La péninsule du Yucatan, située au sud-est du Mexique, est une région riche en histoire, culture et merveilles naturelles. Connue comme l'un des "berceaux de l'ancienne culture maya", cette presqu'île est un lieu incontournable pour les passionnés d'exploration. Partons à la découverte de ce berceau de la civilisation maya, en explorant ses sites archéologiques, ses villes charmantes et ses traditions ancestrales.

Le Yucatan : Un écrin de la civilisation maya

Située entre le golfe du Mexique et la mer des Caraïbes, la péninsule du Yucatan n'est pas très étendue, couvrant seulement 200 000 kilomètres carrés. Pourtant, elle abrite une part importante de la population maya, y compris les Mayas et les métis d'origine maya, dont la langue est encore largement parlée aujourd'hui.

Sites archéologiques majeurs du Yucatan

Le Yucatan regorge de sites archéologiques mayas classés à l'UNESCO, témoins de la grandeur de cette civilisation. Parmi les plus remarquables, on peut citer :

  • Chichen Itza : Classée au patrimoine mondial de l'UNESCO et l'une des sept nouvelles merveilles du monde, Chichen Itza est l'un des sites archéologiques les plus célèbres du Mexique. Deux fois par an, lors des équinoxes de printemps et d'automne, un phénomène spectaculaire se produit sur la pyramide de Kukulcán, avec la course du soleil et les jeux d’ombre et de lumière : l’ombre de l'escalier descend en créant l'illusion d'un serpent rampant vers le bas de la pyramide. La pyramide a été soigneusement conçue sur le plan géométrique. Elle repose sur un total de 365 marches qui symbolise 365 jours dans une année. Le site doit son nom aux sources d’eau souterraine provenant des cénotes. En langue maya, Chi signifie « bouche » et Chén, « puits », Itza « sorcier de l’eau ».

  • Uxmal : Située au cœur de la jungle du Yucatan, Uxmal est l'un des sites archéologiques les mieux conservés de la région. Ce site, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, se distingue par son style architectural Puuc unique. C’est l’une des rares pyramides circulaires et la plus pentue du Mexique, vraiment particulière et impressionnante.

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  • Calakmul : Peu fréquentée, cachée au cœur de la forêt tropicale de Calakmul, cette ancienne cité maya abrite l'une des plus importantes concentrations de structures mayas au monde. On y trouve les pyramides Structure I et Structure II, parmi les plus hautes du monde maya, ainsi que de nombreuses ruines de temples et places publiques.

  • Tulum : Nichée sur une falaise surplombant la mer turquoise des Caraïbes, Tulum est la seule cité maya construite en bord de mer. Ce site exceptionnel offre des vues panoramiques superbes et abrite des vestiges de temples, de palais et de fortifications. Avec cet emplacement stratégique, Tulum était un port de pêche important mais aussi un port de commerce pour les Mayas. Depuis 1981, le site a été intégré au parc national de Tulum.

  • Coba: A 47km de Tulum, le site archéologique de Coba s’élève aujourd’hui en pleine forêt. Sa situation dans la nature lui confère une atmosphère particulière. Etendu sur 70km², le site de Coba peut se découvrir à vélo (et même en tricycle avec un guide), pour conjuguer balade nature et culture.

Les cénotes : Des puits sacrés mayas

Au-delà de ces vestiges exceptionnels, le Yucatan vous réserve aussi de nombreux cénotes, ces piscines naturelles formées grâce aux rivières souterraines, que les Mayas considéraient comme sacrés. Cenote signifie « puits sacré » en maya. La grotte était considérée par les Mayas comme la source de Dieu et la source de la vie. Le Cenote Angelita est une grotte sous-marine. La particularité de cet endroit est que l’eau à la surface du cenote est en fait une eau douce, pure et fraîche. Mais, ce qui constitue l’un des mystères les plus surprenants au monde est que lorsque l’on s’approche de ce qui pourrait être considéré comme le sol, un paysage particulier apparaît. Il est composé d’arbres reposant sur un peu de terre et de feuilles, le tout entouré d’une brume qui flotte sur les rives : c’est du sulfure d’hydrogène. Juste après se trouve la troisième couche faite d’eau salée provenant de l’océan. Selon les archéologues, cette grotte, qui semble modeste vue de l’extérieur, renferme des centaines de kilomètres de canaux fluviaux.

Villes charmantes du Yucatan

Votre exploration du Yucatan vous mènera aussi au cœur de villes charmantes. La péninsule du Yucatan est plutôt mal connue, le paysage y est encore vierge : avec ses cocotiers tropicaux et ses eaux bleues cristallines. Ce genre de paysage attire également certains amateurs de plongée.

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Les peuples du Mexique : Héritiers des civilisations précolombiennes

Le Mexique compte près de 70 communautés indigènes présentes sur l’ensemble du pays. Elles descendent de civilisations précolombiennes, autrement dit de peuples autochtones qui occupaient le continent Américain avant l’arrivée de Christophe Colomb en 1492.

Les Olmèques : Les pionniers de la civilisation mexicaine

Première grande civilisation du Mexique, les Olmèques ont occupé une partie du pays entre 1500 et 300 avant JC. Ils ont établi le premier calendrier et les bases de l’écriture. Les vestiges olmèques sont identifiables à la présence de têtes colossales sculptées dans la pierre et pouvant atteindre près de 3 mètres de hauteur. Vous pourrez voir les observer au site archéologique de San Lorenzo, dans la région de Veracruz.

Les Toltèques : Les maîtres bâtisseurs

En langue nahuatl, « toltèque » signifie « maître bâtisseur ». Experts en peinture, sculpture et architecture, les Toltèques seraient à l’origine de la culture artistique du Mexique. Ils ont fondé la mythique cité de Tula sur une montagne située à 60 km au nord de l’actuel Mexico. Cette civilisation vénérait Quetzalcóatl, le dieu serpent à plumes, aujourd’hui incarné par un oiseau sublime, le quetzal resplendissant. La civilisation toltèque rayonnait sur le territoire mexicain entre 900 et 1200 ans après JC. Au XIIIe siècle, la cité de Tula s’effondre mystérieusement et les Toltèques se dispersent.

Les Aztèques : Les bâtisseurs de Tenochtitlan

Deux siècles après la fin de l’empire toltèque, les Aztèques apparaissent dans l’histoire méso-américaine. Aussi appelés Mexicas, ils prétendaient venir d’Aztlán et ils s’installent sur une île du lac Texcoco. Les Aztèques y ont fondé leur capitale Tenochtitlan, l’actuelle Mexico city. Cette civilisation avait la particularité d’avoir un goût très prononcé pour les sacrifices humains destinés au Dieu Soleil. En tant que peuple élu, ils avaient pour mission de vénérer la divinité et ainsi d’empêcher le retour des ténèbres. Pour régénérer le cosmos, ils organisaient de grandes cérémonies sacrificielles : au sommet du Temple Mayor, le prêtre ouvrait la poitrine d’un élu, récupérait son cœur et le faisait cuir dans une urne.

Les Mayas : L'apogée de la civilisation mésoaméricaine

Considéré comme l’un des six berceaux de l’humanité, la civilisation maya était certainement la plus remarquable de toutes. Elle a occupé un territoire très vaste situé entre le sud-est du Mexique et le nord de l’Amérique centrale. L’histoire maya s’étend sur 3 500 ans entre 2 000 avant JC jusqu’à l’arrivée des Espagnols. Considérée comme la culture dominante, la civilisation maya était très respectée par les Olmèques et les Mixtèques.

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Les Zapotèques : Le peuple des nuages

Les Zapotèques pensaient être les descendants du ciel et se faisaient appelés « peuple des nuages ». Ils se sont installés dans l’actuelle région d’Oaxaca, au sud du Mexique. Pour développer l’agriculture, les Zapotèques ont mis en place des terrasses artificielles et un système d’irrigation sophistiqué adaptés aux pentes des vallées. L’architecture zapotèque se caractérisait par des bâtiments imposants composés d’espaces vastes et de grands escaliers. Selon les spécialistes, certaines grandes pièces permettaient de jouer au ballon et d’y sacrifier les perdants.

Les Mixtèques : Les maîtres de la stratégie militaire

La civilisation mixtèque rayonnait sur les régions actuelles de Puebla et Guerrero entre 950 et 1521 après JC. Les Mixtèques partageaient des points communs avec leurs voisins les Zapotèques comme la langue, l’appellation « peuple des nuages » et les techniques de travail. Les Mixtèques étaient notamment connus pour avoir développé des stratégies militaires. En créant des alliances avec les cités voisines, ils ont réussi à résister à l’invasion aztèque. Côté agriculture, ils se sont concentrés sur l’élevage d’animaux. Ce sont eux qui ont domestiqué le guajolote et le meleagris, des oiseaux sauvages qui sont aujourd’hui les dindes et dindons que nous retrouvons dans nos basses-cours.

Les Tarahumaras : Les pieds légers

Aujourd’hui, les Tarahumaras occupent le quart sud-ouest de l’État du Chihuahua. Ils vivent de la culture du maïs, de l’élevage de chèvres et de la vente d’artisanat. Ils ont su préserver de nombreuses traditions préhispaniques comme les rituels, les croyances et les danses traditionnelles. Les Tarahumaras sont aussi appelés les Rarámuris qui signifie « pieds légers » en raison de leur incroyable capacité à courir.

Les Lacandons : Les gardiens de la forêt

Les Lacandons occupaient la Selva Lacandona, une forêt tropicale de l’État du Chiapas, à la frontière avec le Guatemala. La religion des Lacandons est comparable à celle des Mayas. Ils vénèrent près de 30 divinités différentes et construisent de nombreux lieux de culte aux abords des villages. Pendant la période coloniale, ils échappent à l’invasion espagnole en vivant cachés dans la jungle. Ils ont alors pu maintenir leurs traditions, leur culture et leur dialecte. Les premières interactions entre les Lacandons et le reste de la population mexicaine ont commencé en 1970.

Le Guatemala : Un autre berceau de la civilisation maya

Situé au sud du Mexique, le Guatemala est un pays de contraste qui émerveille par sa grande diversité culturelle et géographique. Pour les amoureux de l’archéologie, le pays est un terrain de jeu idéal avec plusieurs sites mayas bien conservés. Le Guatemala est le troisième plus grand pays d'Amérique centrale et compte une population de près de 17 millions d'habitants. Il est bordé par le Belize, le Honduras et le Mexique.

Tikal : Un site maya exceptionnel

Tikal est sans aucun doute l'un des points d'intérêt majeurs du Guatemala. Après les civilisations Inca du Machu Picchu et Khmère d’Ankgor Vat, place aux Mayas d’Amérique Centrale. Tikal, c’est sans aucun doute le point d’intérêt que nous attendions tous les deux de ce voyage au Guatémala. La journée débutera tôt vers 6 heures du matin dans un brouillard complet, qui donnera un aspect mystique au lieu. Il est 6 heures du matin, nous sommes pour l’instant quasiment seuls sur le site, avec quelques cris de singes hurleurs, bonjour l’ambiance! Nous prenons un peu de hauteur en grimpant sur le Temple IV, qui nous offre une vue imprenable sur la canopée et la jungle du Peten. Un site Maya à la hauteur de nos espérances, malgré un début de journée en demi-teinte à cause de la météo.

Autres attraits du Guatemala

Le Guatemala est également une destination touristique de choix en raison de son architecture coloniale et de ses nombreux bâtiments anciens. La ville de Guatemala est située à une altitude de 2 500 mètres, offrant un climat agréable et une vue imprenable sur les montagnes. Le peuple guatémaltèque est réputé pour sa gentillesse et son hospitalité, faisant d'une visite au Guatemala une expérience unique.

Naachtun : Une cité maya en cours d'exploration

Sommairement étudiée par le passé depuis sa découverte en 1922, la cité de Naachtun était l’un des derniers grands sites mayas à fort potentiel à ne pas avoir fait l’objet de recherches intensives. Composé d’un épicentre monumental de 35 ha, d’une zone résidentielle de 175 ha comprenant près de 600 structures en tout genre, et de plus de 80 monuments sculptés en pierre (stèles et autels), la cité était le siège d’une puissante dynastie locale, celle de la Chauve-Souris.

Le projet Naachtun est un projet international et pluridisciplinaire qui a débuté en 2010 et qui comprend une équipe de spécialistes de haut niveau qui émanent de l’archéologie (archéologues, céramologues, lithiciens, archéologues funéraires, épigraphistes, iconologues) de disciplines connexes à l’archéologie (archéozoologues, malacologues, anthracologues) mais aussi paléo-environnementales (géographes, sédimentologues, paléoécologues, phytolithiciens). Un volet patrimonial important existe par ailleurs, portant aussi bien sur la conservation du site (monuments sculptés en pierre et édifices) que sur la restauration d’objets en laboratoire. Ce travail est à la charge de restaurateurs qualifiés et d’architectes.

Après avoir travaillé précédemment (2010-2018) sur les deux phases d’apogées du site (le Classique ancien : 150-550 apr. J.-C. ; le Classique récent : 550-950 apr. J.-C.) en étudiant notamment l’épicentre de la cité et sa zone résidentielle attenante (soit 2.5 km²), le projet a pris un virage radical à partir de 2019 avec l’obtention d’une couverture LiDAR de 135 km² qui a permis de replacer le site au sein de son territoire de contrôle et de subsistance. Dorénavant donc, nos efforts portent sur ce territoire, cet arrière-pays de 135 km² qui assurait subsistance, main-d’œuvre et productions spécialisées à la capitale Naachtun.

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