La vaccination contre la COVID-19 est un outil essentiel pour se protéger contre les formes graves de la maladie et limiter la propagation du virus. Cependant, de nombreuses questions subsistent quant à la possibilité de contracter la COVID-19 après avoir été vacciné. Cet article vise à fournir des réponses claires et vérifiées à ces interrogations, en s'appuyant sur les données scientifiques et les recommandations des autorités sanitaires.

Qui peut se faire vacciner ?

Sauf contre-indication spécifique, toute personne âgée de 5 ans et plus peut être vaccinée contre la COVID-19, y compris les femmes enceintes dès le premier trimestre de grossesse. La Haute Autorité de Santé (HAS) établit la liste des contre-indications, qui est reprise dans l'annexe du décret n° 2022-1097 du 30 juillet 2022.

La vaccination est-elle toujours recommandée ?

La vaccination annuelle est fortement recommandée pour certaines catégories de personnes dont la protection immunitaire diminue plus rapidement avec le temps, les exposant davantage au risque de développer une forme grave de la COVID-19. De plus, une vaccination complémentaire peut être proposée au printemps pour les populations les plus fragiles. Cependant, la dose annuelle n'est plus recommandée pour les personnes non ciblées par ces recommandations. Les autorités scientifiques préconisent l'utilisation de vaccins adaptés aux variants en circulation.

Comment se déroule la vaccination ?

Avant la vaccination, un professionnel de santé s'assure de l'absence de contre-indications. La vaccination consiste en une injection intramusculaire, généralement dans le bras.

Vaccination des enfants

Pour les enfants de 6 mois à 4 ans ayant déjà été primo-vaccinés ou infectés par le virus, une dose supplémentaire du vaccin spécifique à leur tranche d'âge (3 µg/dose) est recommandée à partir de 6 mois après la dernière infection ou injection.

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Pour les enfants de cette tranche d'âge n'ayant pas été primo-vaccinés ou infectés, un schéma de primo-vaccination comprenant trois doses est nécessaire. Les deux premières doses doivent être administrées à 21 jours d'intervalle. En cas d'infection pendant le schéma vaccinal, l'enfant doit attendre 3 mois après l'infection avant de recevoir la dose suivante.

L'autorisation des deux parents est nécessaire pour la vaccination des mineurs, sauf impossibilité pour l'un des parents de recueillir l'accord de l'autre. La présence d'un parent n'est pas obligatoire lors de la vaccination.

Vaccination concomitante contre la COVID-19 et la grippe

La vaccination concomitante contre la COVID-19 et la grippe saisonnière est recommandée pour les personnes éligibles aux deux vaccinations, quel que soit leur âge. Les deux injections peuvent être pratiquées le même jour, sur deux sites d'injection distincts.

Peut-on contracter la COVID-19 après avoir été vacciné ?

Il est possible d'être infecté par la COVID-19 malgré la vaccination, en particulier avec le variant Omicron. Bien que la vaccination soit sûre et efficace, elle ne protège pas à 100% contre le risque d'infection. Cependant, les vaccins réduisent la charge virale en cas de contamination et protègent contre les formes graves de la maladie et les risques de décès.

Pourquoi se faire vacciner si on peut quand même contracter la COVID-19 ?

Même si les vaccins ne protègent pas à 100 % contre l'infection, ils réduisent considérablement les risques d'être infecté et de transmettre le virus à d'autres personnes. La vaccination limite les transmissions et évite les formes graves de la maladie.

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Quelle est l'efficacité des vaccins contre les variants ?

Les vaccins actuellement autorisés continuent d'offrir une bonne protection contre les maladies graves et les décès, y compris ceux causés par les variants Delta et Omicron. Une étude menée en Afrique du Sud a montré que deux doses du vaccin Pfizer protègent à 70 % contre les formes graves du virus.

La vaccination est-elle efficace pour les personnes ayant déjà eu la COVID-19 ?

Même si l'on a déjà eu la COVID-19, le vaccin agit comme un rappel qui renforce la réponse immunitaire. D'un point de vue scientifique et biologique, il est possible de se faire vacciner dès que l'on est complètement remis de la COVID.

Quels sont les effets secondaires possibles de la vaccination ?

Une fièvre passagère est un effet secondaire courant après la vaccination, mais elle est généralement temporaire et légère. Tous les vaccins font l'objet d'une "vaccino-vigilance" par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

Désinformation et COVID-19

La pandémie de COVID-19 a été marquée par la diffusion de fausses informations sur internet et les réseaux sociaux. Il est essentiel de lutter contre la désinformation en s'informant auprès de sources fiables et vérifiées.

Exemples de fausses informations et de vérités vérifiées

  • INTOX : La COVID-19 est une maladie qui ne touche que les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies préexistantes.
    • INFO : Les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies préexistantes sont plus susceptibles de tomber gravement malades, mais de plus en plus de jeunes ont été hospitalisés pour des formes sévères d'infection au COVID-19.
  • INTOX : Les personnes infectées par la COVID-19 ne sont contagieuses que si elles présentent des symptômes.
    • INFO : Les personnes infectées, qu'elles présentent ou non des symptômes, peuvent être contagieuses et transmettre le virus.
  • INTOX : Les restrictions de voyage et la fermeture des frontières peuvent arrêter la circulation du virus.
    • INFO : Les restrictions de voyage et la fermeture des frontières peuvent aider à contenir le virus en début de pandémie, mais elles ne peuvent plus arrêter sa circulation une fois qu'il est présent partout dans le monde.
  • INTOX : L'OMS a interdit les autopsies des personnes décédées de la COVID-19.
    • INFO : L'OMS n'a jamais interdit les autopsies.
  • INTOX : Un vaccin efficace à 90% signifie qu'il protège à 90% contre l'infection.
    • INFO : Un vaccin efficace à 90% signifie que le risque d'être infecté par le virus après un contact à risque est divisé par 10.
  • INTOX : Le port du masque chirurgical entraîne une intoxication au CO2 et un manque d'oxygène.
    • INFO : Même si le port du masque chirurgical peut être inconfortable, s'il est correctement porté, son utilisation n'entraîne pas d'intoxication au CO2 ni de manque d'oxygène.
  • INTOX : Il ne faut pas porter de masque quand on fait du sport.
    • INFO : Il ne faut PAS porter de masque quand on fait du sport, car il peut réduire l’aisance respiratoire.
  • INTOX : Se laver régulièrement les mains offre une meilleure protection contre le virus du COVID-19 que le port de gants en latex.
    • INFO : Se laver régulièrement les mains offre une meilleure protection contre le virus du COVID-19 que le port de gants en latex.
  • INTOX : Vaporiser de l'alcool ou du chlore sur tout le corps tue les virus qui ont déjà pénétré dans le corps.
    • INFO : Vaporiser de l'alcool ou du chlore sur tout le corps ne tuera pas les virus qui ont déjà pénétré dans votre corps.

Infection après infection, injection de rappel après injection de rappel

Infection après infection, injection de rappel après injection de rappel, notre immunité contre SARS-CoV-2, naturelle (après une infection) ou vaccinale, se construit et nous protège efficacement des formes graves de cette infection. Mais, lors d’infection malgré la vaccination (infection dite « perthérapeutique » ou « breakthrough ») ou de réinfection, quel effet notre immunité exerce-t-elle sur notre contagiosité ? En d’autres termes, une personne immunisée contre SARS-CoV-2 est-elle moins contaminante qu’une personne non vaccinée ou qui n’a jamais eu d’épisode de Covid-19 ? Si oui, de combien le risque de transmission est-il abaissé et quels sont les facteurs qui influencent cette diminution ?

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Les données dont nous disposons sur l’influence de l’immunité préexistante sur la contagiosité ont quasiment toutes été collectées avant que les variants de la lignée Omicron ne deviennent prédominants. Concernant Omicron, les études sur ce sujet étaient à ce jour assez peu robustes.

Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains ont publié des résultats obtenus lors de la première vague de variant Omicron, durant l’hiver 2021-2022 [5]. Selon les CDC, le taux de transmission d’Omicron était plus élevé dans les foyers où le cas index n’était pas vacciné : 63,9 % contre 43,6 % lorsque le cas index était vacciné. De plus, les données des CDC suggèrent une réduction similaire de la transmission que l’immunité préexistante soit naturelle ou vaccinale.

Début janvier 2023, la revue Nature Medicine a publié les résultats d’une étude menée entre décembre 2021 et mai 2022 dans l’ensemble des prisons californiennes (35 établissements pénitentiaires, 111 687 détenus dont 97 % de sexe masculin). Les auteurs ont cherché à mesurer l’impact d’une immunité préexistante sur la transmission des premiers variants Omicron (BA.1 et BA.2) [6].

Pendant les 5 mois, 22 334 cas de Covid-19 ont été identifiés dont 1 226 ont été retenus comme cas index (incarcération depuis au moins 8,5 mois, information fiable sur le statut vaccinal et/ou épisode précédent de Covid-19). Pour chaque cas index, un cas contact a été identifié (partage d’une cellule pour au moins une nuit dans les 5 jours suivant le test positif, existence d’un test PCR négatif 2 jours au plus après le début de l’exposition au cas index).

Globalement, tous types de cas index confondus, le risque (non ajusté) de transmission d’Omicron aux cas contacts a été de 30 % (IC95% [27 ; 32]), pour une exposition moyenne de 2,3 jours. Il est à noter que ce risque se situe dans les valeurs basses habituellement observées dans les études au sein des foyers (de 29 à 53 %, tous variants confondus).

Concernant les effets de la vaccination, le risque de transmission était plus faible lorsque le cas index était vacciné : 28 % (25-31) contre 36 % (31-42) chez les non-vaccinés. Lorsque ces données ont été ajustées sur la durée d’exposition au cas index, l’existence d’une immunité préalable chez les cas contacts, l’établissement pénitentiaire et l’incidence globale de la Covid-19 en Californie au moment du contact, les auteurs ont constaté les résultats suivants (cf. Par ailleurs, l’augmentation de la durée écoulée depuis la dernière dose de vaccin semble associée à une diminution de l’effet de l’immunité vaccinale sur la transmission d’Omicron : chaque 5 semaines écoulées depuis la dernière dose augmentait le risque de transmission de 6 % (2-11).

Les auteurs concluent leur étude en insistant sur le fait que, pour Omicron, comme pour les variants précédents, la réduction de la contagiosité par l’immunité préexistante reste modeste. Néanmoins, à l’échelle d’une population, une réduction de la transmission de 20 à 40 % reste appréciable en période de pic épidémique.

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