Cet article explore en profondeur les contractures des ischio-jambiers et des adducteurs, en définissant les termes, en expliquant les mécanismes sous-jacents, les causes, les conséquences, les méthodes de diagnostic, les traitements et les stratégies de prévention.

Introduction

Les ischio-jambiers et les adducteurs sont deux groupes musculaires importants situés respectivement à l'arrière et à l'intérieur de la cuisse. Les contractures de ces muscles sont fréquentes, en particulier chez les sportifs, et peuvent entraîner des douleurs, une limitation de l'amplitude des mouvements et une diminution des performances. Il est essentiel de comprendre la définition, les causes et les traitements de ces contractures pour une prise en charge efficace.

Définition

Ischio-jambiers

Les ischio-jambiers sont un groupe de trois muscles situés à l'arrière de la cuisse : le biceps fémoral (BF), le semi-membraneux (SM) et le semi-tendineux (ST). Ils sont principalement fléchisseurs de la jambe et accessoirement extenseurs de la cuisse. Une contracture des ischio-jambiers se caractérise par une diminution de leur extensibilité, ce qui limite la flexion de la hanche et l'extension du genou.

Adducteurs

Les adducteurs sont un groupe de cinq muscles situés à l'intérieur de la cuisse : le pectiné, le gracile, le court adducteur, le long adducteur et le grand adducteur. Ils permettent de rapprocher la jambe de l'axe médian du corps (adduction). Une contracture des adducteurs se traduit par une difficulté à écarter les jambes et peut provoquer des douleurs à l'aine ou à l'intérieur de la cuisse.

Physiopathologie et mécanismes de régénération musculaire

Les tissus musculo-squelettiques sont constamment en cycle de dégénérescence/régénération, même en dehors de toute lésion. Les cellules satellites, situées en périphérie des fibres musculaires, jouent un rôle important dans ce processus. Elles prolifèrent en cas de stimulation par les cytokines et facteurs de croissance libérés lors d'une effraction cellulaire. Avec l'âge, leur quantité diminue, mais elle augmente en cas d'entraînement. Les cellules satellites se transforment en myotubes qui se soudent aux myofibrilles locales, puis se transforment en fibres musculaires matures.

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La régénération musculaire se déroule en plusieurs phases :

  1. Phase non inflammatoire : Effraction du sarcolemme (dont l'importance est fonction du traumatisme), constitution d'un hématome permettant l'arrivée des macrophages et des cellules inflammatoires, activation des cellules satellites.

  2. Phase inflammatoire : Locale, élimination des débris par les macrophages (détersion), apparition précoce de la fibrine, fibronectine, collagénase I et III formant un début de trame. Colonisation par les lymphocytes. L'introduction d'anti-inflammatoires est délétère à une bonne cicatrisation.

  3. Phase de régénération musculaire : Maturation des cellules satellites pour leur donner les caractéristiques des fibres adultes.

L'ensemble de ce mécanisme se fait grâce à la libération de différentes cytokines et facteurs de croissance (IL 1 et 6, HGF, IGF-I et II, FGF,…) qui vont intervenir, à tour de rôle, afin de permettre le bon déroulement de ce cycle.

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Causes des contractures des ischio-jambiers et des adducteurs

Plusieurs facteurs peuvent contribuer aux contractures des ischio-jambiers et des adducteurs :

  • Manque d'étirements : L'absence d'étirements réguliers après l'exercice ou dans la vie quotidienne peut entraîner un raccourcissement progressif des muscles.
  • Position assise prolongée : Rester assis pendant de longues périodes, comme au bureau, en voiture ou devant un écran, maintient les ischio-jambiers en position contractée, favorisant leur raccourcissement.
  • Déséquilibres musculaires : Un déséquilibre entre les muscles agonistes (ceux qui effectuent un mouvement) et les antagonistes (ceux qui s'opposent au mouvement) peut entraîner une surcharge et une contracture des muscles les plus faibles. Par exemple, un déséquilibre entre les quadriceps (à l'avant de la cuisse) et les ischio-jambiers peut favoriser une contracture de ces derniers. De même, un déséquilibre entre les adducteurs et les abducteurs (ceux qui écartent la jambe) peut causer des problèmes.
  • Blessures : Les lésions musculaires, telles que les élongations, les déchirures ou les contusions, peuvent entraîner une contracture cicatricielle.
  • Mauvaise posture : Une posture inadéquate, comme une rétroversion du bassin (basculement du bassin vers l'arrière), peut étirer les ischio-jambiers et favoriser leur contracture.
  • Âge : Avec l'âge, les muscles ont tendance à perdre de leur élasticité, ce qui augmente le risque de contractures.
  • Facteurs anatomiques : Une inégalité de longueur des membres inférieurs, des pieds plats ou des troubles posturaux favorisent un tonus musculaire asymétrique et une surcharge mécanique de la région.
  • Augmentation trop rapide de l'activité sportive : Une augmentation de l'activité sportive trop brutale qui entraîne une surcharge mécanique de la région du bassin et une fatigue musculaire.
  • Terrain de sport : Les terrains lourds et gras entraînent davantage de lésions des adducteurs.
  • Chaussures inadaptées : Des chaussures trop anciennes ou avec une correction inadaptée, par exemple, pour la course à pied.
  • Diminution d’amplitude d’une des articulations du bassin : Les contraintes mécaniques ne seront pas équitablement réparties entre les différentes structures. Les adducteurs seront plus sollicités.

Conséquences des contractures des ischio-jambiers et des adducteurs

Les contractures des ischio-jambiers et des adducteurs peuvent avoir plusieurs conséquences négatives :

  • Douleur : La douleur est le symptôme le plus fréquent. Elle peut se manifester à l'arrière de la cuisse (ischio-jambiers), à l'intérieur de la cuisse ou à l'aine (adducteurs).
  • Limitation de l'amplitude des mouvements : Une contracture des ischio-jambiers peut rendre difficile le fait de se pencher en avant, de toucher ses orteils ou d'étendre complètement le genou. Une contracture des adducteurs peut limiter l'écartement des jambes.
  • Difficulté à effectuer certaines activités : Les activités quotidiennes comme marcher, courir, monter les escaliers ou s'habiller peuvent être compromises.
  • Risque accru de blessures : Les muscles contracturés sont plus susceptibles de se blesser lors d'un effort brusque ou d'un étirement excessif. Il a été rapporté que les lésions intéressant l’aponévrose ou les structures myotendineuses intramusculaires, survenant préférentiellement lors de sprints ou de sauts, ont un meilleur pronostic. Celles ayant une taille importante (longueur et section transversale) et/ou se situant proche de la tubérosité ischiatique (qui touche le tendon proximal libre ou l’enthèse) ont un moins bon pronostic (3).
  • Douleurs lombaires : Une contracture des ischio-jambiers peut entraîner une rétroversion du bassin, ce qui peut solliciter excessivement les muscles du bas du dos et provoquer des douleurs lombaires. La rétroversion du bassin provoque un basculement du sacrum et des vertèbres lombaires L4 et L5. Normalement, pour se pencher en avant, c’est le bassin qui doit basculer pour projeter le tronc vers l’avant, ceci sans courber la colonne. Si les ischio-jambiers sont raides, le bassin est bloqué en rétroversion. La rotation ne peut plus avoir lieu au niveau du bassin, elle est reportée au niveau des vertèbres lombaires qui subissent une grande torsion. Ce système peut provoquer une telle souffrance au niveau des disques que les muscles contrôlant les mouvements au niveau des lombaires se contractent brutalement et bloquent toute la zone lombaire.
  • Pubalgie : La pubalgie, qui signifie littéralement "douleur du pubis", provoque des douleurs du bas ventre pouvant irradier sur l’intérieur des cuisses, les organes génitaux et le pli de l’aine. L’atteinte peut être unilatérale ou bilatérale. Elle concerne les sportifs. La pubalgie est souvent une conséquence de plusieurs de ces lésions.

Diagnostic

Le diagnostic des contractures des ischio-jambiers et des adducteurs repose principalement sur l'examen clinique. Le médecin ou le kinésithérapeute évaluera l'amplitude des mouvements, la présence de douleur à la palpation ou à l'étirement, et la force musculaire.

Examen clinique

L'examen clinique est une étape essentielle au diagnostic des lésions musculaires. Il permet :

  • D'établir le diagnostic
  • De faire le diagnostic différentiel
  • D'évaluer la gravité de la lésion
  • D'orienter l'iconographie
  • De mettre en place les premiers soins
  • D'établir un premier protocole de rééducation

L'interrogatoire permet de connaître le mode de survenue, la douleur initiale (EVA), la notion de craquement, la présence de douleur dans la vie quotidienne. L'inspection recherche une ecchymose (signe de gravité en cas de lésion intrinsèque, mais de bon pronostic en cas de lésion extrinsèque : pas de risque d'hématome collecté) et un œdème. L'examen clinique recherche une limitation douloureuse de plus de 15° à l'étirement passif par rapport au côté controlatéral. Ces signes permettent une première classification clinique rapide dès le premier examen : lésion grave ou non.

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L'examen clinique permet également le diagnostic topographique de la lésion par une palpation et un testing musculaire précis groupe par groupe. Il permet de différencier droit fémoral, sartorius, psoas, vaste…quel ischio…quel adducteur. Ceci permet d’orienter le bilan iconographique.

Les lésions des IJ sont moins bien tolérées que les lésions du quadriceps et des adducteurs.

Le diagnostic différentiel inclut l'arrachement osseux ou apophysose de croissance chez l'enfant et le jeune adulte, la tumeur et le décollement de Morel Lavallée chez le sujet plus âgé et la femme.

Iconographie

Le bilan iconographique des lésions est rarement effectué. Il en résulte une imprécision diagnostique à l’origine de douleurs persistantes, de longs arrêts inutiles ou de reprises sportives précoces responsable de complications ou de récidives. L'imagerie est souvent justifiée car elle permet un diagnostic précis de localisation et de gravité.

  • Échographie : L'échographie est un examen peu coûteux, disponible facilement et partout, et très précis, mais assez difficile. Elle permet de visualiser les muscles, les tendons et les ligaments. Elle est utile pour détecter les lésions musculaires, les tendinites et les bursites. L'échographie demeure l'examen de référence dans les lésions musculaires.
  • IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) : L'IRM est un examen plus coûteux et moins facilement disponible que l'échographie, mais elle offre une meilleure résolution et permet de visualiser les structures profondes. Elle est utile pour diagnostiquer les lésions musculaires complexes, les ruptures tendineuses et les pathologies osseuses. L'IRM est un excellent examen pour établir un diagnostic précis et précoce des lésions, mais il présente quelques défauts.

Classification des lésions musculaires

Plusieurs classifications existent pour évaluer la gravité des lésions musculaires. La classification de Pollock est la plus récente (2014) et la plus intéressante à ce jour. Elle découle de la classification de Rodineau, mais avec des précisions anatomiques de localisation. Elle comprend une partie de localisation anatomique selon que la lésion est myo-aponévrotique, musculaire pure ou musculo-tendineuse.

  • Grade 0 : Survenue progressive d’une douleur musculaire localisée, en fin d’effort ou après l’effort. Absence d’anomalies à l’écho ou à l’IRM. On parle de contracture si localisé, de DOMS si aspect touchant le muscle dans son ensemble.

  • Grade 1 : Douleur d’apparition rapide ou brutale, localisée, durant un effort. Évolution clinique très rapidement favorable (moins de 5 jours). Echo ou IRM ne retrouvant qu’un vague œdème (épaississement hyperéchogène) avec impression de flou aponévrotique, sans modification architecturale du muscle.

  • Grade 2 : Douleur d’apparition brutale ou rapide, localisée, reprise d’activité impossible, palpation douloureuse, contraction excentrique douloureuse et testing positif. Echo ou IRM positive : modification architecturale, œdème voire hématome en regard, lésion de moins de 5 cm.

  • Grade 3 : Douleur importante soudaine avec impotence fonctionnelle immédiate - clinique très parlante, palpation d’un hématome ou d’un relief musculaire net. Echo et IRM sans équivoque : lésion de plus de 5 cm avec hématome, permet la classification anatomique A, M ou T de façon facile.

  • Grade 4 : Rupture complète - M ou T.

Traitement

Le traitement des contractures des ischio-jambiers et des adducteurs dépend de la cause et de la gravité de la contracture. Il comprend généralement :

  • Le repos : Éviter les activités qui aggravent la douleur.
  • La glace : Appliquer de la glace sur la zone douloureuse pendant 15 à 20 minutes, plusieurs fois par jour, surtout dans les premiers jours suivant la blessure.
  • La compression : Utiliser un bandage compressif pour réduire l'enflure.
  • L'élévation : Élever la jambe pour favoriser le drainage de l'œdème.
  • Les étirements : Effectuer des étirements doux et progressifs des ischio-jambiers et des adducteurs, en veillant à ne pas provoquer de douleur.
  • Le renforcement musculaire : Renforcer les muscles ischio-jambiers, les adducteurs et les muscles stabilisateurs du bassin pour améliorer la force, l'endurance et l'équilibre musculaire.
  • La thérapie manuelle : Le kinésithérapeute ou l'ostéopathe peut utiliser des techniques de massage, de mobilisation articulaire et de relâchement myofascial pour améliorer la souplesse des muscles et des tissus environnants.
  • Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) : Les AINS peuvent être utilisés pour soulager la douleur et l'inflammation, mais ils ne sont pas recommandés à long terme en raison de leurs effets secondaires potentiels.
  • Les infiltrations : Dans certains cas, une infiltration de corticoïdes peut être envisagée pour soulager la douleur et l'inflammation, mais cette option est réservée aux cas les plus sévères et doit être utilisée avec prudence.
  • La chirurgie : La chirurgie est rarement nécessaire, sauf en cas de rupture musculaire complète ou de complications telles qu'un hématome enkysté ou une ostéite ossifiante.

Principes thérapeutiques

Les lésions musculaires sont les plus fréquentes des blessures survenues lors d’activité sportives. Un traitement mal fait ou négligé peut occasionner des récidives itératives, des complications, ou la prolongation importante des délais de reprise des activités sportives. Des douleurs chroniques sont également fréquemment rencontrées lors de cicatrices fibreuses séquellaires.

Pour les lésions de Grade 0 et 1 : lésions musculaires mineures ou absentes : Reprise très rapide d’activité sportive, voire, pas d’interruption. Activité adaptée jusqu’à reprise du sport normale à J10-J15

Au delà, la cicatrisation doit respecter 3 phases :

  • Une phase initiale
  • Une phase de cicatrisation
  • Une phase de réadaptation et de réhabilitation

Traitement initial

Le traitement initial (phase non inflammatoire histologique) repose sur le protocole RICE (ou GREC) : Rest - Repos, Ice - Glace, Compression (limitation de la course externe), Elevation. On préfère maintenant : POLICE (Protection, optimal loading, ice) moins statique. Ce protocole est vrai quelque soit le grade lésionnel. La durée est de 4-5 jours maximum. Le but est de limiter le saignement, la douleur, la rétraction des berges de la lésion et donc la taille de la cicatrice fibreuse ultérieure. Une durée brève car l'activité anti inflammatoire est délétère et la nécessité d’une mobilisation précoce indolore.

Phase de cicatrisation

La phase de cicatrisation (phase inflammatoire histologique) comprend :

  • Mobilisation dès que possible, d’intensité progressive selon la tolérance
  • Prise en charge physiothérapeutique dès que possible
  • Travail du membre controlatéral et travail adapté afin de ne pas faire perdre au sportif ses qualités locomotrices, physiques et proprioceptives
  • Sollicitations d’abord isométriques puis isotoniques excentriques accompagnées d’étirement progressifs indolents
  • Contrôle écho-clinique J5-J7 pour rechercher une collection hématique et éventuellement la ponctionner.

Les antalgiques de pallier 1 peuvent être utilisés si besoin. Les AINS sont à éviter car ils retardent la cicatrisation en empêchant la réaction inflammatoire physiologique en ne permettant pas une élimination des débris et l’afflux des fibroblastes sur le site lésionnel. Les corticoides ont un effet délétère.

La mobilisation précoce et les étirements ont pour but de retrouver au plus vite des amplitudes articulaires normales et de manière indolente. À l’issue de cette phase, on pourra débuter un travail de ré-athlétisation.

L’examen clinique doit valider le passage à cette phase de réathlétisation, par un testing se négativant, une ecchymose disparue et un aspect échographique objectivant une cicatrisation acquise.

La réadaptation

La réadaptation, réalisée par le kiné et par le patient lui même en autonomie - phase de régénération histologique. Il s’agit de plusieurs exercices à difficultés et charges croissantes ayant pour but de retrouver une force musculaire concentrique et excentrique, en course interne et externe, à vitesse de plus en plus rapide.

Dans un premier temps :

  • Auto étirements lents
  • Déplacements latéraux
  • Marche avant/arrière
  • Course sur place
  • Tonification du rachis (rotation et ponté-busté)
  • Proprioception sur ballon
  • Excentrique sur iso- Pompes

Puis :

  • Exercices excentriques dynamiques : Diver, Glider, Fentes, Squatt
  • Exercices d’adresse et travail de la gestuelle sportive
  • Gestuelle en proprioception
  • Travail nordique
  • Musculation (presse, leg curl, soulevé de terre,…)

Enfin : Travail spécifique adapté progressif jusqu’à reprise normale

Traitement chirurgical

Le traitement chirurgical reste exceptionnel.

Prévention

La prévention des contractures des ischio-jambiers et des adducteurs repose sur plusieurs mesures :

  • Étirements réguliers : Effectuer des étirements des ischio-jambiers et des adducteurs après chaque entraînement et régulièrement dans la vie quotidienne.
  • Exercices de mobilité : Pratiquer des exercices de mobilité pour améliorer la souplesse des hanches, du bassin et du bas du dos.
  • Renforcement musculaire : Renforcer les muscles ischio-jambiers, les adducteurs et les muscles stabilisateurs du bassin pour maintenir un bon équilibre musculaire.
  • Échauffement adéquat : S'échauffer correctement avant chaque activité physique pour préparer les muscles à l'effort.
  • Progression graduelle : Augmenter progressivement l'intensité et la durée des activités physiques pour éviter de surcharger les muscles.
  • Bonne posture : Maintenir une bonne posture au quotidien, que ce soit en position assise ou debout.
  • Hydratation : Boire suffisamment d'eau pour maintenir une bonne hydratation musculaire.
  • Éviter la position assise prolongée : Se lever et s'étirer régulièrement si vous devez rester assis pendant de longues périodes.
  • Correction des facteurs anatomiques : Consulter un podologue pour corriger les inégalités de longueur des membres inférieurs, les pieds plats ou les troubles posturaux.
  • Préparation sportive complète : Avoir une préparation sportive complète pour prévenir les blessures.
  • Être progressif dans vos changements d’habitudes sportives.

Tests de force musculaire

Les tests de force musculaire isométrique et excentrique aux IJ sont classiquement utilisés pour le screening (dépistage) des footballeurs à des fins pronostic, préventif, en rééducation et pour le retour au jeu. Les déficits de force excentrique des ischio-jambiers ont été identifiés comme un facteur de risque des blessures récurrentes aux ischio-jambiers au football. Ce résultat suggère que la faiblesse des IJ est un facteur prédisposant aux nouvelles blessures et aux récidives. L'inclusion d'exercices excentriques de renforcement des ischios s'est avérée être une stratégie efficace de prévention dans le football.

Cependant, ce n'est pas une tâche simple étant donné que différents tests apportent des estimations divergentes et ne reflètent pas la force des ischio-jambiers de la même manière. Bien que l'utilisation du Nordic hamstring test comme outil de dépistage pour évaluer le risque de blessure aux ischio-jambiers soit encore controversée, deux études récentes ont montré que des niveaux inférieurs de force excentrique en pré-saison augmentaient le risque de lésions au cours de la saison. D'autre part, les tests de force isométrique sont probablement les plus courants dans le football professionnel pour les considérations pronostiques de lésions. En particulier, il existe un intérêt croissant pour le test isométrique en flexion de genou à 15 ° en raison de son lien à pronostiquer le délai de retour au jeu. Alternativement, le test isométrique de la chaîne postérieure en flexion de hanche à 90 °/ flexion du genou à 20 ° (90:20) est apparu récemment pour évaluer la force isométrique des ischio-jambiers dans une position plus allongé.

Les résultats d'une étude ont montré de mauvaises associations entre les tests isométriques et excentriques bien qu'ils mesurent tous potentiellement la force musculaire maximale des ischio-jambiers. Bien que tous les tests aient une très grande fiabilité, les valeurs obtenues dans chaque test ont une faible concordance avec les autres et la détection des asymétries présente de grandes variations chez le même joueur en fonction du test de résistance utilisé. Par conséquent, les propriétés mécaniques des ischio-jambiers mesurées par chaque test sont probablement différentes et les résultats d'un test ne peuvent pas informer les autres. Ces informations suggèrent que les tests isométriques et excentriques pour évaluer la force musculaire des ischio-jambiers ne peuvent pas être utilisés de manière interchangeable.

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