Introduction
Cet article explore l'origine et la signification du chant religieux Doudou Kender. Il aborde les composantes essentielles de la rationalité occidentale, la recherche de la vérité, et le devoir de s'expliquer clairement. Il examine également les notions d'ésotérisme et d'exotérisme, ainsi que leur évolution à travers l'histoire, en particulier dans le contexte de la musique et de la culture contemporaine.
Rationalité Occidentale et Recherche de la Vérité
Une composante essentielle de ce qu’on appelle la « rationalité occidentale » est la recherche de la vérité comme norme, qui entraîne l’obligation de produire des hypothèses et des théories susceptibles de se heurter à une « réalité ». Une autre composante est le devoir de s’expliquer aussi clairement qu’il est possible sur ce que l’on « veut dire ».
La Musique et le Spirituel
Le musicien peut, dans une certaine mesure, s’approcher de l’au-delà. Saint Thomas disait que la musique nous porte à Dieu, « par défaut de vérité », jusqu’au jour où Lui-même nous éblouira, « par excès de vérité ».
Exotérisme : Définition et Évolution
L'exotérisme signifierait, à peu près, New Age, c’est-à-dire grand mélange spiritualiste d’après-guerre, mais après évolution : étendu de façon pudique et postmoderne (donc notamment consumériste et mondialisée), éventuellement délivré de la foi et parfois simplement récréatif. Il serait la contraposée invisible et d’autant plus signifiante du terme « ésotérisme ».
Ésotérisme : Les Quatre Significations d'Antoine Faivre
Antoine Faivre, autorité en la matière, distingue quatre significations à « ésotérisme ». Dans son acception originelle, le terme renvoie à une notion de savoir secret en tant que réservé aux initiés. Voilà l’intériorité contenue dans esôteros (« intérieur »). Cette intériorité suppose souvent le regard vers quelque abîme de l’intimité, occulte, paradoxalement bien qu’empiriquement considéré commun à tout homme, finalement spirituel. Un système ésotérique est aussi couramment qu’incidemment une théosophie.
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Ésotérisme Postmoderne et le Paranormal
Le premier sens du mot désormais, d'après Faivre, est le sens donné par les éditeurs et libraires de notre époque : « paranormal ». Le fait que l’astrologie, science indissociable de l’astronomie avant le XVIe siècle, soit dite « ésotérique » encore aujourd’hui montre bien l’évolution de la notion. La lecture de l’horoscope dans le journal quotidien est devenue une cérémonie non plus scientifique ou secrète : non plus ésotérique mais au contraire exotérique par excellence : commune, voire considérée vulgaire.
La Pensée Magique Camouflée
L'essence de l'ésotérisme pourrait même se dissimuler à dessein dans la prolifération de ses leurres, selon quelque mécanisme de précaution ressemblant à une pudeur. L'ésotérisme postmoderne signifierait alors pensée magique et désormais camouflée, pudique. Cette pudeur protégerait finalement, aujourd’hui, toute pensée magique des critiques scientifiques et/ou politiques menaçant de la déconstruire, et finalement de la qualifier d’exclusivement populaire, de vulgaire.
La Révolution Épistémologique du XVIIe Siècle
Ce qui a le plus modifié le sens de la notion d’ésotérisme est la révolution épistémologique du XVIIe siècle que raconte Foucault, le basculement d’une pensée analogique unificatrice - incidemment magique - vers une pensée dichotomique. Descartes eût été l’opérateur de la transition en demeurant à la fois dans la première posture et en inventant la seconde dans le second principe de ses Discours de la méthode : la séparation des problèmes. Ce qu’il fallait cacher auparavant, de l’Église, notamment de l’ire politique devenant celle de l’Inquisition durant la contre-réforme (XVIe siècle), était la raison.
Le Secret et la Dissimulation dans l'Ésotérisme Actuel
Le secret, ou du moins la dissimulation, voire seulement le fait de voiler, est resté, semble-t-il, inhérent à la notion d’ésotérisme actuelle. Mais c’est ce qu’il convient de cacher qui a changé. D’autre part, la dissimulation ne protège plus l’élite en particulier, mais plutôt le plus grand nombre, ou du moins une « nébuleuse » protéiforme pour Vernette, celle des consommateurs dont la consommation est ainsi protégée.
L'Ésotérisme comme Bien de Consommation
L’ésotérisme fait partie de ces notions (comme l’art ou la culture) qui se sont démocratisées avec la modernité, puis surtout la postmodernité qui en a fait un bien de consommation dont l’énorme potentiel semblait annexé au nouveau vide idéologique pointé par Lyotard. C’est un nouveau grand récit, mais d’un nouveau type : un récit consumériste, comme tend à le devenir l’écologie récupérée de façon cynique par les politiques de communication des entreprises les plus polluantes.
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Le Nouveau Secret de l'Ésotérisme : Exotérisme et Déraison
« Esotérique » pourrait bien, dès lors, contenir un nouveau secret, celui de signifier désormais, d’une part, exotérique : soit le contraire de son étymologie, d’autre part « déraisonnable ». Les rayons dits « ésotériques » des librairies cachent une pensée principalement magique (irrationnelle et « vulgaire »). Le seul fait que ces rayons existent au vu et au su de tous montre qu’il ne s’agit plus exactement de secret mais d’habillage. L’habit est ce mot lui-même ésotérique qu’est « ésotérisme », qui cache la populaire naïveté d’autres mots comme « magique », « surnaturel », « extra-terrestres », « voyages astraux », « paranormal ».
Exotérisme : Habillage de la Pensée Magique
L'exotérisme est « ésotérisme postmoderne » ou encore « habillage de la pensée magique protéiforme soupçonnée d’être déraisonnable ». Cet exotérisme, quant à ses origines historiques, n'est pas vulgaire en tant que populaire mais plutôt comme point commun métapsychologique de l’inconscient, donc éventuellement concernant les penseurs même rationalistes et aujourd’hui demeurant autoritaires. C’est une éventualité freudienne car la pensée magique, pour le Viennois, pour immature qu’elle soit, n’en reste pas moins commune à chaque inconscient, car à chaque petite enfance.
La Musique et la Crise de la Raison
La culture occidentale, encore emportée par les philosophes allemands du XIXe siècle, acceptait de ne pas « comprendre » le sujet musique et davantage, jouissait que celui-ci mette en crise, et de façon pour ainsi dire rituelle, sa raison. Une pensée magique, déjà dans la pensée romantique, puis moderne, venait en diaspora (donc selon un proto-exotérisme) dans le traitement - ou plutôt le non-traitement raisonnable - du sujet musique en particulier. Quelques philosophes acceptaient notablement que la musique, chronologiquement (de Kant à Hegel, Schopenhauer puis Nietzsche) prenne peu à peu une importance de plus en plus considérable dans leurs écrits. Paradoxalement, ils se servaient de ce sujet pour, en quelque sorte, mettre rituellement leur pensée, à certains moments, entre parenthèses.
La Musique comme Sujet Limite
Lorsque la pensée du XXe siècle envisageait la musique, elle restait souvent un sujet limite, un idéal non pensé (Alain), une idée de l’imaginaire pur (Sartre), du cosmos (Deleuze). Jean-Luc Nancy dit « bord » ou « bordure » : « être à l’écoute, c’est toujours être en bordure du sens, ou dans un sens de bord et d’extrémité, et comme si le son n’était précisément rien d’autre que ce bord, cette frange ou cette marge, du moins le son musicalement écouté ». Le marxiste Adorno confirmera la contradiction nietzschéenne par ce nouveau paradoxe : « le fait de la musique est de nommer le Nom lui-même ».
La Musique et le Divin selon Adorno
Selon Adorno, comparée au langage, la musique est un langage d’un genre complètement différent. C’est là que se cache son aspect théologique. Son idée est la forme du nom de Dieu. Adorno pense la musique dupe et pratiquante du divin même si lui-même - et les auditeurs - ne l’étaient pas. L’auditeur croirait en la musique qui elle-même pratiquerait « Dieu », en quelque sorte. La musique serait devenue alors, progressivement à partir du XIXe siècle, un intermédiaire possible - séparateur commode autant que secret, pudique réunificateur - entre public et magie plus ou moins conscientisée.
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L'Idéalisation Camouflée de la Musique
Il semblera donc difficile de résister, pour le public de toute obédience, matérialiste ou idéaliste, à cette idéalisation camouflée - et ainsi d’autant mieux acceptable - par ses philosophes des plus autoritaires. Pour ce qui concerne cet aspect central de la réception internationale de Messiaen, même si celui-ci reste camouflé, plus ou moins pudique selon les us nationaux, et engendre donc une « endo-réception », il n’en apparaît que plus puissant par le besoin avide précisément conservé par - et symptomatique de - la cachette.
La Culture et la Religion en Occident
L’Occident contemporain respecte autant - sinon plus - sa culture que ses religions, au moins depuis le romantisme qui sacralisa l’art, selon Jean-Marie Schaeffer. Les philosophes, surtout ceux de la transcendance, initiés par Kant, pourraient donc être comparés, dès lors, sans trop exagérer, à des enchanteurs clandestins de cette culture (englobant la musique), proche de la magie. C’est d’ailleurs une question de retour aux origines, si l’on suit André Michel : « Il est urgent que le psychanalyste comprenne que l’Art, qui fut originellement une forme de la magie des primitifs, est, chez nous, non seulement un produit déjà évolué de cette magie première, mais une magie supérieure ».
La Musique et la Disparition du Concept
La mise en crise semble plus accusée dans la musique puisque le concept, selon Kant, y disparaît purement et simplement. C’est l’opinion de Lévi-Strauss : « La musique [est] le suprême mystère des sciences de l’homme, celui contre lequel elles butent, et qui garde la clé de leur progrès ». L’art des sons donne donc à cette butée, on disait cette « mise en crise », une acuité singulière et dès lors un caractère de réussite jubilatoire, de jouissance d’un tel sacrifice auto-consenti de la raison sociétale.
La Musique et l'Enfant
La musique, ce carnaval (inversion rituelle ponctuelle) de la pensée, tient depuis deux siècles un rôle comparable à celui de l’enfant. Comme elle, ce dernier est - a priori - jugé sympathique, voire sacré, instinctif, sans concepts (Kant), « vrai » envers et contre toute loi comportementale et donc davantage encore contre toute loi sociétale. Il est plus proche que l’adulte des racines de sa pensée magique.
Messiaen : Enfant et Exotérisme Futur
Messiaen est doublement le lieu où se renouent enfance et futur exotérisme non plus en diaspora (donc revenant à la terre promise) car mis en lumière par la fin de la pudeur. Il est encore au centre, au cœur, du sujet musique et de la magie (même actualisée de façon postmoderne), qui plus est par une foi posant à celle d’un « enfant » : « naïvement » déclarée, développée, théorisée. Les composantes alchimiques de cette foi toujours exposée comme « positive », ouverte, solaire, ne se ferment à rien. Elles ne s’interdisent donc aucune comparaison aux nouvelles idées de l’exotérisme de l’époque de la vieillesse du musicien et encore plus de la nôtre. L’exotérisme grandissant de l’endo-réception est ainsi non seulement une affaire centrale, mais encore, bien entendu, une affaire d’avenir.
Le Sacre des "Enfants Rois"
L'époque actuelle, qui voit le sacre en Occident des « enfants rois », ne se rappelle peut-être plus nettement des artistes qui, autrefois, augurèrent de la revalorisation progressive de la figure enfantine, aboutissant à cet excès, cette abusive et inutile passation de pouvoir. Messiaen fut l’un d’eux. Le modernisme - musical - était généralement moins enclin que le pictural (capable d’appeler ses « ismes » avec des mots enfantins comme « dada »). Ses idéologies fortement prosélytes, donc pédagogues, voyaient en l’enfant un matériau à sculpter (avec marteau et burin) plus qu’une merveille inspiratrice.
La Fin des Idéologies et la Revalorisation de l'Enfant
Il faut sans doute attendre la « fin des idéologies », venant définitivement en 1979 avec celle des « grands récits », pour que le phénomène commence à massivement s’inverser de lui-même, l’enfant venant à la proue, roi, par défaut de ces traditions et/ou idéologies qui le pensaient à la poupe. Encore en 1984, Helmut Segler remarque que « de nombreux éducateurs rejettent encore que la condition d’enfance est une condition naturelle » et non une maladie que l’éducateur « ancien », sorte de médecin, d’après l’auteur, persiste à penser devoir patiemment guérir.
Le Contexte Archéologique de Tourrettes-sur-Loup
Une campagne de prospections archéologiques de type inventaire a été effectuée sur le territoire de la commune de Tourrettes-sur-Loup, révélant une richesse de sites archéologiques, toutes époques confondues.
Sites Préhistoriques et Protohistoriques
Le territoire de Tourrettes-sur-Loup est riche en sites préhistoriques et protohistoriques. Dès le Paléolithique moyen, la grotte de la Baume Obscure et celle de Pié-Lombard ont été fréquentées. L’occupation paléolithique de Pié-Lombard, datée d’environ 70 000 ans, a également livré quelques restes d’Homme de Néanderthal. Quelques traces d’installation des derniers chasseurs nomades (Épipaléolithique et Mésolithique, entre 11 000 et 6 000 av. J.-C.) ont été identifiées à Pié-Lombard ou à Courmettes.
Néolithique et Âge du Bronze
Dans le courant du Ve millénaire av. J.-C., on observe quelques traces de fréquentation des grottes par les pasteurs et paysans du Néolithique moyen (Chasséen) : Baume obscure, Grotte de Schlumberger, petit abri du Vallon de la Tuilière. La fin du Néolithique (3500-2000 avant J.C) n’est documentée que par des sépultures collectives, qu’il s’agisse de mégalithes (Dolmen de Camptrassier, fouillé au début du XXe siècle) ou de grottes (Baume Obscure, Grotte du Sanglier). La plupart de ces sites ont été réutilisés au cours de l’âge du Bronze (2000-750 av. J.C).
Âge du Fer
Trois enceintes semblent avoir été édifiées au cours de l’âge du Fer (entre 750 av J.C et la fin de la colonisation romaine). Deux d’entre-elles se situent sur le sommet de la Colle de Naouriès et la dernière, sur le Pic de Courmettes. Toutefois, les fragments de céramique non tournée, ramassés sur chacun des sites, n’autorisent pas une datation plus précise.
Sites Antiques
Vingt-deux sites se rattachant à l’époque antique ont été dénombrés. Pour neuf d’entre eux, la découverte de mobilier céramique a permis d’obtenir des datations plus précises et de dresser un premier bilan de l’occupation de ce territoire durant l’Antiquité. Il semble que la création du Camp du Cimetière remonte au second Âge du Fer, mais le site continuera à être utilisé durant l’époque Républicaine et au Haut Empire.
Occupation Romaine
De nombreux sites semblent avoir été occupés durant l'époque romaine. L’enceinte des Muras, celle du Village, l’habitat troglodytique de la Baume, et les enceintes installées en bordure du replat reliant le quartier de la Tourraque à celui de Courmettes. Toutes ces implantations ont eu une durée de vie relativement réduite (n’excédant pas deux siècles). Les nombreux fragments de dolia découverts sur le site de l’Éouvière indiquent la pratique d’activités agricoles.
Antiquité Tardive et Haut Moyen Âge
Le site du cimetière a connu une longue occupation, au moins jusqu’au VIe siècle de notre ère et peut-être même au cours du Haut Moyen Âge. Cet habitat semble avoir fonctionné à la même époque que l’enceinte des Muras et l’habitat troglodytique de la Baume. Il est possible que l’enceinte, ou un site proche du quartier de la Tourraque aient été réoccupés au cours de l’Antiquité tardive.
Habitat Rural Antique
L’habitat rural antique observé sur le territoire de la commune est relativement peu diversifié. Six d’entre-elles sont des sites perchés et fortifiés, associés à des habitats. Pour l’une des enceintes, aucun habitat n’a été observé. Enfin, un habitat troglodytique, occupé durant l’époque antique, a été signalé.
Sites Funéraires et Aménagement du Territoire
Des restes humains permettent d’envisager la présence de sites funéraires associés aux habitats. Une nécropole datant du Bas Empire fut également découverte à proximité de l’enceinte de la Tourraque. Des structures de canalisations ont été repérées au Château du Caire et le long du chemin du Tuf. La présence de ces canalisations dénote une volonté de restructuration du territoire, et sont ainsi la preuve d’une romanisation avancée que l’on retrouve dans un cadre domanial, ou villageois.
Voies de Communication
Un axe de circulation, en contrebas du site de la Tourraque, proviendrait de la cité de Vence. La présence d’un chemin reliant le plateau de la Tourraque à celui de Courmettes et desservant les habitats de La Tourraque, des Bouirades, de L’Éouvière et du Château de Courmettes, n’est pas improbable. La présence d’un fragment de borne sur la place de Tourrettes, qui pourrait s’apparenter à une borne milliaire, corrobore cette hypothèse.
Vestiges Religieux
L’existence d’un autel votif dédié à Mercure par deux citoyens romains, remployé dans le maître-autel de l’église paroissiale, souligne une certaine organisation qui a pu se faire dans un cadre municipal ou domanial.
Sites Médiévaux, Modernes et Contemporains
Les sites médiévaux de Tourrettes-sur-Loup sont extrêmement intéressants, car ils s’insèrent dans des problématiques historiques connues, pour lesquelles la documentation est relativement fournie. Les sites d’époques moderne et contemporaine sont représentés en grande partie par les édifices religieux.
Édifices Religieux
Cinq oratoires et quatre chapelles ont été répertoriés au cours des vérifications sur le terrain. Deux des oratoires sont représentés sur la carte des Frontières de l’Est de Bourcet d’Arçon qui a été élaborée en 1778. Un troisième est daté de 1788. Trois chapelles ont été mentionnées en 1699 dans le compte-rendu d’une visite pastorale faite par l’évêque de Vence.
Structures Agro-Pastorales
De très nombreuses bories ou casaou ont été découvertes sur le territoire de la commune. Leurs dimensions et leur état de conservation sont variés. Sur deux d’entre-elles, une date a été gravée, ce qui permet de faire remonter leur construction à la première moitié du XIXe siècle. Un immense enclos pastoral a également été découvert dans le quartier du Pié Magnaou. Ces différentes structures témoignent de pratiques agro-pastorales très développées sur tout le territoire de la commune.
Autres Structures
Un four à chaux, dont l’existence est probablement liée à la construction récente du domaine de Courmettes, et un lavoir construit dans le quartier du Pré, qui servait à l’origine au lavage du lin, cette activité artisanale étant liée avec les ganteries grassoises.
Présentation du Patrimoine en 2013
L’association des « Amis de Tourrettes » a organisé deux journées d’étude sur les constructions anciennes. Jean Laffitte, passionné par ces ouvrages, en a inventorié et analysé la plupart.
Les Bories
Le terme impropre de « borie », désignant actuellement ce type de construction, est apparu à la fin du XIXe siècle. En Provence on les appelait des cabanes, dans les Alpes Maritimes, les cadastres napoléoniens parlent de cabanons ou de bastidons.
Mise en Perspective Historique
Après une période de poussée démographique importante aux XVIe et XVIIe siècles, la population des villages de l’arrière-pays n’a cessé de croître entre le XVIIIe siècle et la première moitié du XIXe siècle, générant à la fois plus de besoins de subsistance et plus de capacités de travail. Les autorités royales, citoyennes et impériales successives, fortes d’une volonté d’autosuffisance alimentaire, ont incité les campagnes à exploiter les moindres ressources de la terre et les moindres parcelles utilisables.
Repositionnement des Zones de Cultures
Dans un élan de recherche d’une plus grande rentabilité, les terres les plus riches, les plus faciles d’accès, les plus aisément cultivables, les plus proches des centres de village, les plus propices à irriguer, ont été affectées aux cultures maraîchères, aux plantations d’oliviers, de vigne, voire, un peu plus tard, de plantes à fleurs aromatiques. En conséquence, les autres activités ont été repoussées à la périphérie de ces zones privilégiées, souvent même sur les endroits plus arides, plus éloignés des centres de village.
Floraison des Constructions Rurales
Cette évolution a conduit à la floraison des constructions de terrasses agricoles (restanques), de bergeries, d’aires de battage, d’enclos, de cabanes en pierre sèche, de remises, d’abris et autres ruchers, à plus grande distance des centres habités. Aussi, sur les parties les plus hautes de la…
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