L'expression "contracter une maladie" est une formulation courante pour décrire le processus d'acquisition d'une affection. Cet article explore les synonymes et les concepts liés à cette expression, en abordant les nuances de la langue française et les perspectives médicales.

Définition de "Contracter"

Le verbe "contracter" possède plusieurs sens, dont celui de "gagner" ou "acquérir" une maladie. Selon le dictionnaire, "contracter" signifie également réaliser, accepter ou promettre en se liant par un engagement. On peut contracter mariage, une alliance ou des obligations. Le terme s'applique aussi aux habitudes acquises par des actions répétées, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. En parlant de maladies, "contracter" indique une acquisition par contagion ou d'une autre manière.

Synonymes et expressions alternatives

Plusieurs expressions permettent de désigner le fait de contracter une maladie, chacune avec ses propres connotations :

  • Être malade / Tomber malade: Ces expressions sont les plus courantes et indiquent un état de santé altéré. L'image de "tomber malade" peut évoquer une soudaineté ou une vulnérabilité.
  • Être souffrant / Souffrir d'une maladie: Ces expressions mettent l'accent sur l'expérience de la maladie et les symptômes ressentis par le patient.
  • Être atteint de: Cette expression est plus formelle et médicale, soulignant l'identification d'une pathologie spécifique.

Une personne qui n'est jamais vraiment bien portante peut être qualifiée de maladive.

Maladie: Définitions et classifications

Le concept de maladie est complexe et multidimensionnel. Comme le souligne le philosophe Ruwen Ogien, il n’existe pas de définition de la maladie qui fasse l’unanimité. Les philosophes distinguent deux types de définitions de la maladie, « naturalistes » et « normativistes ». Une maladie peut se définir simplement par une altération quelconque de l’état de santé. À l'inverse, on définit souvent la santé comme une absence de maladie.

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Il est important de ne pas confondre maladie et syndrome, ce dernier étant un ensemble cohérent de symptômes. Le terme de "malade" est de plus en plus souvent remplacé par celui de "patient", terme d'origine anglaise.

La discipline médicale qui s’occupe des maladies en général est la pathologie. Par glissement de sens, on a de plus en plus tendance à utiliser pathologie comme synonyme de maladie, ce qui autorise le pluriel (en tant que discipline, la pathologie est un terme qui ne s’emploie qu’au singulier) : il est devenu licite de parler des pathologies de l’enfant ou du vieillard.

Les maladies peuvent être classées selon plusieurs critères :

  • L'organe affecté: La médecine occidentale étant une médecine d'organes, il est courant de classer les maladies par organes (maladies cardiaques, neurologiques, pulmonaires, etc.). On utilise souvent le suffixe "-pathie" pour qualifier ces maladies (cardiopathie, neuropathie, pneumopathie, etc.).
  • L'évolution: On distingue les maladies aiguës (d'apparition soudaine et de courte durée) des maladies chroniques (évoluant sur une longue période). On différencie également les maladies bénignes (sans gravité) des maladies graves.
  • L'étiologie (cause): Les maladies peuvent être génétiques, auto-immunes, professionnelles, iatrogènes (provoquées par un traitement) ou nosocomiales (contractées lors d'une hospitalisation).

Éponymie des maladies

Il est d'usage de donner à une maladie le nom du ou des médecins qui l'ont décrite en premier. Souvent, ce nom propre existe à côté du nom usuel de la maladie : la sclérose latérale amyotrophique porte le nom de maladie de Charcot dans les pays francophones. Mais parfois la maladie n’est connue que par son nom propre : maladie de Parkinson ou d’Alzheimer.

La médecine et les maladies

La médecine est la discipline qui prend en charge les maladies, quelles qu’elles soient ; elle est exercée par des médecins. Si la fonction première d’un médecin est de soigner les malades, il convient de faire deux remarques : certains médecins ne sont jamais amenés à faire des soins, et le soin n’est pas l’apanage des médecins. Tous les soignants, qu’ils soient médicaux ou paramédicaux, soignent des patients, mais seules les professions médicales sont habilitées à faire un diagnostic et une prescription. Un paramédical, comme un ostéopathe, risquerait de commettre le délit d’exercice illégal de la médecine en proposant un diagnostic. Une précision importante : si tous les médecins sont docteurs (hormis les étudiants en médecine, qui ne le sont pas encore), tous les docteurs ne sont pas médecins.

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Il existe un très grand nombre de modes différents d’exercices de la médecine. La distinction la plus pertinente consiste à séparer, d’un côté la médecine conventionnelle occidentale, celle que l’on enseigne dans les facultés de médecine des pays occidentaux, et que pratiquent la très grande majorité des médecins français, et de l’autre toutes les médecines dites non conventionnelles, quel que soit le nom qu’on leur donne : médecines alternatives, médecines douces, médecines holistiques, médecines orientales ou encore parallèles, etc. On l’a dit, la médecine conventionnelle a tendance, du moins en France, à être une médecine d’organes.

A côté de toutes ces médecines de soin, on trouve aussi des médecines qui s’occupent des sujets bien portants, pour que, justement, ils le restent : médecine scolaire, médecine préventive, médecine prédictive, etc. D’autres distinctions doivent être faites, notamment en ce qui concerne le statut des médecins et le lieu où ils exercent : médecine de ville vs hospitalière, médecins libéraux vs salariés, etc.

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