissent lorsqu’elle est corrigée.

Recommandations pour la supplémentation en vitamines

Les risques de carences apparaissent chez les enfants insuffisamment exposés au soleil. Ce risque est accru chez les bébés dont la peau est très pigmentée, car les rayons UV du soleil pénètrent moins bien la peau. À l’adolescence, la croissance osseuse s’accélère et le besoin en vitamine D s’amplifie. La supplémentation en vitamine D peut donc durer jusqu’à la fin de la croissance de l’enfant, avec une fluctuation des doses en fonction de l’âge.

Les doses de vitamine D sont calculées en microgrammes (µg) ou en Unités Internationales (UI). Les chiffres indiqués ci-après sont basés sur une moyenne nationale. Charge à chaque parent de les adapter en fonction de son lieu et mode de vie. Vous pouvez procéder à une supplémentation continue, ou uniquement durant l’hiver si vous estimez que votre enfant est suffisamment exposé au soleil le reste de l’année. Certains enfants ont davantage besoin d’une supplémentation tout au long de l’année. des enfants suivants des traitements médicamenteux pour des maladies chroniques. C’est souvent le cas pour des maladies liées à des problèmes digestifs, un syndrome néphrotique ou une insuffisance rénale.

La préconisation porte sur deux doses hivernales, l’une en février, l’autre en novembre. Chacune doit représenter entre 2 000 et 2 500 µg, soit entre 80 000 et 100 000 UI.

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Les médecins recommandent la prise d’au moins 400 UI de vitamine D par jour pendant les mois d’hiver.

De nombreux parents choisissent également de donner des vitamines à leurs enfants pour renforcer leur immunité en hiver et il ressort de certaines études que la vitamine C peut aider les défenses immunitaires à combattre les infections virales et bactériennes. Généralement, la cure de vitamines A, C et E ne doit pas dépasser 3 mois, la durée peut varier en fonction des recommandations du médecin.

Vitamine K

Les bébés naissent avec un taux insuffisant de vitamine K, pourtant nécessaire à la coagulation sanguine. C’est la raison pour laquelle on l’administre aux nouveau-nés à la naissance, au quatrième jour de vie et à l’âge d’un mois en cas d’allaitement maternel ; les laits infantiles, quant à eux, en contiennent généralement.

Folate et acide folique

L’acide folique est l’une des vitamines de la grossesse. Il joue un rôle dans la division cellulaire et est très important dans la prévention des anomalies de fermeture du tube neural. En effet, des études ont démontré que la prise d’acide folique au cours de la période précédant la conception réduit les anomalies du tube neural chez les bébés jusqu’à 70 %. Il est donc fortement recommandé aux femmes qui souhaitent concevoir ou qui sont en début de grossesse d’en prendre quotidiennement.

Vitamine B12

La vitamine B12 est nécessaire à la production de globules rouges, à la multiplication des cellules et au bon fonctionnement du système nerveux. Elle ne peut être trouvée naturellement que dans les aliments d’origine animale. Les végétaliens et les végétariens sont donc exposés à un risque de carence plus élevé.

Minéraux

Tous les minéraux sont importants, mais les carences sont plus fréquentes pour les minéraux suivants :

  • Magnésium: Le magnésium est impliqué dans l’apport d’énergie à nos muscles. Il est donc important pour tous ceux qui sont très actifs. Le café et l’alcool augmentent l’élimination de magnésium dans les urines. Le thé et le vin rouge diminuent son absorption. Il est donc judicieux de réduire leur consommation au minimum.
  • Fer: Le fer aide vos cellules sanguines à transporter l’oxygène dans notre corps et il est important pour le développement du système nerveux central chez les nourrissons. La carence en fer est fréquente, en particulier chez les femmes en âge de procréer et celles qui ont des règles abondantes. Les végétaliens et les végétariens, les enfants âgés de 6 mois à 4 ans et les personnes hémophiles ou souffrant de problèmes de santé induisant une perte de sang sont également plus à risque.
  • Calcium: Le calcium est le pilier de notre santé osseuse et joue un rôle dans la contraction musculaire.

Risques de surdosage

Il existe un risque de surdosage de vitamine D, mais il est infinitésimal, tant la dose devrait être exagérée. Pour atteindre un seuil critique, il faudrait absorber la plus haute dose prescrite chez les adolescents de 200 000 UI pour une année entière, tous les 5 jours ! Pour les plus petits qui prennent des doses quotidiennes, il faudrait multiplier par plus de 10 pendant plusieurs jours pour arriver à une dose critique. Il se produirait dans ce cas une hypercalcémie, car le calcium serait assimilé en quantités excessives. Parallèlement, un surplus de calcium dans les urines pourrait engendrer des calculs rénaux.

Il est absolument impossible de provoquer un surdosage en vitamine D à la suite d’une trop longue exposition au soleil.

Les compléments alimentaires peuvent présenter certains risques, en particulier de surdosage chez les enfants, et ils contiennent souvent en plus des vitamines d’autres éléments qui peuvent interagir avec certains médicaments. Si vous pensez avoir besoin de compléments alimentaires à base de vitamines, parlez-en d’abord à un médecin.

Conseils supplémentaires

  • Un apport suffisant de potassium est essentiel à la croissance.
  • Le calcium est capital pour l’enfant, car il permet une minéralisation optimale du squelette, en particulier pendant les phases de croissance rapide. Ils sont en général couverts par la consommation quotidienne d’au moins trois produits laitiers, par l’eau de boisson, par les légumes feuilles (épinards, choux, etc.) et les légumineuses (haricots secs, pois, lentilles, etc.). Chez les adolescents, les besoins sont encore plus importants du fait de la puberté, et de la croissance qui l’accompagne.
  • Les besoins quotidiens en magnésium pour un enfant de un à douze ans sont de 80 à 280 mg par jour. Pendant l’adolescence, ils passent en moyenne à 410 mg par jour pour les garçons et à 370 mg par jour pour les filles.
  • L’apport en phosphore chez les enfants et les adolescents doit être légèrement inférieur à l’apport de calcium.
  • Un apport régulier de fluor diminue d’environ 50 % la fréquence des caries dentaires chez l’enfant. La quantité de fluor que nous consommons provient essentiellement de l’eau de boisson et des dentifrices. S’il suspecte que l’apport en fluor d’un enfant est insuffisant, le médecin peut prescrire un apport complémentaire à l’aide de comprimés et de sels fluorés ou encore de dentifrice au fluor.
  • Les caries touchent fréquemment les enfants, les adolescents et les jeunes adultes. Le brossage des dents après chaque repas avec un dentifrice au fluor prévient l'apparition des caries. Les sucres les plus facilement transformés en acides sont le saccharose (sucre de cuisine) et le glucose. Plus l'aliment sucré est long à se dissoudre dans la salive, plus il est dangereux.
  • La meilleure prévention du déficit en iode repose sur l’utilisation de sel de table iodé et sur la consommation de produits de la mer.
  • Les enfants ingèrent souvent trop de sodium (sel) chaque jour. Les grignotages (abus de chips, de biscuits apéritif, etc.) sont souvent à l'origine de ce phénomène. L'excès de sel pourrait prédisposer certains enfants à souffrir plus tard d'hypertension artérielle (trop de « tension »). De plus, l'élimination de ce sodium excédentaire tend à diminuer les réserves du corps en potassium et en calcium, des éléments nécessaires à la croissance du squelette et au fonctionnement des muscles.

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