Vouloir ce qu’il y a de mieux pour son bébé amène souvent beaucoup de questions. La question de la fabrication des couches occupe de nombreuses discussions entre parents. Des échanges dont on sort souvent avec plus de questions que de réponses. Très vite, des articles aussi angoissants qu’imprécis inondent la toile. Et depuis, les couches jetables font l’objet des pires fantasmes. Sur le web, on peine ainsi à dégoter des réponses éclairantes entre les posts de parents affolés, les points de vue polémiques publiés pour buzzer, les raisonnements scientifiques incompréhensibles et les élucubrations fantaisistes les plus insolites.

Cet article a pour ambition de contribuer à nourrir votre réflexion et à l’enrichir d’un nouvel éclairage. À chacun ensuite d’apprécier en son âme et conscience la conduite qu’il doit tenir.

La Sécurité des Couches Pampers : Une Priorité

Tous les produits Pampers sont sûrs. Les couches, couches-culottes et lingettes sont fabriquées avec des ingrédients connus, sélectionnés avec soin et utilisés en toute confiance au quotidien par de nombreuses marques et des millions de bébés. Toutes les couches sont testées dermatologiquement et sont certifiées OEKO-TEX STANDARD 100. L’absence de plus de 1 000 substances nocives est contrôlée, et les dermatologues de la Skin Health Alliance approuvent les produits comme étant sans danger pour la peau des bébés. Chaque couche passe par des milliers de contrôles qualité quotidiens et suit un processus de sécurité strict en quatre étapes qui recouvre la sélection de matériaux sûrs, des tests indépendants et un suivi en temps réel sur les lignes de production. Cela signifie que chaque couche Pampers est conçue non seulement pour prévenir les fuites, mais aussi pour protéger la peau délicate de votre bébé.

Composition et Fabrication : Transparence et Contrôle

Les matériaux utilisés pour la fabrication des couches sont soit d’origine naturelle, soit d’origine synthétique. Cependant, la composition exacte des couches est parfois floue : il n’existe pas d’obligation pour le fabricant de la mentionner sur l’emballage. Toutefois, de plus en plus de fabricants jouent la transparence afin de respecter leur engagement de mieux informer les consommateurs, pris en février 2019 suite à la publication du rapport de l’Anses. Les produits d’origine naturelle proviennent de la cellulose du bois mais subissent un traitement chimique de blanchiment, notamment au chlore, ce qui explique la présence de résidus chlorés dans les couches (dioxines par exemple).

Pampers prend la parole pour éclaircir certains points :

Lire aussi: Choisir les meilleures couches de piscine pour bébés

  • Besoins des parents : La marque échange avec les parents sur leurs besoins dans le cadre d’études consommateurs.
  • Modélisations : Des modélisations sont réalisées pour étudier tous les scénarios possibles. Des modélisations sont par exemple entreprises pour prédire la réaction de la peau à l’humidité en fonction de sa nature et du stade de développement de l’enfant.
  • Tests de sécurité : En parallèle, la marque teste et évalue la sécurité de chacun des composants de la couche.
  • Couche prototype : Une couche prototype est mise au point et un premier lot est testé par 100 bébés, ce qui permet de réaliser des tests de performance et d’innocuité en laboratoire.
  • Tests en conditions réelles : Une fois que les couches ont passé avec succès ces différents contrôles, elles sont données à des parents pour des tests en conditions réelles d’utilisation, forcément différentes de celles rencontrées en laboratoire. Si les parents ne valident pas la couche, tout le cycle recommence.

Substances Potentiellement Toxiques : Qu'en Est-Il ?

En 2017, le magazine 60 Millions de consommateurs a dénoncé la présence de substances chimiques telles que pesticides, dioxines, furanes et composés organiques volatils dans les couches jetables pour bébés. À la même époque, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a lancé une expertise concernant la sécurité des couches jetables et les risques liés au contact de ces produits avec la peau et les muqueuses des bébés. Les contaminants détectés dans les couches sont en effet soit des cancérigènes, soit des perturbateurs endocriniens ou encore des composés irritants. Les fabricants sont alors sommés d’améliorer la sécurité sanitaire de leurs couches jetables pour bébés.

La liste des composés détectés à ce moment-là était longue : composés organiques volatiles, formaldéhyde, pesticides (par exemple le glyphosate et son métabolite AMPA), dioxines, furanes, PCB (polychlorobiphényle), substances parfumantes ou encore des HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) dans les élastiques. Même les couches dites « écologiques » contenaient des substances contaminantes. Il faut souligner que, hormis les substances parfumantes, les autres composés détectés ne sont pas ajoutés intentionnellement par les fabricants, ils proviennent soit d’une contamination des matières premières (pesticides) soit sont formés au cours de la fabrication lors du blanchiment ou du collage (PCB, furanes, dioxines). Certains procédés de fabrication nécessitent des températures élevées qui favorisent la formation des HAP.

Pampers se défend en expliquant que le magazine 60 Millions de Consommateurs a utilisé des solvants agressifs pour tester les couches, là où la marque les teste avec des solutions salines plus proches de la composition de l’urine. Le test de 60 Millions de consommateurs relève des traces infinitésimales des produits mentionnés, à des seuils largement inférieurs aux normes européennes. Les quantités retrouvées dans les couches Pampers sont si faibles que les résultats peuvent varier d’un test à l’autre. Comme Pampers effectue plusieurs tests, des résultats complètement différents peuvent ressortir.

À chaque étape de fabrication, du choix des composants jusqu’aux produits finis, les produits sont évalués et testés afin de garantir leur sécurité. À ce jour, il n’existe pas une règlementation spécifique aux couches. Pampers s’appuie donc sur la directive européenne sur la sécurité générale des produits. Mais la marque a aussi fait le choix d’appliquer volontairement les réglementations les plus strictes comme la directive cosmétique, qui réglemente l’utilisation des 26 allergènes. Ses couches n’en contiennent pas. Enfin, Pampers a pris la décision de bannir de ses produits plus de 550 ingrédients complémentaires pointés par REACH, règlement européen qui sécurise la fabrication et l’utilisation des substances chimiques dans l’industrie européenne.

Pampers construit les tests de ses ingrédients autour de scénarios catastrophes. Dans la réalité, un enfant utilise des couches pendant 2 à 3 ans. Pendant cette période, moins de 1% des composants pénètre dans la peau. Pour ses tests, la marque part sur la base d’une pénétration de 100% des composants pendant 75 ans. Pour aller plus loin, elle teste aussi les interactions entre les couches et d’autres produits comme des crèmes par exemple. Pampers suit par ailleurs à la lettre les avis du comité scientifique européen pour la sécurité du consommateur. Si l’ingrédient passe tous les tests avec succès, il est référencé et peut être utilisé partout, des USA à la France.

Lire aussi: Comprendre les pleurs nocturnes de bébé

Améliorations et Contrôles Récents

Suite à l’enquête du magazine 60 Millions de consommateurs et à l’expertise de l’Anses, les fabricants ont fait évoluer leurs produits. La qualité des couches jetables s’est globalement améliorée même s’il reste des efforts à faire pour certaines marques.

Entre 2019 et juillet 2020, la DGCCRF a réalisé une enquête sur 32 références de couches jetables et a constaté qu’aucune d'entre elles ne contenait de substances toxiques au-delà des seuils sanitaires définis par l’Anses. Dans son numéro d’octobre 2020, 60 Millions de consommateurs a également constaté l’amélioration de la qualité des couches et le respect de l’engagement de la plupart des fabricants d’informer le consommateur sur la composition des couches.

Il est important de noter que ces résultats ne sont pas figés, car les fabricants font évoluer leurs produits. Par exemple, pour les couches Pampers Harmonie, les résultats sont différents entre l’analyse réalisée par la DGCCRF et l’évaluation faite par le magazine 60 Millions de consommateurs. C’est la même chose pour la marque Love&Green qui arrive en première position du classement de 60 millions de consommateurs mais pour laquelle la DGCCRF a détecté des HAP dans « une quantité qui ne conduit pas à un dépassement du seuil d’exposition dû aux couches uniquement mais qui ne permet pas de garantir l’absence de risques dans le cadre des expositions cumulées ». Cependant, ces résultats ont été contestés par la marque et n’ont d’ailleurs pas été confirmés par les évaluations réalisées par 60 millions de consommateurs. Les différences obtenues entre deux évaluations peuvent s’expliquer par une évolution du produit mais également par des méthodes d’analyse, des limites de détection et/ou de quantification différentes. Les critères de qualité peuvent également être différents.

Conseils pour Choisir et Utiliser les Couches en Toute Sécurité

Pour éviter les risques liés à la présence de substances chimiques indésirables, il est conseillé de choisir des couches sans parfum ou sans lotion parfumée.

Pour vous guider dans votre achat, vous pouvez aussi vérifier que le fabricant joue la transparence en indiquant la composition des couches sur l’emballage. Plusieurs labels existent et peuvent être mentionnés sur l’emballage. Parmi eux, la mention « TCF » pour Totally Chlorine Free, qui indique que les couches ne contiennent aucun résidu chloré (PCB, dioxines…) peut vous aider à faire votre choix.

Lire aussi: Guide pour une Couche Confortable

Rappelons également qu’une couche doit être changée régulièrement pour éviter les irritations. C’est particulièrement vrai en cas de selles dont les enzymes dégagent un PH acide. D’après la société française de pédiatrie, 11 causes expliquent les irritations du fessier des bébés. Il est important de consulter un médecin en cas d’irritations.

Impact Environnemental et Alternatives

Si la composition des couches jetables s'est améliorée, il reste un souci : les déchets qu'elles génèrent qui correspondent à une tonne par enfant ! Marianne Bertrel, l'auteure du Guide complet des couches lavables explique que le coût du traitement de ces déchets pour la communauté est de 120 à 150 € (à multiplier par le nombre de bébés), que cela génère une tonne de CO2. En plus, les couches lavables permettent de faire des économies. Il n’existe pas de couches jetables entièrement biodégradables sur le marché à l’heure actuelle. Car certains composants, inévitables à leur composition, ne sont pas biodégradables (micro-capteurs absorbants (SAP) ou élastiques par exemple). Les produits peuvent présenter une biodégradabilité partielle.

Pampers a créé la première filière de recyclage de couches au monde. Installée à Trévise en Italie, une usine récupère les couches préalablement amenées par des parents vers des points de collecte spécifiques répartis dans la ville. Le polyéthylène ou le polypropylène peuvent par exemple servir à faire des tables ou des vêtements.

tags: #couche #pampers #défaut #fabrication

Articles populaires: