Introduction
Lara Croft Tomb Raider : Le Berceau de la Vie, sorti en 2003, est le deuxième volet cinématographique mettant en scène l'archéologue aventurière Lara Croft. Réalisé par Jan de Bont, le film a suscité des réactions mitigées, oscillant entre déception et divertissement coupable. Cet article se propose d'analyser en profondeur ce film, en explorant son scénario, sa réalisation, ses performances d'acteurs et sa musique, afin de comprendre les raisons de son accueil contrasté.
Genèse et Contexte
Après le succès commercial du premier Tomb Raider, la Paramount Pictures a décidé de lancer une suite. Jan de Bont, connu pour Speed et Twister, a été engagé pour réaliser ce nouveau volet. Cependant, le film a été perçu par beaucoup comme une déception, voire un échec artistique. Malgré cela, il a réussi à attirer un public suffisant pour assurer sa rentabilité.Le premier Tomb Raider a marché du tonnerre, Angelina Jolie est devenue une superstar, U2 s'est fait du fric avec de la merde (comme souvent depuis Joshua tree) et Eidos s'est dit qu'un nouveau jeu (le premier sur PS2 par ailleurs) ne serait pas un mal (ce qui sera finalement le contraire, L'ange des ténèbres étant une catastrophe pour beaucoup). La Paramount lance alors une suite et engage un nouveau tâcheron de service, Jan De Bont. On parle d'un mec qui après l'efficace Speed et le plaisir coupable Twister, n'a fait que de la merde: Speed 2, Hantise et Tomb Raider 2. Et oui, je ne vous fais pas de dessin, ce nouveau volet est très mauvais. Il finira néanmoins par marcher (néanmoins touche reboot enclanchée même si point mort, au contraire de la saga vidéoludique qui va prendre un coup de jeune en mars prochain) et le public finira par trouver que Terminator 3 ce n'était pas si mal en comparaison avec ce bouzin.
Synopsis
Tout au fond de la mer, on découvre un temple érigé par Alexandre le Grand. Lara Croft se rend sur les lieux, et trouve vite ce qu'elle cherche : un globe lumineux. Mais des Chinois débarquent, et lui dérobent le globe. De retour dans son manoir, l'aventurière reçoit la visite d'émissaires du MI6, qui lui apprennent l'identité de ses voleurs : des membres de la mafia chinoise, mandatés par un scientifique corrompu, trafiquant d'armes biologiques, le Dr. Reiss. Le globe est en fait une carte, indiquant l'endroit où est cachée la célèbre boîte de Pandore, qui contient l'anti-vie absolue, le pire fléau sur terre. Lara obtient que Terry Sheridan, ex-agent du MI6 (et ancien amant de la belle) soit libéré, afin de la seconder. Les voici en Chine. Lara tape quelques mafieux, et localise Reiss. Elle récupère son globe. Mais Reiss se rend au manoir, assiste au décryptage de la carte, et enlève les deux complices de Lara. La boîte de Pandore est en Afrique. Tout le monde se retrouve donc là-bas. Lara est contrainte par la force à conduire Reiss jusqu'à la boîte. Celle-ci flotte dans un bain d'acide : Lara pousse Reiss dedans. Mais Terry, conscient du potentiel commercial de la boîte, veut à tout prix l'emmener.
Un Scénario Faible et des Effets Spéciaux Dépassés
Le scénario du Berceau de la Vie est souvent critiqué pour son manque de cohérence et son intrigue peu convaincante. L'histoire de la boîte de Pandore et de l'anti-vie absolue peine à captiver le spectateur, et les motivations des personnages sont parfois obscures.
Dès les premières minutes, Le berceau de la vie semble prétentieux avec son héroïne faisant des vols planés en jet ski (on ne croit pas une seconde Jolie en train de faire ça, ni de faire la contorsionniste dans une des séquences suivantes), tabassant un requin (impitoyable fou rire) ou cassant une érection de Butler alors qu'elle est sur lui! Franchement, si Jolie se croit intéressante elle est bien la seule. Elle est vraiment ridicule (comme d'habitude) et son jeu d'actrice n'a pas changé. On remarque également que quelques jours de tournage en Grèce lui a donné le teint mate! On aura droit à un beau "Ya!" comme si Jolie se croyait dans un film de kung fu. Son arrivée dans la prison avec sa fourrure façon gangsta-rap est aussi un bon moment de rigolade. Comme c'était déjà le cas dans le précédant épisode, le film se prend au sérieux dans les moindres détails et se trouve involontairement drôle. Comme dit tout à l'heure, le passage du requin parle de lui-même dans sa nanardise. Bien avant Indy 4, Jan De Bont nous sort les bons vieux singes numériques pour protéger la boîte de Pandore. Même si je l'ai revu sur Youtube (après deux visions au cinéma, une seule, une autre avec des camarades de classe), c'est franchement moche. De plus, le scénario peine encore une fois à convaincre avec cette histoire de boîte de Pandore. On n'y croit pas une seule seconde et le scénar. Lara Croft doit sauver le monde pour le MI6 (donc par les potes de James Bond, personnage qu'essaye vainement d'imiter les auteurs de la saga cinématographique). Ainsi, Lara passe partout et surtout nulle part vu que ça pue le CGI. Que ce soit dans sa caverne en Grèce, son saut de l'ange en Chine ou encore mieux son passage sur la muraille de Chine qui ne sent à peine pas le bon vieux fond vert.
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De plus, les effets spéciaux, qui étaient déjà datés à l'époque de la sortie du film, ont encore plus mal vieilli. Les scènes impliquant des créatures numériques, comme les singes gardant la boîte de Pandore, sont particulièrement critiquées pour leur aspect artificiel.
La mise en scène hélas n'atteint pas le niveau d'écriture. Oui c'est décomplexé, mais malheureusement la plupart des effets spéciaux sont moches et en plus le découpage n'est pas toujours agréable, l'auteur cédant à certains effets de style. A la limite les ralenti ont quelque chose de drôle car passés de mode (contrairement à ce que Jan tente de faire), mais les effets d'accéléré avec la caméra qui filme en top shot sont assez mal incrustés dans le découpage et sont tout simplement horribles à regarder. Le pire étant que le réalisateur se permette des PUTAINS de cascades mais qu'elles sont gâchées la plupart du temps par un surdécoupage ; ces scènes auraient été tellement plus impressionnantes si le réal avait juste laissé sa caméra tourner avec un angle de vue d'ensemble.
Performances d'Acteurs et Caractérisation des Personnages
Angelina Jolie reprend le rôle de Lara Croft, mais sa performance est jugée inégale. Si elle parvient à rendre l'aspect physique du personnage, son jeu d'actrice est parfois considéré comme rigide et peu convaincant.
Ensuite les acteurs sont complètement en cabotinnage total. A l'image de Ciaran Hinds, ce qui est assez fréquent dans des blockbusters (voir Ghost Rider 2). Et puis Butler qui n'arrête pas de nous sortir des vannes sur le cul ou a supplié Jolie de lui faire une petite consolation est sacrément lourd.
Gerard Butler incarne Terry Sheridan, un ancien amant de Lara Croft et un agent du MI6. Son personnage est souvent perçu comme un stéréotype du héros d'action, avec des répliques clichés et un développement limité.
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La Bande Originale d'Alan Silvestri
La musique du film a été composée par Alan Silvestri, un compositeur américain de musique de film, d'origine italienne. Il est surtout connu pour sa collaboration avec le réalisateur Robert Zemeckis pour qui il compose les musiques originales depuis le film d'aventures À la poursuite du diamant vert (1984). Ponctuellement, il collabore aussi avec James Cameron (Abyss, 1989), Mira Nair (La Famille Perez, 1995), Steven Spielberg (Ready Player One, 2018) ou encore John Frankenheimer (Piège fatal, 2000). Durant les années 2000, il signe aussi les bandes originales de plusieurs blockbusters réalisés par Stephen Sommers, comme Van Helsing.
Silvestri écrit une partition inspirée, atmosphérique, très bien construit : les thèmes ne manquent pas, avec des élodies massives, et surtout très rythmées, par une grande quantité de sons électroniques parfaitement intégrés à l'orchestre. Tout comme Jerry Goldsmith et Hans Zimmer, Alan Silvestri parvient ici à une osmose quasi-parfaite entre synthé et orchestre symphonique.
La bande originale comprend les morceaux suivants :
- Opening (1:39)
- The Luna Temple (7:43)
- Shark Attack (3:18)
- "I Need Terry Sheridan" (5:41)
- Arrival In China (1:46)
- Captured By The Shay Ling (5:59)
- Escape From Chen (4:19)
- Flower Pagoda Battle (5:45)
- Skydive Getaway (2:11)
- Orb Transmission (1:42)
- Journey To The Crade Of Life (6:24)
- The Crade Of Life (6:33)
- Pandora's Box (5:24)
- "Not Meant To Be Found" (0:45)
Analyse Thématique
Le film aborde des thèmes tels que la cupidité, la soif de pouvoir et les dangers de la science corrompue. La boîte de Pandore, symbole de tous les maux de l'humanité, représente la menace que représente la manipulation de forces qui dépassent notre contrôle.
Réception et Impact Culturel
Malgré les critiques négatives, Lara Croft Tomb Raider : Le Berceau de la Vie a connu un succès commercial modéré. Cependant, il n'a pas réussi à atteindre le même niveau de popularité que le premier film. Le film a contribué à renforcer l'image de Lara Croft en tant qu'icône de la culture populaire, mais il n'a pas laissé une empreinte durable dans l'histoire du cinéma d'aventure.
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L'investissement d'Angelina Jolie dans le rôle
L’actrice et ex-femme de Brad Pitt n’a pas ménagé ses efforts pour être crédible à l’écran. D’autant qu’elle a été préférée aux actrices Demi Moore et Rhona Mitra pour ce rôle. Angelina Jolie s’est ainsi entraînée auprès de l’armée britannique durant des mois et a bénéficié de leçons particulières avec un membre des forces spéciales afin de manipuler des armes correctement.
La comédienne américaine Angelina Jolie n’a jamais caché son amour pour les tatouages. Elle en arbore d’ailleurs fièrement sur plusieurs parties de son corps. Elle en possède une bonne douzaine, qu'elle a fait évoluer au fil des années. Prière et signes bouddhistes dans le haut du dos et sur l'épaule gauche, tigre dans le bas du dos, coordonnées géographiques des lieux de naissance de chacun de ses enfants sur le bras gauche, voire la phrase "Know your rights" ("Connais tes droits" en français) entre les omoplates, symbole de son engagement politique… Mais voilà, pour la production des deux films Lara Croft Tomb Raider, tout cela ne devait apparaître à l'écran. Du maquillage a ainsi été utilisé pour recouvrir les tatouages de la star… dont celui se trouvant sur le haut de son bras gauche, que le réalisateur Simon West (le premier Lara Croft Tomb Raider) ne voulait pas voir dans une scène de douche. Malheureusement, avec l'eau ruisselant sur le haut du corps de la star dans cette séquence, il a donné du fil à retordre aux équipes !
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