Le vaginisme et les douleurs vulvaires sont deux affections qui peuvent avoir un impact significatif sur la qualité de vie des femmes. Cet article vise à fournir une compréhension approfondie de ces conditions, y compris leurs causes, leurs symptômes, leurs diagnostics et leurs traitements.
Introduction
La médecine et la chirurgie esthétique ne se limitent pas à l'amélioration de l'apparence extérieure. Elles englobent également des traitements visant à améliorer la qualité de vie des patients confrontés à des problèmes intimes et souvent méconnus, tels que le vaginisme et les douleurs vulvaires. Ces affections peuvent avoir un impact considérable sur la vie sexuelle, émotionnelle et sociale des femmes.
Qu'est-ce que le Vaginisme ?
Le vaginisme est une contraction musculaire prolongée ou récurrente des muscles du plancher pelvien qui entourent l'ouverture du vagin. Cette contracture musculaire n’est pas douloureuse en soi, mais elle rend la pénétration vaginale difficile, voire impossible, et souvent douloureuse. Le vaginisme se caractérise par une contraction involontaire des muscles du périnée, empêchant la pénétration ou la rendant très douloureuse.
Types de Vaginisme
Il existe plusieurs types de vaginisme :
- Primaire : Le vaginisme a toujours été présent au cours de la vie. Il se manifeste particulièrement au début de la vie sexuelle.
- Secondaire : Il apparaît au cours de la vie, alors qu’aucune contraction musculaire n’avait été ressentie jusque-là.
- Partiel ou situationnel : Il intervient dans certaines situations uniquement (ex. avec certains partenaires). La pénétration est possible dans certaines situations, mais impossible dans d’autres.
- Total (ou global) : Il a lieu dans toutes les situations, avec tout objet. Rien ne peut entrer dans le vagin sans douleur (ni doigt, ni tampon, ni pénis).
Causes du Vaginisme
Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine d’un vaginisme. Ces facteurs sont très variés et dépendent de l’histoire de chaque personne. Le vaginisme primaire est fréquemment d’origine psychologique. Certains facteurs favorisants peuvent être la peur du premier rapport sexuel, d’une grossesse, de l’accouchement, d’une Infection Sexuellement Transmissible (IST)… dans un contexte d’éducation stricte ou de convictions religieuses culpabilisantes, ou encore de traumatismes sexuels anciens. Le vaginisme secondaire doit faire rechercher une cause organique : gynécologique (infection vaginale, traumatisme obstétrical, chirurgie pelvienne …), anatomique (malformations), métabolique (spasmophilie). Il peut s’agir d’un problème organique, d’une vulvodynie, d'interdits moraux et /ou religieux, d'une éducation stricte, d'un traumatisme sexuel, de la peur d’une grossesse, etc.
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Quelle que soit la cause identifiée, le résultat est le même : une contraction forte du périnée, source de douleurs et limitant les possibilités du corps. Un vaginisme peut entraîner la personne qui en souffre dans un cercle de difficultés où les douleurs déjà ressenties génèrent de l’angoisse à l’idée d’être pénétrée, ce qui renforce le réflexe de fermeture du périnée à l’origine des souffrances.
Symptômes du Vaginisme
- Douleurs lors de la pénétration (doigts, tampons, spéculum, jouet sexuel, pénis…). La douleur est le plus souvent décrite comme une sensation de brûlure ou d’un déchirement.
- Peur, angoisse à l’idée que quelque chose puisse s’introduire dans le vagin.
Impact sur la Vie Sexuelle
Le vaginisme n’empêche pas une vie sexuelle épanouie. Rappelons-le, la sexualité ne se limite pas à la pénétration. Le plaisir comme l’orgasme sont d’ailleurs parfaitement possibles malgré ce trouble. Le dialogue entre les partenaires est donc essentiel afin de comprendre, ou de faire comprendre, que les contractions ne sont pas volontaires et ne dépendent pas de l’envie sexuelle ou du/de la partenaire.
Qu'est-ce que les Douleurs Vulvaires (Vulvodynie) ?
Les douleurs vulvaires, ou vulvodynie, désignent une douleur chronique ou un inconfort situé dans la région de la vulve, sans cause infectieuse ou dermatologique évidente. Les symptômes de la vulvodynie peuvent varier considérablement d'une femme à l'autre, affectant de manière significative leur qualité de vie.
La douleur vulvaire est un motif fréquent de consultation. C'est une douleur de la vulve soit spontanée, soit provoquée par le contact (rapports sexuels, mise en place de tampons, examen gynécologique, frottement des vêtements). La douleur peut être diffuse sur toute la vulve ou bien être localisée sur des points précis, notamment au vestibule (entrée du vagin de part et d’autre latéralement) ce qui correspond au terme de vestibulodynie.
- soit d’emblée sur vulve normale (en général la pose des premiers tampons a été d’emblée douloureuse, les premiers rapports sexuels également), une origine psychosomatique doit alors être suspectée.
- soit secondairement à des épisodes de mycoses ou d’herpès, etc. Il s’agit alors d’un abaissement du seuil de la douleur souvent chez des patientes anxieuses.
La vestibulodynie se complique facilement d’un vaginisme, c’est à dire une contraction involontaire et réflexe des muscles du périnée.
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Douleur Vaginale : Définition et Types
La douleur vaginale peut revêtir diverses formes et gravités, allant de légères gênes à des sensations plus intenses.
- Douleur aiguë : Généralement de courte durée, la douleur vaginale aiguë peut être le résultat d'une blessure, d'une inflammation temporaire ou d'un événement spécifique.
- Douleur chronique : Une douleur vaginale persistante sur une période prolongée nécessite une attention particulière pour déterminer ses origines sous-jacentes. Une douleur chronique peut être le signe d’une maladie chronique qui peut entraîner des complications.
Anatomie et Fonctionnement du Vagin
Une compréhension approfondie de l'anatomie vaginale est cruciale pour contextualiser les douleurs ressenties. Le vagin, un organe musculaire et élastique, joue un rôle clé dans la reproduction et le plaisir sexuel.
- Parois Vaginales : Composées de muscles lisses, les parois vaginales sont capables de s'étirer et de se contracter, offrant une flexibilité essentielle pendant les activités sexuelles et lors de l'accouchement.
- Flore Vaginale : L'équilibre des bactéries présentes dans le vagin est crucial pour maintenir la santé et prévenir les infections.
- Connexions Nerveuses : Le vagin est richement innervé, ce qui rend cette région sensible aux stimuli et sujette à diverses sensations.
Causes Communes de la Douleur Vaginale
Les causes de la douleur vaginale peuvent découler de divers facteurs, allant des infections aux conditions dermatologiques.
- Infections et Affections
- Infections à levures : Une prolifération excessive de levures dans le vagin peut entraîner des irritations, des démangeaisons et des douleurs. Les facteurs tels que les antibiotiques, le diabète ou un système immunitaire affaibli peuvent favoriser cette affection.
- Vaginose bactérienne : Un déséquilibre de la flore bactérienne naturelle du vagin peut conduire à cette infection, provoquant une odeur désagréable, des démangeaisons et des douleurs.
- IST : Certaines IST (infections sexuellement transmissibles), telles que la chlamydia, la gonorrhée ou l'herpès, peuvent causer des douleurs vaginales. Un dépistage régulier est essentiel pour prévenir et traiter ces infections.
- Conditions Dermatologiques
- Dermatite : L'inflammation de la peau autour du vagin, la dermatite vulvaire, peut entraîner des douleurs. Des allergies, des irritants ou des réactions auto-immunes peuvent contribuer à cette condition.
- Psoriasis : Le psoriasis est une affection cutanée chronique qui peut affecter la région génitale, provoquant des rougeurs, des démangeaisons et des douleurs.
- Eczéma : L’eczéma est une inflammation de la peau qui peut également toucher le vagin, entraînant des démangeaisons et des douleurs.
- Autres causes de douleurs vulvaires et vaginales
- Névralgie pudendale : Cette affection se manifeste souvent par des douleurs extrêmement intenses décrites comme des sensations de brûlures ou de décharges électriques. Elles sont volontiers unilatérales, cèdent au repos et sont aggravées par certaines positions. Elles traduisent la compression du nerf pudendal sur son trajet entre la sortie de la moelle et la région génito fessière. Elles accompagnent souvent un problème de lombalgies chroniques avec ou sans sciatalgie.
- Contracture du plancher pelvien : La plupart des personnes ignorent l’existence et le fonctionnement de ce réseau musculaire dont la commande est physiologiquement involontaire. La contracture des muscles du plancher pelvien comprime les veines, les artères et les nerfs, provoquant ainsi une souffrance et fragilité des tissus pelviens.
- Atrophie muqueuse : Quelle que soit la voie d’accouchement, les muqueuses vulvo-vaginales subissent (comme le reste du corps) une chute hormonale. Cela crée une atrophie muqueuse : c’est le caractère fin, fragile et moins bien lubrifié des muqueuses qui rend la vulve et le vagin plus inconfortables. Il peut en résulter des douleurs lors des rapports sexuels notamment lors de la pénétration.
Facteurs de Risque et Prévention
La compréhension des facteurs de risque associés aux douleurs vaginales est essentielle pour prendre des mesures préventives.
- Facteurs de Risque
- Hygiène : Une hygiène insuffisante peut favoriser la croissance de bactéries nuisibles, entraînant des infections et des irritations. Mais une hygiène trop forte peut également favoriser la croissance des pathogènes. En effet, l’équilibre de la flore vaginale est très fragile. Il ne faut donc pas laver le vagin, mais seulement l’extérieur de la vulve.
- Activité sexuelle : Des pratiques sexuelles non protégées ou agressives peuvent augmenter le risque d'infections sexuellement transmissibles (IST) et de traumatismes, pouvant causer des douleurs vaginales.
- Médicaments : Certains médicaments, tels que les antibiotiques, peuvent perturber l'équilibre naturel de la flore vaginale, favorisant ainsi le développement d'infections à levures ou bactériennes.
- Mesures de Prévention
- Pratiques d'hygiène : Adopter des habitudes d'hygiène appropriées, y compris un nettoyage doux de la zone vulvaire (et non du vagin), peut aider à prévenir les infections et les irritations. De même, il ne faut pas se parfumer au niveau des parties intimes.
- Utilisation de protections adaptées : Le choix de protections hygiéniques adaptées, comme des culottes de règles ou des serviettes hygiéniques de qualité, est essentiel pour éviter les irritations et les infections.
- Pratiques sexuelles sécuritaires : Il est important d’utiliser des préservatifs pour éviter tout risque de transmettre ou d’attraper une IST.
- Auto-massage périnéal : La meilleure prévention est l’auto massage périnéal et des cicatrices, quotidiennement pendant quelques minutes, à faire sur plusieurs semaines.
Symptômes Associés
Le fait de reconnaître les symptômes associés aux douleurs vaginales peut fournir des indices importants sur leurs origines.
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- Symptômes Indicateurs
- Écoulements : Des écoulements inhabituels, tels que des pertes épaisses, malodorantes ou teintées de sang, peuvent indiquer diverses conditions, notamment des infections à levures, des infections bactériennes ou des IST.
- Démangeaisons : Les démangeaisons vaginales, souvent accompagnées d'une sensation d'inconfort, peuvent être le signe d'infections, de réactions allergiques ou de déséquilibres de la flore vaginale.
- Brûlures : Une sensation de brûlure pendant ou après la miction peut être liée à des infections urinaires, des IST ou des irritations.
Diagnostic
Quand Consulter un Médecin ?
Il est recommandé de consulter un professionnel de la santé si vous éprouvez l'un des symptômes suivants :
- Signes d'alerte :
- Les douleurs sévères : Des douleurs vaginales intenses qui persistent.
- La fièvre : Une élévation de la température corporelle peut indiquer une infection grave.
- Les écoulements anormaux : Des pertes inhabituelles, surtout si elles sont malodorantes ou accompagnées d'autres symptômes.
- Symptômes sévères :
- Les saignements abondants : Des saignements vaginaux anormaux et abondants.
- Le gonflement ou les rougeurs : Un gonflement ou des rougeurs excessifs autour de la zone vaginale.
- Autres symptômes généraux : Des symptômes généraux tels que fatigue extrême, perte de poids inexpliquée, ou difficulté à uriner.
Consultation Médicale et Antécédents
Lors de la consultation médicale, le professionnel de la santé recueillera des informations détaillées sur vos antécédents médicaux, y compris tout symptôme, événement ou changement récent. Des questions sur le début des douleurs, leur intensité, leur fréquence, ainsi que sur d'autres symptômes associés seront posées pour affiner le diagnostic. L’interrogatoire permet de comprendre ce qui pousse la patiente à se prendre en charge (ex. désir de grossesse) et d’écouter son histoire sexuelle (échecs répétés lors de tentatives de pénétrations, avec un ou différents partenaires, avec tampon, doigts …).
Examen Clinique
Chez les personnes atteintes de vaginisme, les organes génitaux sont sans particularités. L’examen reste “superficiel” et permet d’éliminer d’autres causes organiques (infections, lichen, endométriose, etc) qui nécessitent un traitement spécifique.
Un examen gynécologique peut être nécessaire pour évaluer l'état du vagin, du col de l'utérus et d'autres structures pelviennes. Cet examen, souvent réalisé avec un spéculum, permet au professionnel de la santé de détecter d'éventuelles anomalies, infections ou lésions. Comme pour toute consultation clinique, la patiente est en droit de refuser un toucher vaginal si elle ne le souhaite pas.
Tests et Analyses
Pour confirmer le diagnostic et identifier la cause spécifique des douleurs vaginales, différents tests et analyses peuvent être prescrits :
- Frottis : Un frottis est souvent effectué pour dépister d'éventuelles anomalies cellulaires ou la présence de l'infection à papillomavirus humain (HPV). Cela peut également aider à détecter des cellules précancéreuses ou cancéreuses du col de l'utérus.
- Cultures : Des échantillons de sécrétions vaginales peuvent être prélevés pour des cultures bactériennes ou fongiques. Cela permet d'identifier spécifiquement les agents pathogènes responsables d'infections.
- Tests IST : En cas de suspicion d'infection sexuellement transmissible (IST), des tests spécifiques, tels que des prélèvements urinaires ou sanguins, peuvent être recommandés.
Traitements et Approches Thérapeutiques
Les traitements des douleurs vaginales varient en fonction de la cause sous-jacente. La prise en charge du vaginisme est globale, multimodale et pluridisciplinaire. Elle associe une approche corporelle à un volet psychologique.
Traitements Médicaux
- Antibiotiques : En cas d'infection bactérienne, telle que la vaginose bactérienne ou certaines IST, des antibiotiques peuvent être prescrits pour éliminer l'agent pathogène responsable.
- Antifongiques : Pour traiter les infections à levures, des antifongiques sous forme de comprimés, crèmes ou ovules peuvent être recommandés.
- Crèmes : Des crèmes topiques contenant des corticostéroïdes peuvent être prescrites pour réduire l'inflammation associée à certaines conditions dermatologiques, comme le psoriasis ou l'eczéma.
- Traitements médicamenteux : Les traitements médicamenteux peuvent être utiles mais ne doivent pas être proposés seuls. Ils restent peu efficaces et viennent en complément des thérapies corporelles et psychologiques.
- Infiltrations du ganglion impar : Selon l’évolution de la névralgie pudendale, des infiltrations du ganglion impar peuvent être réalisées.
- Libération chirurgicale : Dans certains cas de névralgie pudendale, une libération chirurgicale peut être envisagée.
Approches Psychologiques
- Psychothérapie : L’approche psychologique est essentielle avec une psychothérapie de type cognitivo-comportementale ou EDMR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), associée à des séances de sexologie.
- Sexothérapie : La sexothérapie peut aider à explorer les aspects émotionnels et relationnels liés au vaginisme et aux douleurs vulvaires.
- Relaxation et gestion du stress : Les techniques de relaxation, telles que la respiration profonde, la méditation et le yoga, peuvent aider à réduire la tension musculaire et à gérer le stress associé au vaginisme.
Approches Corporelles
- Exercices de Kegel : Ces exercices visent à renforcer les muscles du plancher pelvien, ce qui peut aider à contrôler les contractions involontaires associées au vaginisme. Il est important par la suite de prendre conscience des muscles qui se contractent. Ce sont les muscles pelviens, entourant le vagin, qui, en se contractant, ferment celui-ci à la pénétration. Il est donc important de prendre conscience de cette contraction pour mieux la contrôler et la maîtriser. Pour cela il est nécessaire d’apprendre non seulement à décontracter ces muscles, mais également à les contracter sur demande. Car n’oublions pas que le vaginisme est une contracture involontaire.
- Exercice de blocage du jet d'urine : Cet exercice ne doit être effectué qu’UNE SEULE FOIS car il est susceptible de causer des infections urinaires s’il est trop souvent pratiqué. Cet exercice consiste, en urinant, à bloquer le jet quelques secondes, puis à reprendre la miction. Le faire deux fois par jet. Rien ne vous empêche par la suite de reproduire, en dehors des toilettes, la même série de contractions/décontractions, en faisant « comme si » vous étiez en train d’uriner. On peut alors le faire à tout moment de la journée.
- Exercices de respiration : Ces exercices de respiration vont vous apprendre à décontracter vos muscles pelviens, ainsi qu’à vous détendre physiquement et mentalement. Ils peuvent être réalisés seuls ou accompagner une tentative de pénétration pour faciliter cette dernière. Créez une atmosphère calme autour de vous (lumière tamisée, musique douce, etc.). Allongez-vous sur votre lit. Écartez les bras et les jambes (vos cuisses ne doivent pas se toucher). Inspirez et expirez profondément avec le ventre. Une fois que vous avez trouvé votre rythme respiratoire, visualisez votre corps en en faisant le tour mentalement, longuement, tout en poursuivant la respiration. Lorsque vous êtes bien détendue, faites des séries de contractions/décontractions. De manière plus générale, les exercices de respiration ventrale permettent d’atténuer l’appréhension avant un rapport, ou même tout au long de la journée. Les exercices de respiration sont également bénéfiques pour faire face à toute douleur. L’oxygène est un antalgique naturel. Lorsqu’une douleur se déclare, quelle que soit la zone concernée, il faut penser à bien respirer, longuement et profondément. Accentuer ainsi la respiration décontracte les muscles et agit sur le ressenti de la douleur.
- Rééducation périnéale : Réalisée par une sage-femme ou un kinésithérapeute, elle permet de tonifier les différents groupes de muscles et de se réapproprier progressivement les sensations du périnée.
- Radiofréquence vulvo-vaginale : Cette méthode, réalisée par un praticien formé, utilise une énergie venant des ondes électromagnétiques dégageant une chaleur dans les tissus.
- Chirurgie : Selon la cause de l’inconfort, une prise en charge chirurgicale peut être indiquée (plastie des petites lèvres, plastie de la fourchette vulvaire). Des méthodes d’injections de graisse autologue ou d’acide hyaluronique sont efficaces pour traiter les fissures récidivantes, les épisiotomies et cicatrices de déchirures douloureuses, mais aussi pour la correction des symptômes tels que l’atrophie, la sécheresse, ou pour apporter du volume aux grandes lèvres.
Approches Complémentaires
- Probiotiques : Les probiotiques, sous forme de suppléments ou présents dans certains aliments, peuvent favoriser l'équilibre de la flore vaginale, aidant ainsi à prévenir les infections et à maintenir la santé vaginale.
- Bains de siège : Les bains de siège avec de l'eau tiède peuvent apaiser les inconforts et favoriser la guérison, surtout en cas d'inflammation ou d'irritation.
Impact Psychologique et Émotionnel
Les douleurs vaginales peuvent avoir des répercussions significatives sur le bien-être psychologique et émotionnel.
Conséquences sur la Vie Quotidienne
Les douleurs vaginales peuvent influencer divers aspects de la vie quotidienne, provoquant parfois des sentiments de frustration, d'irritabilité et de fatigue. Les activités quotidiennes, y compris le travail, les relations sociales et les loisirs, peuvent être impactées.
Impact sur la Sexualité
La douleur des rapports sexuels peut entraîner une diminution du désir sexuel, des tensions au sein du couple et des préoccupations liées à l'intimité. La qualité de vie sexuelle peut être affectée, nécessitant souvent une communication ouverte et compréhensive entre les partenaires.
L'Image de Soi
Les douleurs vaginales peuvent influencer l'estime de soi et la confiance en soi. Les changements physiques et les inconforts peuvent susciter des sentiments d'embarras ou de honte, affectant la perception globale de soi.
Soutien Psychologique et Émotionnel
Le soutien psychologique et émotionnel revêt une importance cruciale pour faire face à l'impact psychologique des douleurs vaginales.
- Conseils :
- Communication Ouverte : Partagez vos sentiments et vos préoccupations avec votre partenaire, famille ou amis proches. La communication ouverte peut renforcer les liens affectifs et favoriser le soutien.
- Éducation : Informez-vous sur votre condition médicale. Comprendre la cause des douleurs vaginales peut contribuer à mieux gérer les émotions associées.
- Thérapie : La thérapie psychologique est vivement conseillée en cas de détresse psychologique.
- Thérapie Individuelle ou de Couple : Consulter un professionnel de la santé mentale peut aider à explorer les aspects émotionnels des douleurs vaginales et à développer des stratégies de gestion.
- Thérapie Sexuelle : Une thérapie sexuelle peut être bénéfique pour aborder les défis liés à l'intimité et à la sexualité.
- Groupes de soutien : Rejoindre un groupe de soutien, en personne ou en ligne, permet de partager des expériences avec d'autres personnes vivant des situations similaires. Cela offre un espace sûr pour l'expression des émotions et l'échange de conseils pratiques.
Douleur Vaginale, Grossesse et Ménopause
Douleur Vaginale Durant la Grossesse
Pendant la grossesse, diverses modifications physiologiques peuvent contribuer à des sensations de douleur ou d'inconfort dans la région vaginale. Ces changements incluent l'augmentation du flux sanguin, la pression exercée par le poids croissant de l'utérus, et les ajustements hormonaux.
- Causes spécifiques :
- Symphysiolyse Symphysaire : Un élargissement ou un assouplissement de la symphyse pubienne, la jonction des os pelviens, peut causer des douleurs au niveau du pubis.
- Varices Vaginales : L'augmentation de la pression sanguine peut entraîner des varices dans la région vaginale, provoquant des sensations de douleur ou de lourdeur.
- Pression sur les Nerfs : La pression exercée par l'utérus en croissance peut comprimer certains nerfs, provoquant des douleurs dans le bas du dos ou le périnée.
- Dans les cas les plus graves, une fausse couche ou une grossesse extra-utérine.
- Gestion :
- Positionnement Adéquat : Trouver des positions confortables pour réduire la pression sur la région pelvienne peut être bénéfique.
- Exercices Doux : Des exercices adaptés, tels que la natation ou la marche, peuvent aider à maintenir la force musculaire et à soulager la tension.
- Soutien Pelvien : Le port d'une ceinture de soutien pelvien peut offrir un soutien structurel et soulager la pression.
Post-Partum et Récupération
La période post-partum nécessite une attention particulière pour favoriser une récupération optimale.
- Soin et récupération après l'accouchement :
- Soins Périnéaux : Des compresses froides, des bains de siège et des soins périnéaux adéquats peuvent soulager l'inconfort après l'accouchement.
- Kegel et Exercices Pelviens : Les exercices de Kegel peuvent renforcer les muscles du plancher pelvien, favorisant ainsi la récupération.
- Soutien Émotionnel : Le soutien émotionnel est crucial pendant cette période. La communication ouverte avec les professionnels de la santé et le partage d'expériences avec d'autres mères peuvent être précieux.
Variations Hormonales et Douleur Vaginale
Les variations hormonales peuvent avoir un impact significatif sur la santé vaginale, influençant le cycle menstruel, la ménopause, et parfois provoquant des douleurs.
- Impact des Hormones sur la Santé Vaginale : Les hormones, telles que l'œstrogène et la progestérone, jouent un rôle crucial dans le maintien de la santé vaginale.
- Ménopause et douleurs : L’atrophie muqueuse est une conséquence de la chute hormonale, provoquée par la ménopause (arrêt de la production hormonale par les ovaires). L’équilibre de la flore vaginale est modifié. La muqueuse devient plus sèche et fragile, soit rouge irritée, soit blanche. Il y a également une évolution de l’anatomie vulvaire avec une disparition du relief des petites et/ou des grandes lèvres. Certaines femmes peuvent voir apparaitre des douleurs sur d’anciennes cicatrices ou s’exacerber des douleurs anciennes.
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