La quête de la fertilité est un voyage complexe, parsemé d'espoir et d'incertitudes. Au cœur de ce parcours, la qualité des ovocytes joue un rôle déterminant. Mais qu'en est-il de l'impact des cheveux blancs, souvent perçus comme un signe de vieillissement, sur cette qualité ovocytaire ? Cet article explore les différentes facettes de cette question, en s'appuyant sur des données scientifiques et des témoignages.

FIV et perte de cheveux : un lien possible

La Fécondation In Vitro (FIV) est un véritable défi pour de nombreux couples et femmes en parcours solo. Au-delà de l’épreuve émotionnelle, le corps est soumis à des changements significatifs. Les protocoles de stimulation hormonale utilisés pour augmenter les chances de conception peuvent entraîner des effets secondaires inattendus, notamment sur la santé des cheveux.

En réalité, la perte de cheveux liée à la FIV n’est pas systématique, mais elle peut être déstabilisante lorsqu’elle survient. Les hormones administrées, comme les œstrogènes et la progestérone, perturbent l’équilibre hormonal naturel, ce qui peut affecter le cycle de croissance des cheveux. Dans certains cas, des conditions comme la pelade peuvent apparaître, entraînant des plaques chauves localisées. Il s’agit d’une réaction auto-immune souvent déclenchée par le stress ou des changements hormonaux importants. Les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) font face à des défis supplémentaires. Le SOPK provoque une surproduction d’androgènes, pouvant entraîner une perte de cheveux de type androgénétique. Bien que la discussion sur la perte de cheveux se concentre souvent sur les femmes, une étude de 2016 a également examiné l’impact chez les hommes. Cette recherche a montré que les hommes souffrant d’alopécie androgénétique modérée à sévère présentaient des paramètres spermatiques inférieurs, incluant une diminution du volume, de la motilité et de la morphologie des spermatozoïdes.

Qualité ovocytaire : démêler le vrai du faux

Certaines situations peuvent faire penser à une faible qualité ovocytaire, alors qu’elles n’en sont pas forcément. Voici quelques idées reçues à nuancer, surtout lorsqu’on cherche à comprendre les causes possibles d’une infertilité.

Les spottings sont souvent banalisés et réduits à un simple manque de progestérone mais la réalité en est assez éloignée. Ces petits saignements peuvent être conséquents à un fibrome, un polype, de l’endométriose ou même une infection sexuellement transmissible. Ils peuvent aussi se produire dans des situations physiologiques comme l’implantation d’un embryon ou encore une montée rapide des œstrogènes autour de l’ovulation.

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La qualité ovocytaire est un grand facteur de fertilité qui décroît typiquement avec l'âge. On peut améliorer la qualité ovocytaire naturellement de nombreuses façons, notamment en travaillant sur notre alimentation et notre hygiène de vie.

Impact du stress oxydatif et de l'alimentation

Le stress oxydatif a un impact significatif sur la qualité ovocytaire en perturbant le fonctionnement cellulaire et en altérant l'ADN des ovocytes. Il se produit lorsque les niveaux de radicaux libres dans l'organisme dépassent la capacité des systèmes antioxydants à les neutraliser, ce qui crée un environnement toxique pour les cellules reproductrices. Dans les ovaires, un excès de radicaux libres peut endommager les membranes cellulaires, les mitochondries (qui fournissent l'énergie nécessaire à la maturation ovocytaire) et l’ADN, compromettant ainsi la viabilité des ovocytes.

Les légumes colorés sont également bénéfiques pour la qualité ovocytaire en raison de leur richesse en antioxydants, vitamines et minéraux essentiels. Chaque couleur de légume apporte un type différent de phytonutriments : par exemple, les légumes verts (épinards, brocoli) sont riches en acide folique (folates) et en chlorophylle, favorisant la santé cellulaire et la détoxification. Les légumes rouges et oranges (comme les poivrons et les carottes) contiennent du bêta-carotène et de la vitamine C, puissants antioxydants qui protègent les ovocytes du stress oxydatif.

Les lipides, en particulier ceux riches en oméga-3, jouent un rôle essentiel dans la santé reproductive et la qualité ovocytaire. Les oméga-3, présents dans des sources comme les poissons gras (saumon, sardine) et les graines de lin ou de chia, sont des acides gras polyinsaturés qui possèdent de puissantes propriétés anti-inflammatoires. Ils aident à réduire l'inflammation ovarienne, favorisent un environnement propice à la maturation des ovocytes et améliorent la circulation sanguine vers les organes reproducteurs. De plus, les oméga-3 participent à la structure des membranes cellulaires, ce qui est crucial pour la fonctionnalité et la réactivité des cellules, y compris les ovocytes.

On peut améliorer la qualité ovocytaire en augmentant son apport en protéines. Les femmes consomment souvent trop peu de protéines : un apport adéquat pour une femme qui pratique une activité physique modérée est de 1,2 g protéines/kg poids/jour. En raison de leurs concentrations élevées en Magnésium et en vitamine E, les noix aident à lutter contre le stress oxydatif. Pleines de folates, de vitamines B et de tocophérol (vitamine E), les graines sont excellentes pour la santé.

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Équilibre hormonal et fertilité

Par l'environnement dans lequel nous évoluons, la cadence des vies que nous menons, le stress, la pollution, les perturbateurs endocriniens, nos hormones sont soumises à rude épreuve. Elles jouent pourtant un immense rôle pour optimiser notre fertilité, garantir notre bien-être physique et émotionnel, et assurer le bon fonctionnement de notre organisme.

Lorsque l'on souhaite optimiser sa fertilité, on pense rapidement aux hormones féminines (œstrogènes, progestérone) et pour cause, sans elles, on ne risque pas d'obtenir une grossesse. Mais elles ne sont pas toutes seules ! Le tableau est large et il faut en avoir une vision globale de l'équilibre hormonal pour mettre toutes les chances de notre côté lorsque l'on est en période de préconception. Nous allons voir dans cet article qu'aucune hormone n'agit toute seule dans son coin. Elles sont toutes plus ou moins sous influence des unes et des autres. L'équilibre œstrogènes / progestérone est un équilibre fragile qui a pourtant toute son importance dans notre bien-être et notre épanouissement. Quand on en vient à parler de fertilité, il est plus que jamais indispensable. Il garantira effectivement une bonne ovulation et une bonne nidation. Les œstrogènes et la progestérone interviennent à tour de rôle au cours du cycle féminin. On aura d'abord les œstrogènes sur le devant de la scène pendant toute la phase folliculaire, puis une fois l'ovule libéré, la progestérone prendra le relais sur la phase lutéale. Chacune avec des rôles bien spécifiques.

Les hormones thyroïdiennes sont souvent qualifiées de "chef d'orchestre" de notre métabolisme et de la symphonie hormonale. Dans notre recherche d'optimisation de la fertilité, elles doivent absolument être prises en considération. Les hormones thyroïdiennes sont effectivement essentielles à la synthèse des hormones sexuelles et contribuent à la maturation du follicule. Ainsi, une hypothyroïdie pourrait être responsable de difficultés à ovuler et de cycles anovulatoires. La production des hormones sexuelles dépend du bon fonctionnement thyroïdien, et les hormones sexuelles influencent la conversion thyroïdienne : la progestérone améliore la conversion des hormones thyroïdiennes, les œstrogènes, à contrario, vont la ralentir, donc une hyper-oestrogénie est néfaste à un bon fonctionnement thyroïdien. Une hypothyroïdie pourrait également être corrélée à une augmentation de la prolactine, ce qui aurait pour conséquence d'inhiber l'ovulation. On observe dans ces cas-là des cycles irréguliers et rallongés. Elle peut également diminuer la sensibilité à l'insuline et le transporteur de la testostérone, deux facteurs du SOPK (syndrome des ovaires polykystiques). Une hypothyroïdie sera soit avérée, elle sera alors traitée par un endocrinologue avec la prise d'hormones ; soit frustre, c'est-à-dire que votre TSH reste dans les normes du laboratoire pour autant vous ressentez plusieurs symptômes d'hypothyroïdie.

Le cortisol est l'hormone que l'on associe au stress. C'est effectivement elle qui peut grimper au plafond lorsque l'on rentre en phase de stress prolongé ou chronique. Il nous intéresse ici parce que tout comme nos hormones sexuelles, le cortisol est une hormone stéroïdienne. C'est-à-dire qu'elles ont le même précurseur. Il y a donc une compétition entre la production de cortisol et de testostérone/œstrogènes. Ainsi, un cortisol trop élevé n'est pas du tout souhaitable si l'on veut des taux d'hormones sexuelles suffisants à une bonne fertilité.

L'insuline est notre hormone de stockage. Elle régule notre taux de sucre dans le sang en permettant après chaque repas à nos cellules d'absorber les glucides qui contribueront à la production d'énergie. Elle est calibrée pour intervenir à chaque repas, mais lorsque les prises alimentaires sont répétées sur la journée ou si les repas sont trop riches en sucres, nos cellules développent une résistance à l'insuline et celle-ci ne peut plus accomplir son rôle correctement. Trop d'insuline réduit la production de FSH (hormone folliculaire) et augmente la production de LH (hormone lutéinisante) avec pour impact une mauvaise qualité des ovules (et du sperme). Elle empêche également le bon développement de la muqueuse utérine qui sera trop fine pour accueillir un embryon. Les ovocytes et la muqueuse utérine ont globalement besoin d'un niveau d'énergie constant pour se développer correctement.

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Aujourd'hui, les troubles hormonaux sont extrêmement fréquents, ils ne sont pourtant pas toujours investigués ou suffisamment investigués. Nos rythmes de vie et l'environnement dans lequel nous évoluons expliquent ces déséquilibres qui touchent de plus en plus de personnes. Ainsi, il est important d'apprendre à préserver et soutenir nos organismes. Nous avons effectivement nos obligations qu'elles soient personnelles, familiales, professionnelles et nous ne pouvons pas les négliger. Cependant, nous pouvons aider nos corps et esprits à être plus adaptables face à ce stress permanent. Nous évoluons dans un environnement pollué où il devient impossible de ne pas être exposés aux différents toxiques. Le premier conseil pour soutenir un bel équilibre hormonal, et vous l'avez compris, une fertilité optimale va être de veiller à vos piliers d'hygiène de vie : alimentation, gestion émotionnelle, activité physique. Cela demande de la détermination et un temps d'ajustement, mais une fois que vous aurez trouvé la formule et l'équilibre qui est juste pour vous, vous sentirez enfin un véritable bien-être s'installer. Cette homéostasie retrouvée est la balance de notre organisme. Le second conseil sera de ne pas sous-estimer l'impact des perturbateurs endocriniens sur votre organisme. On ne peut malheureusement pas s'en préserver complètement, mais on peut toujours limiter l'exposition. Prêtez une attention particulière à la qualité des aliments que vous choisissez, le traitement le plus naturel possible sera le meilleur. Choisissez des cosmétiques et produits d'hygiène naturels. Des huiles végétales, de l'aloe vera, des argiles, des savons et shampoings simples, au minimum des labels bios qui vous préservent déjà d'une grande quantité de substances. Plus la liste des composants est courte mieux ce sera. Utilisez des produits ménagers simples et naturels. Vinaigre blanc, bicarbonate, argile… si vous devez utiliser un produit spécifique non clean ou agressif pensez à minima à vous protéger avec des gants et/ou un masque. Choisissez votre eau avec soin. Une eau filtrée sera la meilleure solution. Notre système hormonal a besoin d'une grande diversité de nutriments (précurseurs et co-facteurs) pour fonctionner correctement. Pour apporter ces nutriments en quantité suffisante, cela passera avant toute chose par votre assiette. La diversité alimentaire et la qualité de ces aliments sont indispensables pour apporter une palette de nutriments complète. Mais souvent l'assiette ne suffit pas. Un multivitamine spécial grossesse car les dosages et besoins ne sont pas les mêmes que dans un multivitamine classique. Dans ce multivitamine, vous retrouverez la majorité des nutriments essentiels à la préparation de votre grossesse. En conclusion, ne mettez pas toute votre énergie dans une assiette parfaite ou tous vos espoirs dans un "complément alimentaire miracle". Notre corps est une machine complexe et merveilleuse, qui évolue dans un environnement certain et qui est constamment influencée par nos pensées, nos émotions, nos ressentis.

Cheveux blancs et ménopause : un lien hormonal

L’un des symptômes de la ménopause qui terrifie le plus les femmes c’est la perte de leurs cheveux. Environ 20 à 60 % des femmes sont concernées par la chute de cheveux durant cette période physiologique. La chute de cheveux est le résultat des modifications hormonales : réduction de la production d’œstrogènes et augmentation excessive d’androgènes. Il en résulte une augmentation de la vitesse des cycles capillaires avec la fabrication de cheveux beaucoup moins résistants. Des conseils diététiques peuvent aider durant cette période et pour ce trouble en particulier. La kératine est responsable de l’élasticité du cheveu ainsi que de sa brillance et de sa continuité. Les protéines doivent être présentes à chaque repas pour constituer environ 12 à 15 % de l’apport calorique de la journée. Bannir les matières grasses peut être tentant durant cette période où les hormones féminines ne protègent plus de la prise de poids notamment au niveau abdominal, pourtant la bonne stratégie est de choisir les bonnes graisses et de comprendre l’équilibre que l’on doit maintenir entre elles. Veiller à l’équilibre entre acides gras oméga-3 et oméga-6 en évitant l’excès d’oméga-6, qui sont pro-inflammatoires, ce qui favorise les chutes de cheveux. Une alimentation riche en sucres simples (saccharose, fructose…) stimule la sécrétion de sébum par les glandes sébacées. Dans des conditions physiologiques, le sébum a un impact bénéfique sur les cheveux, mais si la sécrétion est trop élevée, elle devient un substrat pour les micro-organismes à l’origine d’un état inflammatoire qui conduit à des troubles de la kératinisation. Un apport insuffisant en vitamine C dans l'alimentation a une influence sur la création de la tige pilaire. La vitamine B6 (pyridoxine) favorise l’incorporation de cystéine dans la kératine. La vitamine B9 (folates) participe à la production de globules rouges et de l’hémoglobine, dont le rôle est de transporter l'oxygène, entre autres, vers les tissus à l’origine des cheveux. De plus, les folates sont responsables de la stimulation de la reconstruction des cellules du follicule pileux. La vitamine A est responsable de l'hydratation et de la protection des cheveux. Cependant, un excès de vitamine A provenant de produits animaux (en particulier foie), peut également être la cause de la chute des cheveux. La vitamine D stimule la différenciation des follicules pileux. En effet, des études ont associé un faible taux de vitamine D et une perte des cheveux chez les femmes en période de ménopause, mais aussi chez les plus jeunes. Le magnésium, en participant à la transformation des protéines, est responsable des processus de division, de croissance et de maturation des cellules. La concentration de calcium dans les cheveux est 200 fois supérieure à la concentration de calcium dans le sang. Des études montrent une diminution significative de la concentration de cet élément dans les cheveux, souvent chez les femmes à l'âge de 49 ans.

Une supplémentation en vitamines et minéraux peut être intéressante.

DHEA et qualité ovocytaire : un débat complexe

Il est vrai qu’on entend fréquemment parler de DHEA comme de la pilule « miracle » contre le vieillissement, comme booster de la libido voire comme aide à l’amaigrissement et c’est surtout dans ce cadre de ces utilisations qu’elle est décriée par les services de santé Française. Or, des études à l’étranger ont démontré qu’une prise de DHEA, pour peu qu’elle soit d’une durée de 8/10 semaines au moins augmente le taux de grossesse et de naissance suite à une FIV. En revanche, le taux de fécondation, et la maturité des ovocytes est bien meilleure les 2 dernières fois. J’ai pu aussi récupérer pas mal de témoignages de personnes pour qui la DHEA a amélioré les réponses aux traitements.

Niveau effets secondaires ? Si j’en crois mon expérience et celles que j’ai pu collecter pas d’effets secondaires notoires. Quant aux risques à long terme … ils sont mal connus. Parce que cette hormone est trop récente pour pouvoir mesurer les bénéfices à long terme mais également les risques. Seulement, quand on est en PMA, qu’on se renseigne sur les techniques et qu’on entend les bénéfices de la DHEA nous sommes tentées d’essayer. Et face au refus des médecins, la tentation est grande d’aller se servir sur Internet au mépris du contrôle de la qualité du produit acheté et des quantités prises. Elle est facile à produire, trop pour que l’industrie pharmaceutique se penche sur son cas et fasse des études en vue de son autorisation.

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