L’enfant mort-né nous confronte à la réalité que la mort est intrinsèquement liée à la procréation, car donner la vie, c’est aussi donner la mort, destin auquel nous sommes tous voués. Cette réalité soulève des questions éthiques, théoriques et pratiques pour les juristes, touchant à la définition même de l’être humain et de la personne. Ces questions, déjà complexes, sont exacerbées par les avancées scientifiques, notamment en biologie, qui permettent de mieux définir les stades de développement du zygote au fœtus. Le droit parle traditionnellement « d’enfant conçu » ou « d’enfant à naître ».
La Notion d'Être Humain et de Personnalité Juridique
Le Code civil, en introduisant dans son article 16 la notion « d’être humain » et de respect dû aux restes du corps humain, ajoute une dimension supplémentaire : un embryon, un fœtus, enfant mort-né sont-ils des « êtres humains » ? Cette notion, non définie par le Code civil ni par la Convention Européenne des Droits de l’Homme, suscite des débats passionnés et des prises de position doctrinales divergentes, notamment concernant le droit à l’avortement, les techniques néonatales, etc. La question centrale est de savoir si un être humain doit être un individu né et vivant, ou ayant été vivant un certain temps, ou si cette qualification peut être attribuée à un ensemble de cellules plus ou moins développé.
Une autre série de questions concerne la notion de personne telle qu’elle est traditionnellement entendue par le droit : quand acquiert-on la personnalité juridique ? Est-elle liée à la naissance ou peut-elle être acquise intra-utero, voire in vitro ? La qualité de personne peut-elle faire l’objet d’un droit subjectif, d’un « droit à », ce qui reviendrait à reconnaître à un embryon un droit à la vie, une position lourde de conséquences. Le Comité Consultatif National d’Éthique (CCNE), en proposant la notion de « personne potentielle », ne simplifie pas le débat.
Ces réponses ont des implications allant au-delà du droit civil, touchant au droit pénal (« peut-il y avoir homicide sur un fœtus ? »), au droit social (« les parents peuvent-ils bénéficier de congés de maternité en cas d’enfant mort-né ou en cas d’interruption volontaire de grossesse ? ») et au droit administratif (« que fait-on du corps d’un enfant décédé ? »).
Le Statut Juridique de l'Enfant Mort-Né
Il convient de s’interroger sur la notion même d’enfant mort-né, afin de définir son statut juridique. L’enfant mort-né, ou plus exactement né sans vie, est considéré comme un reste. Il est donc nécessaire d'examiner le traitement réservé au corps de ces enfants, c’est-à-dire le traitement de ce reste.
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Dès qu’un enfant naît vivant et viable, il possède la personnalité juridique, avec une identité, un état civil et des droits, même s’il décède peu après l’accouchement. La naissance vivante et viable, même brève, confère à l’enfant le statut juridique de personne, impliquant l’obligation de déclarer l’enfant à l’état civil dans les trois jours suivant la naissance. Cette déclaration est généralement faite par les parents, le médecin, la sage-femme ou toute personne ayant connaissance de la naissance (article 56 du Code civil). Si la déclaration n’est pas faite dans les trois jours, un jugement déclaratif de naissance est nécessaire. L’état civil est essentiel, car il enregistre les informations relatives à l’état de la personne (identité, filiation, nom de famille, régime matrimonial, décès).
Différents Cas de Figure
Plusieurs cas de figure peuvent se présenter :
- L’enfant naît vivant et est encore vivant lors de la déclaration de naissance.
- L’enfant naît vivant, mais décède avant la déclaration de naissance. La viabilité est alors prise en compte pour déterminer si l’enfant a une personnalité juridique et doit être inscrit à l’état civil. S’il est déclaré viable, un acte de naissance et un acte de décès sont établis.
- Que se passe-t-il alors si l’enfant né vivant n’est pas viable ou lorsqu’un enfant naît déjà mort, c’est-à-dire qu’une femme donne naissance à un « enfant sans vie », selon la terminologie désormais adoptée ? Tout le débat tourne précisément autour de l’inscription sur les registres de l’état civil et de la façon dont on doit y inscrire ces enfants, ce qui conditionne la reconnaissance de la personnalité juridique, ou son absence. Le débat n’est pas nouveau. En effet, la « déclaration du Roy » faite par Louis XV en 1736, traitait déjà de cette question. Après la Révolution, il faudra attendre un décret du 4 juillet 1806 pour que la question soit abordée. Ce décret disposait que : « Lorsque le cadavre d’un enfant dont la naissance n’a pas été enregistrée sera présenté à l’officier de l’état civil, cet officier n’exprimera pas qu’un tel enfant est décédé, mais seulement qui lui a été présenté sans vie. Il recevra de plus la déclaration des témoins touchant les noms, prénoms, qualités et demeure des père et mère de l’enfant, et la désignation des an, jour et heure auquel l’enfant est sorti du sein de sa mère » (art. 1).
Ainsi, dès 1806, l’existence d’un « enfant sans vie » était mentionnée sur les registres d’état civil, sans que l’enfant ait été vivant et viable, et donc sans préjuger de sa personnalité juridique et des conséquences successorales potentielles.
Sous l’empire du décret de 1806, deux cas pouvaient se présenter : soit l’enfant était né avant 180 jours de gestation et était présumé non viable, ne pouvant faire l’objet d’aucune déclaration, même au titre d’un acte d’enfant sans vie.
Cette hypothèse englobait plusieurs situations : l’enfant était né vivant et viable, mais décédé avant la déclaration de sa naissance, ayant donc eu momentanément une personnalité juridique non reconnue. L’enfant était né vivant, mais non viable en raison d’une malformation (et non du délai de gestation), ce qu’on appelle un « faux mort-né ».
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Cette situation d’inexistence légale a perduré jusqu’à la fin du xxe siècle. « Lorsqu’un enfant est décédé avant que sa naissance ait été déclarée à l’état civil, l’officier de l’état civil établit un acte de naissance et un acte de décès sur production d’un certificat médical indiquant que l’enfant est né vivant et viable et précisant les jours et heures de sa naissance et de son décès. À défaut du certificat médical prévu à l’alinéa précédent, l’officier de l’état civil établit un acte d’enfant sans vie. Cet acte est inscrit à sa date sur les registres de décès et il énonce les jour, heure et lieu de l’accouchement, les prénoms et noms, dates et lieux de naissance, professions et domiciles des père et mère et, s’il y a lieu, ceux du déclarant.
Le premier alinéa de cet article permet clairement de donner un état civil complet aux enfants nés vivants et viables mais décédés avant leur déclaration de naissance. Un acte de naissance et un acte de décès sont alors dressés, même si l’enfant n’a vécu que très peu de temps. Ainsi, sa filiation peut être mentionnée et établie : ses noms et prénoms figurent dans l’acte, la législation funéraire peut s’appliquer (délivrance d’un permis d’inhumer, obsèques obligatoires, etc.) sous réserve que la naissance soit déclarée dans les trois jours de l’accouchement. À défaut du certificat médical constatant et la vie et la viabilité (art. 79-1, al.
L'Évolution de la Notion de Viabilité
Toute la question tourne autour de la notion de viabilité. Jusqu’en 2008, les médecins, pour établir le certificat médical visé à l’alinéa 1, avaient recours à la notion telle que définie par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 1977, à savoir vingt-deux semaines d’aménorrhée ou un poids de 500 grammes. Les juges, lorsqu’ils étaient saisis, respectaient eux aussi strictement ces critères, par ailleurs repris dans deux circulaires ministérielles des 3 mars 1993 et 30 novembre 2001 qui, selon les magistrats devaient servir à interpréter l’article 79-1 du Code civil. Pour les juges, la référence aux critères de l’OMS évitait que l’établissement d’un acte d’enfant sans vie ne dépende de l’opinion personnelle et donc subjective de l’officier d’état civil saisi ou de l’appréciation du médecin.
En 2008, la situation a radicalement été modifiée suite à trois décisions rendues le même jour par la Cour de cassation sur la base de pourvois faisant suite à trois décisions de la Cour d’appel de Nîmes. « Les pourvois qui nous sont soumis posent la question des conditions d’établissement d’un acte d’enfant sans vie, acte prévu à l’article 79-1 du code civil. Cet article prévoit-il un seuil en deçà duquel, un fœtus ne pourrait pas faire l’objet d’un tel acte ?
La réponse de la Cour de cassation est dénuée de toute ambiguïté.
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Dès lors, la viabilité n’est plus une condition nécessaire à l’établissement d’un acte d’enfant sans vie. Mais ce texte de l’article 79-1 s’applique-t-il dans tous les cas, notamment en cas d’interruption volontaire de grossesse ? La question qui se profile derrière est de savoir s’il est légitime et logique d’inscrire sur un acte d’enfant sans vie un enfant dont la mère n’a pas voulu.
Un arrêté, également du 20 août 2008, apporte des précisions sur la personne qui peut établir un tel acte.
La Portée de l'Acte d'Enfant Sans Vie
L’acte d’enfant sans vie est un simple acte enregistré par l’officier d’état civil, qui se borne à constater l’existence de l’enfant, mais qui ne lui confère aucun droit. Il s’agit donc d’un pur acte symbolique d’individualisation de l’enfant qui n’a aucune personnalité juridique. Cette individualisation se fait notamment par la possibilité offerte aux parents de donner des prénoms à l’enfant et de le faire figurer comme enfant sans vie sur le livret de famille. Faute de personnalité juridique, il n’est pas établi de filiation à l’égard d’un enfant sans vie et son décès ne peut donner lieu à ouverture d’une succession.
L'Enfant Mort-Né : Un Reste ?
L’enfant mort-né, ou enfant sans vie, est bien un reste, c’est-à-dire ce qui est en excès d’un dividende ou d’une opération. Il est un reste car il n’est « logeable » ni dans la catégorie des personnes, faute de pouvoir accéder à la personnalité juridique, ni dans celle des choses dans la mesure où il bénéficie en sa qualité « d’être humain » d’une protection et du respect au sens de l’article 16 du Code civil, ce que les lois bioéthiques viennent confirmer. Pourtant, il a bien existé et l’acte d’enfant sans vie vient en témoigner en lui conférant une certaine individualité à défaut de personnalité. Reste, encore, car, bien qu’individualisé, ce qui revient à lui reconnaître la qualité d’individu, mais non celle de personne, il ne peut prétendre être « fils de ». C’est un enfant sans filiation, un enfant qui ne s’inscrit pas dans une lignée et pourtant un enfant. C’est un reste car faute de personnalité juridique, il ne « reste » rien, juridiquement parlant, de sa courte existence, aussi brève et imparfaite fut-elle. Il ne reste qu’à titre de mémoire sur un livret d’état civil, c’est une « ombre de personne physique » pour reprendre l’expression de Gérard Farjat, qui lui confère quand même le statut de « centre d’intérêt », comme peuvent l’être d’autres institutions qui ne sont pas nécessairement qualifiées juridiquement, telles que la famille, les groupes de société etc. dont l’existence ne doit rien à une volonté normative, notamment du législateur, (même si celui-ci peut réglementer leur fonctionnement), mais qui relèveraient d’un « ordre spontané », « résultats de l’action des hommes, mais non de leurs desseins ». D’autres juristes retiennent la qualification de « personne par destination », chose ou « produit » qui n’est pas encore une personne mais qui était appelée à le devenir. Ces clichés sont un système utilisé par des embryologistes pour décrire la maturité apparente d’embryons.
Pour le CCNE le fœtus est devenu, du fait des progrès médicaux « un être reconnu avant sa naissance », laquelle serait « un aboutissement plus que le début d’une existence ». Même si le droit établit le moment de la naissance comme une frontière venant délimiter ce qui relève de la personne et ce qui n’en relève pas, il n’y a pas lieu, pour le CCNE d’adopter une attitude binaire « de respect absolu dans un cas et de respect relatif dans l’autre, d’autant que cette frontière peut répondre à des âges chronologiques différents : une naissance prématurée suffit à transformer soudain un fœtus en nouveau né ». Il résulte de ces considérations que les soignants « doivent prendre en compte le corps de ce fœtus ou de cet enfant mort-né ». Il recommande notamment de s’abstenir de toute conservation des corps des enfants nés sans vie à des fins de collections et en toute hypothèse au-delà du seul besoin d’effectuer des autopsies destinées à rechercher les causes de la mort dans le but d’éviter une nouvelle grossesse pathologique. En effet, il convient de respecter le souhait des familles qui peuvent envisager de pratiquer des rites funéraires.
Le CCNE établit, à propos des rites funéraires, une distinction entre les enfants nés vivants et viables et les enfants sans vie. Pour les premiers, nous sommes en présence d’un enfant mineur dont le sort relève de la seule volonté des parents qui ont l’obligation de prendre en charge l’inhumation ou la crémation de l’enfant, à leurs frais. Pour les autres, la crémation ou l’inhumation n’est pas obligatoire. Si les parents décident d’y procéder, ils prennent en charge les frais afférents et peuvent être aidés par la commune en cas de difficulté. Toutefois, en cas d’impécuniosité des parents, la commune doit prendre en charge les obsèques (cf. circulaire n° 2001/576 du 30 novembre 2001, BO 2001 N° 20). Dans tous les cas, il conviendra d’en passer par un organisme de pompes funèbres si les parents décident d’inhumer ou d…
Le Deuil Périnatal : Une Souffrance Spécifique
Le deuil périnatal est un deuil particulier qui génère des souffrances spécifiques chez les familles touchées. Il n’est souvent pas reconnu pour ce qu’il est réellement par l’entourage. Les parents rapportent souvent des remarques maladroites, blessantes : « Tu en auras d’autres », « Il faut tourner la page », « Il faut que tu ailles de l’avant ». Des phrases qui restent longtemps gravées dans la mémoire.
Pour aider une proche, amie, compagne, fille… après une fausse couche, il est important de lui montrer qu’on ne minimise pas sa douleur, que sa peine est réelle et qu’elle est en droit de ressentir de la tristesse, de pleurer, de se sentir en deuil. La fausse couche est bien la perte d’un être cher. Une femme qui vient de vivre une fausse couche a particulièrement besoin de marques d’affection et d’être écoutée sans recevoir de conseils. Si c’est votre femme qui a fait une fausse couche, sachez que ses émotions sont à fleur de peau, elle vit un immense chamboulement hormonal qui fait suite à celui du début de la grossesse et qui accentue par lui-même l’impression de vide et les idées noires. Son corps est encore dans l’attente d’un bébé. Les préparatifs commencés pour la naissance peuvent renforcer sa tristesse et le sentiment de perte. Elle a besoin de temps pour guérir, et le temps est un allié qui peu à peu apaise le chagrin et permet un jour d’être prête pour une nouvelle grossesse. Ces mots dits avec les meilleures intentions du monde, n’aident pas la femme qui a fait une fausse couche… Ils laissent entendre que sa perte n’est pas réelle, qu’elle n’a pas perdu un vrai bébé, que ça n’a pas vraiment d’importance, que ce n’est pas grave… Alors que pour elle il se passe quelque chose de tellement important !
Dans la tourmente du deuil périnatal, de nombreux parents cherchent naturellement à protéger leurs autres enfants. Ils souhaitent les épargner, éviter d’ajouter de la peine à leur peine. Pourtant, même tout-petits, les enfants perçoivent intensément ce qui se passe: un changement de ton, une absence prolongée, un regard fuyant ou une ambiance différente à la maison. Comme le racontait une maman : « Elle ne parlait pas encore, mais elle avait saisi que quelque chose de grave s’était passé. Face à ce flou, les enfants tentent de comprendre par eux-mêmes, et peuvent se faire des idées très justes… ou, au contraire, très angoissantes et culpabilisantes. C’est pourquoi il est essentiel, autant que possible, de poser des mots simples sur ce qu’ils vivent. Parler à son enfant, c’est aussi lui montrer qu’il peut faire confiance à ce qu’il ressent. « Tu n’es pas responsable de la mort du bébé. » L’enfant peut croire que c’est à cause de lui - d’un mot, d’un geste, d’une pensée ou même de la jalousie - que le bébé est mort. « Ce n’est pas contagieux. » Il peut avoir peur que d’autres membres de la famille meurent, ou que cela lui arrive aussi. « On va s’occuper de toi. Voilà ce qui va se passer. » Quand tout bouge autour de lui, l’enfant a besoin de repères. « Le bébé qui est mort restera toujours important pour toi. Et moi aussi, je continuerai de te parler de lui / d’elle. Il ne s’agit pas de tout dire, ni de forcer un moment si l’on ne s’en sent pas capable. Il est tout à fait possible d’y revenir plus tard, quand vous vous sentez plus prête. « Ce n’est pas la parole qui fait de la peine, c’est l’événement. Et si l’on ne peut pas changer ce qui s’est passé, on peut choisir ce qu’on en fait : parler, transmettre, inclure.
Citations pour Apporter de l'Apaisement
Voici quelques citations qui peuvent apporter de l’apaisement à la famille, qu’ils pourront inscrire sur le livret de cérémonie ou qui peuvent être envoyés comme message de soutien aux parents, si vous craignez de ne pas trouver les bons mots :
- De Victor Hugo : « Le souvenir, c’est la présence invisible. », « Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis. »
- « Je porte ton coeur dans mon coeur. Je ne suis jamais sans lui et partout où je vais, tu vas. Et c’est ça le miracle qui fait briller les étoiles de mon ciel. » E.E. Cummings
- « Nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit. » Khalil Gibran
- « Rien n’est plus vivant qu’un souvenir. » Federico Garcia Lorca
- « Écoute mon pas dans ton cœur. Je ne suis pas parti mais je marche simplement en vous. » Nicolas Evans
- « Je t’aime dans le temps, je t’aimerai jusqu’au bout du temps. Et quand le temps sera écoulé, alors, je t’aurais aimé. Et rien de cet amour, comme rien de ce qui a été, ne pourra jamais être effacé. » Jean d’Ormesson
- « Le bonheur en partant m’a dit qu’il reviendrait » Jacques Prévert
- « Nous portons en nous des larmes trop lourdes. Celles là nous ne pourrons jamais les pleurer. » Erick Orsenna
- « Le deuil est comme l’océan ; il vient sur des vagues qui vont et viennent. Parfois l’eau est calme, et parfois elle est écrasante. Tout ce que nous pouvons faire, c’est apprendre à nager. » Vicki Harrison
- « Il y a une douleur unique qui vient de préparer une place dans votre cœur pour un enfant qui ne vient jamais. » David Platt
- «Quand on perd ses parents, on s’appelle orphelin, quand on perd son épouse, alors on s’appelle veuf. Quand on perd sa jeunesse, bien entendu, c’est vieux que l’on devient. Mais quand on perd son gamin, il n’y a pas de mot. » Lynda Lemay
- « Tu ne sais jamais à quel point tu es fort, jusqu’au jour où être fort reste la seule option. » Bob Marley
- « Nous ne pouvons pas nier notre voyage. Nous ne pouvons pas prétendre que nous allons bien quand nous ne le sommes pas. douloureuse et tu en fais l'expérience dans ta chaire. toi, que je comprends ta souffrance et que je la partage. de tes proches et ta petite Marie sourira là haut. douce amie, un papillon ne se fait pas en un jour !!! donne la triste nouvelle et j'espere que tu te remets quand-meme… réconfort dont vous avez besoin… je souhaite être présente maintenant et plus tard… et vraiment je suis anéantie. et de réconfort. bien peu de choses dans de pareilles circonstances. la colère en moi devant une telle injustice. pas cette force en toi. petit Marie… votre site. Mon dieu comme la vie peut être cruelle! douloureuse épreuve. nouvelle. vos coeurs à vous 4. vous. devez faire face actuellement. avoir fait autant de sacrifices pour avoir ce petit bout. mari et tes enfants sont là pour t'y aider. impuissance où vie et mort ne nous appartiennent pas… aujourd'hui. certainement de là haut. Je vous embrasse tous. Que te dire … connaître mieux. est mort cet été à 60 ans à peine. avec Bénédicte. qui est consolé par une telle maxime? chers disparus. Quelle perspective extraordinaire ! la bible que c'est un espoir réel. terre. Son projet n'a pas changé. que tu n'as pas forcément envie d'entendre. de "tailler une bavette" avec toi sur les temps de midi. spontanéité nous manquent ! favoris, dont celui de Marie. vous. Il est superbe !!! Phil et moi sommes en effet sous le choc! vous. émotions qu'on avait pû vivre de la nôtre. choc et les mots nous manquent… n’hésite pas, je ne suis vraiment pas loin ! un gros bisou. un peu de ta douleur… Garde précieusement dans ton coeur ces 9 mois de bonheur. qu'une "boule d'amour"… maximum. tu lui as donné plus encore ! Laisse couler tes larmes Sylvie, ne les retiens pas… avait rejoint les anges… mais nous la comprendrons avec le Temps. Avec toute mon amitié. la plus difficile àvivre pour chaque parent. plusieurs mois dans votre famille. les deux. une étincelle de bonheur. mois. de vous rencontrer ensemble et de vous serrer bien dans mes bras. ne meurt jamais et elle est bien présente. cœur, quand vous voulez, quand cela vous convient. petite sœur, c’est très important pour tous. petite fille. les mères peuvent vivre. Je ne sais pas tellement que dire en telle circonstance… fort à vous quatre. Je pense beaucoup à toi. Hermine. moi… je me dis que le destin est parfois incompréhensible… Gros cafard… elle te manque ta petite Marie… Comment va Nicolas? Joséphine? Ferdinand? Je pense beaucoup à vous. et que je t'accompagne en pensée dans ce chemin difficile. dernier. maison. J'ai appris la terrible nouvelle ce soir. Anne et moi en savons un petit bout. vous réserve tout l'Amour dont vous êtes capables. Si je peux faire quelque chose pour vous,… venir jouer dimanche pour vous laisser souffler ?… ce que tu sens… terre mais hélas, c'est l'enfer que nous y trouvons parfois. la joie. Beaucoup de tristesse chez Milie… et également chez moi. ici ! faire quoi que ce soit. amitié et des pensées vers toi… je pense énormément à toi et ta famille… si tu en ressens le besoin. tu es la bienvenue. bonheur. Idem que tous les autres… on vient aux nouvelles et on sourit… Je vous souhaite une délicieuse naissance. aussi riche humainement que je le soupçonnais. larmes. qui ont accompagné toute ta grossesse. tu as fait. Tu es magnifique! viennent… Affectueusement. c’est très sympathique. Le jour J est tout proche alors… information sur le portage. Que tu es belle, jolie maman arrondie !!! mettre à faire une petite rawette aussi… ! compte sur vous pour lui transmettre… Valérie, Philippe, Morgane et Maxime
Le Syndrome du Jumeau Perdu
De temps en temps, l'embryon décédé s'incruste dans le corps de l'autre. Le survivant pousse autour des restes de son jumeau et les englobe. Parfois, une partie du tissu du jumeau décédé continue à grandir. Le but d'une guérison est toujours de raviver le vécu utérin et de faire comprendre avec le corps et avec l'âme ce qui s'est passé à l'époque.
L'apparence de certaines personnes peut aussi renvoyer à un jumeau perdu. Certains paraissent freinés dans leur énergie vitale. Dans le cadre de notre travail, nous avons souvent observé de grandes tensions entre frères et soeurs lorsqu'un des enfants a perdu un jumeau et que celui-ci lui manque. Certains frères et soeurs ne peuvent pas être acceptés tels quels parce qu'ils doivent remplacer le jumeau perdu. Le demi-jumeau survivant a souvent le sentiment, par exemple, que la soeur u le frère plus jeunes ne sont pas vraiment 'les bons". Certains demi-jumeaux deviennent solitaires et ne s'autorisent plus jamais cette intimité. Le souvenir de la perte de l'autre et la souffrance qui y est associée sont trop pénibles. Certains paniquent à l'idée d'être touchés. Cela pourrait rappeler la masse morte de l'autre jumeau flottant dans le liquide amniotique. Au lieu de permettre une proximité cordiale, un tel être se retire en lui-même, tout comme il l'a fait autrefois en se retirant dans un coin de l'utérus. Ce comportement s'observe pendant toute sa vie. Enfant, il joue tout seul, et adulte, il ne réussit pas à vivre en couple. Une grande partie des clients chez qui nous découvrons un jumeau perdu au cours des séances, n'ont pas d'enfants.
Impact sur la Vie du Survivant
Beaucoup de jumeaux survivants n'osent pas être puissants et performants dans leur vie. Certains n'arrivent pas à vivre leur vie pleinement parce que l'autre leur manque énormément et qu'ils se sentent seuls. D'autres ne peuvent pas manifester de force parce qu'ils n'ont pas vraiment envie de vivre. Ils sont plus proches de la mort. La mort pourrait les réunir rapidement. Ils ont abandonné.
Chez les Yorubas, en Afrique de l'Ouest, le taux des accouchements gémellaires est à peu près cinq fois plus élevé qu'en Asie. Outre un système de croyances qui attribue des forces surnaturelles aux jumeaux, c'est avant tout la consommation d'une certaine racine qui est la couse du pourcentage élevé de jumeaux. Cette racine contient une substance analogue à l'hormone FSH qui déclenche la production des ovocytes.
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