Introduction

L'avènement de la biotechnologie a profondément transformé la perception de la grossesse et de l'enfant à naître. Autrefois considéré comme un événement naturel, la grossesse est de plus en plus soumise à un contrôle médical et social rigoureux, soulevant des questions éthiques et sociétales importantes. Cet article vise à explorer l'évolution de la maternité, en mettant en lumière le rôle croissant des dispositifs politiques et sociaux, ainsi que le façonnement des représentations sociales de l'enfant à travers ces dispositifs.

La biopolitique de la reproduction : l'intervention de l'État et la médicalisation de la grossesse

Au début du XXe siècle, l'essor de la science et de la technoscience a profondément transformé l'univers de la maternité. L'État, motivé par son intérêt pour le discours médical, a renforcé son contrôle sur le corps social et les biopolitiques en matière de reproduction. Cette alliance entre la médecine et l'État a permis d'instaurer un pouvoir qui se propose de gérer la vie, en réponse à la mort périnatale et dans le but d'assurer la survie de l'enfant potentiel.

La surveillance de la grossesse est ainsi devenue une pratique normative, avec l'introduction de la relation économique dans la surveillance de la reproduction humaine. Les fœtus jugés à faibles risques sont considérés comme des êtres humains précieux économiquement, tandis que ceux « défectueux » sont perçus comme des produits de qualité inférieure. Le pouvoir s'exerce sur ces enfants à naître et les mères qui les portent à travers les normes médicales et psychologiques, exigeant des femmes qu'elles acceptent un ensemble d'examens et un « droit de regard » de la part du personnel médical et social.

Cette médicalisation de l'accouchement a profondément transformé les représentations autour de la naissance, imposant la médecine dans un domaine autrefois réservé aux femmes. Le contrôle sur le corps de la femme s'est institutionnalisé, mais s'est également adressé à la discipline individuelle du corps au service de la stabilité collective et de la santé.

La mise en image du fœtus et la subjectivité morale de la femme enceinte

La mise en image du fœtus à travers différents médiums, dont l'art et l'échographie, a contribué à influencer les perceptions à son égard. L'échographie, initialement conçue comme un moyen diagnostique, est rapidement devenue un événement attendu, marqueur de l'identité de l'enfant et des premiers rapports entretenus avec lui par l'entourage familial et social. Elle est devenue un instrument contemporain de contrôle du corps de l'individu avant même sa naissance, contribuant à faire du fœtus un sujet au détriment de la femme.

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Les techniques de diagnostic et de dépistage prénatal des anomalies fœtales constituent une nouvelle étape de cette médicalisation. Le mode de régulation, qualifié de « biopolitique déléguée », est maintenant fortement délégué au sujet à qui on laisse le soin de contrôler sa conduite. L'échographie obstétricale contribue à créer une subjectivité morale qui rend la femme enceinte responsable de la santé de son enfant à naître, même si la plupart des circonstances pouvant mettre son fœtus en danger ne sont pas de son ressort. Une « bonne » mère doit faire ce qui est recommandé pour son enfant, restreignant ainsi son espace de choix.

La médicalisation de la préconception et l'évolution des perceptions de la fertilité

La médicalisation s'est même propagée à la préconception, avec l'émergence de différentes technologies de la reproduction, telle la fécondation in vitro (FIV). Ces technologies ont modifié les perceptions à l'égard de la fertilité, de l'infertilité et de la fécondité, sur les plans privé et professionnel. L'embryon humain alterne maintenant entre diverses positions, le plaçant entre enfant potentiel et pur matériau organique.

Cette montée de la technologie entourant la maternité s'est imposée au Québec au cours du XXe siècle. À la fin des années 1980, on pouvait déjà constater la mise à l'écart des femmes au profit des fœtus, les effets de la technique sur la relation entretenue avec les médecins et le poids de l'idéologie du risque. Puis, l'offre systématique d'un programme de dépistage prénatal de la trisomie 21 a été déployée à partir de 2011, dans la foulée de débats sociaux demeurés inachevés. Par ailleurs, un lobby puissant a mené à l'adoption de mesures visant le remboursement par l'État des soins en clinique d'infertilité, ce qui a entraîné un recours accru à ces services.

La fécondation in vitro (FIV) en Grèce : une destination de fertilité en plein essor

Dans le contexte de la procréation médicalement assistée, la Grèce est devenue une destination de fertilité de premier plan pour les patients internationaux. Le pays offre des traitements de FIV de haute qualité, très rentables, dispensés par des cliniciens expérimentés qui disposent des technologies scientifiques et médicales les plus récentes, dans des cliniques étroitement réglementées par l'autorité nationale grecque indépendante de la reproduction assistée.

La Grèce dispose de 44 unités de FIV qui réalisent collectivement plus de 20 000 cycles de FIV chaque année. L'augmentation du tourisme de fertilité est due à l'amélioration des normes proposées par les cliniques de fertilité, à la capacité du pays à offrir des forfaits touristiques de premier ordre, à la diversité des traitements proposés qui sont soutenus par des lois libérales et au coût relativement faible pour le patient.

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Les centres de FIV en Grèce offrent une gamme de traitements de reproduction assistée comparable à tout ce qui se fait en Europe ou ailleurs. Le pays continue d'adopter des technologies et des recherches nouvelles et évolutives, y compris l'utilisation de traitements révolutionnaires tels que le traitement au plasma riche en plaquettes (PRP), où le plasma de la patiente est utilisé pour rajeunir les ovaires qui ne fonctionnent pas aussi bien qu'ils le devraient.

Malgré une législation assez libérale en matière de fertilité, la Grèce est devenue l'un des pays les plus réglementés. L'Autorité nationale pour les soins de reproduction assistée veille à ce que chaque centre de FIV applique les directives et pratiques strictes conformes à l'ESHRE (Société européenne de reproduction humaine et d'embryologie), ainsi que les principes scientifiques, juridiques et éthiques les plus récents en matière de soins de reproduction assistée. Le gouvernement grec exige également que chaque centre de FIV mette en place et suive un service de gestion de la qualité basé sur la norme européenne EN15224 qui s'applique aux prestataires de soins de santé.

En termes de tourisme de fertilité, la Grèce est devenue, au cours de la dernière décennie, l'une des principales destinations au monde. Les raisons de ce développement sont nombreuses, mais la compétitivité des prix des traitements, l'absence de temps d'attente pour les patients, l'expérience des prestataires et le niveau des soins et de l'assistance offerts aux patients sont des facteurs clés.

Les aspects juridiques et éthiques de l'avortement : un débat philosophique et sociétal

Parallèlement aux avancées de la procréation médicalement assistée, le débat relatif à l'avortement continue de susciter des controverses éthiques et juridiques. La question éthique centrale concerne principalement la détermination du statut moral de l'embryon humain, c'est-à-dire de savoir si les entités anténatales humaines ont un statut moral, si ce statut moral leur donne droit à la vie, et s'il est par conséquent moralement permis ou non de mettre un terme à leur développement.

La législation française distingue l'avortement comme interruption volontaire de grossesse (IVG), qui se pratique par voie médicamenteuse ou par une opération chirurgicale, de l'avortement comme interruption médicale de grossesse (IMG) ou « avortement thérapeutique ». L'IMG est autorisée en France depuis 1994 sans restriction de délai et peut être pratiquée uniquement pour motif médical, lorsque la vie de la mère est en danger, ou que l'enfant à naître présente ou est susceptible de présenter une anomalie sévère.

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Du point de vue légal, l'avortement est toujours réputé volontaire : la notion juridique d'interruption involontaire de grossesse n'existe pas. En cas d'erreur médicale, de violences commises par un tiers sur une femme enceinte ou d'un accident de la route entraînant la mort de l'enfant à naître, aucune poursuite pénale ne sera encourue pour homicide sur ce dernier. La raison est que les entités anténatales ne jouissent pas de droits civiques puisque la personnalité juridique ne s'octroie qu'à la naissance.

Le fait que la vie de l'embryon/fœtus dépende de celle de sa mère empêche de lui conférer le statut juridique de personne et les droits civils qui en découlent. Parce qu'il n'est pas considéré comme une personne, l'autorité parentale sur l'embryon/fœtus humain n'existe pas légalement. Par conséquent, une femme peut prendre la décision d'avorter sans l'accord du père de l'enfant en vertu du principe hérité du droit romain qu' « Infans pars viscerum matris » (« l'enfant (non né) est une partie du corps de la mère »). En d'autres termes, l'embryon/fœtus ne bénéficie pas en France d'un droit légal à la vie.

Cependant, un deuxième principe juridique selon lequel « infans conceptus pro nato habetur quoties de ejus commodis agitur » (« l'enfant simplement conçu est considéré comme né s'il y va de son intérêt ») vient nuancer le premier. Par exemple, un enfant qui n'est pas encore né peut, si cela est dans son intérêt, avoir le droit d'hériter de son père décédé avant sa naissance.

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