Claudine André, une femme d'exception au tempérament vif et déterminé, est une figure emblématique de la sauvegarde des bonobos. Son engagement et sa douceur à toute épreuve se manifestent à travers son œuvre, "Lola Ya Bonobo", un sanctuaire de 35 hectares en République démocratique du Congo, qu'elle a acquis en 2001.
La Naissance d'une Vocation
L'histoire de Claudine André avec les bonobos commence par un regard, un échange silencieux avec l'un d'entre eux au zoo de Kinshasa. Ce moment fut le catalyseur d'une vocation : sauver cette espèce endémique du pays et sensibiliser le monde à son sort.
Lola Ya Bonobo : Un Sanctuaire, un Foyer
"Lola Ya Bonobo", qui signifie "le paradis des Bonobos", est bien plus qu'un simple sanctuaire. C'est un refuge pour les bonobos que la vie a malmenés. Claudine André a créé un lieu où ces primates, dotés d'une très grande intelligence, peuvent retrouver le goût de vivre.
Des Mamans de Rechange
L'un des aspects les plus touchants de "Lola Ya Bonobo" est l'attention portée aux bébés bonobos séparés de leurs mères. Claudine André a mis en place un système de "mamans de rechange", des employées en chair et en os payées pour donner tout leur amour aux bonobos. Biberon, bain, jeux, berceuse, tout est fait pour que les plus sensibles retrouvent le goût de vivre et ne se laissent pas dépérir.
L'Éveil des Sens
Une fois que le singe a repris du poil de la bête, il se montre tour à tour espiègle, peureux, câlin, farceur, enquiquineur, malin… Un vrai gamin !
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Un Nouveau Défi : La Réintroduction
Confrontée à une surpopulation de bonobos à Lola, Claudine André a décidé de relever un nouveau défi : rendre leur pleine liberté à quelques-uns de ses protégés.
Préparation à la Vie Sauvage
Rien ne fait peur à Claudine quand il s’agit de défendre une noble cause et après avoir remonté ses manches et épongé son front de toute la moiteur congolaise, elle a entrepris jour après jour de préparer les plus futés de ses pensionnaires. Elle a confronté les bonobos aux différents dangers qu’ils seront susceptibles de rencontrer à l’état sauvage : les fauves, les serpents, l’eau.
Recherche d'un Terrain d'Accueil
Claudine André est partie en pleine jungle dans le nord du pays afin de trouver le terrain d’accueil adéquate où relâcher Beni et son groupe. Elle s'est assurée que les villages aux alentours d’Ekolo Ya Bonobo respecteraient l’animal et ne le mangeraient pas, et a convaincu les scientifiques de ce relâché, premier du nom dans l’histoire.
Un Succès Prometteur
Le résultat ? Concluant comme tout ce qu’entreprend Claudine. Tant et si bien qu’il n’est que le premier d’une longue série… "La réintroduction est une réussite mais je sais qu’on ne peut pas faire de conservation sans éducation ou travail social. En échange de leur coopération, on soutient des écoles, des associations de pêcheurs ou d’agriculteurs.
Marc Honegger : Un Musicologue au Service de la Musique
Parallèlement à l'histoire de Claudine André, il est important de mentionner Marc Honegger (1926-2003), un musicologue dont le travail a contribué à la connaissance et à la diffusion de la musique. Directeur de l'Institut de musicologie de Strasbourg, neveu du compositeur Arthur Honegger, il a laissé une œuvre considérable.
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Contributions et Publications
Marc Honegger a contribué à de nombreuses publications, notamment dans le domaine de l'histoire de la musique. Il a dirigé l'Encyclopédie de la musique et le Dictionnaire de la musique vocale lyrique, religieuse et profane. Ses travaux portent également sur la musique française du Moyen Âge et de la Renaissance.
Restitution d'Œuvres
Marc Honegger s'est également investi dans la restitution d'œuvres anciennes, notamment de compositeurs tels que Pierre Certon et Paschal de l'Estocart. Son travail permet de redécouvrir des pièces musicales méconnues et d'enrichir le patrimoine musical.
La Tentation de Saint Antoine : Une Sonographie Littéraire
La Tentation de saint Antoine de Flaubert est une œuvre riche en sonorités et en voix. L’univers oral y paraît en effet la tentation permanente du saint ermite, alors que la culture écrite - en ses multiples formes - y semble en proie au doute.
Tension entre Oralité et Écriture
Cette belligérance entre deux cosmologies - monde de l’oralité vs monde de l’écrit - requiert toute notre attention. Dès lors, notre propos sera de suivre le cours et le parcours de cette tension culturelle et cultuelle qui habite le saint homme. Cette tension médiologique et anthropologique habite aussi le lecteur bientôt submergé - agréablement ou pas… - par « la multiplicité […] de voix diverses [qui] engendre une sensation croissante d’être la proie d’une bibliothèque soudain vertigineusement déchaînée, dont tous les tomes eussent vociféré leurs millions de mots en même temps.
Le Rôle de l'Oralité dans la Tentation
La tentation du Diable guette. On ne va pas suivre ici jusque dans les moindres détails le mauvais destin des symboles de la culture écrite (« les extravagances de la Gnose »), ou ces « livres déchirés par ceux qui ne savent pas lire » ; ou encore ces pluies qui « ont gâté l’inscription », ces « lettres » qui ont déclaré « faussement » qu’on a sacrifié aux idoles. Il n’est pas jusqu’à son jeune disciple Hilarion qui - « un rouleau de papyrus à la main » - ne cite Denys l’Alexandrin, l’intellectuel qui reçut du Ciel « l’ordre de lire tous les livres » ou n’évoque l’autorité de saint Clément qui ordonna « la culture des lettres grecques ». Mais cet élève, si proche apparemment de la culture des scribes, va bientôt initier le maître à dépasser la lettre pour accéder à l’Être. Aussi, Antoine désireux de sortir de la maudite prison de ses pensées anciennes se laisse-t-il alors guider par son mystagogue : Le secret que tu voudrais tenir est gardé par pas des sages […]. Le murmure des sources avec le hennissement des licornes se mêlent à leurs voix. Tu les écouteras ; et la face de l’Inconnu se dévoilera !
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Valérie Masuyer : Entre Réalité et Reconstruction
L'histoire de Valérie Masuyer, dame d'honneur de la reine Hortense, illustre la tentation de reconstruire son passé. Les souvenirs qu’elle rapporte sont facilement exposés à la reconstruction. Valérie a ainsi revisité son histoire familiale de façon plus conforme sans doute au personnage qu’elle voulait incarner. Elle a corrigé sa généalogie et adopté des aïeux empruntés à d’autres souches.
Une Généalogie Revisitee
Contrairement aux apparences et au tableau flatteur qu’en dresse Bourguignon, la famille des Esdouhard, loin d’être d’extraction aristocratique comme elle s’en persuadait, appartenait à la roture. A l’origine, les d’Esdouhard étaient donc de simples Edouard enrichis dans le négoce des vins de Bourgogne. Les arbres généalogiques des familles Edouard, Petitot et Masuyer, tel qu’il est possible de les reconstituer, ne portent sur leurs branches aucun rameau d’authentique noblesse. Ils s’enracinent, plus sûrement, dans le terreau fertile des riches notables de province (Franche-Comté et Bourgogne), de cette élite florissante et cultivée, issue du tiers-état qui, à la faveur de la Révolution, a pris les commandes de la France.
Au Service de la Reine Hortense
Entrer au service de la Dame du Lac, c’était comme pénétrer dans un temple dédié au temps poétique de la France, cet épisode héroïque de l’Histoire dont elle avait été un témoin privilégié, et qu’elle narrait sans cesse pour en remonter, comme une horloge, le mécanisme afin qu’il ne s’arrête jamais de sonner aux oreilles de la postérité. L’éloge qu’elle faisait inlassablement de la grandeur de l’Empereur et de son système politique, le culte qu’elle rendait, sans jamais en douter, à la gloire de ses Aigles entraînaient son entourage dans une sorte d’émulation chevaleresque. D’être attachée au service d’honneur de la reine et non à sa domesticité valait amplement adoubement et lettre de noblesse pour Valérie et toute sa famille. Et il importait au fond assez peu qu’Hortense ait été brièvement drapée (quatre ans à peine) de la majesté dont elle se prévalait encore vingt ans après la chute de l’Empire. L’essentiel est qu’elle avait reçu de l’Empereur sa couronne, même si elle était de pure forme, et qu’il l’avait élevée au rang de reine.
L'Ange Gardien : Une Conscience Morale Extériorisée
Dans le catholicisme, le lien établi entre un individu et son ange tutélaire rappelle la relation de patronage, propre au culte des saints. Bien adapté au discours clérical de la Contre-Réforme, en particulier au discours jésuitique sur les « Fins Dernières » et à l’idéal de sanctification personnelle, le bon ange s’impose surtout comme une conscience morale extériorisée qui trouve place dans un système d’édification.
Un Culte Civique Transformé en Piété Individuelle
Au cours des siècles, l’Église a décrit un ange tutélaire, bienveillant et anonyme, attitré à la garde de chaque individu. Comparativement à d’autres figures du panthéon catholique, cet ange gardien a été peu étudié. On sait cependant qu’avant de s’établir dans le champ de la piété individuelle, il fut d’abord l’objet d’un culte civique, assigné à la protection d’une collectivité locale en particulier.
La Dévotion à l'Ange Gardien
À l’époque médiévale, l’ange gardien personnel apparaît dans un certain nombre de poésies composées par des religieux lettrés2. En langue vulgaire, les prières à l’ange tutélaire, au « propre ange », semblent dater du XIVe siècle. Généralement établies à la première personne, ces prières insistent sur le salut de l’âme - l’instant du jugement est capital - et évoquent les tentations que le bon ange, l’ange « commis », doit permettre d’écarter3. Après la Réforme, c’est sur cette protection lors des « Fins Dernières » que l’Église entend fonder sa pastorale de l’ange gardien personnel, par le biais notamment de toute une « littérature de vulgarisation théologique et de spiritualité4 ». À cet égard, les membres de la Compagnie de Jésus s’illustrent avec un très grand nombre de publications
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