Introduction

Le berceau de Moïse enduit, bien plus qu'un simple objet utilitaire, se révèle être un symbole riche de significations culturelles et spirituelles. Cet article explore les différentes facettes de cet objet, de son entretien à son importance dans divers contextes culturels, notamment à travers des exemples tirés de pratiques rituelles et de textes fondateurs.

Le Sacrifice du Zâr : Préparation et Immolation de l'Animal

Dans certaines cultures, comme à Wad Madani au Soudan, les sacrifices occupent une place centrale dans les cérémonies privées et publiques. Parmi ces pratiques, le sacrifice aux zâr, esprits souvent invoqués pour traiter des troubles psychiques, suscite un intérêt particulier. La veille du sacrifice, l'animal est purifié par un lavage au savon, un encensement et une application de henné sur le dos, les pattes, le cou, le front et les yeux. Après une seconde toilette avec des parfums, il est recouvert d'un tissu de la même couleur que son pelage et entouré par les assistantes de la maîtresse de zâr, qui tiennent des bougies et chantent les louanges du Zâr. La shaykha invite ensuite la patiente à monter sur le dos de la victime. Le lendemain, l'animal est conduit en cortège au sacrifice, mené par la shaykha et la patiente, suivies des assistantes tenant des bougies. Le cortège pénètre dans la pièce où les invités sont assis en cercle. Les femmes tournent sept fois au milieu de l'assemblée en chantant les louanges du Zâr avant de s'arrêter. La patiente monte sur l'animal et la shaykha et les sept assistantes tournent sept fois autour d'elle, toujours en chantant.

Le sacrificateur, après avoir mis dans sa bouche une pièce de monnaie, des grains de café et du sucre, attache les pattes de l'animal, le couche sur le flanc en direction de La Mecque et introduit du sucre dans sa gueule. Il prononce la formule rituelle : « Au nom de Dieu, le Très Clément et Miséricordieux, Allâhu akbar ». La maîtresse de zâr s'adresse à la famille de l'esprit : bi-dasturikum, dhi karamatukum, « selon votre règle, voici votre sacrifice ». La gorge de l'animal est tranchée en une seule fois pour éviter toute souffrance. Le sang est recueilli dans un seau, puis versé dans deux verres, l'un contenant une pièce de monnaie, l'autre du parfum, ainsi que dans une coupe. L'animal égorgé est levé au-dessus de la tête en prononçant karamatukum, « ceci est votre offrande », puis reposé à terre. La patiente enjambe l'animal trois fois. Ce rituel accomplit la promesse (nadhr) faite par la patiente le jour du diagnostic, pour honorer son esprit zâr possesseur.

Dans le cas d'un petit animal, comme un poulet, il peut être égorgé au-dessus du patient. Une maîtresse de zâr de Wad Madani a précisé avoir coopéré avec des shaykh d'inspiration islamique pour soigner un patient investi par un jinn rouge. Pour guérir le patient, elle a procédé à un ḥammâm ad-dam (« bain de sang ») en tournant le coq rouge sept fois autour de la tête du patient, puis en l'égorgeant au-dessus de lui, laissant couler le sang chaud sur sa tête, son visage, ses yeux, son nez, son dos et sa poitrine. Elle a ensuite appliqué le sang sur tout son corps, le frictionnant particulièrement à la hauteur du cœur pour dissiper al-gasawa, le voile qui enferme le cœur. Après avoir enduit et frictionné le corps du patient avec le sang, elle l'a lavé avec de l'eau parfumée et l'a « enfumé » avec de l'encens.

L'Utilisation du Sang dans les Rituels

Le sang de la victime sacrificielle, recueilli lors de l'égorgement, est utilisé dans plusieurs rituels. L'application de sang, appelée zafara ou tashrifa, consiste à appliquer des gouttes de sang sur le corps de la patiente et sur les présents exigés par le Zâr. La shaykha trempe son doigt dans la coupe et l'applique au bas du front, entre les deux yeux, derrière chaque oreille, sur chaque joue et sur la langue de la patiente, puis sur le cou, sur le dos de chaque poignet et au niveau des chevilles. Elle accomplit le même rituel sur les ṭalabât (cadeaux) réclamés par l'esprit zâr.

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Le terme zafara signifie « impureté » ou « odeur répugnante ». Pour éviter toute suspicion, un terme islamique, tashrifa, qui signifie « honneur », « ennoblissement » ou « décoration », est parfois utilisé. Dans le système thérapeutique du zâr, l'application de sang sur le corps de la patiente et sur les cadeaux demandés par l'esprit peut apparaître comme une volonté de rendre impur, car le sang devient impur (nagis) dès qu'il quitte les veines. L'esprit zâr exigerait que le corps de la patiente soit taché de sang afin qu'elle soit en état de nagasa (impureté), et que ses ṭalabât le soient également afin de pouvoir les reconnaître. Bien qu'il aime les belles choses comme le parfum, le Zâr semble préférer les mauvaises odeurs et l'impureté, se nourrissant en particulier de sang. Zafara (souillure) est l'opposé de ṭahâra (propreté, pureté). L'esprit zâr transgresse ainsi l'ordre et les principes de l'islam en demandant à la patiente de se souiller avec du sang, de boire cette substance et de se baigner dans du sang parfumé.

Le breuvage de sang parfumé est un autre rituel où la patiente, en transe, boit un verre de sang mêlé de parfum, passé à travers la fumée de l'encensoir. L'état de conscience modifié de la patiente indique que l'esprit zâr est descendu sur elle et l'a possédée. C'est donc le Zâr qui boit le sang. Certaines patientes refusent de boire ce sang dilué, soit par dégoût, soit par respect de l'interdit religieux.

Le bain de sang, ou ḥammâm ad-dam, a lieu le matin du premier jour de la période de confinement (hidana). La shayha az-zâr dilue le sang dans de l'eau, y ajoute des ingrédients aromatiques (kabareit) et du parfum, puis applique ce mélange sur le corps de la patiente, qui en reste enduite toute la journée et toute la nuit. La quantité de sang n'est pas importante et des parfums courants sont ajoutés pour masquer l'odeur particulière du sang et éviter que la patiente n'exhale une odeur de zafara. Le lendemain du ḥammâm ad-dam, la shaykha essuie la patiente avec un linge imbibé de parfums. Ces soins, similaires à ceux reçus par la jeune mariée, présentent la patiente à son Zâr possesseur comme la jeune mariée à son époux.

L'Ouverture de la Tête : Un Rituel de Communion

Au lendemain de la cérémonie musicale principale se déroule une cérémonie plus discrète, dite yawm fatḥat ar-ra’s (le jour de l’ouverture de la tête), réservée à la famille et aux disciples proches. La tête et les pattes de l'animal sacrifié sont passées au feu puis bouillies dans une marmite d'eau. Une fois cuites, elles sont déposées dans une jatte où l'on verse du lait additionné de zurrica (sorgho germé). Vers midi, la shaykha introduit la patiente, la tête dissimulée sous une couverture, au milieu de l'assemblée et lui ordonne de se tenir debout en direction de La Mecque. Pendant cette cérémonie, la patiente est appelée carus az-Zâr (épouse du Zâr). La musique cesse et on découvre la patiente pour poser sur sa tête un petit support sur lequel on place en équilibre le plat contenant la tête et les pattes cuisinées. La patiente commence alors à danser sur les rythmes de son Zâr repris par les femmes qui l'entourent. Puis musique et danse cessent de nouveau. La shaykha se saisit du plat et en retire la tête de l'animal. Elle l'ouvre, y verse du lait et les grains de sorgho germés et la repose dans la jatte qu'elle replace sur la tête de la patiente. Celle-ci recommence à danser alors que la musique reprend. Lorsque cette danse s'achève, la shaykha découpe la tête en plusieurs morceaux, qu'elle distribue exclusivement à la patiente et à sa mère.

Le Sacrifice dans la Ragabiyya de Bashir

Al-ragabiyya est une fête annuelle qui se déroule au mois de Ragab, deux mois avant le Ramadan. Les musulmans y honorent la mémoire des différents shaykh, fondateurs de leurs confréries, et organisent des cérémonies de dhikr. C'est aussi le mois du karâma, du sacrifice, où soufis, shaykha et shaykh doivent en accomplir un en l'honneur de leur maître. À Wad Madani, Shaykh al-Fatih donne une fête grandiose en l'honneur de son « cavalier », Bashir, l'esprit zâr qui l'inspire. Cette fête dure deux jours, pendant lesquels Shaykh al-Fatih sacrifie un taureau et dix moutons, offre des vêtements et de l'argent aux pauvres, ainsi que des cadeaux aux autres maîtres et maîtresses de zâr. La veille de la fête, Shaykh al-Fatih achète un taureau « rouge », qu'il apaise avec du bakhur à l'arôme apaisant. Une fois le taureau docile, on procède aux préparatifs du rituel : lavage, parfumage et application de henné sur les pattes, la tête, le cou et le dos, le tout au rythme de la musique de Bashir.

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La fête commence un dimanche à midi, sur un terrain de football où un chapiteau a été dressé. Près de cinq mille personnes y assistent, parmi lesquelles des shaykha et des shaykh. De nombreux encensoirs brûlent et dégagent des parfums qui comblent le Zâr. Une shaykha et ses aides commencent à jouer de la musique, puis on amène le taureau, recouvert d'une couverture rouge qui, retirée, révèle d'autres tissus noirs et rouges sur le dos de l'animal, ainsi que des colliers de fleurs ornant son garrot. Enfin, on lui sangle une selle. Soudain, la musique change. Shaykh al-Fatih brûle l'encens du Zâr pour illustrer la « descente » de Bashir sur son faras, son « cheval » incarné dans sa personne. Shaykh al-Fatih/Bashir, vêtu de rouge, sort joyeusement de sa demeure, sous les applaudissements nourris de l'assemblée. Avec grâce et agilité, il grimpe sur le dos du taureau, danse, crie et mène l'animal au milieu des invités et des disciples en dansant et en chantant.

Shaykh al-Fatih/Bashir, de plus en plus gai, entraîne la fête pendant un long moment. Malgré les danses, les chants et la musique rythmée, le taureau reste docile grâce à la fumée abondante du bakhur. La danse et les cris du Zâr, toute sa joie, gagnent la foule des invités, et la musique tonique et précipitée contribue à répandre l'allégresse. Soudain, Shaykh al-Fatih/Bashir crache un sang abondant en aspergeant les invités, qui, pris d'hystérie, applaudissent et réclament : « Bashir, du sang ! ». Après l'aspersion de sang, Shaykh al-Fatih/Bashir descend du taureau, et les sacrificateurs l'entourent, le couchent sur le flanc et l'égorgent selon la règle islamique.

Entretien d'un Berceau de Moïse Enduit

L'entretien d'un berceau de Moïse enduit dépend du matériau de base et du type d'enduit utilisé. En général, il est recommandé de nettoyer régulièrement le berceau avec un chiffon doux et humide pour enlever la poussière et les saletés. Évitez d'utiliser des produits chimiques agressifs ou des nettoyants abrasifs, car ils pourraient endommager l'enduit. Pour les taches tenaces, vous pouvez utiliser un savon doux dilué dans de l'eau tiède. Assurez-vous de bien sécher le berceau après le nettoyage pour éviter la formation de moisissures. Si l'enduit est craquelé ou écaillé, il peut être nécessaire de le réparer ou de le remplacer.

Le Lit Bébé Évolutif : Une Option Moderne

En dehors des considérations rituelles et culturelles, le marché propose aujourd'hui des alternatives modernes au berceau traditionnel, comme le lit bébé évolutif. Par exemple, le lit bébé évolutif Wood Mini+ d'Oliver Furniture, fabriqué en bois massif, grandit avec l'enfant grâce à des kits d'extensions. D'autres options incluent le co-sleeper Side by Side, conçu pour être placé à côté du lit des parents, et le lit Wood co-sleeper, qui répond au besoin de proximité entre le bébé et les parents pendant les premiers mois. Ces lits évolutifs offrent une solution pratique et durable pour accompagner la croissance de l'enfant.

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