L'infertilité est un problème de santé publique mondial qui touche de nombreux couples aspirant à fonder une famille. En Australie, comme ailleurs, la fécondation in vitro (FIV) est devenue une option de traitement courante pour les couples confrontés à des difficultés de conception. Cependant, plusieurs facteurs peuvent influencer le succès de la FIV, notamment l'indice de masse corporelle (IMC) de la femme. Cet article explore en profondeur la relation entre l'IMC et la FIV, en mettant en lumière l'impact du poids sur la fertilité, les recommandations en matière d'IMC pour la FIV, et les stratégies pour améliorer les chances de succès.

L'IMC : Un indicateur clé de la santé reproductive

L'indice de masse corporelle (IMC) est une mesure qui évalue la corpulence d'une personne en fonction de sa taille et de son poids. Il est calculé en divisant le poids en kilogrammes par le carré de la taille en mètres (kg/m²). L'IMC est un indicateur largement utilisé pour évaluer le risque de maladies liées au poids, telles que les maladies cardiovasculaires, le diabète et certains cancers.

Bien qu'il ne mesure pas directement la graisse corporelle, l'IMC est un outil pratique et facile à utiliser pour identifier les personnes qui peuvent avoir un poids insuffisant, un poids normal, un surpoids ou une obésité. Les catégories d'IMC sont définies comme suit :

  • Insuffisance pondérale : IMC inférieur à 18,5
  • Poids normal : IMC entre 18,5 et 24,9
  • Surpoids : IMC entre 25 et 29,9
  • Obésité : IMC supérieur ou égal à 30

L'impact du poids sur la fertilité

Il est de plus en plus évident que le poids, qu'il soit insuffisant ou excessif, peut avoir un impact significatif sur la fertilité des hommes et des femmes.

Chez les femmes

L'obésité est un problème de santé publique croissant dans le monde entier, et sa prévalence est particulièrement préoccupante chez les femmes en âge de procréer. Les femmes obèses sont plus susceptibles de présenter des problèmes de fertilité, principalement en raison de dysfonctionnements ovulatoires. Dans de nombreux cas, ces dysfonctionnements sont liés au syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), une affection hormonale courante qui peut perturber le cycle menstruel et rendre la conception difficile.

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Même chez les femmes ayant des cycles ovulatoires réguliers, l'obésité peut réduire les chances de grossesse spontanée et augmenter le temps nécessaire pour concevoir. Des études ont montré que les femmes obèses ont des niveaux d'hormone anti-müllérienne (AMH) plus faibles, ce qui indique une diminution de la réserve ovarienne.

L'excès de poids assombrit le pronostic de reproduction. Le bénéfice de la perte de poids corporel sera également propice à un meilleur état de santé materno-fœtal et aidera à ce que la gestation arrive à terme dans les meilleures conditions. Pour cela, le Département d’Endocrinologie et de Nutrition, spécialisé en fertilité, est important.

Chez les hommes

Le surpoids et l'obésité peuvent également affecter la fertilité masculine en altérant la qualité du sperme. Les hommes en surpoids ont tendance à avoir un nombre de spermatozoïdes plus faible et une mobilité réduite, ce qui peut rendre la fécondation plus difficile.

Impact sur la FIV

Les études ont montré que les femmes ayant un IMC supérieur à 25 kg/m² ont un taux de grossesse clinique et de naissances vivantes plus faible, ainsi qu'un taux de fausses couches spontanées plus élevé après une FIV. L'impact négatif du surpoids sur la réceptivité de l'endomètre a également été observé.

IMC et FIV : Quelles sont les recommandations ?

Bien qu'il n'y ait pas de limite de poids formelle pour la FIV, la plupart des cliniques de fertilité recommandent aux femmes d'avoir un IMC compris entre 19 et 30 pour optimiser leurs chances de succès. Certaines cliniques peuvent avoir des limites plus strictes.

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Il est important de noter que chaque femme est unique, et son cas doit être évalué individuellement. Les médecins prendront en compte plusieurs facteurs, tels que l'âge, l'état de santé général et les antécédents de fertilité, avant de recommander un traitement de FIV.

Que faire si votre IMC n'est pas idéal pour la FIV ?

Si votre IMC se situe en dehors de la plage recommandée, votre médecin peut vous conseiller de perdre du poids ou d'en gagner avant de commencer un traitement de FIV. Une perte de poids de seulement 5 à 10 % peut améliorer significativement la fertilité et augmenter les chances de succès de la FIV.

Programme de traitement médical de l’obésité pro-fertilité

Le programme est estimé à une durée d’environ 10 semaines.

  • PHASE 1 : évaluation des résultats analytiques.
  • PHASE 2 : conception du plan de traitement basé sur un régime alimentaire personnalisé, une activité physique et un traitement pharmacologique avec les derniers médicaments disponibles en matière d’obésité.
  • PHASE 3 : Rapport clinique.

Stratégies pour améliorer votre IMC

  • Adoptez une alimentation saine et équilibrée : Privilégiez les fruits, les légumes, les grains entiers et les protéines maigres. Limitez votre consommation d'aliments transformés, de boissons sucrées et de graisses saturées.
  • Faites de l'exercice régulièrement : Visez au moins 30 minutes d'activité physique modérée la plupart des jours de la semaine.
  • Consultez un professionnel de la santé : Un médecin ou un nutritionniste peut vous aider à élaborer un plan de perte de poids sûr et efficace.
  • Envisagez une consultation avec un endocrinologue : Un endocrinologue peut évaluer vos niveaux d'hormones et vous aider à les équilibrer.

Le rôle des hormones dans la fertilité et l'IMC

Les hormones jouent un rôle crucial dans la fertilité, et leur équilibre peut être affecté par l'IMC. L'œstrogène, par exemple, est une hormone produite par les ovaires, les glandes surrénales et le tissu adipeux. Un IMC élevé peut entraîner des niveaux d'œstrogène plus élevés, ce qui peut avoir un impact sur l'épaisseur de l'endomètre et la réceptivité de l'utérus à l'implantation de l'embryon.

Un faible IMC peut également affecter la fertilité en privant le corps des nutriments essentiels produits par le tissu adipeux. Cela peut entraîner un stress pour le corps et perturber les systèmes secondaires, tels que le système reproducteur.

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Autres facteurs influençant le succès de la FIV

Outre l'IMC, d'autres facteurs peuvent influencer le succès de la FIV, notamment :

  • L'âge de la femme : Les chances de succès de la FIV diminuent avec l'âge, en particulier après 35 ans.
  • La qualité des ovocytes et des spermatozoïdes : Des ovocytes et des spermatozoïdes de bonne qualité sont essentiels pour la fécondation et le développement embryonnaire.
  • La réceptivité de l'endomètre : L'endomètre doit être suffisamment épais et réceptif pour permettre l'implantation de l'embryon.
  • Le protocole de stimulation ovarienne : Le choix du protocole de stimulation ovarienne peut influencer le nombre d'ovocytesCollectés et leur qualité.
  • Les compétences et l'expérience de l'équipe de FIV : Une équipe de FIV expérimentée peut optimiser les chances de succès.
  • Les conditions environnementales: Une étude a comparé les dossiers médicaux de couples en parcours PMA, tous suivis pour infertilité à la Clinique de Perth (Australie) entre janvier 2013 et décembre 2021. Les scientifiques ont pu prouver que les chances de réussite étaient de 28% lorsque le prélèvement des ovocytes était effectué un jour d’ensoleillement. A partir d’ovocytes ponctionnés puis congelés pendant les jours de faible ensoleillement, les chances de naissances vivantes sont de 25,8%, contre 30,4% lorsque ce même processus survient les jours où le soleil brille. « Quand il fait chaud, les chances de naissances vivantes diminuent de 18% comparé aux transferts effectués à des températures modérées », déclare le Dr Leathersich. Le risque de fausse couche lui passe de 5,5% à 7,6% entre les températures douces et celles plus élevées.

Les étapes de la FIV

La fécondation in vitro (FIV) est un processus complexe qui comprend plusieurs étapes :

  1. Stimulation ovarienne : La femme reçoit des médicaments pour stimuler ses ovaires à produire plusieurs ovocytes.
  2. Ponction folliculaire : Les ovocytes sont prélevés des ovaires à l'aide d'une aiguille guidée par échographie.
  3. Fécondation : Les ovocytes sont fécondés en laboratoire avec les spermatozoïdes du conjoint ou d'un donneur.
  4. Culture embryonnaire : Les embryons sont cultivés en laboratoire pendant plusieurs jours.
  5. Transfert embryonnaire : Un ou plusieurs embryons sont transférés dans l'utérus de la femme.
  6. Test de grossesse : Un test de grossesse est effectué environ deux semaines après le transfert embryonnaire pour déterminer si la FIV a réussi.

Soutien psychologique et émotionnel pendant la FIV

La FIV peut être un processus émotionnellement éprouvant pour les couples. Il est important de rechercher un soutien psychologique et émotionnel pendant cette période. De nombreux centres de fertilité offrent des services de counseling pour aider les couples à faire face au stress et à l'anxiété liés à la FIV.

La loi impose aux centres d’Assistance médicale à la procréation (AMP) d’inclure un psychologue dans le processus.

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