La bronchiolite est une infection respiratoire courante chez les nourrissons, et il est parfois observé que les bébés atteints de bronchiolite vomissent leur biberon. Cet article explore les causes possibles de ces vomissements et les mesures à prendre.

La Bronchiolite : Une Infection Respiratoire Fréquente chez le Nourrisson

La bronchiolite du nourrisson est une infection virale très contagieuse qui affecte les bronchioles (petites bronches). Cette maladie, qui dure en moyenne une dizaine de jours, touche les enfants de moins de 2 ans. Bien qu'elle soit le plus souvent bénigne, elle peut prendre une forme plus grave chez les bébés de moins de 2 mois et les nourrissons prématurés, nécessitant une hospitalisation. Chaque année, environ un nourrisson sur trois contracte une bronchiolite. La bronchiolite est une infection aiguë des voies respiratoires inférieures. Son origine est virale. Le virus respiratoire syncitial (VRS) est le principal agent infectieux de cette maladie. En France, on estime que la bronchiolite touche chaque hiver près de 30 % des nourrissons de moins de 2 ans, ce qui représente environ 480 000 cas par an. La Direction générale de la Santé estime que plus de 90 % des enfants ont fait au moins une infection due à ce virus avant l’âge de deux ans.

Symptômes de la bronchiolite

Les symptômes de la bronchiolite commencent souvent par un simple rhume ou une rhinopharyngite, parfois accompagné d'un peu de fièvre. Après la toux, une gêne respiratoire apparaît, caractérisée par une respiration rapide et sifflante. Le nourrisson peut avoir du mal à s'alimenter et à dormir. Son état général peut être altéré : il peut être fatigué, moins souriant et moins tonique. La bronchiolite peut débuter par un rhume qui s’aggrave rapidement, avec des signes de difficultés respiratoires. Une toux sèche s’installe et devient de plus en plus grasse, ce qui provoque un encombrement et une gêne respiratoire importants. En cas de bronchite, on observe généralement une toux, parfois accompagnée de glaires ainsi que de la fièvre. La bronchiolite débute souvent par un rhume (sécrétions abondantes) puis une toux. Des difficultés respiratoires apparaissent ensuite avec une respiration plus rapide, souvent un peu sifflante à l’expiration. Lorsque le bébé commence à être gêné pour respirer, à chaque respiration le ventre se soulève, les espaces entre les côtes se creusent (ce que l’on appelle le tirage intercostal). Cette difficulté à respirer peut fatiguer le bébé, surtout quand il a moins de 3 mois, et peut gêner son alimentation et l’empêcher de finir ses tétées ou biberons.

Quand consulter un médecin ?

Dès l'apparition des premiers symptômes de la bronchiolite chez votre enfant, il est important de contacter votre médecin traitant ou votre pédiatre. Le médecin établira un diagnostic après un examen clinique du nourrisson et déterminera s'il s'agit d'une forme légère, modérée ou grave de la maladie. N’hésitez pas à prendre rendez-vous avec un professionnel de santé s’il vous semble gêné pour respirer ou s’il boit de moins en moins bien. Je prends rendez-vous pour mon nourrisson, sans attendre la fin de la journée, chez mon médecin ou mon pédiatre. Mon nourrisson de plus de 2 mois a des symptômes de bronchiolite, son état général est conservé et il continue à s’alimenter. Je n’attends pas pour contacter mon médecin. En cas de symptômes, je contacte d'abord mon médecin.

Traitement de la Bronchiolite

Il n'existe pas de traitement spécifique pour la bronchiolite. Cependant, il est important d'aider votre enfant à mieux respirer en nettoyant régulièrement son nez avec du sérum physiologique. Il est déconseillé de donner des médicaments pour aider à respirer ou pour calmer la toux. Le traitement repose principalement sur le lavage de nez consistant à instiller du sérum dans les narines pour évacuer les sécrétions nasales, ainsi que la surveillance accrue de l’enfant. La kinésithérapie respiratoire, longtemps préconisée, est aujourd'hui rarement pertinente selon les recommandations internationales. Il est fortement déconseillé de procéder à l’automédication en cas de bronchiolite chez le nourrisson. Les bronchiolites (d’origine virale) ne nécessitent pas de prise d’antibiotiques.

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Prévention de la Bronchiolite

Pour éviter d'être à nouveau contaminé par le virus, il est préférable de limiter les sorties dans des lieux de transmission comme la crèche ou les endroits clos. Un vaccin préventif pourrait voir le jour sous la forme d'un anticorps monoclonal. Cette solution injectable confère une immunité d'une année, après une seule injection. En raison de la très grande contagiosité de ce virus, soyez très attentifs à l’hygiène (lavage fréquent et soigneux des mains à l’eau et au savon), en évitant les contacts trop proches, en nettoyant régulièrement les biberons, sucettes, doudous, jouets… et enfin en aérant plusieurs fois par jour la chambre de votre bébé et les pièces à vivre de votre logement. Evitez de mettre votre bébé en crèche tant qu’il est malade. La prévention de la bronchiolite passe par des gestes simples et efficaces : se laver les mains régulièrement, avec de l’eau et du savon, avant et après un change et avant tétée, câlins, biberon, repas, etc. ; à défaut d’un lavage de main avec de l’eau et du savon, utiliser du gel hydroalcoolique ; aérer régulièrement les espaces de vie, a minima 10 minutes par jour ; porter soi-même un masque en cas de toux, rhume ou fièvre ; laver régulièrement les jouets et les peluches ; ne pas partager les biberons, sucettes ou couverts non lavés ; ne pas fumer à proximité d’un nourrisson, d’un enfant ou d’une personne âgée ; éviter d’emmener un enfant ou une personne âgée dans des lieux publics confinés, comme les transports en commun, les centres commerciaux, les restaurants, etc. ; limiter les visites au cercle des adultes très proches et non malades.

Vaccins et Traitements Préventifs

Depuis 2024, deux nouveaux vaccins préventifs, pris en charge par l’Assurance Maladie, ont été mis à disposition pour réduire le risque d’infection chez les nouveau-nés. Soit un vaccin maternel (Abrysvo®) qui peut être fait à la maman entre 32 et 36 semaines de grossesse si son accouchement est prévu en période épidémique. Ils sont tous les deux recommandés par la Haute Autorité de Santé (HAS). Vous pourrez choisir celui que vous préférez avec votre pédiatre, généraliste, gynécologue ou sage-femme. Si vous êtes en cours de grossesse il est important de discuter de vos vaccins Coqueluche, Grippe et éventuellement Covid. Dans les deux cas, le bébé n’est pas vacciné mais il est protégé de façon « passive » pendant au moins 6 mois. Cette protection est assurée par les anticorps, que ceux-ci soient transmis par la mère vaccinée en fin de grossesse ou par l’injection faite directement au bébé après la naissance. Le début de l’épidémie VRS peut être aussi variable. Si bébé naît un mois avant il perdra cette période de protection. Depuis 2024, cet anticorps est proposé à la maternité, avant la sortie de l’enfant, si la maman n’a pas été vaccinée entre 32 et 36 semaines. Il est également disponible sur ordonnance en pharmacie de ville pour tous les bébés, même en bonne santé, nés après le 31 janvier 2025. Il est particulièrement recommandé de protéger votre bébé s’il aura moins de 6 mois pendant la période de l’épidémie. Cet anticorps agit en quelques jours et protège plus de 6 mois. Renseignez-vous auprès du médecin qui suit votre enfant. Chez les bébés à haut risque de faire une bronchiolite grave (grands prématurés, porteur de certains cardiopathies, etc.) le Nirsevimab (Beyfortus®) maintenant remboursé pour la deuxième saison hivernale. Depuis 2024, les femmes enceintes, éligibles à la vaccination, qui sont dans leur 8e mois de grossesse (entre 32 et 36 semaines d’aménorrhée) et qui vont accoucher pendant la période « VRS » (de septembre à février) peuvent se faire vacciner. Ce vaccin se fait en une injection et peut être couplé avec les vaccins contre la grippe et la Covid. Il doit être décalé de 14 jours avec le vaccin contre la coqueluche (dTcaP). La mère vaccinée va transmettre les anticorps au bout de 14 jours. Le bébé naitra habituellement 2 mois après (40-41 SA), hors prématurité. Les anticorps transmis par le placenta grâce à la vaccination de la mère, permettent de protéger le nourrisson plus de 6 mois après sa naissance. Il faut cependant 14 jours au système immunitaire de maman pour produire ces anticorps. Cela peut poser problème en cas d’accouchement prématuré. Ceci explique qu’il doit être fait plus de 14 jours avant la date estimée d’accouchement pour être efficace.

Causes des Vomissements du Biberon chez Bébé Atteint de Bronchiolite

Il est fréquent que les bébés régurgitent une partie ou la totalité de leur biberon, parfois sous forme de vomissements en jet. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces vomissements chez un bébé atteint de bronchiolite :

  • Régurgitations normales : Les régurgitations sont fréquentes et banales chez les nourrissons pendant les premiers mois, car ils apprennent à téter et à coordonner succion, déglutition et respiration. Ces régurgitations diminuent puis disparaissent à mesure que le bébé grandit.
  • Grosse régurgitation liée à la prise alimentaire : "Ces vomissements sont souvent liés à de grosses régurgitations et donc à une prise alimentaire", explique le Dr Christian Spitz, pédiatre à Paris. Si bébé est un gros mangeur et avale son lait trop vite, il est possible de faire une pause au milieu de la tétée ou du biberon ou de fractionner les repas.
  • Encombrement bronchique et glaires : Bébé peut également avoir des renvois car il est encombré au niveau des bronches et a des glaires dans la gorge. Gêné, il recrache alors le lait qu'il avale sous forme de vomissements.
  • Irritation de la gorge : "Effectivement un problème rhinopharyngé peut s'accompagner de vomissements car bébé a alors une irritation au niveau de la gorge.
  • Allergie aux protéines du lait de vache : Dans certains cas, une allergie aux protéines du lait de vache peut provoquer des vomissements. Votre pédiatre vous conseillera alors un lait adapté.

Que Faire Face aux Vomissements de Bébé ?

Dans la plupart des cas, les vomissements sont sans gravité. Cependant, certaines mesures peuvent être prises pour soulager le bébé et prévenir les vomissements :

  • Nettoyer régulièrement le nez : Si votre bébé a des glaires dans la gorge, veillez à nettoyer régulièrement son nez avec du sérum physiologique, en particulier pendant la période hivernale et avant les tétées ou les biberons.
  • Fractionner les repas : Si bébé est un gros mangeur et avale son lait trop vite, faites une pause au milieu de la tétée ou du biberon, ou fractionnez les repas.
  • Maintenir bébé en position verticale après le repas : "A la fin du repas, veillez aussi à garder bébé dans la même position pendant 10 à 15 minutes pour qu'il digère plus facilement.
  • Épaissir les repas : "Si l'enfant grossit normalement, qu'il a un transit normal et semble en forme, on peut aussi tenter d'épaissir des repas afin de faire en sorte que les rejets soient moins importants", conseille le Dr Spitz.
  • Adapter le lait : Si votre bébé est allergique aux protéines du lait de vache, votre pédiatre vous conseillera un lait adapté.

Quand S'Inquiéter et Consulter un Médecin ?

Bien que la plupart des vomissements soient sans gravité, il est important de consulter un médecin dans les situations suivantes :

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  • Bébé ne grossit pas ou perd du poids.
  • Bébé vomit sous forme de jets très conséquents ou vomit tous ses biberons.
  • Bébé a du sang ou des glaires dans les selles.
  • Vomissements à distance des repas (peut être le signe d'une sténose du pylore).
  • Si l’enfant présente des signes de gravité, il est recommandé d’appeler le 15 pour connaître la prise en charge la plus adaptée. La vigilance des parents ou des professionnels de la petite enfance doit être renforcée si l’enfant : est âgé de moins de 6 semaines ; est ancien prématuré âgé de moins de 3 mois ; boit moins de la moitié de ses biberons à trois repas consécutifs ; dort en permanence, ou au contraire, pleure de manière inhabituelle et ne peut s’endormir ; vomit systématiquement ; souffre déjà d’une maladie respiratoire ou cardiaque identifiée.

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