La grossesse est une période de profonds changements et de transformations, suscitant une multitude d'émotions parfois contradictoires. Ces émotions, souvent imprévisibles, font partie intégrante du parcours vers la parentalité. Cet article explore les sentiments de tristesse et de solitude qui peuvent survenir pendant la grossesse, leurs causes, leurs conséquences et les stratégies pour les surmonter.
Les montagnes russes émotionnelles de la grossesse
Avec la grossesse, particulièrement la première, les repères changent. Le corps se transforme avec le développement du bébé et les fluctuations hormonales. L'esprit est également en ébullition, projetant la future mère dans un avenir rempli de situations nouvelles et inconnues. Ces projections peuvent susciter de nombreuses questions et inquiétudes : la grossesse se déroulera-t-elle sans complications ? Le bébé sera-t-il en bonne santé ? La future mère saura-t-elle s'y prendre ? Aimera-t-elle son bébé immédiatement ? Et si le bébé ne lui plaît pas, ou s'il ne l'aime pas ?
D'un côté, l'idée de donner la vie peut apporter un sentiment de contentement, de joie et de fierté intense. On peut également ressentir de l'harmonie et un sentiment d'accomplissement. D'un autre côté, on peut à la fois être impatient de l'arrivée du bébé et ressentir de l'anxiété, de l'inconfort, voire un rejet de cette idée. Même lorsqu'une grossesse est désirée, elle peut être perçue comme inconfortable et pénible.
La peur est une émotion fréquente pendant la grossesse : peur de l'inconnu, de ne pas savoir quoi faire, de ne pas être prêt, de ne pas réussir à aimer son bébé. Il existe également des peurs liées à l'accouchement et à la douleur. Ces émotions peuvent varier d'un jour à l'autre, créant une ambivalence désagréable.
Le sentiment de solitude pendant la grossesse
Il arrive que les futures mamans se sentent isolées pendant leur grossesse, soit parce que leur entourage est peu présent, soit parce qu'elles se replient sur elles-mêmes, se sentant dépassées par leurs émotions et notamment le stress. Plusieurs facteurs peuvent contribuer à ce sentiment de solitude.
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- Manque d'attention : Pour beaucoup d'hommes, la grossesse est une réalité plus abstraite. Au début, tout le monde pose des questions sur la grossesse, mais au fil des mois, l'attention peut diminuer. L'annonce de la grossesse suscite de l'excitation, mais avec le temps, l'attention se porte davantage sur le bébé à venir que sur la femme qui le porte.
- Restrictions et fatigue : La fatigue, les restrictions alimentaires et la difficulté à se déplacer peuvent limiter les sorties et les interactions sociales.
- Hormones : Les hormones de la grossesse, notamment l’œstrogène et la progestérone, ont un impact direct sur l’humeur.
Si le sentiment de solitude devient trop pesant, il peut être bénéfique de consulter une sage-femme, une doula ou un psychologue.
La dépression prénatale : Un tabou à briser
S'il est normal de ressentir certaines angoisses et inquiétudes pendant la grossesse, elles ne doivent pas devenir envahissantes. La dépression prénatale, semblable à d'autres formes de dépression, survient pendant la grossesse et touche environ 10 % des futures mamans, un chiffre probablement sous-estimé en raison du tabou qui l'entoure.
La dépression de la femme enceinte est encore taboue et son diagnostic est difficile. Elle peut avoir des causes variées, liées à la grossesse elle-même mais aussi à des facteurs environnementaux et sociaux propres à chacune.
Karine Mayer, psychologue spécialisée en PMA et périnatalité, recommande d’être attentif à certains symptômes inhabituels. “Il est normal d’avoir des fringales pendant la grossesse et à l’inverse de manger moins si on a des nausées ou du reflux, mais une modification dans l’appétit sans cause apparente doit alerter. Il est normal pendant la grossesse de ressentir un bouleversement émotionnel, surtout lorsqu’il s’agit d’une première grossesse. Mais cela va être plus ou moins marqué selon les femmes et dépend aussi des circonstances. “Même si la grossesse est désirée et qu’elles sont contentes, les femmes ressentent une ambivalence, le changement qui s’annonce fait peur, provoque du stress et c’est normal. Se demander si on va être une bonne mère, si l’enfant va aller bien, avoir peur de mourir à l’accouchement, c’est une anxiété plus ou moins normale”, observe la psychologue. Il arrive que les futures mamans se sentent isolées pendant leur grossesse, soit parce que leur entourage est effectivement peu présent auprès d’elles, soit parce qu’elles se replient sur elles-mêmes, se sentent dépassées et submergées par leurs émotions et notamment le stress. Un sentiment de solitude qui peut alors faire le lit de la dépression prénatale.
Facteurs de risque de la dépression prénatale
Plusieurs facteurs peuvent contribuer à la dépression prénatale :
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- Antécédents de maltraitance : Les femmes ayant subi des maltraitances pendant leur enfance sont plus vulnérables.
- Conditions sociales défavorables : L'isolement, les difficultés financières et les conflits familiaux ou sociaux augmentent le risque.
- Grossesse difficile : Les complications de grossesse, la perte d'un enfant lors d'une grossesse précédente, la suspicion d'un handicap ou d'une maladie chez l'enfant à naître peuvent également jouer un rôle.
Il est crucial de ne pas culpabiliser les femmes souffrant de dépression prénatale. Pleurer pendant la grossesse ou souffrir d'une dépression n'a pas d'incidence sur le bébé. Cependant, la situation est plus préoccupante si la mère est déprimée après la naissance et incapable de créer des liens d'attachement avec son enfant ou de s'en occuper.
Symptômes de la dépression prénatale
Il est important de distinguer la dépression prénatale du « baby blues », qui survient généralement après l’accouchement et disparaît spontanément en quelques jours. La dépression prénatale se manifeste par des symptômes persistants, qui durent généralement plus de 15 jours. Ces signes peuvent ressembler à ceux d’une dépression classique, notamment :
- Une tristesse persistante
- Des variations d’humeur
- De la fatigue intense
- Des difficultés à réaliser des tâches quotidiennes
- Des troubles du sommeil
- Des changements d’appétit
- Un ralentissement psycho-moteur
Le test EPDS (Edinburgh Postnatal Depression Scale) est un outil souvent utilisé pour évaluer les symptômes de dépression prénatale.
Conséquences de la dépression prénatale
La dépression prénatale est associée à un risque accru de dépression du post-partum. De plus, le stress maternel prolongé et intense peut avoir des conséquences sur la santé de la mère et le développement du bébé. Les hormones du stress, telles que le cortisol, peuvent traverser le placenta et affecter le développement du fœtus, augmentant le risque de complications obstétricales comme un accouchement prématuré.
Stratégies pour surmonter la tristesse et la solitude pendant la grossesse
Même si cela peut sembler difficile, surtout lorsqu’on a d’autres enfants et le quotidien à gérer, on peut tester quelques pistes pour mieux vivre avec ses émotions et éviter que le stress s’installe.
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- Exprimer ses besoins : Si tu ressens un manque d’attention de la part de ton partenaire, exprime tes besoins clairement.
- Se reconnecter : N’hésite pas à reconnecter avec des amies (même par message ou appel), ou à intégrer des groupes de futures mamans en ligne ou en présentiel.
- S'accorder de l'importance : Même si l’attention des autres diminue, accorde-toi de l’importance.
- Trouver ce qui apaise : Trouver ce qui nous apaise, et s’autoriser à le faire. On peut rester seul au calme ou, au contraire, prendre du temps en couple ou sortir avec des amis.
- Limiter les obligations : Limiter les « obligations » que nous nous imposons. En faisant le tri entre ce qui est vraiment important pour nous et ce qui l’est moins, souvent on va pouvoir se redonner du temps, ralentir un peu. Un temps qui peut servir à porter un autre regard, plus apaisé, sur les choses qui nous inquiètent.
- Écouter ses questionnements : Être à l’écoute de ses questionnements. Nos doutes, nos craintes, nos peurs, ne sont pas superficiels. Ils méritent notre attention.
- Parler : Si on en ressent le besoin, on peut parler de tout cela avec sa famille, ses amis ou un professionnel. On peut faire appel au médecin ou à la sage-femme qui suit notre grossesse, où en parler pendant les séances de préparation à la naissance et à la parentalité. On peut aussi pousser la porte du centre de PMI pour se confier.
- Soutien psychologique : Pour se faire aider, on peut aussi solliciter un psychologue conventionné : l'Assurance maladie prend en charge jusqu'à 12 séances par année civile. Le dispositif Mon soutien psy permet à toute personne angoissée, déprimée ou en souffrance psychique, de bénéficier de séances d'accompagnement psychologique. Quand on est enceinte (à partir du 6ième mois de grossesse), avec une complémentaire santé, on peut être dispensée de l'avance de frais.
- Thérapie psychologique : La psychothérapie est souvent la première approche recommandée. La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) et la thérapie interpersonnelle (TIP) sont particulièrement efficaces pour aider les femmes enceintes à gérer les symptômes de la dépression.
- Médicaments : Dans certains cas, des antidépresseurs peuvent être prescrits. Certains sont compatibles avec la grossesse et sans risque pour le bébé.
Le rôle du BDNF dans la dépression prénatale
Les recherches récentes suggèrent que le BDNF (Brain-Derived Neurotrophic Factor) joue un rôle clé dans la dépression prénatale. Des études montrent qu’une réduction du BDNF dans le sang est liée à un risque accru de dépression pendant la grossesse. Le BDNF est essentiel pour la fonction cérébrale et sa diminution pendant la grossesse pourrait expliquer l’augmentation des symptômes dépressifs.
Le témoignage de Camille
Camille, 30 ans, partage son expérience de grossesse, d'accouchement et de post-partum. Elle souligne l'importance de parler si l'on se sent seule pendant la grossesse. Malgré des alertes répétées, elle n'a pas été entendue par l'équipe médicale. Elle a su trouver la force d'aller au bout, mais aurait préféré une grossesse plus sereine.
Camille espérait comme tout le monde ne pas perdre son bébé et garder le secret était très dur. Elle a annoncé sa grossesse à ses parents et frère & soeur. Elle se renseignait pas trop au début car pour chaque chose positive de la grossesse, elle découvrait un truc pénible ou flippant. Elle se disait qu’elle avait le temps !
La veille de son mariage, elle a appris que le test pour la trisomie n’était pas terrible. Pas mauvais mais vraiment très moyen. Déjà qu’elle était un peu stressée… là c’était la cata. Elle a quand même annoncé sa grossesse lors de son mariage mais elle n’était pas très rassurée. Au final, elle a fait une prise de sang. 15 jours plus tard, elle a eu les résultats. RAS. On l’a rassurée mais rapidement on lui a indiqué que du coup le 1er test (celui pour la trisomie) pouvait indiquer un problème au niveau du fonctionnement du placenta.
Le 2ème trimestre n’a donc pas été agréable : elle était stressée du coup elle avait des contractions, elle faisait énormément de malaises, au boulot elle avait une surcharge de travail que son état psychologique n’arrivait pas à suivre. Du coup on la mettait dans une bulle pour la protéger, ça la stressait et ça empirait les choses. Elle a été arrêtée à 6 mois de grossesse, fin janvier. Et comme elle est gourmande, qu’elle bougeait peu, tout le monde a voulu lui faire plaisir en lui faisant à manger ! Du coup elle a énormément grossi (elle a arrêté de compter fin mars à +30 kilos…)
Elle a appris par la suite qu’elle avait eu de la chance car ce médecin échographe était apparemment hyper réputé. Il manquait un peu d’empathie à son goût mais bon tout le monde fait comme il peut. Avec du recul, elle estime qu’elle n’a pas eu un bon suivi. C’était médical. Mais pas humain, pas respectueux. Les 1er examens gynécologiques (internes) ne sont vraiment pas agréables du tout et elle n’était pas préparée à ça ! Son obstétricien en avait rien à faire de son stress. Seule sa prise de poids l’intéressait.
Malgré le soutien de ses proches, de son mari, elle se sentait terriblement seule. Lors du 3ème trimestre, elle a commencé à avoir énormément de cauchemars liés à sa grossesse. Ils étaient incohérents mais elle dormait très mal et elle était fatiguée. Elle avait beau en parler à son obstétricien et à son médecin généraliste ils en avaient rien à faire et lui disaient de prendre du recul… Comme si c’était facile.
Niveau alimentation à l’époque elle était devenue totalement végétarienne depuis peu. Pour la grossesse le médecin l’a fait culpabilisé. Elle a remangé un peu de poisson et de volaille mais ça n’a pas été très agréable. Avec le recul la aussi elle se dit qu’elle n’avait pas assez creusé. Et surtout elle n’a pas eu la force de dire non et elle a subit sa grossesse.
Le 7ème mois allait un peu mieux : on lui a annoncé que tout allait bien finalement. Soit le problème c’était résorbé tout seul, soit la grossesse avait commencé gémellaire mais un des embryons avait été absorbé au tout début (et le corps mettrait du temps à se rééquilibrer au niveau des hormones).
A partir de 8 mois de grossesse elle avait qu’une envie : accoucher. Mais bébé ne semblait pas vouloir venir plus tôt.
Sur la fin elle a rencontré la sage femme libérale qui allait passer la voir à son retour de maternité. Elles ont beaucoup parlé et elle lui a conseillé de faire de l’acupuncture. Que ça pouvait aider au déclenchement. Elle y est allée. C’était très sympa. Elle a passé un très bon moment avec ces 2 femmes. Etrangement le 17 avril, elle était bien, sereine, elle se disait qu’après tout dans 10 jours elle allait être maman.
Son mari est un amour, il ne l’a pas cru, il était 23h, il a pensé à une lubie mais hop on part pour la maternité. Bonne pioche ! Poche des eaux fissurées. Elle se souvient encore de sa tête surprise !
Elle a accouché dans une maternité chouette à Paris : Sainte Félicité. Un peu par hasard. Son obstétricien y était, le lui avait conseillé. Ils sont athées avec son mari mais ils ont bien aimé l’ambiance lors de l’inscription. C’était leur premier ils ne se sont pas trop pris la tête, ils ont suivi. A Sainte Félicité ils encouragent les mamans à rester 5 jours pour être bien reposée et rassurée. Le papa peut dormir sur place (ils ont des sortes de fauteuils/lits). On peut même choisir nos repas ! Et à la sortie on peut les appeler si on stress/panique. Pour un premier enfant c’est parfait !
L’équipe a été adorable, bienveillante. Les sages femmes là bas lui ont parlé de ces hormones qui bouleversent tout et qui fait que parfois des femmes enceintes tombent en dépression. Que surement c’était ce qui lui était arrivé et que dans ces moments là il ne fallait pas hésiter à aller en parler à un psy. Elles étaient presque surprises que ses médecins ne lui en aient pas parlé. Elle a un peu douillé physiquement les 10 premiers jours mais après ça allait.
Elle a essayé d’allaiter mais elle a trouvé ça compliqué. Irvine avait un frein de langue, mangeait pas beaucoup, la montée de lait n’arrivait pas, il pleurait et dormait pas. Son mari lui a donné un biberon. Elle a trouvé la scène tellement belle qu’elle se dis allez banco on part sur le bib’! Elle l’a allaité 3 jours. c’était cool. un beau souvenir, immortalisé avec des petits films et des photos de leurs moments rien qu’à 2.
Son accouchement s’est fait par voie basse. Elle avait une péridurale. Elle a dormi en attendant le moment. Etrangement bien par rapport aux mois précédent. L’accouchement était magique en soi. Son mari en face d’elle, regardait tout et dans ses yeux elle voyait des paillettes de bonheur.
Quand elle a accouché elle s’est dis « plus jamais » ! Elle était crevée, physiquement on souffre un peu. Et le marathon de la grossesse non merci (sans compter la planète qui part en cacahuète !) Et puis c’est vrai on « oublie ». Les difficultés physiques elle s’en souvient comme quelque chose de brumeux. Par contre elle se souvient de la détresse qu’elle ressentait enceinte. C’est ça qui l’a poussé à envoyer son témoignage. Pour que peut-être son témoignage aide une future maman qui comme elle n’arrive pas à se détendre et à se sentir bien enceinte.
C’est après son accouchement qu’elle a commencé à dire stop. Stop à ce gynécologue vieux jeux, elle a changé. Elle a découvert la douceur et l’extraordinaire rôle des sages femmes. A la maternité, dans la semaine qui suit l’accouchement, dans la rééducation du périnée, et désormais dans son suivi gynécologique classique.
C’est après son accouchement qu’elle a creusé, elle a écouté, lu sur les sujets qu’elle n’était pas prête à entendre pendant sa grossesse. Dans le 1er mois suivant la naissance, elle a pris un cours de portage. Ça a été magique sur les pleurs de son fils et ça l’a détendu. A partir de ce moment là la suite du congé mat a été plus doux. Elle a profité. Elle a osé bougé à droite et à gauche. Elle s’est écoutée et elle a pris confiance en elle.
Malgré le stress, les pleurs, les angoisses, les kilos pris et ce corps qu’elle reconnaissait pas, son mari n’a pas flanché pendant la grossesse et le 1er mois. Ils se levaient tous les deux la nuit, ils parlaient, ils rigolaient, ils regardaient leur petit ange.
Son retour au travail a été brutal. Elle avait hâte de revoir ses collègues mais pendant sa longue absence (9 mois au total) l’entreprise s’était réorganisée, beaucoup de recrutement, son poste avait été revu, sa responsable était aussi partie en congé maternité, son collègue était parti et ils avaient déménagé. Nouveaux locaux, nouvelle équipe, nouveau job, nouveaux liens affectifs. Elle se sentait mise à l’écart, différente et un peu incomprise.
Pourquoi pleurer pendant la grossesse est-il normal ?
Au-delà des "hormones" qui prédisposent à plus de sensibilité, les futures mamans ne pleurent jamais pour rien, assure Nathalie Lancelin-Huin, psychologue et auteure du livre "Enceinte, voyage au cœur des émotions". Le principe de la grossesse est de faire remonter les choses, de manière à ce qu'à la naissance du bébé, la maman soit suffisamment disponible pour son enfant. "C'est comme si elle permettait, via le voile hormonal, de faire remonter de vieux dossiers, en général emprunts de tristesse (souvenirs d'enfance, événements passés ou contextes présents douloureux)", précise Nathalie Lancelin-Huin.
Ainsi, si on l'écoute et que la future maman essaie de recueillir ce pourquoi elle pleure, il y a toujours une raison. Pour parvenir à reconnaître leurs émotions, les femmes enceintes peuvent tenir un carnet de bord à chaque fois qu'elles pleurent. Vivre une grossesse loin de sa famille ou à l'étranger est courant chez les femmes enceintes. Mais le manque de leur mère durant cette période est souvent difficile.
Pendant neuf mois, l'hypersensibilité est décuplée. Le premier trimestre de la grossesse est particulier, notamment parce que la fatigue rend les femmes enceintes plus vulnérables. Au deuxième trimestre, "il y a une sensibilité portée vers les besoins du corps. C'est ce qui aidera ensuite à la mère a décoder les pleurs du bébé", explique la spécialiste. Enfin, au troisième trimestre, la sensibilité des femmes enceintes est davantage tournée vers l'avenir.
Néanmoins, "si les pleurs s'accompagnent d'un regard noir sur sa vie, d'une dévalorisation, si rien ne va et que tout semble difficile, il peut s'agir de prémices de déprime", prévient la psychologue.
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