Introduction
Le Conseil National des Universités (CNU) joue un rôle crucial dans la structuration et l'évaluation de l'enseignement supérieur et de la recherche en France. Au sein du CNU, la sous-section dédiée à la pédiatrie, comme d'autres sous-sections médicales, a des missions spécifiques et est soumise à des évolutions constantes. Cet article explore les missions, l'organisation et les enjeux de la sous-section pédiatrie au sein du CNU, en mettant en lumière son rôle dans la qualification des enseignants-chercheurs et dans l'amélioration de la qualité des soins aux enfants.
Le Conseil National des Universités (CNU) et son rôle
Le Conseil National des Universités (CNU) est une instance nationale régie par le décret n° 92-70 du 16 janvier 1992. Le CNU-Santé, compétent pour les disciplines médicales, odontologiques et pharmaceutiques, comprend 14 sections et 52 sous-sections. Les conditions de candidature et les différents types de concours sont définis réglementairement avec précision.
Missions principales du CNU
Le CNU a plusieurs missions essentielles :
- Qualification des candidats : Valider la qualification des candidats aux titres de maîtres de conférences et professeurs des universités. Cela implique de vérifier leur implication dans l'enseignement et la recherche.
- Avis sur les primes et l'avancement : Donner un avis sur l’attribution des primes d’enseignement et de recherche et sur les dossiers de candidature à l’avancement de carrière.
- Représentation consultative : Représenter la section, à titre consultatif, dans les conseils nationaux professionnels infirmiers.
- Participation aux réformes : Participer aux travaux de réforme de la formation infirmière et être sollicité par les universités et les ministères de tutelle sur des sujets spécifiques.
La sous-section 54-2 : Chirurgie Infantile
La chirurgie infantile (sous-section 54-2 du CNU) est définie par l’âge des patients et non par leur pathologie. Elle est scindée en chirurgie viscérale et chirurgie orthopédique, avec une évolution vers la sous-spécialisation.
Organisation de la pratique
L’organisation de la pratique est assez complexe. En effet, il existe des pathologies très fréquentes et ne nécessitant pas de plateau technique spécialisé. D’autres ne se conçoivent que dans un environnement pédiatrique spécialisé multidisciplinaire. Il existe par ailleurs des interventions complexes ne pouvant être réalisées que par les seuls chirurgiens pédiatres, même sans nécessité d’un environnement particulier. Enfin, certaines pathologies rencontrées dans le cadre de l’urgence semblent identiques à celles de l’adulte et sont réalisées par des chirurgiens non spécialisés.
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La répartition de cette activité fait appel à la notion de niveaux, tel qu’élaborés par le SROS.
- Niveau 3 : Correspond au centre de recours : chirurgiens et anesthésistes diplômés, pratique pédiatrique exclusive, ensemble de la pathologie chirurgicale pédiatrique H24.
- Niveau 2 : Correspond aux centres spécialisés : chirurgiens et anesthésistes diplômés, pratique pédiatrique exclusive, pathologie courante de l’enfant sans nécessité d’un plateau technique lourd, en particulier sans réanimation.
- Niveau 1 : Correspond aux centres de proximité non spécialisés : chirurgiens et anesthésistes non spécialisés, activité mixte adultes-enfants, pathologie non spécialisée de l’enfant (urgences notamment).
- Niveau 0 : Centres sans activité pédiatrique.
L'importance de la recherche en sciences infirmières
La recherche en sciences infirmières est essentielle pour améliorer la qualité des soins et adapter les pratiques aux besoins spécifiques des patients. Elle permet de :
- Développer des pratiques fondées sur des preuves : En utilisant la littérature scientifique pour guider les interventions et les décisions cliniques.
- Améliorer la collaboration interprofessionnelle : En harmonisant le langage et les approches avec d'autres professionnels de la santé, notamment les médecins.
- Promouvoir l'autonomie de la profession infirmière : En développant un corpus de connaissances propres à la discipline.
Projets de recherche et implication des étudiants
Des projets de recherche expérimentaux sont mis en place pour dédramatiser la recherche dans les études infirmières, y compris celles des spécialités infirmières et des cadres. Les mémoires ne servent pas seulement à valider un diplôme, mais aussi à justifier l'utilisation des données probantes présentées. Certains étudiants, initialement intimidés par la recherche, finissent par y prendre plaisir et s'investissent dans des doctorats et le développement de compétences d'enseignement et de recherche.
Le rôle de la CNU 92 dans l'évolution des sciences infirmières
La 92e section du conseil national des universités (CNU 92) est dédiée aux sciences infirmières. Récemment, cette section a connu une évolution significative avec l'élection de Sébastien Colson, un infirmier, à sa présidence. Cette élection marque une étape importante dans la reconnaissance et le développement des sciences infirmières en France.
Historique et évolution de la CNU 92
- Création et premières années : Créée en 2019, la CNU 92 était initialement dirigée par des personnalités issues d'autres disciplines (sociologie, pharmacie, sciences de l'éducation) en raison du faible nombre d'infirmiers titulaires de postes universitaires.
- Renouvellement et nouvelle direction : Entre septembre et décembre 2024, l'ensemble de la section a été renouvelé, conduisant à l'élection de Sébastien Colson comme président, ainsi qu'Aurore Margat comme première vice-présidente, Florence Policard comme deuxième vice-présidente et Elise Verot comme assesseur.
Enjeux et perspectives
La nouvelle direction de la CNU 92 vise à :
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- Poursuivre la reconnaissance universitaire de la profession infirmière : En consolidant la discipline et en favorisant son développement au sein des universités.
- Encourager l'utilisation des données de la recherche dans la pratique clinique : En rapprochant les infirmiers et les chercheurs pour améliorer les pratiques et les soins aux patients.
- Soutenir les projets de recherche et l'implication des étudiants : En dédramatisant la recherche et en encourageant les étudiants à s'investir dans des études doctorales.
Mobilité et évaluation des candidats
Les candidats à un poste de PU-PH (Professeur des Universités - Praticien Hospitalier) doivent adresser au Président de la sous-section une attestation du responsable du laboratoire ou du service dans lequel ils ont effectué une mobilité d'une durée d'un an, à temps plein. Les activités de soins, d'enseignement ou de recherche peuvent être accomplies sur plusieurs périodes, à condition de correspondre au total à une année complète. En cas de fractionnement, chaque période de mobilité doit être d'une durée de trois mois au minimum.
Évaluation anticipée et qualité des publications
À côté de leurs missions officielles, les sous-sections ont mis en place une procédure d'évaluation anticipée en amont du concours d'aptitude (« pré-CNU »). Les Doyens et le CNU Santé sont très attentifs à la production scientifique, qui doit être publiée dans des revues « recommandées ». Une liste de revues, élaborée par Sorbonne Université et mise à jour régulièrement, est accessible sur les sites Santé de Sorbonne Université et de la Conférence des Doyennes et des Doyens de médecine.
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