La pose d'une prothèse de genou est une intervention chirurgicale de plus en plus courante et efficace pour traiter l’arthrose, les fractures et d’autres pathologies de l’articulation de la hanche. Elle permet de soulager les douleurs et de retrouver une mobilité fonctionnelle et confortable. Cependant, se remettre d’une opération pareille demande du temps, de la patience et surtout un bon programme de réhabilitation. La rééducation est la clé pour retrouver une bonne mobilité, renforcer les muscles du genou et surtout récupérer une fonction optimale.

Pourquoi la Rééducation est-elle Essentielle Après une Prothèse?

Plusieurs facteurs rendent la rééducation cruciale après une arthroplastie de la cuisse :

  1. Adaptation du corps à l'implant: Le corps doit s’adapter à la présence d’un implant, ce qui entraîne une phase de cicatrisation et d’inflammation naturelle.
  2. Ajustement biomécanique: Avec la nouvelle articulation, les muscles et tendons doivent s’ajuster à une différente biomécanique.
  3. Atrophie musculaire pré-opératoire: Avant l’opération, de nombreux patients réduisent leur activité physique en raison de la douleur articulaire, ce qui peut entraîner une atrophie musculaire.
  4. Impact de l'incision chirurgicale: Certains types d’incisions et d’approches chirurgicales peuvent solliciter différemment les muscles environnants.

Étapes Clés de la Rééducation

La rééducation se fait en plusieurs étapes. Oui, la récup’, ça prend du temps. Pour une prothèse totale, la récupération est plus longue.

Phase 1: Réduction de la Douleur

L’objectif principal de cette première phase est de réduire la douleur!

Phase 2: Récupération de la Force

Dans cette deuxième phase, l’accent va être mis sur la récupération de la force! Bien évidemment, on continue toujours notre travail de mobilité en parallèle pour continuer à progresser.

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Phase 3: Reprise de l'Activité Normale

On se rapproche de la fin! Cette fois ci, c’est la reprise d’une activité normale que tu as en ligne de mire! Vélo, exercices de proprioception, renforcement musculaire au menu! Cette phase est la plus longue mais la plus satisfaisante car tu es maintenant beaucoup plus libre de tes mouvements. Ton kiné t’aidera à corriger les compensations et à ajuster ton programme en fonction de tes besoins. Et surtout, sois patient! Tu vas y arriver.

Exercices Recommandés Pendant la Rééducation

Quand vous les ferez seul(e), ne forcez pas, les exercices ne doivent pas être douloureux. Voici quelques exercices recommandés :

  • Exercice d'abduction: Prenez appui sur la jambe saine, écartez la jambe opérée de l’axe du corps. Restez immobile 5 secondes puis revenez à la position initiale. Répétez cet exercice 10 fois.
  • Exercice de soulèvement de jambe: Soulevez la jambe opérée bien tendue sans dépasser l’horizontale en contractant les fesses. Tenez la position pendant 5 secondes environ puis relâchez. Répétez cet exercice 10 fois.
  • Exercice de flexion de la cuisse: Fléchissez une cuisse en la maintenant le plus près possible de votre poitrine avec vos mains. L’autre jambe pend « dans le vide », le talon reposant sur le sol. Vous sentirez un tiraillement en avant dans la cuisse et dans la hanche (étirement des muscles fléchisseurs).
  • Étirement des fléchisseurs: Maintenez cette position pendant au moins 20 minutes, au moins une fois par jour.
  • Flexion et extension de la cheville: Flexion pendant 3 secondes, puis extension (pendant 3 secondes) de la cheville.
  • Contraction des fessiers: Contraction pendant 3 secondes, puis décontraction pendant 3 secondes des fessiers.

Conseils et Précautions Post-Opératoires

Il est essentiel de respecter certaines précautions et de connaître les mouvements interdits et à risque après cette intervention pour préserver les résultats obtenus et éviter les complications postopératoires.

Mouvements à Absolument Éviter

Après une chirurgie de prothèse de la hanche, certains mouvements sont formellement interdits pour prévenir les risques de luxation, c’est-à-dire de déboitement, de la prothèse. Ces mouvements sont :

  • Flexion de la hanche à plus de 90 degrés: Cela signifie que vous ne devez pas plier la hanche au-delà d’un angle droit, que ce soit pour vous asseoir, vous lever, ou vous pencher en avant.
  • Croisement des jambes: Évitez de croiser les jambes ou les chevilles, que vous soyez assis ou allongé. Cela met une pression excessive sur la prothèse et augmente le risque de luxation.
  • Rotation interne de la hanche: Ne tournez pas votre pied vers l’intérieur en pivotant sur la jambe opérée, car cela peut entraîner une torsion de la prothèse et une luxation.

Il est nécessaire de préciser que ces mouvements interdits doivent être évités pendant une période allant généralement de 6 à 12 semaines après la chirurgie, selon les recommandations de votre chirurgien et votre état de santé général.

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Mouvements à Risque et Précautions à Prendre

En plus des mouvements interdits, il existe d’autres mouvements et activités qui présentent un risque pour votre prothèse de la hanche et dont vous devez être conscient. Ces mouvements à risque sont les suivants :

  • Activités à fort impact: Les sports et activités qui sollicitent intensément les articulations, comme la course à pied, le saut ou les sports de contact, peuvent endommager la prothèse et accélérer son usure. Privilégiez des activités à faible impact, comme la marche, la natation ou le vélo.
  • Port de charges lourdes: Soulever des objets lourds ou porter une charge importante peut mettre une pression excessive sur la prothèse. Demandez de l’aide pour soulever des objets lourds et évitez de porter des charges trop importantes.
  • Mouvements répétitifs: Les activités qui impliquent des mouvements répétitifs de la hanche, comme le jardinage ou certaines positions de yoga, peuvent provoquer une usure prématurée de la prothèse. Limitez ces activités et prenez des pauses régulières pour soulager la pression sur la hanche.

Il est essentiel de respecter ces précautions pour préserver la durée de vie de votre prothèse et réduire les risques de complications. N’hésitez pas à demander conseil à votre chirurgien ou à un professionnel de la rééducation pour adapter vos activités à votre situation spécifique.

Signes d’Alerte et Réflexes à Adopter en Cas de Problème

Même en respectant les mouvements interdits et en prenant les précautions nécessaires, des complications peuvent survenir après une chirurgie de prothèse de la hanche. Il est important de connaître les signes d’alerte et les réflexes à adopter en cas de problème :

  • Douleurs soudaines et intenses: Si vous ressentez une douleur aiguë dans la hanche, la cuisse ou le genou, cela peut être le signe d’une luxation de la prothèse ou d’une autre complication. Il est impératif de consulter rapidement votre chirurgien ou de vous rendre aux urgences pour un examen et une prise en charge adaptée.
  • Gonflements et rougeurs: Un gonflement, une rougeur ou une chaleur excessive au niveau de la hanche peuvent être le signe d’une infection ou d’une inflammation. N’hésitez pas à consulter votre médecin pour un avis médical et un traitement approprié.
  • Difficultés à marcher: Si vous éprouvez des difficultés à marcher, des instabilités ou des boiteries persistantes, cela peut révéler un problème avec la prothèse ou une rééducation insuffisante. Consultez votre kinésithérapeute ou votre chirurgien pour un bilan et des conseils personnalisés.
  • Changements de température: En cas de fièvre ou de frisson, il est possible que vous soyez en présence d’une infection. Contactez rapidement votre médecin pour un examen et un traitement adapté.

En cas de doute ou de signes d’alerte, il est essentiel de consulter un professionnel de santé pour bénéficier d’un diagnostic précis et d’une prise en charge adaptée. N’ignorez pas ces symptômes, car ils peuvent révéler des complications potentiellement graves et nécessiter une intervention médicale urgente.

Conseils pour Prévenir les Risques et Favoriser la Mobilité

En plus des mouvements à éviter et à limiter, il existe des mesures à mettre en place pour assurer votre sécurité et favoriser une récupération optimale après votre chirurgie de prothèse de la hanche. Voici quelques conseils pratiques à appliquer au quotidien :

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  • Adaptez votre environnement: Aménagez votre domicile pour faciliter vos déplacements et réduire les risques de chute. Par exemple, installez des barres d’appui dans la salle de bain, sécurisez les escaliers avec des rampes et utilisez un siège de toilette surélevé pour respecter l’angle de flexion de la hanche.
  • Respectez les consignes de rééducation: Suivez scrupuleusement les exercices et les recommandations de votre kinésithérapeute pour renforcer les muscles autour de la prothèse et améliorer votre mobilité. Ne tentez pas de forcer ou d’accélérer la rééducation, cela pourrait compromettre la guérison.
  • Maintenez un poids santé: Un excès de poids exerce une pression supplémentaire sur la prothèse et les articulations, ce qui peut provoquer des douleurs et accélérer l’usure de la prothèse. Adoptez une alimentation équilibrée et pratiquez régulièrement une activité physique adaptée pour maintenir un poids optimal.

En appliquant ces conseils, vous contribuez à préserver la santé et la durabilité de votre prothèse de la hanche, tout en favorisant une récupération rapide et efficace.

Conseils Pratiques pour le Quotidien

  • Pour vous asseoir: Approchez vous de la chaise jusqu’à ce que vos jambes la touchent. Si vous prenez une douche, un siège de douche vous rendra de grands services. Dans tous les cas, faites votre toilette assis(e) et mettez un tapis antidérapant en caoutchouc dans le bac à douche ou dans la baignoire.
  • Chaussures: Nous vous conseillons de choisir des chaussures fermées, qui maintiennent bien le pied, qui sont stables et munies de semelles antidérapantes. Pour marcher, vous pouvez mettre des semelles amortissantes visco-élastiques dans vos chaussures pour éviter les « ébranlements » nocifs sur la prothèse et soulager les articulations et la colonne vertébrale. Pour mettre vos chaussures : ne vous chaussez pas debout en appui instable sur une jambe en enfilant la chaussure par l’arrière !!!!
  • Habillement: Pour enfiler un pantalon, des bretelles peuvent être très utiles (non pas pour porter le pantalon mais pour l’enfiler plus aisément).
  • Monter et descendre les escaliers:
    • Pour monter : 1er temps : mettre le membre sain sur la marche supérieure en prenant appui et en poussant sur les cannes. 3ème temps : les deux pieds et les cannes sont sur la même marche.
    • Pour descendre : 2ème temps : descendre la jambe opérée en même temps que les deux cannes sur la marche inférieure. 3ème temps : il faut descendre la jambe saine. Les deux pieds et les cannes sont sur la même marche.
  • Ramasser un objet: Si vous voulez ramasser quelque chose à terre, tendez la jambe opérée vers l’arrière et inclinez-vous vers l’avant.
  • En voiture: En voiture, les deux premiers mois, montez devant, faites reculez le siège avant et inclinez le dossier vers l’arrière. Pour vous asseoir, asseyez-vous latéralement sur le siège, jambe opérée tendue devant vous, pivotez le bassin et les jambes d’un seul bloc.

Rééducation des Ischio-Jambiers

L’atteinte des muscles ischio-jambiers constituent la plus fréquente des lésions musculaires chez le sportif. Elle est bien connue des médecins du sport, des entraîneurs et des athlètes. Les sports de contact, de course et de saut sont les plus souvent en cause. Le football et le rugby modernes sont responsables d’un grand nombre de blessures musculaires. Selon les séries 12 à 16% des traumatismes au football et 18 à 23% des traumatismes au rugby entraînent des lésions musculaires des ischio-jambiers. En revanche, la rupture haute et complète des tendons ischio-jambiers, par avulsion tendineuse, au niveau de l’ischion est rare. La gravité de la lésion est souvent sous estimée. Il n’y a pas de consensus sur le traitement.

Ils sont principalement fléchisseurs de la jambe et accessoirement extenseurs de la cuisse. Lors de la marche ou de la course, ils sont également antagonistes du quadriceps, en freinant l’avancée de la jambe à la fin du pas et en empêchant l’extension brutale et complète du genou. Ils s’insèrent en haut sur la tubérosité ischiatique et en bas sur le tibia (Patte d’oie) et sur la tête de la fibula.

La longue portion du biceps fémoral et le semi-tendineux ont un tendon commun sur la partie postéro-médiale de la tubérosité ischiatique. Le semi-membraneux a un large tendon isolé, qui s’insère sur la tubérosité ischiatique en dehors du tendon commun au long biceps et semi tendineux.

Rupture des Tendons Ischio-Jambiers

Entre 2002 et 2008, 15 patients ont été opérés d’une rupture complète ou partielle de la partie haute des tendons ischio-jambiers. Treize patients ont été opérés en urgence et 2 tardivement après 2 - 3 mois. Il y avait 13 sportifs et 2 sédentaires. Il s’agissait de 5 accidents de rugby, 3 accidents de football, un cas d’escrime, un accident d’aïkido, une chute de vélo, un accident de skeleton, un cas au volley-ball, et 2 accidents domestiques (chute).

Dans ces deux mécanismes, il y a une hyperflexion brutale de la hanche associée à une hyperextension du genou, entrainant une contraction excentrique violente des muscles ischio-jambiers. Il s’agit d’un effet d’étirement maximum des tendons. Tous les patients ont décrit les mêmes symptômes associant une violente douleur dans la fesse (impression de coups de poignard) suivi d’une faiblesse de la jambe avec un appui impossible. L’examen clinique montrait un volumineux hématome postérieur et la palpation d’un vide sous la tubérosité ischiatique. Une IRM en urgence réalisée, pour la majorité des patients, dans un délai de 4,3 jours (1 à 9 jours) a permis de confirmer le diagnostic de rupture.

En cas de désinsertion complète, le risque est à moyen terme de voir s’instaurer un déficit musculaire majeur des ischio-jambiers.

Traitement Chirurgical des Ruptures

Tous les patients ont été opérés par deux chirurgiens séniors dans un délai moyen de 10,2 jours (5 à 16) et 3 mois pour le cas tardif. La technique chirurgicale a été identique pour tous les patients. Sous anesthésie générale ou rachi-anesthésie, le malade est installé en décubitus ventral, la hanche en légère flexion de 20° sur appui, le genou en flexion de 90° sur une barre à genou. Cette installation permet de relâcher les ischio-jambiers. Une courte incision verticale de 5 à 8 cm est réalisée sous le pli fessier et à l’aplomb de la tubérosité ischiatique. Après ouverture de l’aponévrose superficielle, on trouve facilement le moignon des trois tendons rompu et rétracté, avec en profondeur le nerf sciatique qui est repéré.

Une simple attelle de jambe immobilisait le genou en flexion à 30° pendant 4 à 5 jours post-opératoires. Puis elle était remplacée par une genouillère thermoplastique articulée, faîte sur mesure, permettant une flexion libre du genou mais une extension limitée à 30°. Celle-ci était portée pendant 45 jours post-opératoires. Un appui partiel était autorisé d’emblé.

La rééducation fonctionnelle était démarrée rapidement par un travail isométrique des muscles ischio-jambiers durant 6 semaines puis relayée par un travail actif. Tous les patients était suivis régulièrement pendant les 6 premiers mois et ils ont été revus pour l’étude.

Résultats du Traitement Chirurgical

Douze patients avaient une rupture totale des trois tendons, avec une rétraction mesurée à 6,2 cm (5 à 10) de moyenne, l’un avait en plus lésion du corps musculaire du semi-membraneux. Il y avait 14 hommes et une femme. Au dernier recul de 36,6 mois (5 à 76), 94% des patients étaient satisfaits. Ils n’avaient ni douleur, ni faiblesse musculaire. Un patient se plaignait d’une gène au niveau de l’ischion en position assise prolongée, sur plan dur. Ils avaient repris leurs activités sportives au même niveau vers le 5ème mois post-opératoire (4,2 à 7,3). Un test isocinétique a été réalisé, entre le 7ème et le 12ème mois, chez 7 patients et a montré un déficit moyen inférieur à 8 % (68 à 107%).

Rééducation Ligamentaire

Suivre un protocole de rééducation des ligaments croisés suite à une opération fait toute la différence. Pour sécuriser et optimiser chaque étape du rétablissement, le Pr. Ce programme, suite à une rupture du ligament croisé, de rééducation, a été élaboré en partenariat avec les kinésithérapeutes de SPS Therapy : Benoit Hennart, Maxime Testory, Maxime Ourliac, Kévin Lacaze. Le temps de rééducation du ligament croisé y est découpé en cinq phases.

Le protocole de rééducation du ligament croisé proposé par le Pr. Cavaignac repose sur une logique simple mais rigoureuse : chaque phase n’est engagée que lorsque la précédente est maîtrisée. À chaque étape de la rééducation après une opération du ligament croisé antérieur, des tests cliniques (extension complète, stabilité, force musculaire) servent de repères pour décider si l’on peut progresser. Ne forcez jamais la flexion dans cette phase ! Le risque d’hémarthrose, c’est-à-dire une accumulation de sang dans l’articulation provoquant douleur, gonflement et raideur, est réel.

Le verrouillage actif est essentiel pour le ligament croisé en rééducation : il s’agit de contracter volontairement la cuisse pour garder le genou droit et stable, notamment en appui. Lors de cette phase de rééducation après les ligaments croisés, on commence à reconstruire des chaînes musculaires fonctionnelles. La qualité du mouvement passe avant la quantité. Par exemple, lors d’un squat sur un pied, évitez que le genou ne parte vers l’intérieur (valgus dynamique) ou que le dos ne s’arrondisse. Un genou mal aligné exerce une pression excessive sur les ligaments internes, pouvant ralentir la guérison.

À chaque phase de rééducation du LCA, le protocole avance uniquement lorsque les critères objectifs sont remplis : extension complète, tests musculaires, absence de gonflement.

Complications Possibles et Prévention

  • Thrombose veineuse: C’est une complication fréquente de la chirurgie du membre inférieur et ceci malgré la prévention systématique par les anticoagulants (injections sous cutanées ou comprimés). Des caillots se forment dans la circulation veineuse d’un membre immobilisé. Cela peut conduire parfois à une embolie pulmonaire. Le traitement anticoagulant a réduit le risque de thrombose de 80 %. On utilise d’autres moyens préventifs : le lever précoce, les bas de contention ou les bandes de contention, l’arrêt des traitements hormonaux, la mobilisation des jambes afin de faciliter la circulation veineuse. Les bas de contention seront portés pendant un mois ou plus, en cas de phlébite. Le dépistage des thromboses est réalisé quelques jours après l’opération par un Echo-Doppler qui est un examen des veines des 2 membres inférieurs.
  • Infections: Les infections sont rares, mais elles peuvent avoir des conséquences importantes pour l’avenir de la prothèse. Des antibiotiques seront administrés systématiquement avant l’opération. Dans cette chirurgie prévue et préparée, le risque infectieux est exceptionnel. Cependant il n’est jamais nul et il est évalué à moins de 2%.

Retour à la Maison et Réadaptation

Si votre environnement familial n’est pas compatible avec un retour à la maison, on pourra envisager un séjour de 2 à 3 semaines dans un centre de rééducation. Pour les patients ayant bénéficié d’une implantation d’une prothèse totale tricompartimentale, nous recommandons un séjour en centre de rééducation qui devra être programmé bien avant l’opération, car les places disponibles dans sont rares.

  • Pour vous lever: Redressez vous à l’aide des bras, jambes tendues et genoux serrés. Pivotez sur les fesses du côté opéré et amenez les jambes hors du lit. Vous pouvez faciliter le mouvement en glissant le pied sous la jambe opérée, pour la soulever. Levez vous en vous aidant des bras et attrapez vos cannes qui seront toujours à portée de mains.
  • Dans les escaliers: Aidez vous de la canne, du côté opéré et de la rampe, avec l’autre main. Pour descendre, placer la canne sur la marche en dessous et amener le pied du côté opéré, sur la marche, puis descendez le deuxième pied.
  • La position assise: Utilisez des sièges hauts. Un système simple pour les premières temps : collez 2 pinces à linge sur des baguettes (à défaut de pinces spéciales). Pour le pantalon, utilisez des bretelles ou des pinces. Pour les chaussettes et les chaussures, utilisez au début un tabouret pour reposer le pied. Pour les chaussettes il existe des enfile-chaussettes. Mettez des chaussures fermées et stables, tenant bien le pied, sans laçage et sans talons haut. Utilisez un chausse-pied à long manche.

Reprise de la Mobilité et Activité Sportive

Le retour à une fonction normale est le but de la chirurgie prothétique. Il faudra donc retrouver toutes les amplitudes de mouvement et toute la force musculaire. La raideur que vous aviez avant l’opération, n’était pas uniquement due aux cartilages usés, mais aussi aux muscles et aux tendons rétractés et il faudra, pour retrouver toutes les amplitudes, faire beaucoup d’exercices d’étirement. Les muscles ne vont pas se remettre à travailler normalement du jour au lendemain. Il faut rapidement lever les inhibitions et appréhensions. La récupération de la mobilité dépendra beaucoup de la qualité de votre travail personnel de rééducation, que vous ferez sous le contrôle d’un kinésithérapeute au début.

La récupération complète de la flexion est exceptionnelle mais possible. La moyenne de la flexion obtenue chez nos patients est de 120° ce qui correspond à la moyenne de la flexion avant l’opération. Une activité sportive raisonnable est possible. L’usure de la prothèse dépendra de l’intensité de l’activité et du poids, ainsi que des chocs transmis par le pied. Les sauts seront déconseillés de même que le jogging. Des sports comme le ski sont possibles pour des skieurs de haut niveau à condition d’avoir récupéré au moins 135° ou 140° de flexion, pour des skieurs moyens ou débutants, ce sport est déconseillé pour les porteurs de prothèse de genou. Le jardinage est autorisé. Les accroupissements ne sont pas conseillés et il n’est pas possible de travailler à genoux longtemps, sauf en prenant appui sur le genou sain.

Si vous voyagez, sachez que les portiques de détection dans les aéroports sonneront à votre passage. Munissez vous de votre compte rendu opératoire ou d’un certificat médical.

Conclusion

La chirurgie de prothèse de la hanche est une intervention qui permet de retrouver une mobilité et une qualité de vie nettement améliorées. Toutefois, il est primordial de respecter les mouvements interdits et les précautions postopératoires pour préserver les résultats obtenus et éviter les complications. En suivant les conseils de votre équipe médicale, en adaptant votre environnement et vos activités, et en restant attentif aux signes d’alerte, vous pourrez profiter pleinement de votre nouvelle hanche et retrouver une vie active et épanouissante en toute sécurité.

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