Le 6 mai 2024, la France a appris avec tristesse le décès de Bernard Pivot à l'âge de 89 ans. Journaliste, écrivain, animateur d'émissions littéraires emblématiques et ancien président de l'Académie Goncourt, Bernard Pivot a marqué le paysage culturel français. Il laisse derrière lui un héritage immense, mais aussi deux filles, Agnès et Cécile, nées de son union avec Monique Dupuis. Cet article se penche sur la vie de ces deux femmes et sur la relation particulière qu'elles entretenaient avec leur père.

Agnès et Cécile : deux parcours différents

Bernard Pivot et Monique Dupuis ont eu deux enfants : Agnès, née en 1960, et Cécile, née en 1966. Si Cécile a suivi les traces de son père dans le monde du journalisme et de l'écriture, Agnès a choisi une voie plus discrète, loin des projecteurs.

Cécile Pivot : Tel père, telle fille

Cécile Pivot a hérité de la passion de son père pour les mots et les livres. Après des études au Centre de Formation et de Perfectionnement des Journalistes (CFPJ), elle a débuté sa carrière en tant qu'assistante de production pour l'émission "Le Grand Échiquier", présentée par Jacques Chancel. Elle a ensuite travaillé comme journaliste, puis rédactrice en chef du magazine de décoration Maison française. Depuis 2022, elle est cheffe de la rubrique livres chez Femme Actuelle.

Cécile Pivot est également une écrivaine reconnue. Elle est l'auteure de plusieurs ouvrages, dont des romans et des essais. Parmi ses œuvres, on peut citer "Battements de cœur" (2019), qui a reçu le Prix de littérature 2020 du Lions Club Île-de-France, "Les Lettres d'Esther" (2020) et "Mon acrobate" (2022). Elle a également co-écrit avec son père un essai intitulé "Lire", dans lequel ils confrontent leurs usages des livres et leur passion commune pour la lecture.

Agnès Pivot : Une vie loin des projecteurs

Contrairement à sa sœur cadette, Agnès Pivot a toujours mené une vie discrète, loin de l'agitation médiatique. Née en 1960, on sait peu de choses sur sa carrière et ses activités. Cependant, Bernard Pivot avait confié que leur relation était "centrée autour de la gastronomie, des vins, des restaurants". Ils partageaient un amour commun pour la bonne chère et les plaisirs de la table.

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Un père aimant mais absent

Si Bernard Pivot était proche de ses deux filles, il a souvent regretté de ne pas avoir été assez présent pour elles, en raison de son travail et de ses nombreuses obligations professionnelles. Dans une interview accordée à Gala en 2018, il avait déclaré : "Si j'avais voulu être un père exemplaire, j'aurais dû accorder moins de place à mon émission. Élever mes deux filles était une grande responsabilité, mais avoir, chaque vendredi soir, une émission qui incitait les Français à lire était également une formidable mission. C'est le devoir national qui l'a emporté. Aujourd'hui, c'est vrai, je le regrette".

Cécile Pivot avait également évoqué l'absence de son père dans un entretien accordé à Gala en 2018 : "Le fait qu'il se soit peu occupé de ma sœur et moi nous a manqué, sans nous traumatiser pour autant. Contrairement à beaucoup de papas, le nôtre travaillait dans notre appartement, il était là physiquement, mais toujours plongé dans ses livres, qui arrivaient chaque jour par dizaines".

Malgré cette absence, l'amour et l'admiration étaient réciproques. Bernard Pivot était fier du parcours de ses filles et entretenait une relation privilégiée avec chacune d'elles. Avec Agnès, les échanges étaient centrés sur la gastronomie et le vin, tandis qu'avec Cécile, ils partageaient leurs coups de cœur littéraires et leur passion pour l'écriture.

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