Le choix des couches pour bébé peut rapidement devenir un casse-tête pour les jeunes parents. Entre les différentes marques, les compositions et les préoccupations environnementales, il est essentiel de s'informer pour faire un choix éclairé. Cet article vise à vous guider à travers les différentes options disponibles, en mettant l'accent sur les couches écologiques et les critères à prendre en compte.

Couches jetables : un casse-tête pour les parents

Vous voilà au rayon couches jetables… et là, quel casse-tête ! Le débat sur la fabrication des couches jetables n’a fait que renforcer la méfiance des parents face aux méthodes de l’industrie de la puériculture. Comme tous les jeunes parents, vous êtes exigeant et cherchez les couches les moins toxiques, les plus absorbantes, sans perturbateur endocrinien et biodégradables.

Transparence et indépendance des comparatifs

Il est crucial de s'assurer que les comparatifs et classements sont élaborés de manière indépendante. Les analyses doivent se faire d’après les compositions et études toxicologiques communiquées par les fabricants. Aucune marque ne doit influencer le résultat des comparatifs. Les critères de classement doivent être clairement indiqués et détaillés afin d’assurer une totale transparence.

Si un soutien financier est reçu d’une ou plusieurs marques, cela doit être systématiquement mentionné. Cependant, cela ne doit en aucun cas influencer l’analyse. Les marques partenaires ne doivent pas intervenir sur les critères ou leur note, garantissant ainsi l’objectivité du comparateur. La sélection des marques doit permettre de conserver la liberté éditoriale. Une marque peut être déréférencée si elle ne respecte pas les valeurs ou l’éthique, incluant un manque de transparence, l’absence de réponse aux sollicitations, des propos diffamatoires, ou tout comportement susceptible de nuire à l’image.

Substances préoccupantes dans les couches

Les études de la DGCCRF ou de 60 millions de consommateurs ont analysé la présence de substances que l’on retrouve partout par contamination environnementale. Ces analyses précisent également qu’aucun dépassement des seuils sanitaires n’a été constaté. Les marques sont soumises à des tests toxicologiques réguliers pour le vérifier. Toutefois, ces études ne prennent pas en compte les matières premières avec lesquelles sont fabriquées les couches. De plus, les marques qui n’ont pas souhaité communiquer la composition de leurs couches se voient considérées en rouge, car la transparence est essentielle.

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Voici quelques substances couramment utilisées dans les couches jetables :

  • Polypropylène (PP) : Polymère thermoplastique semi-cristallin de grande consommation. La production de polypropylène en masse est source d’impacts environnementaux, de consommation de pétrole et d’émission de gaz à effet de serre.
  • Polyester : Obtenu par synthèse chimique de deux composants du pétrole : l’acide téréphtalique et l’éthylène glycol. Le polyester représente un danger pour la planète et pour les hommes, demandant une consommation importante d’eau et d’énergie lors de sa production.
  • Polyéthylène (PE) : Polymères d’éthylène, simples et peu chers à fabriquer, constituant la matière plastique la plus commune.
  • Polyamide : Fibres représentant un danger pour la planète et pour les hommes.
  • Copolyester : Formé lorsque des modifications sont apportées aux polyesters, combinant des diacides et des diols.
  • Poly téréphtalate d’éthylène : Peut contenir des phtalates, perturbateurs endocriniens, c’est-à-dire des substances chimiques qui interfèrent dans le système endocrinien de l’organisme et peuvent avoir des effets dangereux.
  • Élastomère : En grande majorité, synthétisées à partir de monomères.
  • Élasthanne : Matière polluante à éviter, avec un processus de fabrication controversé à cause de ses impacts environnementaux et sanitaires.
  • Bandes PH (indicateurs d’humidité) : Substances chimiques qui réagissent à l’urine et peuvent être à l’origine de la présence de substances cancérigènes dans les couches. Elles sont donc à proscrire.
  • SAP (Polyacrylate de sodium) : Substance chimique sous forme de petits grains qui gonflent au contact de l’humidité. Bien que non toxique à notre connaissance, elle reste une substance de synthèse qui peut être irritante en contact direct sur la peau.

Composants importants des couches

  • Voile de contact : En contact direct avec la peau des bébés. Il est préférable d'opter pour des voiles non issus de la pétrochimie (coton, GPE/PLA).
  • Voile d’acquisition : Il est préférable de les choisir conçus sans matière issue de la pétrochimie.
  • Cœur absorbant ou matelas absorbant : Partie la plus lourde et la plus polluante de la couche, contenant du SAP. Plusieurs marques diminuent les quantités en le remplaçant par de la cellulose.
  • Voile externe : Souvent 100% synthétique.
  • Barrière : Permet d’ajuster la couche aux jambes du bébé afin d’éviter les fuites.

Risques liés au chlore

Utiliser du chlore ou des dérivés chlorés, c’est prendre le risque de retrouver des dioxines dans le produit fini.

Les couches écologiques : une alternative plus saine

Les couches écologiques respectent mieux la peau de bébé, car elles contiennent moins de produits chimiques et de substances nocives en général, évitant ainsi les irritations et rougeurs. Les versions écologiques utilisent des matières naturelles, comme la cellulose non blanchie au chlore. Elles sont aussi meilleures pour la planète. Une couche jetable classique met jusqu’à 500 ans à se dégrader. Les modèles écologiques, eux, utilisent des matières biodégradables et réduisent l’impact environnemental. Certaines marques proposent même des couches compostables, limitant ainsi les déchets tout en offrant à bébé une alternative plus saine.

Marques de couches écologiques

Dans les rayons des magasins, les marques de couches bio ou écologiques se multiplient. Voici quelques marques de couches bébé pas chères, jetables et écologiques :

  • Love & Green
  • Biolane
  • Pampers Harmonie
  • Tamboor
  • Vertbaudet
  • Pingo
  • Joone
  • Eco by Naty
  • Green Tribu
  • Lillydoo
  • Bambo Nature

Les couches écologiques Biolane sont composées d’ingrédients d’origine naturelle. La Marque En Moins propose des couches françaises à partir de 0,20€ avec une composition saine et une absorption classée A. Eco by Naty est la première marque certifiée pour ses matériaux 100% végétaux au contact de la peau. Love & Green propose des couches hypoallergéniques sans chlore, sans petrolatum, sans lotion et sans colorant. L’enveloppe de la couche est conçue à base d’amidon de maïs et de canne à sucre, et le voile de surface est en polypropylène. Joone révolutionne l’univers de la puériculture avec ses imprimés colorés, sa composition transparente et son abonnement flexible. Bambo Nature séduit les parents exigeants avec ses changes écologiques. Lillydoo propose une gamme de couches hypoallergéniques avec une composition naturelle, des designs stylés et un système d’abonnement flexible. Les couches écologiques Green Tribu ne contiennent ni chlore, ni parfum, ni pesticides, et sont exemptes de lotion. La cellulose contenue dans ces couches est issue d’arbres de forêts éco-gérées certifiée FSC. Ces couches assurent une efficacité de 12 heures. La marque vertbaudet propose de livrer à domicile la quantité de couches nécessaire pour 1 mois. Ces couches sont écologiques et fabriquées en circuit court en France, en Bretagne. Pingo affiche une démarche vertueuse en ayant recours à plus de 40% de matières renouvelables pour fabriquer ses couches. Les couches écologiques Tamboor disposent du label Made in Green délivré par Oeko-Tex et garantissant des couches produites de manière éco-responsable. Elles sont fabriquées sans latex et sont hypoallergéniques.

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Critères à considérer pour choisir des couches écologiques

  • Biodégradabilité : Gardez en tête qu’une couche n’est pas entièrement biodégradable, malgré le taux de biodégradabilité affiché sur certains packagings.
  • Cellulose : Toutes les couches contiennent de la cellulose, qui contribue à l’absorption des matières liquides et solides. Les marques de couches écologiques utilisent principalement de la cellulose issue de forêts gérées de façon responsable.
  • SAP (Super Absorbent Polymer) : Destiné à absorber le liquide pour le transformer en un coussin de gel, le SAP est présent dans toutes les couches jetables, bio ou non. Certains modèles en contiennent néanmoins moins que d’autres.
  • Plastique : Plusieurs marques de couches bio ont recours aux dérivés de plastique pour la fabrication de leurs produits.
  • Lotion et parfums : Sur une couche jetable conventionnelle, la lotion (vaseline) permet de limiter les risques d’irritation. A priori, vous ne trouverez pas de parfums dans les couches bio.

Enquêtes et analyses

De 2019 à début 2020, la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) a mené une enquête sur les couches pour bébés. 32 références de couches pour bébés ont été prélevées afin de les analyser en laboratoire pour vérifier l’absence de dépassement des seuils sanitaires définis par l’Anses.

Couches lavables : une alternative durable et économique

Les couches lavables représentent une alternative durable et économique aux couches jetables. Elles sont réutilisables et peuvent être fabriquées à partir de matières naturelles comme le coton, le bambou ou la laine. Bien que nécessitant un investissement initial plus important et une routine de lavage régulière, elles peuvent s'avérer plus économiques à long terme et réduisent considérablement l'impact environnemental.

Types de couches lavables

Il existe plusieurs types de couches lavables, chacun ayant ses avantages et ses inconvénients :

  • Langes classiques : Il s'agit de grands carrés de tissu (coton, coton bio, bambou) qui se plient et se fixent à l'aide de pinces (Snappi) ou de langes à nouer. Ils nécessitent une culotte de protection imperméable.
  • Couches préplates : Elles sont similaires aux langes classiques mais ont une forme pré-définie pour faciliter le pliage.
  • Couches moulées : Elles ont la forme d'une couche jetable et sont entièrement absorbantes. Elles nécessitent également une culotte de protection imperméable.
  • Couches à poche (TE2) : Elles sont composées d'une enveloppe imperméable avec une poche dans laquelle on insère un insert absorbant. L'enveloppe peut être réutilisée plusieurs fois si elle n'est pas souillée.
  • Couches tout-en-un (TE1) : Elles sont les plus similaires aux couches jetables en termes d'utilisation. L'insert absorbant est cousu à l'enveloppe imperméable.

Expérience avec les couches lavables

Après la naissance du PetitMignon, l'utilisation des couches lavables a commencé sérieusement vers le premier mois. Avant cela, le bébé était trop petit pour les systèmes achetés. Au début, quelques couches jetables (les plus écolo possibles) étaient utilisées la nuit en raison de la complexité du sujet et du risque de devoir changer bébé au milieu de la nuit. Pour tout le reste, c’était lavable.

L'expérience a montré qu'il n'y avait pas plus de fuites qu'avec les jetables et que les odeurs étaient moins fortes. En quatre mois, il y a eu seulement deux fois des fesses rouges, une fois inexpliquée et une fois après une nuit en jetable.

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Différents types de couches ont été testés pour se faire un avis. Le principe d’avoir séparé les absorbants des parties imperméables (TE2 ou couches classiques) a été validé. S’il n’y a pas de selle débordante, seule la partie intérieure est lavée, et la culotte est mise de côté pour aérer et réutiliser.

Au début, des Monoprix (blanchis sans chlore) en 70×70 ont été utilisés, mais ils sont rapidement devenus trop petits. Ensuite, des langes Disana et Popolini en coton non blanchi, en 80×80, ont été utilisés. Les Popolini sont plus chers mais plus épais, plus doux, avec un ourlet qui se tient mieux. L'absorption s'est améliorée au fil des lavages.

Les "snappi" pour faire tenir les couches fermées ont été rapidement abandonnés car ils glissaient tout le temps. Les langes à nouer de Disana, en coton tricoté avec une forme spéciale et des cordelettes pour fermer, ont été une bonne alternative. Ils sont souples et confortables, bien que volumineux sur les tout-petits bébés.

Des inserts en bambou qui se clipsent avec des pressions à l’intérieur de la culotte ont également été utilisés. Ils sont pratiques pour aller vite ou quand des visiteurs changent le PetitMignon. Ils sont peu volumineux, mais la culotte est souvent touchée par des débordements car ils sont moins enveloppants.

Les couches classiques, qui font tout le tour des fesses du bébé et se ferment avec des scratchs/pressions, sont très absorbantes mais volumineuses. Il faut trouver des "coupes" qui conviennent bien à la morphologie de bébé pour que ça s’ajuste bien.

Matières utilisées pour les couches lavables

La majorité des absorbants sont en coton, qui absorbe beaucoup, sèche vite et se lave à 90° si besoin. Quelques absorbants sont en bambou, inclus dans des lots achetés d’occasion. Les culottes en PUL (polyuréthane laminé) sont des surcouches en synthétique, qui se ferment avec scratch ou pression. Les Popolini (Vento et Popowrap) en taille S sont utilisées par dessus tous les langes et couches classiques, et les Totsbots Peenut évolutives, qui ont 3 niveaux de hauteur réglable, sont utilisées comme surcouche ou en TE2 avec des inserts en bambou.

Une Applecheeks, très jolie, a été testée mais elle est trop "échancrée" pour aller par dessus les langes et entièrement doublée en micro-polaire à l’intérieur, donc elle absorbe un peu d’humidité et doit être lavée à chaque fois. Une ImseVimse, dont la forme et le système étaient top, a également été testée, mais la matière absorbe également un peu d’urine, notamment vers le scratch ventral, et sent vite mauvais.

Les shortys, qui n’ont pas la forme d’une couche mais d’un petit bloomer qu’on enfile par les pieds, ont également été testés. Les versions PUL de Petit Lulu n’allaient pas à la morphologie du bébé. En revanche les versions Laine de chez Disana ont beaucoup plus de marge, car les ouvertures sont plus longues et souples. Cependant, la laine ne supporte pas bien la compression et fuit par capillarité, ce qui n'est pas adapté pour un bébé qui est énormément en portage.

Routine de lavage

Une poubelle à pédale avec un grand sac en PUL imperméable est utilisée pour stocker les couches sales. Les couches sont lavées tous les 2-3 jours, avec le sac. Les selles de bébé allaité étant solubles dans l’eau, tout s’élimine parfaitement.

Un cycle de rinçage court à froid est effectué EXPRES pour les couches lavables. Ensuite, tout le linge sale qui peut passer à 60° est ajouté à la machine : les langes de bavouilles du PetitMignon, les maxi-langes, ses bodys, les torchons de la cuisine, les serviettes de toilettes etc. Une cuillère à soupe de bicarbonate de soude et une cuillère à soupe de percarbonate de soude sont ajoutées directement dans la machine, ainsi que de la lessive dans le compartiment normal. Un cycle long coton à 60° est lancé. Les surcouches en PUL sont lavées à 60° car il a été vérifié sur les infos de chaque marque que c’est ok.

Une fois le lavage terminé, tout ce qui est en PUL ou qui a des élastiques est étendu, et un cycle de séchage est lancé. Le séchage en machine n’est pas écolo, mais il est nécessaire en raison du manque de place.

Le "décrassage" régulier des couches, avec des trempages d’une nuit à faire, n'a pas été nécessaire jusqu'à présent. Une lessive avec uniquement les absorbants en coton (et du linge de maison) est faite en ajoutant du vinaigre à la place de l’assouplissant, pour casser un peu le calcaire qui peut s’installer.

Aspect financier

Environ 200€ de matériel ont été investis pour le lavable : les absorbants neufs, les surcouches d’occasion, les sacs de stockage, la poubelle etc. Normalement, il ne devrait pas être nécessaire de racheter d’absorbants jusqu’à la propreté. Pour les surcouches, il faudra probablement en acheter deux ou trois supplémentaires quand l'enfant grandira. Mais les plus petites pourraient être revendues.

Avis du papa

Au début, les couches jetables paraissaient plus simples à gérer, et la multitude d'options testées rendait le choix difficile. Cependant, en réduisant progressivement les options et en trouvant les 2-3 combinaisons qui convenaient bien, l'utilisation des couches lavables est devenue une fierté et un sentiment d’être impliqué et en relative maîtrise du sujet.

Choisir la bonne taille et changer la couche

Choisir la bonne taille de couche pour votre bébé est crucial pour son confort et pour éviter les fuites.

  • Taille 4 (7-18 kg) : pour les bébés de 5 à 12 mois.
  • Taille 5 (11-25 kg) : pour les bébés de plus de 12 mois.

Changer la couche de bébé est une tâche essentielle que chaque parent ou soignant doit maîtriser. Pour choisir une marque de couches, considérez d’abord le confort et la taille pour votre bébé. Comparez les caractéristiques comme l’absorption, la douceur et les options disponibles (par exemple, écologiques ou hypoallergéniques). Lisez les avis des autres parents pour obtenir des recommandations. Essayez différentes marques pour voir celle qui convient le mieux à votre bébé et à votre budget. Il est possible que certaines marques de couches jetables entraînent des irritations cutanées chez les bébés, notamment en cas de réactions allergiques aux composants des couches.

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