L'interruption volontaire de grossesse (IVG) est un droit fondamental pour toutes les femmes en France, qu'elles soient mineures ou majeures. L'IVG, acte médical qui désigne le fait d’interrompre une grossesse, a été légalisée en 1980 et n'a cessé d'être améliorée depuis. Cet article vise à informer sur les délais légaux, les méthodes existantes, les démarches à suivre et les aspects importants liés à l'IVG en France.
Qu'est-ce que l'IVG ?
Une Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) est un acte médical qui met fin à une grossesse. En France, ce droit est garanti à toutes les femmes, sans condition d'âge, bien que des procédures spécifiques existent pour les mineures.
Les Méthodes d'IVG
Il existe deux méthodes principales d'IVG en France : l'IVG médicamenteuse et l'IVG chirurgicale (ou instrumentale). Le choix de la méthode revient à la patiente, en fonction de sa situation médicale et du terme de sa grossesse.
L'IVG Médicamenteuse
L'IVG médicamenteuse peut être réalisée jusqu'à 7 semaines de grossesse (9 semaines d'aménorrhée). Elle consiste en la prise de deux médicaments prescrits par un médecin ou une sage-femme. 76 % des IVG réalisées sont des IVG médicamenteuses. Elle peut être réalisée en cabinet de ville, en centre de santé sexuelle, en centre de santé, en établissement de santé ou via une téléconsultation. L'IVG médicamenteuse est prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie pour toutes les personnes assurées sociales, ayant-droits ou bénéficiaires de l'Aide Médicale d'Etat (AME).
Étapes de l'IVG médicamenteuse :
- Prise du premier médicament (mifépristone) : Ce médicament bloque l’action de la progestérone, une hormone nécessaire au maintien de la grossesse. Il favorise également les contractions de l’utérus et l’ouverture du col utérin. La mifépristone interrompt la grossesse. La prise peut se faire à domicile ou lors d'une consultation. Des saignements et des douleurs peuvent survenir, mais ils ne signifient pas que la grossesse est arrêtée.
- Prise du second médicament (misoprostol) : Ce médicament est pris 24 à 48 heures après la mifépristone. Il augmente les contractions utérines et provoque l’expulsion de l’œuf. La prise peut se faire à domicile, lors d'une consultation ou au cours d’une courte hospitalisation. L'expulsion de l'œuf se fait dans les 4 heures suivant la prise du deuxième comprimé dans 60 % des cas, et dans les 24 à 72 heures dans 40 % des cas.
Effets secondaires possibles :
- Douleurs intenses, semblables à des règles douloureuses.
- Nausées, vomissements, diarrhées.
- Saignements abondants.
Il est recommandé de ne pas être seule si l'IVG médicamenteuse est réalisée à domicile.
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L'IVG Chirurgicale (Instrumentale)
L’IVG chirurgicale peut être pratiquée jusqu’à 14 semaines de grossesse, soit 16 semaines d'aménorrhée. L’IVG chirurgicale, aussi appelée IVG instrumentale, consiste à dilater le col de l’utérus afin d’évacuer le contenu utérin par aspiration. Elle est réalisée dans un établissement de santé, sous anesthésie locale ou générale, selon le choix de la patiente et sa situation médicale.
Délais Légaux
En France, l’IVG est autorisée jusqu’à la fin de la 14e semaine de grossesse, soit 16 semaines d’aménorrhée. Le délai légal pour une IVG médicamenteuse en ville est de 7 semaines de grossesse, soit 9 semaines d'aménorrhée. Au-delà de ce délai, seule l'IVG chirurgicale est autorisée. Il est important d'engager les démarches rapidement, car elles peuvent prendre du temps. Un rendez-vous doit être proposé dans les 5 jours suivant l'appel de la femme.
Les Étapes Préalables à l'IVG
Deux temps sont obligatoires avant une IVG : l’information et le recueil du consentement.
- Le temps d'information : Un entretien avec un médecin ou une sage-femme est nécessaire pour informer la patiente sur les deux méthodes d’IVG (médicamenteuse ou instrumentale) et lui remettre un dossier-guide. Un entretien psychosocial est proposé (obligatoire pour les mineures). Si le professionnel de santé ne pratique pas l’IVG, il doit orienter la patiente vers un autre professionnel et lui remettre une attestation. Il peut être réalisé à distance (téléconsultation).
- Le recueil du consentement : La patiente choisit la méthode d’IVG qui convient le mieux à sa situation personnelle et confirme son choix par écrit. C’est un moment privilégié pour discuter de la contraception à mettre en place après l’IVG et réaliser un dépistage des infections sexuellement transmissibles.
Il n’y a pas de délai légal entre ces deux étapes, qui peuvent avoir lieu lors d’une seule et même consultation.
IVG et Mineures
En France, il n’y a pas d’âge limite pour pratiquer une IVG, toutes les femmes y ont accès. Une autorisation parentale n’est pas obligatoire pour une IVG. La mineure doit être accompagnée par un adulte de son choix et assister à une consultation psychosociale. Les professionnels de santé sont tenus au secret médical.
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Après l'IVG
Une visite de contrôle est obligatoire 14 à 21 jours après la première prise de médicament pour s’assurer que la grossesse est bien interrompue et qu’il n’y a pas de complications. Elle peut être réalisée par un examen médical, une échographie ou un examen sanguin. Lors de cette visite, le médecin ou la sage-femme aborde la question de la contraception.
Complications Possibles
Bien que rares, des complications peuvent survenir après une IVG médicamenteuse, telles qu’une hémorragie, une infection ou des douleurs persistantes. Il est important de contacter rapidement le professionnel de santé en cas de fièvre, de pertes de sang très abondantes, de malaise ou de fortes douleurs abdominales.
Prévention des IVG
Il est essentiel de développer l’information sur la contraception pour prévenir les grossesses non désirées.
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