Introduction

Le diabète gestationnel (DG) est une complication fréquente de la grossesse, caractérisée par une hyperglycémie qui apparaît ou est détectée pour la première fois pendant la grossesse. Cette condition peut avoir des conséquences néfastes tant pour la mère que pour l'enfant. La recherche récente s'est concentrée sur l'identification des facteurs de risque et des interventions potentielles pour prévenir et gérer le DG. Cet article offre une revue systématique des études récentes explorant divers aspects du DG, allant des habitudes alimentaires à l'impact des interventions participatives.

Rôle du microbiote intestinal et de l'alimentation dans le diabète gestationnel

Une étude récente a mis en lumière le rôle médiateur du microbiote intestinal dans la relation entre les habitudes alimentaires et le diabète gestationnel. Cette étude cas-témoins a inclus 107 femmes atteintes de diabète gestationnel et 78 femmes enceintes en bonne santé. Les apports alimentaires ont été évalués au cours du mois précédant l'intervention à l'aide d'un questionnaire semi-quantitatif de fréquence alimentaire. Les microbiotes intestinaux ont été analysés via des prélèvements de selles.

Les résultats ont révélé que parmi les 5 modèles alimentaires évalués, un régime riche en fruits et légumes était associé à une réduction de 67% du risque de développer un diabète gestationnel par rapport aux modèles à faible teneur en fruits et légumes. De plus, ce modèle a été associé à une modification significative de la composition du microbiote intestinal chez les femmes atteintes de diabète gestationnel. Ces résultats suggèrent que l'adoption d'un régime riche en fruits et légumes pendant la grossesse pourrait réduire le risque de diabète gestationnel en modulant le microbiote intestinal.

Recherche participative et paramètres de santé chez les adolescents

Une autre étude a évalué l'efficacité des interventions de recherche participative sur les paramètres de santé liés à l'obésité ainsi que sur les habitudes de vie d'adolescents âgés de 11 à 18 ans issus de pays à revenus élevés. Dans le cadre de ce travail, 8 bases de données ont été consultées de 1990 à 2024. Au total, 16 études ont été incluses : 6 se sont concentrées sur l'activité physique, 2 sur la nutrition et 8 sur une combinaison des deux.

Les résultats ont montré que 10 études ont présenté au moins un effet significatif d'interventions participatives sur l'activité physique, la nutrition et/ou les paramètres de santé liés à l'obésité. Un effet positif sur la consommation de fruits a notamment été rapporté. Ces conclusions suggèrent que l'autonomisation des jeunes par leur implication dans les travaux de recherche peut exercer des effets positifs sur la santé. Néanmoins, des travaux supplémentaires restent nécessaires en raison du nombre limité d'études incluses dans cette revue. Bien que cette étude ne se concentre pas directement sur le diabète gestationnel, elle souligne l'importance des interventions participatives pour améliorer les habitudes alimentaires et les paramètres de santé chez les jeunes, ce qui pourrait avoir des implications pour la prévention du DG chez les futures mères.

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Stéatose hépatique non alcoolique et consommation de fruits et légumes

Une revue systématique et méta-analyse d'études cliniques d'observation a étudié la corrélation entre les niveaux de consommation de fruits et légumes et la stéatose hépatique non alcoolique. Au total, 11 études portant sur 493 682 patients ont été retenues après consultation des bases de données PubMed, Embase, Web of Science et la Cochrane Library.

Les résultats suggèrent qu'une consommation plus élevée de fruits et légumes est inversement associée au risque de stéatose hépatique non alcoolique. Cette corrélation varie néanmoins selon les groupes ethniques et le sexe en raison notamment de variations dans les régimes alimentaires. Bien que l'étude ne porte pas directement sur le diabète gestationnel, il est important de noter que la stéatose hépatique non alcoolique est un facteur de risque de résistance à l'insuline et de diabète de type 2, qui sont également des facteurs de risque de DG.

Freins et leviers à la consommation de fruits et légumes dans les populations rurales

Une revue de la littérature a cherché à déterminer les freins et leviers à la consommation de fruits et légumes chez des adultes australiens vivant en milieu rural. Les données quantitatives et qualitatives de 13 464 adultes ayant participé au recensement 2019 de la vie active ont été analysées.

Les résultats ont montré que 48% et 19% des participants consomment respectivement les deux portions de fruits et les cinq portions de légumes recommandées par jour. Les facteurs favorables à la consommation de fruits comprennent le fait de n'avoir jamais fumé et de ne pas consommer d'alcool. Les facteurs les plus favorables à la consommation de légumes comprennent le fait d'avoir été fumeur, de vivre dans un foyer avec plus de 3 personnes ainsi que l'utilisation de jardins communautaires. Parmi les obstacles à la consommation de fruits et légumes figurent la préférence pour d'autres encas, le désir de limiter les apports en sucres, le manque de temps et la difficulté à atteindre les directives jugées inatteignables. Ces informations sont pertinentes pour le diabète gestationnel car elles mettent en évidence les défis spécifiques liés à l'adoption d'une alimentation saine dans les populations rurales, qui peuvent être plus vulnérables au DG en raison de l'accès limité aux ressources et aux informations.

Adhésion au régime EAT-Lancet et risque de dépression et d'anxiété

Une étude a examiné les associations prospectives entre l'adhésion au régime EAT-Lancet et la dépression, l'anxiété et leur cooccurrence chez 180 446 participants de la UK Biobank. Les degrés d'adhésion au régime EAT-Lancet ont été convertis en 3 scores alimentaires différents - indices Knuppel EAT-Lancet, Stubbendorff EAT-Lancet et Kesse-Guyot EAT-Lancet - et évalués sur un suivi de 11,62 ans.

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Les résultats montrent qu'une plus grande adhésion au régime EAT-Lancet est associée à un risque plus faible de dépression, d'anxiété et de leur cooccurrence. Cette association est consistante entre les trois indices EAT-Lancet. Bien que cette étude ne se concentre pas directement sur le diabète gestationnel, il est important de noter que la santé mentale est un facteur important à prendre en compte pendant la grossesse, et qu'une alimentation saine peut avoir un impact positif sur le bien-être psychologique.

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