Bruno Ginesty, connu sur les réseaux sociaux sous le nom de Bgin Clean, est un créateur de contenus sur le sujet de la propreté qui a su transformer sa passion pour le ménage en une carrière florissante. Son parcours atypique, marqué par une reconversion professionnelle audacieuse, en fait une figure inspirante dans le monde du "cleanfluence".

Un Partenariat Innovant avec Onet

Le groupe Onet, leader national du nettoyage, a noué un partenariat avec Bruno Ginesty dans le but de donner une autre vision des métiers de la propreté au plus grand nombre. Cette collaboration vise à sensibiliser et à responsabiliser les utilisateurs aux bons gestes et aux bons comportements en matière d'hygiène, que ce soit au travail ou en télétravail. Plusieurs vidéos d’une minute dix ont été réalisées, initialement réservées aux clients d'Onet et diffusées sur leur Intranet. La collaboration avec Bgin Clean permet d’illustrer ces sujets auprès d’une audience élargie. Les cinq vidéos élaborées permettent de toucher une audience élargie et abordent les sujets de la propreté au travail (ou chez soi en télétravail) et les bonnes pratiques qui facilitent le nettoyage et l’intervention des agents de service.

Au-delà d’une stratégie de différenciation, c’est aussi une manière pour Onet de valoriser et de fidéliser ses agents de propreté, de développer l’attractivité et la marque employeur du groupe et de ses clients. L’entreprise souhaite s’adresser aussi aux directeurs de l’environnement de travail et aux DRH.

Une Reconversion Inattendue

Ancien tour manager de stars du lyrique, Bruno Ginesty a découvert sa vocation pour le ménage lors du confinement de 2020. Après cinq années intenses de tournées internationales, il s'est retrouvé coincé à Toulouse, dans la maison de famille. Ce confinement, loin d'être un frein, s'est révélé salvateur pour lui : « Sans minimiser le drame que ça a été pour beaucoup, moi, ce confinement m’a sauvé. J’étais épuisé. Pour la première fois depuis des années, je pouvais souffler. »

Il commence alors à filmer, d’abord timidement, puis avec un enthousiasme croissant, des vidéos de ménage. Brosse dans une main, savon de Marseille dans l’autre, il nettoie des tapis, plaques de cuisson et fonds de cuvette sous l’œil attentif de son téléphone. Seules ses mains apparaissent à l’image, et joint au geste des commentaires en voix off, sur un ton bienveillant et drôle.

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Plus jeune, Bruno n’avait pas de grandes ambitions. « J’étais un élève médiocre », résume-t-il, abrupt. Adolescent, il redouble sa quatrième, puis sa troisième et finit par être envoyé en pension par ses parents. « Ils m’ont dit : “On ne peut plus rien faire pour toi.” J’ai détesté cette période : j’avais deux ans de retard et mes camarades étaient bien plus jeunes que moi… ». Mais à quelque chose malheur est bon : l’établissement invite un jour une cantatrice, qui interprète un extrait du Magnificat de Jean-Sébastien Bach devant les élèves de sa classe. Médusé, il se découvre une soudaine passion pour la musique lyrique. « J’étais complètement bouleversé. À partir de là, tout change. Il se met réellement à travailler, rattrape son retard, et trouve la motivation pour les études. Son père refuse qu’il parte pour Paris avant d’avoir suivi une voie plus générale. Bruno passe donc par une école de management à Marseille, avant de rejoindre la capitale. Là, il suit un stage de trois mois à l’Opéra Garnier, entre l’atelier lyrique et le travail de bureau. « Après cette expérience, c’était décidé, je vivrai à Paris ! J’ai intégré la Sorbonne pour prouver à mon père que je méritais que l’on me fasse confiance. Et s’il le fallait, j’étais prêt à trouver un job payer mes études moi-même !

En 2010, il devient contrôleur de billets au théâtre des Champs-Élysées. Il y travaille, mais il y passe aussi tout son temps libre. « C’était un job de rêve ! Je pouvais assister aux répétitions et écouter les plus grands artistes du monde. Malheureusement, mes camarades de Master n’étaient pas du même avis et j’étais très mal perçu dans ma promo. Pour des gens prétendument ouverts, ils avaient un jugement très négatif sur l’opéra, qu’ils considéraient comme élitiste, un art de bourgeois. » Au théâtre des Champs-Élysées, il côtoie la célèbre productrice Jeanine Roze et finit par connaître tout le monde. Fier de son évolution, son grand-père lui offre de belles chaussures en cuir qu’il portera durant ces trois années. « Je rentrais tous les soirs avec les pieds en feu, mais heureux !

Alors qu’il est incrit en Master 2 à l’université, Bruno apprend l’existence du Master spécialisé Médias, Arts et Création à HEC. Décidé à l’intégrer, il met toutes les chances de son côté : « J’ai postulé pour faire un stage au Met de New York avant même de passer l’entretien à HEC. Dominique Meyer, l’ancien directeur du théâtre des Champs-Élysées, Thérèse Cédelle, l’ancienne agent de Natalie Dessay, et Christian Schirm, le directeur de l’Opéra de Paris, m’ont tous les trois écrit une lettre de recommandation pour Peter Gelb, le directeur du Met. Il était d’accord pour me prendre, mais ne pouvait pas me payer. Il vit à Harlem avec un colocataire musicien, assiste aux répétitions, arpente les coulisses, anime les entractes des concerts, transporte des bijoux pour les cantatrices… « Je pensais parler anglais, jusqu’à mon premier jour, où on m’a demandé d’appeler les RH (“HR”).

De retour en France, Bruno s’installe en colocation dans le 15e arrondissement de Paris avec son meilleur ami et futur associé Romain qu’il a rencontré à HEC. Ils arrivent tous les matins sur le campus à bord de la vieille voiture de son ami, avec trois autres camarades. Si une chose a marqué son esprit lors de ses études sur les bancs d’HEC, c’est le discours d’ouverture : Apprendre à oser. « Après avoir passé ma vie à galérer, j’avais enfin trouvé une passion et c’est ce qui m’a permis d’oser. Ce laïus a résonné en moi comme une évidence. » Bruno travaille avec acharnement, y apprend les étiquettes, se réjouit de rencontres et se dit que rien n’est impossible. Sauf peut-être de joindre travail et plaisir : « Je n’ai assisté à aucune des fameuses soirées du jeudi.

Diplôme en poche, le jeune passionné retourne à son ancien travail aux côtés de Jeanine Roze, ravie de dire à ses amies qu’elle avait engagé un HEC : « C’est moi qui l’ai formé, le petit ! » Au sein de l’illustre théâtre, Bruno s’occupe de l’organisation des concerts, des répétitions, de la venue des artistes et également de la communication. « J’adorais bosser pour eux, mais je n’étais payé que le SMIC, alors que je m’investissais à 100% toute la semaine et même le dimanche ! Pour le remercier de ses années de bons et loyaux services, Jeanine le met en relation avec Emmanuelle Haïm, une célèbre cheffe d’orchestre pour qui Bruno a une vive admiration. « C’était le rêve ! Je suis devenu son tour manager et j’étais à mon compte. Je parcourais l’Europe et les États-Unis avec elle et j’ai eu la chance de rencontrer un très grand nombre d’artistes exceptionnels, tels que Natalie Dessay avec qui je suis devenu ami. Bruno s’occupe de la communication, des relations presse, de la vente de concerts… Il devient assistant personnel. « Je faisais tout. Trop. Et à la fin, je me perdais. Les projets échouaient parce qu’on me donnait trop peu d’infos. Et on me rendait responsable. Les tensions vont crescendo lorsqu’il annonce son départ. Après trois mois de préavis extrêmement tendus, Bruno quitte le navire. C’est violent, difficile, mais libérateur. « Je me suis dit que j’allais prendre deux semaines off sans ouvrir mon ordinateur, quitter mon appartement pour en trouver un autre à 400 m. Mais le destin a d’autres plans pour Bruno.

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C'est dans la maison familiale de Toulouse que Bruno renoue avec son autre passion : le ménage. Troisième enfant d’une fratrie de sept, il a cultivé cette disposition dans son jeune âge. « Quand j’étais enfant, la première chose que je faisais lorsque mes parents n’étaient pas à la maison, c’était passer le balai et l’aspirateur. J’ai toujours aimé rendre service et j’aimais les voir heureux de rentrer dans une maison propre. »

L'Ascension de Bgin Clean sur les Réseaux Sociaux

Du temps, il en a à revendre et c’est ce qui lui donne l’idée de lancer son compte Instagram. Pourquoi Bgin Clean ? De sa première vidéo aux 30 abonnés, à son succès actuel, il a franchi beaucoup d’étapes. Au fil des vidéos, sa communauté augmente, en même temps que sa popularité qui lui vaut sa première interview pour la Radio Occitanie. Un mois plus tard, il a plus de 1000 abonnés. Tout s’enchaîne. Un article dans Le Monde le propulse en pleine lumière. Suivent TF1, 7 à 8, 66 minutes sur M6 puis Brut. Il explose sur les réseaux mais demeure fidèle à ses principes. « Je ne veux pas faire semblant. Je n’ai jamais voulu faire de la promo pour des produits que je n’utilise pas. Il refuse plus de 300 collaborations. Travaille en off pour Diptyque, la SNCF, Darty. Et publie un livre, Ménage & vous, aux éditions Marabout, qui se vend très bien, et l’aide à alléger ses dettes. « Je n’ai pas de planning de publication. Toutes mes vidéos sont déstructurées et c’est ce que j’aime ! Tout marche à l’instinct en fonction des commentaires ou des messages que je reçois. » Bruno conserve seulement quelques gimmicks pour l’identité de la chaîne : son intro « Bonjour les amis ! », son outro « Bref, je ne sais pas pour vous, mais moi je suis heureux », qui constituent sa signature. « Les gens aiment généralement bien ma manière de m’exprimer, ça les fait rire, alors tant mieux.

Son compte Bgin Clean totalise plus d’un million de followers sur les réseaux. Et ce « monsieur propre » refuse de collaborer avec des marques. C’est un personnage paradoxal : chaleureux et lumineux, mais en même temps bourré de TOC, Bruno Ginesty ne manque pas de singularité, et c’est ce qui fait son charme.

La Marque Bgin : Un Engagement pour un Ménage Responsable

Refusant de faire des collaborations, Bruno a fondé sa propre marque : Bgin. C’est avec son meilleur ami et associé Romain, qu’ils ont lancé la start-up en mai dernier grâce à une campagne de crowfunding sur KissKissBankBank. Pour l’instant, Bgin ne propose qu’une seule gamme de produits essentiels (savon de Marseille, pierre blanche et un multi-usage). L’objectif : rendre le ménage plus agréable et limiter au maximum le plastique du packaging pour des raisons écologiques. « Je veux que notre marque soit la plus responsable possible, même si je ne suis pas moi-même irréprochable dans mon mode de vie. Je me déplace à vélo et je n’achète jamais de fast fashion, mais à côté de ça, je fume comme un pompier et je ne suis pas végane. J’essaie avec mon compte de briser ce discours parfois trop culpabilisant.

Le baron du ménage s’attelle désormais à créer format de vidéos plus longues et plus travaillées. « Je veux aller à la rencontre des gens, c’est ce que j’aime le plus et aussi ce qui me manque le plus sur les réseaux sociaux.

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L'Art du Ménage : Plus qu'une Corvée, une Philosophie

Bruno Ginesty a su transformer le ménage en spectacle, les produits d’entretien en accessoires de théâtre. Il n’entend plus chanter Verdi, mais il enchante le quotidien. Il a quitté les coulisses des opéras pour les recoins des cuisines, troqué la loge des artistes pour des lavabos flamboyants, mais n’a rien perdu de son sens de la mise en scène.

Influenceurs, éditeurs et boutiques dépoussièrent la corvée domestique jusqu’à l’élever au rang d’activité de pleine conscience. Nettoyer son foyer est aussi une science qui a ses experts : les influenceurs ménage. Ces virtuoses superstars ne manquent pas d’astuce pour changer leur couette en deux-deux ou venir à bout des recoins de la vitre du four.

Le ménage est l’une des rares tâches dont le résultat ne se voit que si on ne le fait pas, a observé Titiou Lecoq dans son livre Libérées. Le combat féministe se gagne devant le panier de linge sale (Fayard, 2017). En y réfléchissant, on pourrait se dire que les influenceurs ménage et autres cleaning girls qui se filment en train de nettoyer la vitre du four ou d’aspirer les têtes de lit ont entrepris de renverser cette injustice. Ils donnent un maximum de visibilité à ce qui ne se voit pas (le nettoyage du filtre du lave-linge) et valorisent un savoir-faire qui n’est pas donné à tout le monde. Ils ont par exemple des astuces pour enfiler facilement une housse de couette, une compétence qui échappe encore à la plupart des bac + 5. C’est d’ailleurs en général grâce à une vidéo d’astuce virale qu’on tombe sur eux et sur leurs promesses de nous simplifier la vie.

Surfant sur le retour au naturel, le cleanfluenceur s’en tient à une poignée de produits économiques, dont le savon de Marseille, le bicarbonate de soude et le vinaigre blanc. « Le marketing nous a fait croire qu’on a besoin de mille produits pour nettoyer, dit-il. Je n’invente rien, je remets juste en scène de manière ludique et ­sympathique les trucs et astuces de bon sens de nos grands-parents. »

Une simplicité bien dans l’air du temps, annoncé dès 2010 par Faire le ménage chez soi, faire le ménage en soi (Marabout), de Dominique Loreau. Cette essayiste française installée au Japon y racontait notamment comment les moines zen les plus gradés s’adonnaient, avec sérénité et bonheur selon elle, aux tâches ménagères, même les plus dévalorisantes aux yeux des Occidentaux (nettoyer les latrines).

Dans cet esprit, certains vont jusqu’à voir aujourd’hui le ménage comme une façon de s’adonner à la pleine conscience : « Passer l’aspirateur, avoir les deux mains dans la vaisselle ou faire des carreaux ne permettent guère de faire autre chose, en tout cas pas de scroller sur son smartphone, abonde la psychiatre parisienne Aurélia Schneider. Faire des gestes précis reste le meilleur moyen d’échapper à la course du temps. Avec en prime la satisfaction de voir immédiatement le résultat. »

Seul bémol : « Si l’on est submergé par la vie quotidienne et que l’on s’impose quand même de faire le ménage à fond jusqu’à ce que tout soit nickel, c’est un ­comportement pathologique, avertit la psychiatre, spécialisée dans la charge mentale*. Ce n’est plus de la pleine conscience, mais de la souffrance. »

Pour les autres, aucun problème, au contraire, puisque le ménage pourrait même se révéler un excellent anxiolytique ! Avis aux éco-anxieux, de plus en plus nombreux : « Faire soi-même ses produits est assez satisfaisant, assure Aurélia Schneider, qui va jusqu’à le conseiller à certains de ses patients. Je fais parfois ma propre lessive, j’utilise du vinaigre ménager comme assouplissant et je mets du percarbonate pour blanchir mon linge. Cela peut donner le sentiment de reprendre un peu le contrôle de la situation. Certes, on ne peut pas régler les grands problèmes environnementaux, mais on peut faire un petit truc de son côté. C’est gratifiant. »

L'Économie du Ménage : Un Marché en Plein Essor

L’économie ne s’en porte pas plus mal elle aussi, comme en témoigne l’inflation de l’offre en magasins, qui regorgent désormais de plumeaux en plume d’autruche, de balais en poils de sanglier et de torchons en coton bio.

Directrice de la quincaillerie marseillaise Maison Empereur, réputée la plus vieille de France (créée en 1827 !), Laurence Renaux ­Empereur s’amuse de cet engouement : « Tout le monde se met à vendre du balai et du bel objet de ménage. C’est le retour du plaisir de faire avec de jolis instruments bien pensés et bien taillés, que l’on peut laisser traîner avec élégance, note-t‑elle. Pour nous, cela ne change rien puisque les clients venaient déjà quand ils voulaient autre chose que du plastique. »

Ces derniers temps, sa boutique du quartier de Noailles a vu fleurir la concurrence, avec une ribambelle de néodrogueries spécialisées en objets de ménage rétro, option durable et qualité. La tendance au ménage écoresponsable a même gagné les géants de la fast-fashion : Ikea, Zara Home et H&M Home sortent chaque ­saison de nouveaux bocaux en verre et balayettes en bois, ­rappelant furieusement ceux des ­manufactures historiques.

Un Engagement Social et Écologique

Persuadé que le Covid a modifié notre rapport à l’hygiène, Ginesty rêve d’un monde plus respectueux des employés de ménage. « Ça me laisse rêveur quand des amis se plaignent de leur femme de ménage sans s’interroger sur leur propre responsabilité », affirme celui qui se félicite que certaines entreprises fassent désormais intervenir le personnel de ménage en journée plutôt que la nuit. « Cela permet de ne plus les invisibiliser et rappelle combien leur travail est essentiel. À mon très humble niveau, je voudrais défendre cette valeur. »

Avec sa bonne humeur contagieuse et ses manies bien rangées, Bruno Ginesty transforme le ménage en spectacle, les produits d’entretien en accessoires de théâtre. Il n’entend plus chanter Verdi, mais il enchante le quotidien.

Conseils et Astuces de Bruno Ginesty

Bruno Ginesty, alias Bgin, présente dans son livre « Je nettoie tout avec trois fois rien », une centaine d’astuces pour un ménage sain et efficace aux quatre coins de la maison. Même au jardin. « Je ne veux donner aucune leçon. Mes vidéos autour de la propreté invitent à consommer différemment et à nettoyer de manière efficace. Le savon de Marseille par exemple. Moi, je l’utilise pour les vitres, pour nettoyer la plaque de cuisson, dégraisser la hotte, faire la vaisselle, détacher le linge ou encore pour les pinceaux à maquillage. J’en suis convaincu, on peut acheter moins de produits pour plus d’utilisations ».

Dans cet ouvrage, Bruno Ginesty parvient, sans difficulté aucune, à communiquer sa passion pour le ménage. Le fait qu’un homme s’empare de ce domaine suscite la curiosité «mais ce n’est pas cela qui explique mon succès mais plutôt le fait que j’aborde le sujet de façon positive. En effet, pour le Toulousain, le mot ménage ne doit pas rimer avec corvée. « Pour cela, il faut instaurer de petites routines quotidiennes. Par exemple, je prends ma douche, je la rince à l’eau froide, je passe un coup de raclette et je sèche. La saleté fraîche s’en va plus vite. Pour le linge, Bruno Ginesty conseille de bien l’étendre, par famille, de bien laisser passer l’air, « on gagne du temps, c’est moins froissé », dit-il. Pour la poussière, « c’est toujours de haut en bas. Son livre regorge de conseils, d’astuces mais je ne donne jamais de leçon. Aujourd’hui, d’un point de vue professionnel, ce Toulousain de 35 ans, a définitivement quitté le monde de la musique et défend avec la même passion « un ménage noble ». « En écrivant, je voulais juste rendre service aux gens, pour de vrai », conclut Bruno Ginesty.

Des Recettes Simples et Écologiques

Avec seulement trois ou quatre ingrédients de base, on peut tout nettoyer, du carrelage aux vitres, en passant par le linge. Et le plus beau, c’est que ça ne coûte presque rien.

Dominique, auditrice à Balazé en Ille-et-Vilaine, partage sa recette 'anti-poussière'. « 300 millilitres d’eau, 2 cuillères de liquide vaisselle et de vinaigre ménager et 1 d’huile d’olive. Je n’utilise que ça ».

Annie, à Saint-Briac-sur-Mer, vante l’efficacité de sa recette maison pour nettoyer les miroirs, les lustres ou les vitres. « Je mélange 50 centilitres d’eau, 1 décilitre de vinaigre blanc et 1 décilitre de vodka, et ça fait des carreaux magnifiques ».

Didier Le Gars est le fondateur de "La Droguerie écologique". La marque morbihannaise commercialise ‘Le savon noir de Bretagne’ fait avec du lin bio. « On achète les graines à quelques producteurs bretons, installés autour de notre site de production, à Péaule. Nous utilisons une variété de graines grasses à partir desquelles on extrait de l’huile, qui nous sert à fabriquer notre fameux savon noir. 3 bouchons d’huile de lin mélangés à 5 litres d’eau tiède et vous obtenez un produit polyvalent pour le sol, le carrelage, la faïence, les vêtements, et même pour combattre les pucerons du jardin. Nous sommes distribués essentiellement dans les magasins bio ».

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