Catherine Bardon s'est imposée comme une voix puissante du paysage romanesque français. Après une carrière dans la communication, Catherine Bardon se consacre désormais à l'écriture et partage son temps entre la France et la République dominicaine. Elle est l'autrice de la saga Les Déracinés qui s'est vendue à plus de 600 000 exemplaires et qui a été distinguée à de nombreuses reprises, notamment par le Prix Wizo et par le Festival du premier roman de Chambéry en 2019.

Les Déracinés : Une Saga à Succès

Catherine Bardon est l'autrice de la saga Les Déracinés qui s'est vendue à plus de 600 000 exemplaires et qui a été distinguée à de nombreuses reprises, notamment par le Prix Wizo et par le Festival du premier roman de Chambéry en 2019. Les Déracinés, paru aux Escales, est une formidable histoire d'amour et d'exil, et le destin exceptionnel d'Almah et de Wilhelm.

L'Histoire d'Almah : Entre Vienne et les Caraïbes

L'histoire de l'héroïne des Déracinés, Almah, raconte sa jeunesse à Vienne, ses amitiés, ses doutes et les premières épreuves infligées par la vie. Malgré tout ce qu'elle avait dû supporter, malgré sa sensibilité à fleur de peau héritée d'Hannah, Almah avait toujours fait montre d'une vitalité de guerrière. Elle résistait mieux que moi aux vagues de Sehnsucht qui me submergeaient régulièrement.

Les Kahn, médecins de père en fils, vivaient à Vienne depuis cinq générations. Les aïeux de la mère d'Almah avaient émigré de Russie au début du siècle précédent.

L'Exil et la Découverte d'un Nouveau Monde

Les Déracinés nous transporte des cafés viennois des années trente aux plages des Caraïbes. En retrouvant la terre de son enfance, Ruth retrouve aussi Almah, sa mère, son énergie et ses projets pour lesquels elle se démène sans compter. Jusqu’au jour où Lizzie, malade, réapparaît.

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Son Amour pour la République Dominicaine

Catherine Bardon est une amoureuse de la République dominicaine et fine connaisseuse de la République Dominicaine. Jour après jour, Ruth se félicite d’avoir écouté sa petite voix intérieure : c’est en effet en République dominicaine, chez elle, qu’il lui fallait poser ses valises. Il lui suffit de regarder Gaya, sa fille.

La Fille de l'Ogre

Catherine Bardon est l'autrice de La Fille de l'ogre. Elle a été lauréate du prix Wizo 2019 et du Festival du premier roman de Chambéry 2019 pour ce roman.

La Femme Debout : Un Portrait de Sonia Pierre

Catherine Bardon révèle l’existence de cette femme exceptionnelle et met en lumière la condition terrible des travailleurs migrants en République dominicaine, un sujet toujours d’actualité. La femme debout du titre, c’est Sonia Pierre, activiste dont, je l’avoue, je n’avais jamais entendu parler.

Sonia Pierre naît en 1963, en République dominicaine, de parents haïtiens. Enfant brillante, elle grandit dans un batey, un campement de coupeurs de canne à sucre, et développe très rapidement une conscience politique forte, témoin du traitement réservé aux Dominicains d'origine haïtienne. Devenue avocate, elle luttera toute sa vie pour les droits des enfants nés de parents haïtiens sans existence légale en République dominicaine. Catherine Bardon retrace le parcours incroyable de cette femme exceptionnelle.

Les parents de Sonia Pierre pensaient trouver une vie plus confortable en République Dominicaine. Comme des milliers d’autres Haïtiens, ils se sont retrouvés à trimer en esclaves modernes sur une plantation. Sonia y est née en 1963. D’une intelligence rare, et grâce à l’aide d’un prêtre et d’une école, elle bénéficie d’une opportunité quasi unique pour une enfant venant d’un campement d’immigrés: faire des études. Devenue avocate, elle va se battre pour les conditions de vie et de travail de ces travailleurs, fondant en 1981 le MUDHA (mouvement des femmes dominico-haïtiennes). Catherine Bardon a consacré à Sonia Pierre un portrait qui ne peut que forcer l’admiration: une femme qui a bravé la précarité mais n’a jamais oublié les siens et leur a consacré toute sa vie, au mépris du danger.

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Sonia Pierre voit le jour à Lechería, dans un batey, un campement de coupeurs de canne à sucre. Consciente du traitement inhumain réservé à ces travailleurs, elle organise, à treize ans seulement, une grève pour faire valoir leurs droits. Une des rares habitantes du batey à suivre des études, elle devient avocate et consacrera sa vie tout entière à combattre l’injustice jusqu’à sa mort tragique.

La Condition des Travailleurs Migrants en République Dominicaine

Catherine Bardon révèle l’existence de cette femme exceptionnelle, Sonia Pierre, et met en lumière la condition terrible des travailleurs migrants en République dominicaine, un sujet toujours d’actualité.

« Il y a un pays dans les Caraïbes où des enfants ne peuvent pas à aller à l’école, où ils n’ont pas droit à des soins de santé. Ils vivent sous la menace permanente d’une déportation vers Haïti, même si leurs parents sont nés en République dominicaine.

Contexte Historique et Social

Guerre des Six-Jours, assassinat de Martin Luther King, premiers pas de l’homme sur la lune, chute de Salvador Allende… Catherine Bardon entrelace petite et grande histoire et nous fait traverser les années 1960 et 1970.

Autres Personnages et Thèmes Abordés

Le travail physique rend heureux. Non seulement cela vide la tête des pensées moroses et obsédantes, mais nos réalisations concrètes étaient immensément gratifiantes. Chaque pierre posée, chaque toit terminé, chaque mètre de route tracé, chaque puits creusé était une victoire sur la nature et le néant, un accomplissement total et totalement décisif, un pas en avant qui construisait notre nouvel univers.

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La laiterie et la fromagerie fonctionnent toujours sous le label "productos Sosua".

Flor a affûté ses arguments. Talons hauts, yeux charbonneux, lèvres cramoisies, ongles laqués, robe longue en taffetas de soie vert, magnifique contraste avec sa peau cannelle, décolleté ravageur dans les reins. Attablée avec une poignée de happy few, grand sourire plaqué sur le visage, Flor encaisse cuba libre sur daïquiri entre deux bouffées de cigarette. Elle parle français et anglais couramment, un peu d’allemand, connaît Ovide et Léonard de Vinci, Brahms et Verdi, la recette du bœuf bourguignon et celle des crêpes, maîtrise le point de boutonnière, sait distinguer un couteau à viande d’un couvert à poisson, elle joue au golf, au tennis, crawle, et surtout elle monte à cheval à la perfection. C’est là qu’elle excelle. Une cavalière à la hauteur de son père. Elle brûle de le lui prouver. Alors oui, ces années françaises lui ont été bénéfiques.

« 95 % des votes, tu te rends compte mi’ja ? Le soutien de toute l’élite du pays, du jamais vu, un exploit ! » Ce qu’elle omet de préciser, Aminta, c’est que, menacés de mort, les opposants politiques ont préféré jeter l’éponge ; que, contraints à la démission, les membres de la commission électorale ont été remplacés par des hommes à la botte ; que la campagne électorale s’est déroulée dans un climat de véritable terreur.

Elle a copié le style des mannequins des revues de mode et espère afficher une sorte d’élégance « à la française ». C’est un peu raté, Flor n’est pas très jolie, ni très grande, ni très classe. Ce n’est rien qu’une jeune fille de dix-sept ans aux allures de métisse, qui se cherche encore. Mais peu importe, elle est la fille du président et cela lui confère une aura très tangible.

Les élèves se connaissaient, formaient de petits groupes bavards, et elle, elle se retrouvait isolée. Une vérité lui sauta à la figure qui la gifla : elle était la seule Haïtienne, la seule Noire. Les autres étaient de jolies métisses, certaines étaient même aussi blanches que les messieurs de la plantation qu’on apercevait parfois de loin.

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