Comprendre son bulletin de salaire, surtout lorsqu'on est une enseignante en congé de maternité, peut s'avérer complexe. Cet article vise à décrypter les différentes lignes et rubriques de ce document essentiel, en mettant l'accent sur les spécificités liées au congé de maternité.
Structure Générale du Bulletin de Salaire
Le bulletin de salaire est un document mensuel officiel que tout salarié doit conserver précieusement, au moins jusqu'à la retraite. Il se divise en plusieurs parties distinctes :
Informations Générales: Cette section, située en haut du bulletin, renseigne sur l'identité de l'enseignante (nom, emploi, échelon, classification) et de son employeur (nom, adresse de l'établissement, code APE, numéro de SIREN, convention collective applicable).
Détail du Salaire et des Cotisations: Cette partie centrale détaille le salaire brut, les cotisations patronales et salariales versées pour la protection sociale, ainsi que les éléments à déduire et à payer.
Informations Complémentaires: La partie inférieure reprend les informations contenues dans la feuille de paie et les précédentes, notamment la base de la Sécurité sociale du mois et le montant imposable mensuel.
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Congés: Un encart spécifique est dédié aux congés payés acquis et pris au cours de la période de référence.
De la Valeur de la Force de Travail au Salaire Net:
Le salaire est l’expression de la valeur de la force de travail, c’est-à-dire la rémunération qui va permettre à celui et/ou celle qui travaille de la reproduire. Le salaire, perçu chaque mois, permet de dégager plus ou moins de pouvoir d’achat. Il ne faut pas oublier le salaire indirect ou socialisé, c’est-à-dire la part du salaire versée immédiatement aux caisses de retraite, de Sécurité sociale, pour les accidents du travail, les allocations familiales, le chômage… Ce que l’on définit généralement comme les cotisations sociales. Le montant ainsi prélevé, à l’occasion du travail, est mutualisé et redistribué selon les besoins à ceux⋅celles qui sont malades, accidenté⋅es, retraité⋅es… C’est ce qui caractérise le système social français solidaire par rapport aux autres pays. Pourtant, cet équilibre est mis à mal avec la chasse « aux coûts » des financiers qui dictent leur loi de l’argent. Ainsi, la politique d’exonérations de cotisations sociales, à l’œuvre depuis plus de trente ans, assèche les caisses des finances publiques. Des richesses nouvelles sont créées grâce au travail. En effet, la force du travail n’est pas une marchandise comme les autres puisque son usage permet de créer une valeur supérieure à la sienne. Ainsi, le travail produit non seulement des richesses mais crée de la valeur ajoutée. Or, ces richesses créées par le travail sont de plus en plus captées par le capital, par le biais des dividendes mais aussi en charges d’intérêts bancaires, en spéculation ou en évasion fiscale. Chaque année, plusieurs milliards d’euros sont captés dans la valeur ajoutée par les profits bruts au détriment de la masse salariale. Pour la CGT, il est urgent d’augmenter les salaires dans le cadre d’une autre répartition de la valeur ajoutée.
Focus sur les Éléments Clés du Bulletin de Salaire
Salaire Brut vs. Salaire Net
Il est crucial de distinguer le salaire brut du salaire net. Le salaire brut est le montant initial avant déduction des cotisations sociales. Le salaire net, quant à lui, est le montant réellement perçu par l'enseignante, après déduction de ces cotisations et, depuis 2019, du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu.
Le salaire brut est fixé en fonction du grade et de l’échelon de l’agent⋅e ou de l’emploi auquel il a été nommé. Il correspond à l’indice de rémunération multiplié par la valeur du point d’indice fixé à 4,92278 € (depuis le 01/07/2023). Exemple : IM 329 x 4,92278 € = 1 619,59 € brut.
Cotisations Sociales: Un Pilier de la Protection Sociale
Les cotisations sociales sont des prélèvements obligatoires qui permettent de financer les prestations sociales (retraite, maladie, chômage, etc.). Elles sont réparties entre l'employeur et le salarié.
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Cotisations Salariales :
- Maladie: Concerne uniquement les départements du Bas-Rhin, Haut-Rhin et Moselle.
- Sécurité sociale vieillesse plafonnée: Cotisation pour la retraite du salarié, limitée à la tranche du salaire inférieure à un certain seuil (3864 euros en 2021).
- Sécurité sociale vieillesse déplafonnée: Cotisation pour la retraite du salarié, portant sur la totalité du salaire.
- Retraite complémentaire: Cotisations permettant le financement de la retraite complémentaire (Agirc-Arrco).
- Prévoyance: Destinée à compléter les prestations des régimes de base de la Sécurité sociale (frais de santé, invalidité, incapacité, décès, etc.).
- Garantie maintien de salaire: Sert à financer la couverture complémentaire du salarié en congé (maternité, paternité, maladie, etc.), en plus des indemnités de la Sécurité sociale.
- CSG non déductible: Contribution sociale généralisée, un prélèvement obligatoire participant au financement de la Sécurité sociale.
- CSG déductible: Prélèvement obligatoire participant également au financement de la Sécurité sociale, mais déductible des revenus imposables.
- CRDS non déductible: Contribution au remboursement de la dette sociale, un impôt destiné à résorber l'endettement de la Sécurité sociale.
Cotisations Patronales :
- Maladie
- FNAL: Charge patronale pour l’aide au logement.
- Contribution de solidarité autonomie: Charge patronale destinée à financer l’autonomie des personnes âgées et handicapées.
- Financement des organisations syndicales: Charges patronales pour le fonds qui finance les syndicats.
- Accident du travail: Cotisation qui couvre les risques accidents du travail, les maladies professionnelles et les accidents du trajet.
- Exonérations de cotisations employeur: Réduction de certaines cotisations patronales si le salarié bénéficie d’un salaire n’excédant pas un certain seuil (2827,07€ en 2021).
- Cotisation AGS (FNGS): Cotisation qui permet, en cas de redressement ou liquidation judiciaire, le paiement de l’intégralité des salaires aux salariés de l’entreprise.
- Cotisation mutuelle: La mutuelle est obligatoire pour toutes les entreprises.
- Cotisation formation: Tout employeur a l’obligation de participer au financement de la formation professionnelle continue des salariés.
- Taxe d’apprentissage: A pour objet de faire participer les employeurs au financement des organismes de formation et d’assurer le développement de l’enseignement technologique, professionnel et de l’apprentissage.
- Forfait social: Une cotisation patronale particulière. Le forfait social est une contribution à la charge de l’employeur et à destination de la Sécurité sociale. Elle s’applique aux rémunérations qui sont exonérées de cotisation ou de contribution de Sécurité Sociale et qui sont également assujetties à la CSG. Exemples de rémunérations concernées : les primes d’intéressement ou de participation, les indemnités de rupture conventionnelle, les abondements de l’employeur aux Plans d’épargne d’entreprise (PEE), aux Plans d’épargne interentreprises (PEI) ou aux Plans d’épargne pour la retraite collectif (Perco), etc.
Montant Net Social et Impôt sur le Revenu
Le montant net social correspond aux revenus que les bénéficiaires du revenu de solidarité active ou de la prime d’activité doivent déclarer pour calculer leurs prestations.
Le montant de l’impôt sur le revenu se calcule à partir du revenu net imposable. Il faut diviser le revenu net imposable par le nombre de parts de votre quotient familial. Le quotient familial désigne le nombre de parts affectées à chaque foyer (personnes à charge). Ensuite, il faut appliquer à ce résultat le barème progressif de l’impôt sur le revenu applicable aux revenus de l’année concernée, et multiplier le résultat obtenu par le nombre de parts du quotient familial pour obtenir le montant de l’impôt dû.
N.B. : le taux d’imposition sur le revenu est directement communiqué à votre employeur (le cas échéant, si vous avez indiqué que vous ne vouliez pas, ou que vous n’avez pas encore fait votre première déclaration d’impôts, un taux neutre sera appliqué). C’est à l’employeur que revient le rôle de retirer la somme convenue par l’impôt directement à la source des revenus, c’est-à-dire sur le salaire net imposable. Il est possible d’opter pour un taux individualisé, en plus du taux neutre ou personnalisé, pour les couples mariés ou pacsés.
Congés payés
Pour bien lire les congés payés sur une fiche de paie il faut savoir que les congés payés sont divisés en plusieurs catégories :
- les congés acquis : les congés que le salarié a obtenus au cours de la période de référence de l’année précédente (entre le 1er juin de l’année précédente et le 31 mai dernier). Ils sont indiqués par la mention « Congés N-1 » ou « CP N-1 », N représentant l’année de référence en cours ;
- les congés en cours d’acquisition : il s’agit des congés que le salarié est en train d’acquérir au titre de l’année en cours, c’est-à-dire depuis le 1er juin dernier. Ils sont indiqués par la mention « Congés N » ou « CP N ».
- les congés pris en N-1 et N : les congés payés pris en N-1 sont les congés que le salarié a pris et qui concernent la période de référence de l’année précédente, tandis que les congés payés pris en N sont les congés pris sur la période de référence en cours.
- le solde de congés payés : ce solde correspond à la soustraction entre les congés payés acquis et ceux qui ont été pris depuis le début de la période de référence.
Enfin, sur le bulletin de paie apparait le cumul des salaires mois après mois, ainsi que le net imposable mensuel et annuel.
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Le Congé de Maternité: Droits et Incidences sur le Bulletin de Salaire
Durée et Périodes du Congé de Maternité
Le congé de maternité est divisé en deux périodes : un congé prénatal et un congé postnatal. La durée varie en fonction du nombre d'enfants à charge ou s'il s'agit d'une grossesse multiple. Un congé pathologique de maximum 14 jours peut être accordé avant le début du congé prénatal si nécessaire.
- La période prénatale du congé de maternité peut être reportée sur la période postnatale, sur demande et sur prescription médicale attestant l'absence de contre indication médicale à ce report, dans la limite de trois semaines. En cas d'arrêt de travail pendant la période qui a fait l'objet d'un report, ce dernier est annulé et le congé prénatal débute à compter du premier jour de l'arrêt de travail jusqu'à la date de l'accouchement.
- La période prénatale du congé de maternité peut être augmentée dans la limite de deux semaines en cas de naissance du troisième enfant ou d'un enfant de rang supérieur et de quatre semaines en cas de grossesse gémellaire.
- En cas d'accouchement après la date prévue, le congé prénatal est prolongé jusqu'à la date de l'accouchement. La durée du congé pour maternité n'est pas réduite. Toutefois, ce report ne peut intervenir qu'après avoir pris, le cas échéant, la période supplémentaire de congé résultant d'un accouchement prématuré et de l'hospitalisation de l'enfant.
En cas de naissance prématurée, le congé maternité n’est pas écourté, la période de congé pré-natal non consommée est reportée à la fin du congé maternité. Si une naissance prématurée intervient plus de six semaines avant le terme prévu, et nécessitant une période d’hospitalisation du nouveau-né, une nouvelle période de congé maternité peut-être accordée. Elle correspond à la durée entre la date de naissance et le début du congé maternité prévu.
Maintien du Traitement et Incidence sur le Bulletin de Salaire
Durant le congé maternité, l'enseignante (titulaire, stagiaire ou contractuelle avec plus de six mois d'ancienneté) conserve son plein traitement. Cela signifie que son bulletin de salaire continuera à afficher son traitement habituel, avec les cotisations sociales et le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu.
Une fonctionnaire stagiaire a les mêmes droits qu’une fonctionnaire titulaire concernant les congés liés aux évènements familiaux, en application du code général de la fonction publique. La durée du congé maternité est la même que celle définie dans le Code de la Sécurité Sociale. D’après le décret n°94 - 878 concernant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires stagiaires enseignants et d’éducation, et le Bulletin Officiel du 26 mars 2015. Un congé de maternité d’une durée égale à 16 semaines (112 jours) entraîne une prolongation de la durée du stage de 76 jours (112 jours - 36 jours).
Congé de Naissance et Congé de Paternité
Le congé de naissance (Code de la fonction publique : article L631‑6), de trois jours, est accordé à tout·e agent·e fonctionnaire ou titulaire, à l’occasion de la naissance de son enfant, ou si il ou elle vit en couple avec la mère. Il est de trois jours ouvrables. Les trois jours doivent être pris de manière continue à compter du jour de naissance de l’enfant ou du premier jour ouvrable qui suit. Ils doivent être pris dans les quinze jours suivant la naissance. Le traitement continue à être perçu en intégralité.
Le congé “paternité” ou d’accueil de l’enfant (Code de la fonction publique : article L631‑9) à proprement parler est de 25 jours. Elle est de 32 jours pour naissance multiple. Il doit être demandé un mois avant le début du congé. Sur ces 25/32 jours, 4 doivent obligatoirement être pris consécutivement et immédiatement après le congé de naissance de 3 jours. La période restante de 21/28 jours calendaires peut être fractionnée en 2 périodes maximum d’au moins 5 jours chacune. ● Immédiatement : l’obligation pour l’employeur de donner un congé second parent et son allongement à 9 semaines avec une obligation de le fractionner, à sa convenance sur la période pré ou post-arrivée de l’enfant (naissance ou adoption).
Congé d'Adoption
L’article L631‑8 du code général de la fonction publique prévoit que : « Le droit au congé pour adoption est ouvert à l’un ou l’autre des parents adoptifs. Lorsque les deux conjoints sont fonctionnaires en activité, le congé peut être réparti entre eux. Le/la fonctionnaire ou l’agent·e contractuel·le auquel un service départemental d’aide sociale à l’enfance, l’agence française de l’adoption ou tout autre organisme autorisé confie un ou plusieurs enfants de moins de 15 ans pour adoption, peut bénéficier d’un congé d’adoption. Ce congé est accordé de droit. La loi ne fixe aucun délai pour informer son employeur de la date de début de son congé d’adoption. Un délai de prévenance d’au moins deux semaines est cependant coutumier.
Lorsque les deux parents travaillent, le congé peut être réparti entre eux/elles. Le congé d’adoption ne peut être fractionné qu’en deux périodes dont une d’au moins 11 jours. Les conjoints peuvent choisir de prendre leur congé d’adoption simultanément ou séparément. L’article 47 du décret n°85 - 996 du 16 septembre 1985 relatif à certains régimes particuliers de certaines positions des fonctionnaires de l’État prévoit que « La mise en disponibilité est également accordé de droit, sur sa demande, au fonctionnaire titulaire de l’agrément mentionné aux articles L. 225 - 2 et L. 225 - 17du code de l’action sociale et des familles lorsqu’il se rend dans les départements d’outre-mer, les collectivités d’outre-mer et la Nouvelle-Calédonie ou à l’étranger en vue de l’adoption d’un ou de plusieurs enfants. L’article 19 bis du décret n° 86 - 83 du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de l’État prévoit que « L’agent non titulaire a droit sur sa demande à un congé sans rémunération pour se rendre dans les départements d’outre-mer, les collectivités d’outre-mer, la Nouvelle-Calédonie, ou à l’étranger en vue de l’adoption d’un ou plusieurs enfants, s’il est titulaire de l’agrément mentionné aux articles L. 225 - 2 et L. 225 - 17 du code de l’action sociale et des familles. Le congé ne peut excéder six semaines par agrément. La demande de congé indiquant la date de début et la durée envisagée du congé doit être formulée, par lettre recommandée, au moins deux semaines avant le départ. six mois est justifiée. Les fonctionnaires stagiaires ont les mêmes droit au congé d’adoption que les titulaires ou les contractuel·le·s. Selon le décret n°94 - 878 concernant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires stagiaires enseignants et d’éducation, et le Bulletin Officiel du 26 mars 2015 « Un congé d’adoption entraîne une prolongation d’une durée de 10 semaines après l’arrivée de l’enfant au foyer, de 18 semaines en cas d’adoption d’un enfant portant à 3 ou plus le nombre d’enfants à charge, et de 22 semaines en cas d’adoption multiple.
Temps Partiel et Congé Parental
Aux termes de l’article L612‑3 du code général de la fonction publique : « l’autorisation d’accomplir un travail à temps partiel, selon les quotités de 50 %, 60 %, 70% et 80%, est accordée de plein droit aux fonctionnaires à l’occasion de chaque naissance jusqu’au troisième anniversaire de l’enfant ou de chaque adoption jusqu’à l’expiration d’un délai de trois ans à compter de l’arrivée au foyer de l’enfant adopté. » Et compte tenu du décret n°82 - 82-624 du 20 juillet 1982 fixant les modalités d’application pour les fonctionnaires de l’ordonnance n° 82- 296 du 31 mars 1982 relative à l’exercice des fonctions à temps partiel, à l’issue d’un congé maternité ou d’un congé d’adoption, une reprise des fonctions à temps partiel de droit est possible sur demande de l’intéressé·e. Le temps partiel de plein droit peut être annualisé. L’agent·e peut donc alterner des périodes de travail à temps plein et des périodes non travaillées tout en maintenant une rémunération constante tout au long de l’année. partiel. Au régime général, la durée d’assurance est déterminée à partir du montant de la rémunération perçue au cours de l’année : dans la limite de 4 trimestres par année civile, l’assuré·e valide autant de trimestres que son salaire comprend de montant égal à 150 heures payées au SMIC (au lieu de 200 avant le 1er janvier 2014).
À l’issue d’un congé maternité, une demande de congé parental de droit (Code de la fonction publique : articles L515‑1 à L515-12) peut être formulée auprès de l’administration et ce deux mois avant la date de fin du congé maternité si le congé parental doit être pris directement après le congé maternité. Cela en application du décret n°85 - 986 modifié du 16 septembre 1985 relatif au régime particulier de certaines positions des fonctionnaires de l’Etat, à la mise à disposition, à l’intégration et à la cessation définitive de fonctions. enfant de moins de trois ans. Il est accordé par périodes de deux à six mois renouvelables. Il convient de demander la prolongation ou l’arrêt du congé parental au bout de la première tranche dans un délai de 2 mois précédant la fin du congé. En théorie on peut interrompre son congé parental avant la fin des premiers six mois, en envoyant la demande de fin du congé parental deux mois avant la date de reprise souhaitée, mais ce sera au bon vouloir de l’administration. Voila ce qu’en pense le/la Défenseur des droits dans sa lettre n°16 de mars 2015 : « Le Défenseur des droits est intervenu auprès de la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) pour faire reconnaître le droit aux femmes, qui sont enceintes pendant leur congé parental d’éducation, d’interrompre ce dernier pour bénéficier des prestations liées à la maternité. Jusqu’à présent, les caisses d’assurance maladie refusaient d’indemniser le congé maternité aux salariées qui interrompaient leur congé parental d’éducation de façon anticipée en raison d’une nouvelle grossesse, considérant que ces dernières ne pouvaient modifier le terme de leur congé parental et que le congé maternité ne pouvait prendre le relai de celui-ci sans une reprise d’activité d’au moins un jour. En réponse, l’organisme a annoncé que de nouvelles instructions seraient diffusées afin de garantir l’accès aux prestations maternité en cas d’interruption du congé parental.
Mise en Disponibilité et Autorisations d'Absence
La mise en disponibilité (Code de la fonction publique : articles L511‑1 à L511‑3 et Code général de la fonction publique : articles L514‑1 à L514‑8) est accordée de droit à l’agent·e (fonctionnaire ou contractuel qui justifie d’une ancienneté d’au moins un an), sur sa demande pour élever un enfant âgé de moins de douze ans. La mise en disponibilité pour élever un enfant n’est pas rémunérée.
Pour soigner un·e enfant malade ou pour en assurer la garde momentanément (fermeture de l’école par exemple), un·e agent·e peut bénéficier d’autorisations d’absence, sous réserve des nécessités de service (Code de la fonction publique : article L622‑1). Le nombre de demi-journées d’autorisation d’absence est calculé à partir du nombre de demi-journées hebdomadaires de service plus deux demi-journées. Les absences sont rémunérées. Le congé est de maximum 310 jours ouvrés au cours d’une période de 36 mois pour un même enfant et en raison d’une même pathologie. Le congé peut être fractionné ou pris sous la forme d’un temps partiel. Demande écrite à transmettre au moins quinze jours avant le début du congé ou avant le terme du congé en cas de renouvellement.
Exemple de Bulletin de Salaire d'une Enseignante en Congé de Maternité
Bien qu'il soit impossible de fournir un exemple concret sans informations spécifiques, voici une illustration des éléments clés qui apparaîtraient sur le bulletin de salaire d'une enseignante en congé de maternité :
- Traitement Brut: Identique au traitement habituel.
- Cotisations Sociales: Calculées sur la base du traitement brut.
- Indemnités de Congé Maternité: Peuvent apparaître, selon les cas, pour compléter le maintien du traitement.
- Prélèvement à la Source: Déduit du salaire net imposable.
- Salaire Net à Payer: Correspond au traitement habituel, potentiellement ajusté en fonction des indemnités spécifiques.
Aménagement du Poste Pendant la Grossesse
Pendant la grossesse, des aménagements de poste sont prévus. L’agent·e enceint·e peut demander une heure de décharge de service du fait de sa grossesse par jour (circulaire interministérielle FP/4 n°1864 du 9 août 1995, titre II‑C. L’autorisation est accordée sur avis du médecin de prévention et soumise aux nécessités de service). Le médecin de prévention est habilité à préconiser un changement d’affectation pour l’agent·e si le poste occupé est incompatible avec l’état de grossesse, en application de l’article 26 du décret n°82 - 453 relatif à l’hygiène, la sécurité et à la prévention de santé dans la fonction publique de l’État. Le médecin de prévention est habilité à préconiser et proposer des aménagements temporaires de poste ou de conditions d’exercice des fonctions (article 26 du décret n°82 - 453). L’administration peut proposer, sur demande de l’intéressée et avis du médecin de prévention, un changement temporaire d’affectation (circulaire interministérielle FP/4 n°1864 du 9 août 1995 ; titre premier ; I‑C).
Toutefois, si celui-ci ne peut lui être proposé, il est affecté dans un emploi le plus proche de son dernier lieu de travail.
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