L'échographie de grossesse est un temps fort du suivi prénatal. Au nombre de trois au minimum, ces échographies rythment le suivi de grossesse, et permettent de s’assurer du bon déroulement de la grossesse, de la bonne croissance du fœtus, et de mettre en place les examens nécessaires en cas d’anomalie ou de pathologie. Mais au-delà de ces aspects médicaux, l'échographie est aussi un moment privilégié pour les futurs parents, notamment lorsqu'il s'agit de découvrir le sexe de leur bébé. Cet article explore en détail comment le sexe du bébé est déterminé à l'échographie, en particulier grâce à la méthode du bourgeon génital, et aborde les aspects importants à considérer pour une interprétation juste et éclairée.

Qu'est-ce qu'une échographie de grossesse ?

L’échographie de grossesse, ou échographie obstétricale, est un examen d’imagerie médicale utilisant les ultrasons pour visualiser le fœtus et étudier son développement, ainsi que ceux du placenta et du cordon ombilical. L’échographie est une technique d’imagerie médicale utilisant les ultrasons, diffusés via une sonde. Ces ultrasons traversent les tissus et sont ensuite renvoyés à la sonde sous forme d’un écho, lui-même ensuite converti en signaux électriques puis en images. Concernant le « code couleur » d’une échographie de grossesse, on peut retenir que le noir correspond aux liquides (liquide amniotique notamment), tandis que les zones grises et blanches correspondent aux structures anatomiques, que les ondes ne peuvent pas traverser. Par ailleurs, la partie visible sur le haut de l’écran de l’échographe puis de l’échographie est l’endroit où est posée la sonde. Ces examens peuvent être pratiqués par des médecins échographistes, des gynécologues obstétriciens, ou des sage-femmes, en cabinet privé ou à l’hôpital.

Les échographies de grossesse « classiques », qu’il s’agisse de la première échographie, de la deuxième (aussi appelée échographie morphologique) ou de la troisième, sont réalisées en deux dimensions (2D). Il est toutefois possible de faire réaliser en parallèle, par un médecin ou une sage-femme échographiste des échographies 3D ou 4D. La première permet de visualiser le bébé en trois dimensions, c’est-à-dire de voir son visage « comme en vrai ».

Une grossesse est visible à l’échographie, par voie vaginale, vers 3 à 4 semaines d’aménorrhée, soit environ deux semaines de grossesse. On parle alors généralement d’échographie de datation. Le sac gestationnel apparaît alors sous la forme d’un petit point noir, un cercle rempli de noir, et au contour blanc. Il confirme l’existence d’une grossesse intra-utérine s’il est bien présent dans la cavité utérine. La mesure du sac gestationnel est utilisée pour dater la grossesse, jusqu’à ce que l’embryon soit visible à l’échographie.

Les trois échographies obstétricales principales

Trois échographies obstétricales principales sont proposées à toutes les futures mères lors de leur grossesse :

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  • La première échographie se fait entre la onzième et la treizième semaine d’aménorrhée, pour dater la grossesse avec précision et prendre des mesures.
  • La deuxième échographie, dite échographie morphologique, car tous les organes du bébé sont observés avec attention. Elle est réalisée autour de 22 semaines d’aménorrhée. La croissance de l’enfant, mais également l’emplacement du placenta et le liquide amniotique sont également vérifiés. C’est aussi lors de cet examen que l’on peut découvrir le sexe de son bébé, avec certitude.
  • La troisième et dernière échographie se fait vers 32 semaines d’aménorrhée. Elle permet de s’assurer que le fœtus grandit toujours bien, de vérifier la position du placenta, la quantité de liquide, et d’estimer le poids du bébé à la naissance, avec une marge d’erreur de 15 %.

D’autres échographies peuvent être proposées par les médecins à d’autres moments de la grossesse, comme une échographie dite de datation précoce, au cours du premier trimestre de grossesse, pour s’assurer que la grossesse est viable et pouvoir la dater, ou encore des échographies de suivi de croissance.

Quand et comment est déterminé le sexe du bébé à l’échographie ?

Il faut, tout d’abord, savoir qu’il n’y a pas de différence morphologique visible entre les filles et les garçons avant 10 semaines d’aménorrhée. Ils ont tous le même tubercule génital, qui, plus tard, se transformera en des organes génitaux différents. Il est possible d’avoir une première idée du sexe du son enfant lors de l’échographie du premier trimestre, surtout si elle est réalisée plutôt tardivement, vers 13 ou 14 semaines d’aménorrhée (il n’est cependant pas conseillé de la faire plus tard, car des mesures doivent être prises avant 14 semaines d’aménorrhée).

La méthode du bourgeon génital

La détermination du sexe fœtal au premier trimestre se fait par l'examen échographique du tubercule génital. L’échographiste met alors la sonde sous un angle précis (le plan sagittal strict), et regarde la position du tubercule génital par rapport au dos du fœtus. Il peut, sur son appareil, tracer un trait entre la tangente au plan lombo-sacré, et la tangente à la face ventrale du bourgeon génital.

  • L'aspect est celui d'une fille quand les deux droites ne se rencontrent pas.
  • L'aspect est celui d'un garçon quand l'angle ainsi tracé est supérieur à 30°.

Si les deux droites ne se croisent pas, il s’agirait d’une fille, et sinon d’un garçon. Il y a un peu plus d’erreurs lorsque l’on annonce une fille qu’un garçon, à ce terme.

Confirmation du sexe lors de l'échographie morphologique

Mais c’est généralement lors de l’échographie du deuxième trimestre de grossesse que l’information est révélée, si les parents souhaitent la connaître. À ce stade, si le bébé accepte de décroiser ses jambes, les organes génitaux sont visibles à l’échographie, et reconnaissables, même par certains parents. On reconnaît donc distinctement un pénis et des testicules, ou bien une vulve. La fiabilité est alors proche des 100 %.

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Les raisons médicales de la détermination précoce du sexe

Le but de cette démarche peut être médical dans certaines pathologies qui nécessitent un traitement précoce in utero comme l'hyperplasie congénitale des surrénales, ou qui sont moins grave chez un sexe comme le syndrome de l'X fragile, ou qui ne concernent qu'un sexe comme l'hémophilie… dans ces cas la détermination du sexe du fœtus constitue un pilier nécessaire de l'examen échographique.

Interpréter soi-même une échographie : est-ce possible ?

Lors de l’échographie du premier trimestre, certains médecins se refusent à interpréter le sexe de l’enfant à naître, car à ce stade, cette information n’est pas totalement fiable. Est-il alors possible d’essayer de le deviner soi-même grâce à certains indices ?

Cela est, en effet, possible, en gardant toutefois à l’esprit qu’à ce stade de la grossesse, la fiabilité de cette information n’est pas absolue, à 80 % environ, et même à seulement 40 % à 11 semaines d’aménorrhée. Pour ce faire, il faut déjà repérer le bourgeon génital du fœtus, un petit trait blanc qui se trouve au niveau du sexe de l’enfant.

Dans certains cas, si le fœtus était mal positionné, ou que l’angle de l’échographie n’est pas le bon, ce bourgeon n’est pas visible, ou peut être confondu avec un membre. S’il est visible, il faut observer son inclinaison. S’il semble pencher vers le bas ou être parallèle à la colonne vertébrale du bébé, il pourrait s’agir d’une fille. Au contraire, s’il pointe vers le ciel et vers l’avant, le bébé pourrait bien être un garçon.

Les limites de l'interprétation personnelle et l'importance de l'avis médical

Il faut toujours annoncer qu'il reste une possibilité d'erreur et donc il faut reconfirmer le sexe plus tard dans la grossesse. Il est crucial de comprendre que l'interprétation personnelle d'une échographie, surtout au premier trimestre, comporte des limites importantes. La position du fœtus, la qualité de l'image, et l'expérience de l'échographiste sont autant de facteurs qui peuvent influencer la fiabilité de la détermination du sexe.

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L'impact psychologique de la révélation du sexe

Selon l’étude ELFE, près de neuf futurs parents sur dix souhaitent connaître le sexe de leur enfant avant sa naissance. Si ce moment est toujours très attendu, certains professionnels de santé tendent aujourd’hui à penser que la projection de l’enfant imaginaire est également très importante dans la constitution du couple parental.

Outre une marge d’erreur non négligeable de 30 % lors de l’examen du premier trimestre, attendre l’échographie du deuxième trimestre pour annoncer le sexe de l’enfant permet au couple parental de se construire. Aujourd’hui certains « psycho-périnatologues » pensent que révéler le sexe trop tôt peut compromettre l’image de l’enfant imaginaire que le couple se fait et imposer trop précocement cet enfant réel.

Mythes et réalités autour de la détermination du sexe

Le sexe de votre enfant est déterminé par le chromosome sexuel du spermatozoïde qui féconde l’ovule : s’il porte le chromosome sexuel X, ce sera une fille ; au contraire, s’il porte le chromosome Y, ce sera un garçon. Théoriquement, il y a donc une chance sur deux d’avoir un garçon ou une fille, précisent les auteurs du Grand livre de ma grossesse.

Quid des régimes alimentaires et autres conseils ésotériques pour donner naissance à une fille ou à un garçon ? On a longtemps pensé que si le rapport fécondant avait lieu 48 heures avant l’ovulation, les spermatozoïdes X, plus lents, mais plus résistants que les spermatozoïdes Y (plus rapides et moins résistants), avaient plus de chance de féconder l’ovule. Il a été proposé des régimes alimentaires à commencer deux ou trois mois avant la fécondation pour favoriser la naissance de garçons ou de filles. En fait, aucune étude scientifique sérieuse n’a montré que l’on modifiait le sexe de l’enfant à naître avec ces méthodes.

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