Introduction

Le Collège Royal de Pédiatrie et de Santé Infantile (RCPCH) est une institution clé au Royaume-Uni, regroupant près de 19 000 spécialistes dédiés à la santé des enfants. Son rôle est multiple : il s'agit d'un défenseur des droits de l'enfant, d'un fournisseur de directives cliniques et d'un acteur majeur dans la formation des futurs pédiatres. Face aux défis posés par la pandémie de Covid-19 et aux questions sociétales concernant les droits de l'enfant, le RCPCH se positionne comme un acteur essentiel pour garantir le bien-être des jeunes générations.

Le RCPCH et la Pandémie de Covid-19 : Naviguer dans l'Incertitude

Alors que le débat sur la réouverture des écoles fait rage, le RCPCH s'est retrouvé en première ligne pour évaluer les risques et les bénéfices pour les enfants. Plusieurs questions clés ont émergé : quel est le niveau d'infection chez les enfants, quelle est la gravité de la maladie chez eux, et la transmettent-ils aux autres ? Le RCPCH a souligné que les données montrent que les formes graves du Covid-19, et a fortiori les décès, sont exceptionnels chez les enfants.

Évaluation des Risques et Transmission du Virus

L'OMS juge que "les enfants et les adolescents sont aussi susceptibles d'être infectés que n'importe quelle autre classe d'âge". Pourtant, les cas pédiatriques de Covid-19 ne représentent qu'"une faible partie (1 à 5%) de l'ensemble des cas rapportés dans le monde", selon l'agence sanitaire française Santé publique France. Cela peut être dû au fait que les enfants infectés par le coronavirus font très majoritairement des formes "peu graves" de la maladie, voire sans symptôme du tout, ce qui les rend plus difficiles à détecter.

Les dernières données semblent montrer que les enfants transmettent moins le SARS-CoV-2 que les adultes, contrairement à ce qu'on croyait initialement par analogie avec d'autres maladies virales, dont la grippe. Plusieurs études appuient cette hypothèse, même s'il n'y a encore aucune certitude.

Réponse aux Inquiétudes et Communication

Début , face à l'annonce d'un retour au confinement total en Angleterre, une infirmière en chef a témoigné de la situation sanitaire alarmante à l'hôpital de King's College à Londres, affirmant avoir "tout un service d'enfants". Le Collège royal de pédiatrie et de santé infantile (RCPCH) s'est fendu d'un communiqué pour contester ce témoignage. "Les services pédiatriques sont habituellement bondés en hiver", a rappelé le professeur Russell Viner, président de l'organisation. "Jusqu'à maintenant, nous ne constatons pas de pression significative du Covid-19 en pédiatrie au Royaume-Uni."

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Le Variant et les Enfants

Plusieurs chercheurs ont décelé une plus grande transmissibilité d'un variant du virus au sein de la population générale. Selon les résultats d'une étude, les personnes de moins de 19 ans étaient "significativement plus nombreuses" à être infectées par les variants du virus que par la souche d'origine.

L'équipe de l'Imperial College envisage une possible "augmentation générale de la transmissibilité du variant, à un moment où le confinement était en place, mais où les écoles restaient ouvertes". Le variant du virus aurait donc été plus à même de circuler au sein des établissements scolaires, qui étaient ouverts outre-Manche en décembre.

Défense des Droits de l'Enfant : L'Interdiction de la Fessée

Le RCPCH s'engage activement pour la protection des enfants contre les violences physiques. L'Ecosse a adopté en 2019 une loi pour interdire la fessée, devenant la première nation des quatre constituant le Royaume-Uni à ériger en infraction pénale les punitions corporelles à l'encontre des enfants. Le Pays de Galles a suivi ce chemin en 2022.

Un Appel à l'Action

Le Collège royal de la pédiatrie et de la santé infantile appelle à faire de même en Angleterre et en Irlande du Nord, en supprimant de la loi "l'argument de la 'punition raisonnable'". Cette institution demande aux partis politiques de "prendre des engagements significatifs sur cette question importante concernant les droits des enfants", alors que des élections législatives doivent avoir lieu cette année au Royaume-Uni.

L'Ambiguïté de la Loi Actuelle

"Les lois actuelles sur la punition physique sont injustes et dangereusement vagues", juge le pédiatre Andrew Rowland, responsable au Collège royal de la protection de l'enfance. "Elles créent une zone grise dans laquelle certaines formes de châtiments corporels peuvent être légales alors que d'autres ne le sont pas", explique-t-il. Ce manque de clarté de la loi peut même ajouter de la complexité à identifier des cas de maltraitance d'enfants.

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Réponse du Gouvernement

Une membre du gouvernement conservateur a écarté tout changement, jugeant que la loi actuelle en Angleterre était "très claire". La Suède a interdit les châtiments corporels contre les enfants dès 1979.

Le RCPCH et la Formation Médicale

Le RCPCH joue un rôle essentiel dans la formation des futurs pédiatres. Un diplôme de troisième cycle (120 crédits, neuf mois à temps plein, durée flexible de 2 à 5 ans) est proposé. Les étudiants suivent 75 crédits de modules fondamentaux et 45 crédits de modules optionnels. Un certificat de troisième cycle (60 crédits, 12 mois à temps partiel) est proposé. Les étudiants suivent 60 crédits de modules fondamentaux.

Modules Proposés

Les étudiants à temps plein suivront des modules totalisant 180 crédits sur un an. Tous les étudiants suivront les modules obligatoires : Recherche et diffusion en physiothérapie, Statistiques appliquées à la recherche en santé I et Projet de recherche. Ils devront ensuite choisir au moins deux modules cliniques principaux parmi la liste suivante :

  • Neuro-physiothérapie pédiatrique
  • Physiothérapie cardiorespiratoire pédiatrique
  • Physiothérapie musculo-squelettique pédiatrique
  • Le jeune athlète : prévention et gestion des blessures

Selon les modules obligatoires choisis dans la liste ci-dessus, le reste de vos 180 crédits sera constitué de modules optionnels.

Apprentissage et Évaluation

Le programme est dispensé par une combinaison d’enseignement en face à face, d’enseignement en ligne et d’apprentissage autodirigé. Les méthodes d'évaluation comprennent : des travaux écrits, la création de ressources pour les patients, des présentations orales, des examens oraux, des tests à choix multiples, des évaluations pratiques, des revues de la littérature et la thèse de recherche avec un rapport écrit et une présentation orale.

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L'Évaluation de l'Âge des Adolescents Migrants : Un Défi Éthique et Scientifique

En France, les juges font régulièrement appel aux médecins légistes pour déterminer l’âge des adolescents migrants. L’expertise médicale en matière d’âge joue donc un rôle clé pour les justiciables et pour les professionnels de la justice. Ces derniers attendent une réponse rapide, précise et juste, pour éviter de commettre une erreur.

Les Limites des Méthodes Actuelles

La méthode la plus utilisée, considérée comme méthode de référence, consiste à comparer la radiographie du poignet et de la main gauche de l’adolescent au cliché le plus proche issu d’un atlas, dit de Greulich et Pyle, du nom des deux médecins américains qui l’ont publié dans les années 50. Cet atlas a été conçu pour détecter, chez des enfants d’âge connu, un trouble de croissance ou de maturation osseuse.

Dans un avis rendu public le 11 juillet 2005, un comité a émis les plus grandes réserves à l’égard des examens utilisés pour déterminer l’âge d’enfants et d’adolescents à des fins juridiques. Il a porté des critiques de fond sur la pertinence des données scientifiques utilisées comme références et sur le caractère transposable des données de l’atlas de Greulich et Pyle. Il a aussi souligné que la pratique des radiographies elles-mêmes était discutable en raison de l’absence d’indication médicale à cet examen et à l’irradiation, même faible, qui y est associée.

Les Critiques Méthodologiques

Le détournement de la méthode à des fins juridiques, aussi habituel que scientifiquement non validé, consiste à comparer la radiographie d’un adolescent aux différents clichés présentés dans l’atlas, et à déduire, à partir du cliché le plus proche, son âge réel.

Des pédiatres ont commencé à contester cette méthode dès les années 60. Les positions exprimées dans la littérature médicale internationale sont habituellement plus tièdes : on accepte l’idée selon laquelle la détermination d’âge osseux par la méthode de Greulich et Pyle est imparfaite, mais elle serait la meilleure méthode disponible, elle serait acceptable en attendant mieux.

Alternatives et Recommandations

Certains médecins répondent au magistrat en associant, aux données radiologiques, des données dentaires et des données d’examen clinique général. Associer plusieurs méthodes semble signe de bon sens et contribuer à donner l’impression d’un savoir médical qui rassure tout le monde.

Écoutons d’abord ce que dit le sujet sur son âge. Sa radiographie et son état dentaire peuvent-ils être ceux de l’âge qu’il déclare ? Les rares cas de discordance quasi certaine concernent de très jeunes adolescents. En effet, au-delà d’un âge déclaré de 14 ans, il n’existe pas d’argument médical pour attester qu’un adolescent n’a pas l’âge qu’il déclare.

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