L'orgasme féminin, un sujet à la fois fascinant et souvent mal compris, est une expérience complexe qui englobe des aspects physiologiques et psychologiques. Cet article explore en profondeur les différents aspects de l'orgasme féminin, des contractions vaginales aux facteurs qui influencent sa survenue, en passant par les mythes et réalités qui l'entourent.
Simulateur ou pas simulateur ?
Plus d’une femme sur deux a déjà simulé l’orgasme dans sa vie. La mise en scène de l’harmonie sexuelle dans le couple serait une stratégie pour préserver la confiance de l’homme dans son potentiel sexuel. En même temps, la sexualité féminine est sujette à une forme d’hypocrisie. L’image d’une mère de famille dépourvue de toute pulsion sexuelle ne fait pas la une des magazines féminins et des comptes Insta depuis bien longtemps. Près de la moitié des femmes réalisent rarement leurs fantasmes et un quart ne le fait jamais.
Exploration du plaisir féminin
Les espaces d’exploration du plaisir féminin sont vastes et les chemins sont innombrables. La masturbation féminine est une grande passerelle entre la capacité virtuelle de jouissance et un plaisir intense à deux. Depuis le milieu des années 50 du XX siècle, Alfred Kinsey documentait que les femmes pratiquant l’auto-érotisme dans leur enfance et adolescence atteignaient plus souvent le sommet du plaisir pendant les rapports à deux. Erotisez votre yoni, dès votre plus jeune âge. Considérez-le pleinement comme une zone entière de plaisir. La stimulation vaginale vous apprendra l’éroticité de chaque point et les meilleurs gestes et positions pour atteindre le septième ciel. Ne vous est-il pas déjà arrivé d’attendre l’extase et de ne jamais l’atteindre alors que quelques fois sans y prendre garde il vous submerge subitement ? Quand la jouissance physique devient un objectif à atteindre, il nous échappe. Avoir un orgasme implique un certain abandon et lâcher-prise.
Comment ça marche ? Le rôle du cerveau et du système nerveux
Pour simplifier très grossièrement, on peut assimiler le système neuronal à un circuit électrique où se croisent deux voies principales. La première correspond à la voie “parasympathique”. C’est celle-ci qui entre en jeu au début de la stimulation et qui contrôle en retour l’afflux de sang vers les organes sexuels. Cela permet l’érection et la lubrification vaginale, entre autres. C’est par cette même voie que “se repose” l’organisme. Pour éviter les blocages, pensez donc à vous détendre… 🧘 La seconde voie correspond au système “sympathique”. Celle-ci prend le relai tout au long de la phase de plateau et est responsable des modifications décrites précédemment (accélération du rythme cardiaque notamment). Au delà d’un certain seuil, elle déclenche l’éjaculation chez l’homme. En parallèle, dans le cerveau, tout clignote à la manière d’une guirlande de Noël. La principale différence semble survenir au niveau de la période réfractaire. Contrairement à l’homme, tant que la stimulation continue, une série d’orgasmes multiples peut s’enchaîner ! Pourtant, à part certaines zones spécifiques, il semble que l’activité cérébrale soit la même. La recherche sur le sujet bat toutefois son plein.
Orgasme féminin : Aspects physiologiques
Contractions musculaires
Chez la femme, l’orgasme se traduit par des contractions automatiques (3 à 15), involontaires, au niveau du vagin, de l’utérus et des muscles alentours. Les premières sont plus intenses, puis s’espacent avant de diminuer en intensité (l’intervalle moyen entre deux contractions est de 0,8 secondes). Plus l’orgasme est fort, plus leur nombre est élevé. Cette réponse musculaire découverte par Masters et Johnson est le signe le plus typique de l’orgasme, celui qui trompe le moins (même si la femme peut apprendre à contrôler ses muscles pour augmenter son plaisir !). Les contractions volontaires du périnée lors des rapports sexuels favorisent l’arrivée de l’orgasme. Mais la plupart de femmes ont leur périnée affaibli. D’où le sentiment de frustration de nombreuses femmes : elles ont envie, elles éprouvent du plaisir mais vite la fatigue gagne leurs muscles du périnée. Elles ne parviennent pas à avoir des orgasmes. L’affaiblissement du périnée se traduit également par l’impossibilité d’avoir des orgasmes multiples.
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Accélération du rythme cardiaque et respiratoire
L’émotion et les muscles qui travaillent entraînent une accélération de la respiration et du flux sanguin qui se concentre dans les parties génitales (mais oui, chez la femme aussi !). Résultat, le cœur s’emballe, ses pulsations passent de 80 à 110 ou 120 par minute (elles peuvent atteindre 185 au moment de l’apothéose).
Changements physiques visibles
En cas de stimulation prolongée, le sang afflue dans les organes génitaux, certaines parties du corps, et donne lieu à une dilatation des tissus. Cet afflux entraîne l’érection du clitoris, le gonflement des lèvres, l’allongement du vagin, voire une augmentation du volume des seins pouvant atteindre 20 %. Les mamelons durcissent et pointent également. Enfin, les veines de la poitrine peuvent être plus apparentes. Au moment de l’orgasme, c’est-à-dire du point d’orgue de l’excitation, la peau peut prendre un aspect rouge ou congestionné. La femme peut donc présenter des rougeurs au moment de la jouissance, notamment au niveau des joues, voire des plaques rouges sur certaines zones du corps comme la poitrine et le haut du dos. Un peu avant l’apothéose, les grandes lèvres s’écartent. Les petites se gorgent alors de sang et augmentent de volume (on parle d’intumescence). Les muqueuses sont cramoisies et hypersensibles. Les glandes de Bartholin situées de chaque côté du vagin secrètent un liquide un peu muqueux différent de la lubrification survenue en amont… Puis, au moment crucial, les petites lèvres changent de couleur et passent du rose au rouge vif !
Sécrétion d'endorphines
Le plaisir physique déclenche la sécrétion, par l’hypophyse (petite glande cérébrale) d’endomorphines, des molécules naturelles proches de la morphine, qui procurent une sensation de bien-être et de plénitude. Selon Theresa Crenshaw, auteur de L’alchimie de l’amour et du désir, l’orgasme déclencherait aussi la sécrétion de DHEA qui agirait comme antidépresseur (sa concentration serait multipliée par cinq au moment du pic orgasmique). Ces bouleversements entraînent alors une modification de l’état de conscience, proche de l’ivresse, voire de l’extase mystique.
Types d'orgasmes féminins
Orgasme clitoridien
L'orgasme clitoridien est un type d'orgasme féminin déclenché par la stimulation du clitoris. Il est généralement considéré comme le plus facile à atteindre pour de nombreuses femmes, étant donné la grande sensibilité du clitoris. La plupart des femmes rapportent que la stimulation de leur clitoris est indispensable pour parvenir à l’orgasme. L’orgasme obtenu par la stimulation du clitoris seul provoque une grande jouissance, c’est un plaisir localisé, extrêmement voluptueux, vécu parfois comme des impulsions électriques de plaisir intense. Après un premier orgasme, le clitoris est trop sensible, une stimulation directe serait alors désagréable.
Orgasme vaginal
L’aura de l’orgasme vaginal est plus grande, plus enveloppante et plus intense que l’orgasme clitoridien seul. Les sensations voluptueuses survenant après l’orgasme sont constituées de contraction du plancher pelvien, suivies de contraction musculaire du vagin. Bien que rare, l’orgasme vaginal peut se répéter. La stimulation vaginale résulte de la contraction des muscles vaginaux qui se produit lors d'activités sexuelles avec pénétration. Ceci peut être effectué par un pénis, des doigts, un jouet sexuel, ou de tout autre chose. Il est également possible que la pénétration vaginale ait pour effet de stimuler le clitoris. C’est pourquoi, il peut parfois être difficile de faire la différence entre un orgasme vaginal et un orgasme clitoridien. Ceci étant, les deux procurent tout autant de plaisir.
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Orgasme du point G
Le point G existe, il n'est pas exactement à la même place chez toutes les femmes et surtout il n'est pas sensible chez toutes les femmes. Le point G est une zone qui correspond aux terminaisons nerveuses du clitoris. De nombreuses études ont démontré que seule une femme sur trois était sensible à la stimulation de leur point G.
Orgasmes multiples
La femme a l'avantage (contrairement à l'homme) de pouvoir éprouver différentes sortes d'orgasmes et de les répéter au cours d'un même rapport sexuel.
Facteurs influençant l'orgasme féminin
Facteurs psychologiques
L’orgasme féminin est autant physiologique que psychologique. La difficulté ou l'incapacité à jouir peut être d'origine psychique ou émotionnelle. Certaines femmes contrôlent leur excitation sexuelle sans s’en rendre compte. Le désir sexuel et le plaisir physique sont soumis à un planning strict.
Importance des préliminaires et de la communication
N'oubliez pas les "préliminaires", indispensables pour préparer le corps à la stimulation sexuelle. Communiquez avec votre partenaire (si vous en avez un ou une). Osez parler de vos préférences, de ce qui vous excite et de ce qui vous procure du plaisir. Créez un environnement propice à la détente et au lâcher-prise.
Exploration personnelle
Explorez votre propre corps, apprenez ce qui vous procure du plaisir, et n'ayez pas peur d'essayer de nouvelles choses.
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Comment savoir si on a un orgasme ?
Pendant l’orgasme (quand tu jouis), ton cœur bat plus vite et ta respiration s’accélère. Les muscles du vagin, du pénis ou de l’anus se serrent et se détendent très vite. Le cerveau libère des « endorphines », qui te font te sentir bien. Il peut y avoir d’autres signes physiques de l’orgasme : le pénis éjacule. Mais il est possible d’avoir un orgasme sans éjaculer ou d’éjaculer sans orgasme ; le vagin est très mouillé. Parfois, un liquide en grande quantité peut même couler comme quand on fait pipi (mais ce n’est pas de l’urine). C’est tout à fait naturel.
Difficultés à atteindre l'orgasme et solutions
Pourquoi certaines femmes n'arrivent pas à avoir un orgasme clitoridien ?
La difficulté ou l'incapacité à jouir peut être d'origine psychique ou émotionnelle. Si vous avez une question ou une crainte particulière, n'hésitez pas à consulter un(e) professionnel(le) de santé qualifié(e) : sexologue, sexothérapeute, gynécologue, urologue, médecin généraliste, infirmière, sage-femme, etc.
Conseils pour améliorer l'expérience
- Assurez-vous que votre vulve et votre clitoris sont suffisamment lubrifiés.
- Testez différents mouvements et différentes intensités pour trouver ce qui vous procure le plus de plaisir (mouvements circulaires, caresses ascendantes ou descendantes, tapotements doux ou des pressions plus fermes.
- Concentrez-vous sur votre respiration pour rester connectée à votre corps.
- L'orgasme clitoridien peut prendre du temps, alors soyez patiente !
Renforcement du périnée
Les exercices méditatifs de lâcher-prise avec la chambre AIR vous initient, entre autres, à vous abandonner au plaisir … pour être surprise par des sensations extatiques qui s’intensifient jusqu’au sommet des vibrations. La chambre AIR de l’appareil est conçue pour stimuler les parois vaginales par de légères pressions. Vous choisissez vous-même la force de stimulation. Cette pratique réveille la sensibilité des zones érogènes profondes de votre yoni.
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