Comprendre son bulletin de salaire, surtout lorsqu'on est une enseignante en congé de maternité, peut s'avérer complexe. Cet article vise à décrypter les différentes lignes et rubriques de ce document essentiel, en mettant l'accent sur les spécificités liées au congé de maternité.

Structure Générale du Bulletin de Salaire

Le bulletin de salaire est un document mensuel officiel que tout salarié doit conserver précieusement, au moins jusqu'à la retraite. Il se divise en plusieurs parties distinctes :

  1. Informations Générales: Cette section, située en haut du bulletin, renseigne sur l'identité de l'enseignante (nom, emploi, échelon, classification) et de son employeur (nom, adresse de l'établissement, code APE, numéro de SIREN, convention collective applicable).

  2. Détail du Salaire et des Cotisations: Cette partie centrale détaille le salaire brut, les cotisations patronales et salariales versées pour la protection sociale, ainsi que les éléments à déduire et à payer.

  3. Informations Complémentaires: La partie inférieure reprend les informations contenues dans la feuille de paie et les précédentes, notamment la base de la Sécurité sociale du mois et le montant imposable mensuel.

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  4. Congés: Un encart spécifique est dédié aux congés payés acquis et pris au cours de la période de référence.

De la Valeur de la Force de Travail au Salaire Net:

Le salaire est l’expression de la valeur de la force de travail, c’est-à-dire la rémunération qui va permettre à celui et/ou celle qui travaille de la reproduire. Le salaire, perçu chaque mois, permet de dégager plus ou moins de pouvoir d’achat. Il ne faut pas oublier le salaire indirect ou socialisé, c’est-à-dire la part du salaire versée immédiatement aux caisses de retraite, de Sécurité sociale, pour les accidents du travail, les allocations familiales, le chômage… Ce que l’on définit généralement comme les cotisations sociales. Le montant ainsi prélevé, à l’occasion du travail, est mutualisé et redistribué selon les besoins à ceux⋅celles qui sont malades, accidenté⋅es, retraité⋅es… C’est ce qui caractérise le système social français solidaire par rapport aux autres pays. Pourtant, cet équilibre est mis à mal avec la chasse « aux coûts » des financiers qui dictent leur loi de l’argent. Ainsi, la politique d’exonérations de cotisations sociales, à l’œuvre depuis plus de trente ans, assèche les caisses des finances publiques. Des richesses nouvelles sont créées grâce au travail. En effet, la force du travail n’est pas une marchandise comme les autres puisque son usage permet de créer une valeur supérieure à la sienne. Ainsi, le travail produit non seulement des richesses mais crée de la valeur ajoutée. Or, ces richesses créées par le travail sont de plus en plus captées par le capital, par le biais des dividendes mais aussi en charges d’intérêts bancaires, en spéculation ou en évasion fiscale. Chaque année, plusieurs milliards d’euros sont captés dans la valeur ajoutée par les profits bruts au détriment de la masse salariale. Pour la CGT, il est urgent d’augmenter les salaires dans le cadre d’une autre répartition de la valeur ajoutée.

Focus sur les Éléments Clés du Bulletin de Salaire

Salaire Brut vs. Salaire Net

Il est crucial de distinguer le salaire brut du salaire net. Le salaire brut est le montant initial avant déduction des cotisations sociales. Le salaire net, quant à lui, est le montant réellement perçu par l'enseignante, après déduction de ces cotisations et, depuis 2019, du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu.

Le salaire brut est fixé en fonction du grade et de l’échelon de l’agent⋅e ou de l’emploi auquel il a été nommé. Il correspond à l’indice de rémunération multiplié par la valeur du point d’indice fixé à 4,92278 € (depuis le 01/07/2023). Exemple : IM 329 x 4,92278 € = 1 619,59 € brut.

Cotisations Sociales: Un Pilier de la Protection Sociale

Les cotisations sociales sont des prélèvements obligatoires qui permettent de financer les prestations sociales (retraite, maladie, chômage, etc.). Elles sont réparties entre l'employeur et le salarié.

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Cotisations Salariales :

  • Maladie: Concerne uniquement les départements du Bas-Rhin, Haut-Rhin et Moselle.
  • Sécurité sociale vieillesse plafonnée: Cotisation pour la retraite du salarié, limitée à la tranche du salaire inférieure à un certain seuil (3864 euros en 2021).
  • Sécurité sociale vieillesse déplafonnée: Cotisation pour la retraite du salarié, portant sur la totalité du salaire.
  • Retraite complémentaire: Cotisations permettant le financement de la retraite complémentaire (Agirc-Arrco).
  • Prévoyance: Destinée à compléter les prestations des régimes de base de la Sécurité sociale (frais de santé, invalidité, incapacité, décès, etc.).
  • Garantie maintien de salaire: Sert à financer la couverture complémentaire du salarié en congé (maternité, paternité, maladie, etc.), en plus des indemnités de la Sécurité sociale.
  • CSG non déductible: Contribution sociale généralisée, un prélèvement obligatoire participant au financement de la Sécurité sociale.
  • CSG déductible: Prélèvement obligatoire participant également au financement de la Sécurité sociale, mais déductible des revenus imposables.
  • CRDS non déductible: Contribution au remboursement de la dette sociale, un impôt destiné à résorber l'endettement de la Sécurité sociale.

Cotisations Patronales :

  • Maladie
  • FNAL: Charge patronale pour l’aide au logement.
  • Contribution de solidarité autonomie: Charge patronale destinée à financer l’autonomie des personnes âgées et handicapées.
  • Financement des organisations syndicales: Charges patronales pour le fonds qui finance les syndicats.
  • Accident du travail: Cotisation qui couvre les risques accidents du travail, les maladies professionnelles et les accidents du trajet.
  • Exonérations de cotisations employeur: Réduction de certaines cotisations patronales si le salarié bénéficie d’un salaire n’excédant pas un certain seuil (2827,07€ en 2021).
  • Cotisation AGS (FNGS): Cotisation qui permet, en cas de redressement ou liquidation judiciaire, le paiement de l’intégralité des salaires aux salariés de l’entreprise.
  • Cotisation mutuelle: La mutuelle est obligatoire pour toutes les entreprises.
  • Cotisation formation: Tout employeur a l’obligation de participer au financement de la formation professionnelle continue des salariés.
  • Taxe d’apprentissage: A pour objet de faire participer les employeurs au financement des organismes de formation et d’assurer le développement de l’enseignement technologique, professionnel et de l’apprentissage.
  • Forfait social: Une cotisation patronale particulière. Le forfait social est une contribution à la charge de l’employeur et à destination de la Sécurité sociale. Elle s’applique aux rémunérations qui sont exonérées de cotisation ou de contribution de Sécurité Sociale et qui sont également assujetties à la CSG. Exemples de rémunérations concernées : les primes d’intéressement ou de participation, les indemnités de rupture conventionnelle, les abondements de l’employeur aux Plans d’épargne d’entreprise (PEE), aux Plans d’épargne interentreprises (PEI) ou aux Plans d’épargne pour la retraite collectif (Perco), etc.

Montant Net Social et Impôt sur le Revenu

Le montant net social correspond aux revenus que les bénéficiaires du revenu de solidarité active ou de la prime d’activité doivent déclarer pour calculer leurs prestations.

Le montant de l’impôt sur le revenu se calcule à partir du revenu net imposable. Il faut diviser le revenu net imposable par le nombre de parts de votre quotient familial. Le quotient familial désigne le nombre de parts affectées à chaque foyer (personnes à charge). Ensuite, il faut appliquer à ce résultat le barème progressif de l’impôt sur le revenu applicable aux revenus de l’année concernée, et multiplier le résultat obtenu par le nombre de parts du quotient familial pour obtenir le montant de l’impôt dû.

N.B. : le taux d’imposition sur le revenu est directement communiqué à votre employeur (le cas échéant, si vous avez indiqué que vous ne vouliez pas, ou que vous n’avez pas encore fait votre première déclaration d’impôts, un taux neutre sera appliqué). C’est à l’employeur que revient le rôle de retirer la somme convenue par l’impôt directement à la source des revenus, c’est-à-dire sur le salaire net imposable. Il est possible d’opter pour un taux individualisé, en plus du taux neutre ou personnalisé, pour les couples mariés ou pacsés.

Congés payés

Pour bien lire les congés payés sur une fiche de paie il faut savoir que les congés payés sont divisés en plusieurs catégories :

  • les congés acquis : les congés que le salarié a obtenus au cours de la période de référence de l’année précédente (entre le 1er juin de l’année précédente et le 31 mai dernier). Ils sont indiqués par la mention « Congés N-1 » ou « CP N-1 », N représentant l’année de référence en cours ;
  • les congés en cours d’acquisition : il s’agit des congés que le salarié est en train d’acquérir au titre de l’année en cours, c’est-à-dire depuis le 1er juin dernier. Ils sont indiqués par la mention « Congés N » ou « CP N ».
  • les congés pris en N-1 et N : les congés payés pris en N-1 sont les congés que le salarié a pris et qui concernent la période de référence de l’année précédente, tandis que les congés payés pris en N sont les congés pris sur la période de référence en cours.
  • le solde de congés payés : ce solde correspond à la soustraction entre les congés payés acquis et ceux qui ont été pris depuis le début de la période de référence.

Enfin, sur le bulletin de paie apparait le cumul des salaires mois après mois, ainsi que le net imposable mensuel et annuel.

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Le Congé de Maternité: Droits et Incidences sur le Bulletin de Salaire

Durée et Périodes du Congé de Maternité

Le congé de maternité est divisé en deux périodes : un congé prénatal et un congé postnatal. La durée varie en fonction du nombre d'enfants à charge ou s'il s'agit d'une grossesse multiple. Un congé pathologique de maximum 14 jours peut être accordé avant le début du congé prénatal si nécessaire.

  • La période prénatale du congé de maternité peut être reportée sur la période postnatale, sur demande et sur prescription médicale attestant l'absence de contre indication médicale à ce report, dans la limite de trois semaines. En cas d'arrêt de travail pendant la période qui a fait l'objet d'un report, ce dernier est annulé et le congé prénatal débute à compter du premier jour de l'arrêt de travail jusqu'à la date de l'accouchement.
  • La période prénatale du congé de maternité peut être augmentée dans la limite de deux semaines en cas de naissance du troisième enfant ou d'un enfant de rang supérieur et de quatre semaines en cas de grossesse gémellaire.
  • En cas d'accouchement après la date prévue, le congé prénatal est prolongé jusqu'à la date de l'accouchement. La durée du congé pour maternité n'est pas réduite. Toutefois, ce report ne peut intervenir qu'après avoir pris, le cas échéant, la période supplémentaire de congé résultant d'un accouchement prématuré et de l'hospitalisation de l'enfant.

En cas de naissance prématurée, le congé maternité n’est pas écourté, la période de congé pré-natal non consommée est reportée à la fin du congé maternité. Si une naissance prématurée intervient plus de six semaines avant le terme prévu, et nécessitant une période d’hospitalisation du nouveau-né, une nouvelle période de congé maternité peut-être accordée. Elle correspond à la durée entre la date de naissance et le début du congé maternité prévu.

Maintien du Traitement et Incidence sur le Bulletin de Salaire

Durant le congé maternité, l'enseignante (titulaire, stagiaire ou contractuelle avec plus de six mois d'ancienneté) conserve son plein traitement. Cela signifie que son bulletin de salaire continuera à afficher son traitement habituel, avec les cotisations sociales et le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu.

Une fonctionnaire stagiaire a les mêmes droits qu’une fonctionnaire titulaire concernant les congés liés aux évènements familiaux, en application du code général de la fonction publique. La durée du congé maternité est la même que celle définie dans le Code de la Sécurité Sociale. D’après le décret n°94 - 878 concer­nant les dis­po­sitions com­munes appli­cables aux fonc­tion­naires sta­giaires ensei­gnants et d’éducation, et le Bulletin Officiel du 26 mars 2015. Un congé de mater­ni­té d’une durée égale à 16 semaines (112 jours) entraîne une pro­lon­ga­tion de la durée du stage de 76 jours (112 jours - 36 jours).

Congé de Naissance et Congé de Paternité

Le congé de naissance (Code de la fonction publique : article L631‑6), de trois jours, est accordé à tout·e agent·e fonctionnaire ou titu­laire, à l’occasion de la naissance de son enfant, ou si il ou elle vit en couple avec la mère. Il est de trois jours ouvrables. Les trois jours doivent être pris de manière conti­nue à comp­ter du jour de nais­sance de l’enfant ou du pre­mier jour ouvrable qui suit. Ils doivent être pris dans les quinze jours sui­vant la nais­sance. Le trai­te­ment conti­nue à être per­çu en intégralité.

Le congé “pater­ni­té” ou d’accueil de l’enfant (Code de la fonc­tion publique : article L631‑9) à pro­pre­ment par­ler est de 25 jours. Elle est de 32 jours pour nais­sance mul­tiple. Il doit être deman­dé un mois avant le début du congé. Sur ces 25/​32 jours, 4 doivent obli­ga­toi­re­ment être pris consé­cu­ti­ve­ment et immé­dia­te­ment après le congé de nais­sance de 3 jours. La période res­tante de 21/​28 jours calen­daires peut être frac­tion­née en 2 périodes maxi­mum d’au moins 5 jours cha­cune. ● Immédiatement : l’obligation pour l’employeur de don­ner un congé second parent et son allon­ge­ment à 9 semaines avec une obli­ga­tion de le frac­tion­ner, à sa conve­nance sur la période pré ou post-arri­vée de l’enfant (nais­sance ou adop­tion).

Congé d'Adoption

L’article L631‑8 du code géné­ral de la fonc­tion publique pré­voit que : « Le droit au congé pour adop­tion est ouvert à l’un ou l’autre des parents adop­tifs. Lorsque les deux conjoints sont fonc­tion­naires en acti­vi­té, le congé peut être répar­ti entre eux. Le/​la fonc­tion­naire ou l’agent·e contractuel·le auquel un ser­vice dépar­te­men­tal d’aide sociale à l’enfance, l’agence fran­çaise de l’adoption ou tout autre orga­nisme auto­ri­sé confie un ou plu­sieurs enfants de moins de 15 ans pour adop­tion, peut béné­fi­cier d’un congé d’adoption. Ce congé est accor­dé de droit. La loi ne fixe aucun délai pour infor­mer son employeur de la date de début de son congé d’adoption. Un délai de pré­ve­nance d’au moins deux semaines est cepen­dant cou­tu­mier.

Lorsque les deux parents tra­vaillent, le congé peut être répar­ti entre eux/​elles. Le congé d’adoption ne peut être frac­tion­né qu’en deux périodes dont une d’au moins 11 jours. Les conjoints peuvent choi­sir de prendre leur congé d’adoption simul­ta­né­ment ou sépa­ré­ment. L’article 47 du décret n°85 - 996 du 16 sep­tembre 1985 rela­tif à cer­tains régimes par­ti­cu­liers de cer­taines posi­tions des fonc­tion­naires de l’État pré­voit que « La mise en dis­po­ni­bi­li­té est éga­le­ment accor­dé de droit, sur sa demande, au fonc­tion­naire titu­laire de l’agrément men­tion­né aux articles L. 225 - 2 et L. 225 - 17du code de l’action sociale et des familles lorsqu’il se rend dans les dépar­te­ments d’outre-mer, les col­lec­ti­vi­tés d’outre-mer et la Nouvelle-Calédonie ou à l’étranger en vue de l’adoption d’un ou de plu­sieurs enfants. L’article 19 bis du décret n° 86 - 83 du 17 jan­vier 1986 rela­tif aux dis­po­sitions géné­rales appli­cables aux agents contrac­tuels de l’État pré­voit que « L’agent non titu­laire a droit sur sa demande à un congé sans rému­né­ra­tion pour se rendre dans les dépar­te­ments d’outre-mer, les col­lec­ti­vi­tés d’outre-mer, la Nouvelle-Calédonie, ou à l’étranger en vue de l’adoption d’un ou plu­sieurs enfants, s’il est titu­laire de l’agrément men­tion­né aux articles L. 225 - 2 et L. 225 - 17 du code de l’action sociale et des familles. Le congé ne peut excé­der six semaines par agré­ment. La demande de congé indi­quant la date de début et la durée envi­sa­gée du congé doit être for­mu­lée, par lettre recom­man­dée, au moins deux semaines avant le départ. six mois est jus­ti­fiée. Les fonc­tion­naires sta­giaires ont les mêmes droit au congé d’adoption que les titu­laires ou les contractuel·le·s. Selon le décret n°94 - 878 concer­nant les dis­po­sitions com­munes appli­cables aux fonc­tion­naires sta­giaires ensei­gnants et d’éducation, et le Bulletin Officiel du 26 mars 2015 « Un congé d’adoption entraîne une pro­lon­ga­tion d’une durée de 10 semaines après l’arrivée de l’enfant au foyer, de 18 semaines en cas d’adoption d’un enfant por­tant à 3 ou plus le nombre d’enfants à charge, et de 22 semaines en cas d’adoption mul­tiple.

Temps Partiel et Congé Parental

Aux termes de l’article L612‑3 du code géné­ral de la fonc­tion publique : « l’autorisation d’accomplir un tra­vail à temps par­tiel, selon les quo­ti­tés de 50 %, 60 %, 70% et 80%, est accor­dée de plein droit aux fonc­tion­naires à l’occasion de chaque nais­sance jusqu’au troi­sième anni­ver­saire de l’enfant ou de chaque adop­tion jusqu’à l’expiration d’un délai de trois ans à comp­ter de l’arrivée au foyer de l’enfant adop­té. » Et compte tenu du décret n°82 - 82-624 du 20 juillet 1982 fixant les moda­li­tés d’application pour les fonc­tion­naires de l’ordonnance n° 82- 296 du 31 mars 1982 rela­tive à l’exercice des fonc­tions à temps par­tiel, à l’issue d’un congé mater­ni­té ou d’un congé d’adoption, une reprise des fonc­tions à temps par­tiel de droit est pos­sible sur demande de l’intéressé·e. Le temps par­tiel de plein droit peut être annua­li­sé. L’agent·e peut donc alter­ner des périodes de tra­vail à temps plein et des périodes non tra­vaillées tout en main­te­nant une rému­né­ra­tion constante tout au long de l’année. par­tiel. Au régime géné­ral, la durée d’assurance est déter­mi­née à par­tir du mon­tant de la rému­né­ra­tion per­çue au cours de l’année : dans la limite de 4 tri­mestres par année civile, l’assuré·e valide autant de tri­mestres que son salaire com­prend de mon­tant égal à 150 heures payées au SMIC (au lieu de 200 avant le 1er jan­vier 2014).

À l’issue d’un congé mater­ni­té, une demande de congé paren­tal de droit (Code de la fonc­tion publique : articles L515‑1 à L515-12) peut être for­mu­lée auprès de l’administration et ce deux mois avant la date de fin du congé mater­ni­té si le congé paren­tal doit être pris direc­te­ment après le congé mater­ni­té. Cela en appli­ca­tion du décret n°85 - 986 modi­fié du 16 sep­tembre 1985 rela­tif au régime par­ti­cu­lier de cer­taines posi­tions des fonc­tion­naires de l’Etat, à la mise à dis­po­si­tion, à l’intégration et à la ces­sa­tion défi­ni­tive de fonc­tions. enfant de moins de trois ans. Il est accor­dé par périodes de deux à six mois renou­ve­lables. Il convient de deman­der la pro­lon­ga­tion ou l’arrêt du congé paren­tal au bout de la pre­mière tranche dans un délai de 2 mois pré­cé­dant la fin du congé. En théo­rie on peut inter­rompre son congé paren­tal avant la fin des pre­miers six mois, en envoyant la demande de fin du congé paren­tal deux mois avant la date de reprise sou­hai­tée, mais ce sera au bon vou­loir de l’administration. Voila ce qu’en pense le/​la Défenseur des droits dans sa lettre n°16 de mars 2015 : « Le Défenseur des droits est inter­ve­nu auprès de la Caisse natio­nale d’assurance mala­die des tra­vailleurs sala­riés (CNAMTS) pour faire recon­naître le droit aux femmes, qui sont enceintes pen­dant leur congé paren­tal d’éducation, d’interrompre ce der­nier pour béné­fi­cier des pres­ta­tions liées à la mater­ni­té. Jusqu’à pré­sent, les caisses d’assurance mala­die refu­saient d’indemniser le congé mater­ni­té aux sala­riées qui inter­rom­paient leur congé paren­tal d’éducation de façon anti­ci­pée en rai­son d’une nou­velle gros­sesse, consi­dé­rant que ces der­nières ne pou­vaient modi­fier le terme de leur congé paren­tal et que le congé mater­ni­té ne pou­vait prendre le relai de celui-ci sans une reprise d’activité d’au moins un jour. En réponse, l’organisme a annon­cé que de nou­velles ins­truc­tions seraient dif­fu­sées afin de garan­tir l’accès aux pres­ta­tions mater­ni­té en cas d’interruption du congé paren­tal.

Mise en Disponibilité et Autorisations d'Absence

La mise en dis­po­ni­bi­li­té (Code de la fonc­tion publique : articles L511‑1 à L511‑3 et Code géné­ral de la fonc­tion publique : articles L514‑1 à L514‑8) est accor­dée de droit à l’agent·e (fonc­tion­naire ou contrac­tuel qui jus­ti­fie d’une ancien­ne­té d’au moins un an), sur sa demande pour éle­ver un enfant âgé de moins de douze ans. La mise en dis­po­ni­bi­li­té pour éle­ver un enfant n’est pas rému­né­rée.

Pour soi­gner un·e enfant malade ou pour en assu­rer la garde momen­ta­né­ment (fer­me­ture de l’école par exemple), un·e agent·e peut béné­fi­cier d’au­to­ri­sa­tions d’ab­sence, sous réserve des néces­si­tés de ser­vice (Code de la fonc­tion publique : article L622‑1). Le nombre de demi-jour­nées d’au­to­ri­sa­tion d’ab­sence est cal­cu­lé à par­tir du nombre de demi-jour­nées heb­do­ma­daires de ser­vice plus deux demi-jour­nées. Les absences sont rému­né­rées. Le congé est de maxi­mum 310 jours ouvrés au cours d’une période de 36 mois pour un même enfant et en rai­son d’une même patho­lo­gie. Le congé peut être frac­tion­né ou pris sous la forme d’un temps par­tiel. Demande écrite à trans­mettre au moins quinze jours avant le début du congé ou avant le terme du congé en cas de renou­vel­le­ment.

Exemple de Bulletin de Salaire d'une Enseignante en Congé de Maternité

Bien qu'il soit impossible de fournir un exemple concret sans informations spécifiques, voici une illustration des éléments clés qui apparaîtraient sur le bulletin de salaire d'une enseignante en congé de maternité :

  • Traitement Brut: Identique au traitement habituel.
  • Cotisations Sociales: Calculées sur la base du traitement brut.
  • Indemnités de Congé Maternité: Peuvent apparaître, selon les cas, pour compléter le maintien du traitement.
  • Prélèvement à la Source: Déduit du salaire net imposable.
  • Salaire Net à Payer: Correspond au traitement habituel, potentiellement ajusté en fonction des indemnités spécifiques.

Aménagement du Poste Pendant la Grossesse

Pendant la gros­sesse, des amé­na­ge­ments de poste sont pré­vus. L’agent·e enceint·e peut deman­der une heure de décharge de ser­vice du fait de sa gros­sesse par jour (cir­cu­laire inter­mi­nis­té­rielle FP/​4 n°1864 du 9 août 1995, titre II‑C. L’autorisation est accor­dée sur avis du méde­cin de pré­ven­tion et sou­mise aux néces­si­tés de ser­vice). Le méde­cin de pré­ven­tion est habi­li­té à pré­co­ni­ser un chan­ge­ment d’affectation pour l’agent·e si le poste occu­pé est incom­pa­tible avec l’état de gros­sesse, en appli­ca­tion de l’article 26 du décret n°82 - 453 rela­tif à l’hygiène, la sécu­ri­té et à la pré­ven­tion de san­té dans la fonc­tion publique de l’État. Le méde­cin de pré­ven­tion est habi­li­té à pré­co­ni­ser et pro­po­ser des amé­na­ge­ments tem­po­raires de poste ou de condi­tions d’exercice des fonc­tions (article 26 du décret n°82 - 453). L’administration peut pro­po­ser, sur demande de l’intéressée et avis du méde­cin de pré­ven­tion, un chan­ge­ment tem­po­raire d’affectation (cir­cu­laire inter­mi­nis­té­rielle FP/​4 n°1864 du 9 août 1995 ; titre pre­mier ; I‑C).

Toutefois, si celui-ci ne peut lui être proposé, il est affecté dans un emploi le plus proche de son dernier lieu de travail.

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