L'univers de la petite enfance est un monde de découvertes, d'apprentissages et d'attachements. Parmi ces attachements, le doudou occupe une place particulière. Objet transitionnel par excellence, il accompagne l'enfant dans ses premières séparations et lui offre un réconfort émotionnel. Mais comment se passe l'intégration à la crèche, avec ou sans doudou ? Et que penser des avis sur des structures comme "Les Petits Chaperons Rouges" ? Cet article explore ces questions en profondeur.

Le Doudou : Un Objet Transitionnel Essentiel

Ah le doudou ! Que ce soit une peluche ou un bout de tissu, essentiel à votre enfant, cela peut vite se révéler un drame s’il est perdu ! Mais pourquoi est-ce que le doudou est si important à l’enfant ? Comment faire lors de l’arrivée à la crèche avec ou sans doudou ? Et comment s’en détacher ?

Donald Winnicott, pédiatre et psychanalyste anglais, décrit le premier dans les années 50 le doudou comme « objet transitionnel ». Pour lui, l’enfant vient au monde inachevé, démuni, sans possibilité de distinguer un intérieur et un extérieur et devant faire face à de nombreuses frustrations. Le doudou est la première possession de l’enfant. Il a tous les droits sur lui : il l’aime passionnément, mais peut décharger sa colère sur lui, le maltraiter, il sera toujours là. C’est souvent l’enfant qui choisit son doudou, en fonction de sa forme, sa texture, sa couleur, et surtout son odeur. Perdre un doudou peut se révéler être un drame !

L'Importance du Doudou à la Crèche

Il est possible qu’à la maison, votre enfant, dans son univers connu et sécurisant et sans séparation d’avec son parent, n’ait pas eu besoin de doudou jusqu’à présent. En arrivant à la crèche, c’est un monde nouveau qui s’offre à lui, avec toute sa richesse mais aussi son lot de craintes. Le doudou est laissé à disposition de l’enfant, qui sait où le trouver lorsqu’il en éprouve le besoin. Il est important de noter que les professionnels de la petite enfance veillent cependant à ce que le doudou ne se substitue pas au réconfort d’un adulte !

Le Détachement du Doudou

« En arrivant à la crèche, c’est un monde nouveau qui s’offre à votre enfant, avec toute sa richesse mais aussi son lot de craintes. C’est l’enfant qui décidera de lui-même de ne plus prendre son doudou car il n’en ressentira tout simplement plus le besoin. Cependant, lors d’une situation stressante (déménagement, rentrée scolaire, hospitalisation…) il peut avoir besoin d’y recourir de nouveau, de façon transitoire.

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« L’encouragement est à l’enfant ce que l’eau est à la plante » R. Evitez de retirer brutalement à votre enfant son doudou. Ainsi vous pouvez commencer par le responsabiliser : c’est à lui de l’emmener lorsque vous sortez, par exemple. Vous pouvez également lui proposer de le laisser le temps des courses pour qu’il le retrouve après. A la maison, il est possible d’aménager un endroit spécial où le ranger pendant qu’il joue, mange, se lave.

"Les Petits Chaperons Rouges" : Avis et Enjeux

Les crèches, et en particulier les structures privées comme "Les Petits Chaperons Rouges" (LPCR), sont au cœur des préoccupations des parents. Le choix d'une crèche est une décision importante, et les avis des autres parents peuvent influencer ce choix. Cependant, il est essentiel de prendre en compte différents aspects avant de se forger une opinion définitive.

Accusations de Maltraitance et Manque de Nourriture

L’information a été dévoilée par France Bleu : une micro-crèche de Rouen, appartenant au groupe « Les petits chaperons rouges » aurait été accusée par des parents de faits de maltraitance, manque de nourriture et blessures non signalées. Le personnel de la crèche aurait ainsi oublié de préciser à des parents d’une petite fille ayant vomi deux fois dans la journée que cette dernière avait en fait subi un choc important à la tête. « Les Petits Chaperons Rouges ont mis en avant le fait que c’était une autre enfant qui avait, je cite, « éclaté la tête de ma fille par terre »», raconte la mère à France Bleu.

Une ancienne employée raconte avoir dû aller faire des courses elle-même pour nourrir les enfants, une autre parle d’une collègue qui aurait usé de la force pour obliger un enfant à rester au lit et dormir.

Contrôles et Réglementation

Le 25 mars, la ministre déléguée à l’Enfance Sarah El Haïry a annoncé que des contrôles seraient faits dans des grands groupes de micro-crèches, après un rapport réalisé par l’Inspection générale des affaires sociales et de l’Inspection générale des finances. Missionnée après la mort d’un bébé dans une crèche privée à Lyon en 2022, l’Igas a recommandé l’an dernier de renforcer le contrôle des crèches, publiques et privées.

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La ministre veut par ailleurs aligner le cadre réglementaire des micro-crèches (moins de 12 berceaux) sur les petites crèches, comme le recommande un rapport de l’Igas et de l’Inspection générale des finances publié fin mars. Une place en crèche privée suppose tout simplement que votre employeur ou votre commune en paie une partie.

Témoignages de Parents

Voici le témoignage d'une mère ayant confié sa fille à une crèche LPCR :

"Bonjour,Voici mon témoignage (un peu long, mais vous pouvez rapidement regarder les éléments en gras).Nous avons confié notre fille dans une crèche LPCR (Les Petits Chaperons Rouges) lorsqu'elle avait six mois. Ayant eu une expérience en crèche très positive pour notre premier enfant (dans une crèche publique dans une autre région), nous n'aurions jamais pu imaginer rencontrer de tels problèmes.Nous avions reçu la brochure de LPCR, et nous avions été totalement séduits par leur projet pédagogique. Malheureusement, en réalité ce projet n'est porté que par quelques personnes. Ce que nous ignorions, c'est que LPCR appartient au groupe bancaire Rothschild, et que le fonctionnement est soumis à de très grosses pressions financières (ce dont témoignent d'ailleurs plusieurs professionnels ayant quitté LPCR). Beaucoup de personnes sont en contrat précaire, et elles sont souvent peu qualifiées, peu investies et négligentes. Une employée a osé dire à l'une des mamans: "C'est pas facile de trouver du boulot quand on n'a pas de diplôme ; avant je bossais chez Mac Do, c'est quand même mieux ici"…Lorsque nous avons visité la crèche et rencontré la directrice ainsi que l'éducatrice de la section "bébés", deux personnes très investies dans ce projet et visiblement bienveillantes avec les enfants, nous étions très enthousiastes et avons donc confirmé notre inscription. La période d'adaptation s'est très bien déroulée, et j'étais sereine le jour où jai confié ma fille pour la première fois sans moi. J'avais précisé qu'étant actuellement en recherche d'emploi, j'étais disponible et qu'ils pouvaient donc m'appeler s'ils avaient une question, et que je pouvais même revenir chercher ma fille plus tôt si ça ne se passait pas bien.Pendant la période d'adaptation, je leur avais dit que nous venions tout juste d'introduire les solides, mais que ma fille n'en mangeait encore que très peu et qu'elle tétait en moyenne toutes les deux heures. Le premier jour, j'ai laissé ma fille pendant cinq heures à la crèche, et personne ne m'a appelée donc je pensais que tout allait bien. J'avais donné un biberon de lait maternel. Lorsque je suis venue chercher ma fille, elle pleurait et avait visiblement faim. Je l'ai allaitée pendant que l'équipe m'expliquait ce qui s'était passé: "Elle a bien joué la première heure, puis elle a commencé à pleurer. On lui a donné de la purée de carotte mais elle n'en voulait pas, on a essayé de la coucher pour une sieste, mais elle a continué à pleurer, et elle n'a pas arrêté jusqu'à maintenant." Je leur ai donc demandé s'ils lui avaient donné son biberon, et ils m'ont répondu que non : puisqu'elle ne voulait pas de purée de carottes ils avaient pensé qu'elle n'avait pas faim!Nous avons rediscuté de cette question afin que le problème ne se reproduise plus, et ma fille a continué d'aller à la crèche. Au fil des jours, j'ai senti qu'elle était de plus en plus angoissée quand je la déposais et quand je revenais la chercher. J'ai essayé d'en parler avec l'équipe, mais je n'ai pas été écoutée. Ils m'ont dit qu'ils trouvaient que ça se passait bien quand je n'étais pas là, et que c'est moi qui projetait mon angoisse sur ma fille. Nous avons donc continué, jusqu'au jour où nous avons décidé d'arrêter suite à un évènement inacceptable.Ce jour-là, quand je suis venue chercher ma fille, j'ai senti que quelque chose n'allait pas. Elle sanglotait et j'ai eu beaucoup de mal à la calmer. L'équipe m'a expliqué qu'elle pleurait comme ça depuis deux heures et qu'ils ne savaient pas ce qu'elle avait, puis ils m'ont dit "On a retrouvé un peu de sang sur ses vêtements, elle a peut-être saigné du nez en pleurant, du coup on lui a mis des habits propres." Lorsque j'ai voulu laver ses vêtements, je me suis rendue compte qu'en réalité il y avait beaucoup de sang. Je l'ai alors examinée et j'ai vu qu'elle avait un gros hématome sur la gencive, violet, très gonflé et douloureux.J'ai donc pris rendez-vous avec la directrice et l'éducatrice, et j'ai enfin pu avoir le fin mot de l'histoire. Au moment où ma fille s'est blessée, il n'y avait qu'un seul adulte présent dans la section "bébés", au lieu de quatre habituellement (une personne en congé maladie, une personne partie remplacer une collègue dans la section "moyens" et une personne en pause). Lorsque ma fille a pleuré, la personne présente donnait un biberon à un autre enfant. Elle ne pouvait pas la voir d'où elle était. Elle ne s'est pas interrompue car ma fille "ne pleurait pas plus fort que d'habitude"! Lorsque le collègue est revenu de pause, elle pleurait toujours. Il a alors vu qu'elle avait saigné "abondamment" (selon les termes de la directrice après investigation). Elle ne saignait plus, mais avait étalé du sang sur son visage, ses mains et ses vêtements. Ils l'ont nettoyée mais n'ont "pas trouvé d'où elle saignait" et ont donc pensé qu'elle avait saigné du nez.J'ai cherché à comprendre pourquoi ils n'avaient appelé personne: ni moi, ni le médecin, ni même la directrice (qui est infrmière). En effet, un saignement abondant, lorsqu'on n'a pas vu ce qui s'est passé, devrait alerter! La directrice m'a dit qu'elle n'avait pas d'explication, et qu'elle me présentait ses excuses au nom de toute l'équipe.Nous sommes aussi revenues sur le fait que la personne présente ne s'était pas occupée de ma fille parce qu'elle "ne pleurait pas plus fort que d'habitude". J'ai alors compris que ma fille pleurait beaucoup et souvent à la crèche, mais qu'on me l'avait caché parce que "j'avais l'air angoissée et que c'était pas la peine d'en rajouter".Bref, lors de ce rendez-vous, nous avons donc mis fin à notre contrat chez LPCR. Le rendez-vous a duré une heure. J'avais hésité à prendre ma fille avec moi dans le bureau de la directrice, mais nous nous étions finalement mises d'accord pour qu'elle joue dans la section "bébés", et pour qu'on me la ramène si elle pleurait. Dans l'équipe présente ce jour-là, il y avait l'homme qui avait trouvé ma fille en sang en revenant de pause. Il a décidé de se "venger" de moi pour m'être plainte à la directrice, en s'en prenant à mon bébé! Sous prétexte qu'elle "avait l'air fatiguée", il l'a couchée toute seule dans un dortoir, sans son doudou, et a fermé la porte pour que ses collègues ne l'entendent pas pleurer. Lorsque je l'ai retrouvée au bout d'une heure, elle était inconsolable. Pendant des mois, nous avons pu voir à quel point cette expérience avait été traumatisante : je ne pouvais plus la mettre dans son lit, fermer la porte de la salle de bains ou monter chercher quelque chose à l'étage sans qu'elle fasse de véritables crises d'angoisses. J'ai repoussé mes projets professionnels, pris le temps d'aider ma fille à se sentir à nouveau en sécurité, et aujourd'hui ça va mieux.J'espère que mon témoignage vous sera utile."

Ce témoignage met en lumière des problèmes graves tels que le manque de personnel, le manque de communication, et des négligences potentiellement dangereuses.

Réponse à ce Témoignage

Une autre personne a répondu à ce témoignage : "Bonjour g34000,je suis vraiment désolée pour tout ce qui est passés à votre fille, j'espère qu'elle va mieux maintenant.S'il vous plait pourriez vous me dire quelle LPCR a fréquenté ta fille ?"

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Cette réponse souligne l'importance de la transparence et de la communication entre les parents et les crèches.

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