Il est fréquent que les parents s'inquiètent lorsque leur bébé semble constamment fatigué ou refuse de manger, surtout le biberon du soir. Cet article explore les causes possibles de cette fatigue et de ce refus, et propose des solutions pour aider votre enfant à retrouver l'appétit et un sommeil réparateur.
Pourquoi Bébé Refuse de Manger ?
Plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi un bébé refuse de manger. Il est important de comprendre que le repas doit être un moment de plaisir partagé.
Le repas, un moment de plaisir partagé
Le contexte dans lequel le repas est donné est primordial et influence directement le comportement de votre bébé. Si vous êtes stressé ou agacé, votre enfant le ressentira et pourrait refuser de manger. Son propre état de fatigue influe aussi sur ses repas. C’est la raison pour laquelle il ne faut pas attendre qu’il soit fatigué, que ce soit au déjeuner ou au dîner, pour lui proposer son repas. Prenez quelques minutes pour vous détendre avant de donner le repas à votre bébé. Changez de vêtements, enfilez des chaussons, prenez une douche par exemple. Cela vous permettra de vous détendre et de vous rendre disponible pour votre bébé. Vous serez ainsi dans de bonnes conditions pour lui donner son repas.
Diverses raisons médicales et développementales
De nombreuses raisons peuvent expliquer pourquoi un bébé refuse de manger ou s’alimente un peu moins qu’auparavant. Chez les bébés encore allaités, les explications peuvent être simples : la température du lait dans le biberon ne lui convient pas, il n’apprécie pas de passer du sein au lait infantile… Il suffit d’un peu de patience pour résoudre le problème ! Chez les tout-petits qui débutent la diversification alimentaire, il n’est pas rare d’observer quelques réticences à goûter de nouveaux aliments. Cela est tout à fait normal. Les parents doivent alors rivaliser d’imagination pour rendre plus attrayante une purée de carottes ou une compote de coing.
Refus des nouveaux aliments et néophobie alimentaire
Si bébé a débuté sa diversification alimentaire, il peut également être réticent à l’idée de découvrir de nouveaux aliments qu’il ne connaît pas encore : c’est la phase de néophobie alimentaire, par laquelle passe la plupart des enfants entre 18 mois et 3 ans. Cette phase correspond à une période où la personnalité de bébé s’affirme fortement. Il prend conscience de la puissance de ses « non » et peut en abuser, s’amusant parfois à tourner la tête pour éviter la cuillère, préférant explorer son univers ou jouer plutôt que de manger. Ce comportement est normal et fait partie du développement psychomoteur de l’enfant. Bébé sera alors plus sélectif vis-à-vis des nouveaux aliments qui lui seront proposés. Il faut ne pas le forcer, mais plutôt lui proposer plusieurs fois, parfois jusqu’à 8 fois, un nouvel aliment avant qu’il ne l’accepte. Il est très important de ne jamais forcer l'enfant à manger, mais de l’encourager à goûter en le félicitant lorsqu’il le fait.
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Quand s’inquiéter ?
Comme pour les adultes, bébé peut avoir temporairement moins faim, lié à une fatigue passagère, une infection, une poussée dentaire… Il ne faut donc pas s’alarmer dans un premier temps si bébé refuse de manger occasionnellement. Toutefois, si ce refus de s’alimenter perdure et se répercute sur la courbe de poids de l’enfant, il est nécessaire de consulter un médecin. Tant que le poids et la croissance de bébé continuent de progresser régulièrement, il n’y a pas lieu de s’inquiéter.
Que Faire Si Bébé Refuse de Manger ?
Il existe plusieurs stratégies pour encourager votre bébé à manger et à apprécier les repas.
Inventez vos propres rituels lors des repas
Le repas est synonyme de convivialité. Vous pouvez déjà transmettre ces notions à votre enfant. Bébé a débuté sa diversification alimentaire et vous tend sa cuillère ? Partagez la purée de son petit pot, goûtez-le, faites des gargarismes, dites-lui que c'est bon. Il goûtera probablement à son tour après avoir bien ri ! Votre bébé refuse de manger parce qu'il préfère continuer à jouer ? Invitez-le à faire un coloriage à table et donnez-lui à manger. Inutile de sortir le coffre à jouets entier, mais essayez d'inventer vos propres rituels pour faire du repas un moment agréable, au cours duquel votre bébé prendra du plaisir. Riez, faites le clown, imitez-le, chantez… Une bonne façon d’éviter qu’il refuse de manger. Si cela se passe mal avec l’un des parents, l’autre peut aussi prendre le relais pour désamorcer le conflit.
Quelques règles à respecter :
- Ne jamais forcer l'enfant à manger ;
- Lui montrer l’exemple ;
- L’inciter à goûter et le féliciter lorsqu’il le fait ;
- Éteindre la télévision ;
- Retirer les jouets à portée de main ;
- Lui apprendre à se concentrer sur les couleurs, les textures et les saveurs de son menu ;
- Ne pas trop remplir l'assiette ;
- Préparer une assiette rigolote ou originale pour rendre le repas joyeux.
Cadrez le temps des repas
Les enfants ont besoin de repères. Il est important de lui donner le repas à la même heure chaque jour. Vous pouvez mettre en place un petit rituel : par exemple, jouer, puis bain, puis repas. Votre bébé s'habituera à ce rythme et saura qu'après le bain, il mange. Ne tombez pas non plus dans l'extrême inverse ! S'il dîne à 20 heures au lieu de 19 h 45, ce n'est pas grave : veillez à donner à votre enfant son repas avant qu’il ne soit fatigué.
Trouvez de petites astuces pour gérer ses refus
Pour que votre enfant ait envie de manger, vous pouvez ruser avec quelques astuces qui lui redonneront l’appétit :
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- Un plateau-repas : disposer dans un plateau plusieurs petits contenants avec l'entièreté du repas (légumes, viande, compote). L’enfant picore ce qu’il veut, mais il mange ;
- Faites des plats colorés ! Une jolie purée orange de carottes est plus attrayante qu’un plat beige ;
- Faites en sorte que son plat sente bon : faites-lui sentir les odeurs, jouez avec des épices douces (cumin, paprika, menthe, anis, cardamome, cannelle à partir de 12 mois dans une compote de pommes) pour éveiller sa curiosité gustative ;
- Composez une salade de fruits, c’est ludique, joli et un succès garanti !
Ne cédez pas au chantage ou au marchandage
Les parents doivent être fermes et cohérents : ne donnez rien d'autre à manger entre les repas pour éviter que bébé refuse par habitude de grignoter.
Bébé Pleure Pendant le Biberon : Comprendre les Causes
Le moment du biberon - souvent instant de partage et de réconfort - peut rapidement devenir source d’inquiétude et de frustration lorsque votre enfant se met à pleurer. Mais quelles sont donc les raisons qui peuvent pousser un bébé à pleurer pendant qu’il boit son biberon ?
- Le reflux gastro-œsophagien : Certains bébés souffrent de reflux gastro-œsophagien, entraînant des régurgitations ou remontées acides et une gêne pendant la tétée.
- Les coliques du nourrisson : Elles sont fréquentes et peuvent provoquer des pleurs pendant le biberon.
- L’intolérance ou l’allergie au lait : Certaines protéines présentes dans le lait de vache, notamment le lactose, peuvent être mal tolérées par certains bébés.
- Le débit de la tétine : Une tétine qui laisse passer trop peu ou trop de lait peut rendre la prise du biberon difficile pour votre bébé. Si le débit de la tétine est trop rapide ou trop lent pour le bébé, cela peut le frustrer.
- La fatigue ou état de stress : Un bébé fatigué ou stressé peut avoir du mal à prendre son biberon.
- L’absence de faim : Parfois, les bébés pleurent pendant le biberon parce qu’ils sont rassasiés et ne veulent plus manger. Apprenez à reconnaître les signes de satiété, tels que la fermeture de la bouche, la diminution de l’enthousiasme pour le biberon ou le rejet du biberon.
Il est nécessaire de bien observer votre bébé afin d’identifier la cause de ses pleurs pendant le biberon. Enfin, sachez également que certains bébés peuvent se sentir rassasiés avant d’avoir terminé le biberon.
Comment Apaiser Bébé Pendant le Biberon ?
Un massage peut parfois aider à soulager bébé. Trouvez une position confortable pour vous et votre enfant. Vous pouvez le tenir contre votre poitrine ou le placer sur une surface douce, telle qu’un tapis de jeu ou une table à langer. Si votre bébé pleure pendant le biberon, il peut y avoir des zones de tension ou d’inconfort spécifiques. Vous pouvez masser délicatement ces zones pour soulager l’inconfort. Prenez le temps de calmer votre bout de chou en utilisant des techniques apaisantes telles que le fait de le bercer doucement, de lui parler doucement ou de lui donner des petites caresses. Le bercement a un effet apaisant sur le système nerveux du bébé, aidant à réduire le stress et l’anxiété. Bercer bébé peut par ailleurs aider à soulager les gaz emprisonnés dans son estomac.
Positions recommandées :
- Position semi-verticale : Asseyez-vous avec le bébé en position semi-assise sur vos genoux, soutenant sa tête et son dos.
- Position inclinée : Utilisez un oreiller ou un coussin pour incliner légèrement le bébé lorsqu’il est allongé sur votre genou ou dans un transat.
- Position de bercement : Tenez le bébé dans vos bras et bercez-le doucement d’un côté à l’autre.
- Changement de bras : Si vous tenez déjà le bébé dans un bras, essayez de le changer de bras.
Si votre bébé pleure pendant le biberon : armez-vous de patience et de courage ! Observez attentivement votre enfant et n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec un professionnel de santé tel qu’un pédiatre si besoin.
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Refus de Manger : Causes Possibles et Astuces
Bébé refuse de manger et c’est l’angoisse qui gagne du terrain du côté des parents… Un sentiment totalement légitime car bien souvent on associe alimentation et bonne santé. Qu’on se le dise, chaque parent a envie que son bébé grandisse et progresse avec régularité dans les courbes de croissance de son carnet de santé. Oui, mais voilà, nombreux sont les bébés qui auront un passage (plus ou moins long) où ils ne voudront presque plus manger. Tiraillés entre insister à chaque repas ou compenser avec des aliments « copains », les parents se sentent souvent démunis et dépourvus de solutions. Voici les causes possibles de ce comportement et des astuces à tester avec votre bébé pour sortir du tunnel.
Différentes causes possibles :
Différentes causes peuvent être le point de départ d’un refus de manger chez un bébé. Voici une liste (non exhaustive) des causes les plus fréquentes.
- L’origine médicale : Les petites maladies hivernales (otites, gastro-entérites, etc) ou les poussées dentaires peuvent modifier pendant quelques jours l’appétit de votre bébé. En effet, son organisme est mis à l’épreuve et la fatigue se fait sentir, alors manger un repas complet peut lui paraître être une montagne haute à gravir. Si le refus de manger est corrélé avec un petit virus saisonnier ou une poussée dentaire, il est recommandé de fractionner les repas de votre bébé et de bien penser à l’hydrater régulièrement. En revanche, si la perte d’appétit s’installe jusqu’à ne plus manger du tout, qu’une perte de poids arrive et que votre bébé semble avoir un comportement anormal, vous devez impérativement consulter un professionnel de santé dans les plus brefs délais. D’autre part, certains bébés présentent dès la naissance (ou peu de temps après) un RGO (Reflux Gastro Œsophagien) ou sont diagnostiqués APLV (allergie aux protéines de lait de vache). Particulièrement douloureux, le RGO dans ses formes les plus sévères peut également impacter l’appétit de votre bébé notamment lorsque les mesures hygiéno-diététiques (changement de lait, etc.) sont mises en place tardivement.
- Le refus de la cuillère : Depuis sa naissance, votre bébé a l’habitude d’un contact doux et chaleureux pour se nourrir (le mamelon de sa Maman en cas d’allaitement au sein ou une tétine souple s’il est nourrit au biberon). Ainsi, au début de la diversification alimentaire, la transition avec une cuillère en métal peut lui sembler froide. De même, une cuillère trop grande et non adaptée à la taille de sa bouche peut le freiner d’emblée. Vous pouvez laisser de côté la cuillère quelques temps pour encourager votre bébé à découvrir le contenu de son assiette avec ses mains. On lâche donc prise sur les bonnes manières à table et on accepte que Bébé s’en mette partout ! Enfin, le marché des cuillères pour bébé s’est adapté ces dernières années pour proposer des cuillères qui s’adaptent à leurs besoins : cuillère souple, cuillère d’apprentissage, grignoteuse, etc.
- Des textures non adaptées : En dehors de la DME, la diversification alimentaire débute souvent par des purées lisses puis évolue progressivement vers des textures moulinées et enfin écrasées. Certains bébés auront des difficultés d’oralité avec les préparations qui mixent purée lisse et petits morceaux (bien souvent le cas des préparations industrielles). Ils peuvent avoir des haut-le-coeur et cela peut jouer sur l’acceptation du repas. C’est pourquoi, nombreux sont les bébés qui préfèrent les morceaux seuls et pas en association avec une purée lisse. D’une manière générale, les professionnels de santé recommandent l’introduction des morceaux avant les 10 mois de l’enfant. Au-delà, il y a un risque que l’alimentation soit de plus en plus difficile, sélective et aussi des risques de malformations orthodontiques plus tard (la mastication est très importante pour le développement dentaire et le positionnement de la langue).
- La néophobie alimentaire ou l’hyper-sélectivité : Autour de l’âge de 18 mois, votre Bébé peut refuser certains aliments qu’il appréciait jusque-là, on parle dans ce cas d’hyper-sélectivité. Bébé peut également se montrer réticent à goûter des aliments nouveaux. Le rejet intervient bien avant le fait de mettre les aliments dans la bouche, parfois l’aspect visuel de l’assiette, l’odeur ou la texture des aliments suffisent à ce que votre enfant exprime très explicitement un « Non », repousse son assiette et vous tourne la tête. Une fois encore, ce passage est normal et ne constitue en aucun cas un trouble alimentaire. Votre médecin ou pédiatre reste l’interlocuteur privilégié. Surtout, si cette situation devient ingérable et que cela impacte la santé de votre bébé.
- La recherche d’autonomie : En grandissant, vers l’âge de 18 mois approximativement, votre bébé exprimera parfois la volonté de faire seul pour les moments clés de son quotidien (repas, toilette, etc.). Le refus de manger peut donc en réalité dissimuler son désaccord que ce soit vous qui lui donniez à manger. Cette quête d’autonomie passe souvent par le fait de manger avec les mains.
- La phase d’opposition : De même, à cet âge-là, les bébés passent par la phase d’opposition avec leurs parents et avec une intensité variable d’un enfant à l’autre. Cette étape dans leur développement affectif se caractérise par le rejet quasi systématique de ce que va dire ou faire le parent. Bien que déstabilisante et difficile à gérer pour les parents, cette étape transitoire est importante et nécessaire pour le développement de l’enfant. En effet, en s’opposant, Bébé développe son autonomie, commence à se détacher progressivement de ses parents et développe sa confiance en lui en exprimant ses opinions. Le meilleur exemple de cette phase d’opposition : les repas de bébé sont compliqués à la maison alors qu’à la crèche ou chez l’assistante maternelle tout se passe bien. Inutile donc, de chercher à freiner ce passage obligé car il est nécessaire dans la construction de votre enfant. En revanche, en tant que parents votre rôle est de fixer un cadre avec des limites à ne pas franchir (ne pas jeter la nourriture, pas de grignotage, etc.) et d’aider votre enfant à comprendre et nommer les émotions qui le submergent au moment du repas notamment.
Comment Réagir si Mon Bébé Ne Veut Plus Manger ?
Il est crucial de rester calme et zen. S’énerver ou s’inquiéter lorsque bébé refuse de manger ne serait que contre productif… Facile à dire, pensez-vous probablement ! Il est vrai que, paradoxalement, l’alimentation reste un sujet particulièrement ambivalent. À la naissance de leur bébé, les parents sont invités à noter scrupuleusement les tétées, les quantités bues (pour les bébés allaités au biberon). Quand la diversification alimentaire se met en place, là encore la maîtrise s’invite au menu (grammage précis de protéines, une cuillère à café de matière grasse…). Cette rigueur, bien qu’indispensable pour apporter la juste dose de nutriments à Bébé, ne fait que conforter le sentiment de contrôle du parent sur l’alimentation de son bébé. Alors quand on se retrouve dans la situation où notre bébé refuse de manger, lui qui jusqu’à présent était un bon mangeur, il est normal pour le parent d’avoir le sentiment de perdre pied et de s’inquiéter.
Astuces à suivre côté parents :
Voici des pistes pour relativiser si votre bébé refuse de manger et aborder cette situation sous un autre angle :
- Restez maîtres de vos émotions : rangez la panique ou la colère au placard ;
- Ne forcez jamais votre enfant : s’il refuse un aliment, proposez-lui de nouveau dans les jours qui suivent et toujours avec bienveillance ;
- Ne vous découragez pas au premier refus : il faut parfois 10 tentatives pour que votre Bébé accepte enfin un aliment ;
- Ne tombez pas dans la surenchère : on ne félicite pas un enfant qui a terminé toute son assiette et à contrario on ne réprimande pas un enfant qui mange peu (ou pas du tout). Il en va de même pour le fameux chantage « Pas de dessert si tu ne finis pas ton assiette » ;
- À table, évitez de surveiller ce que mange votre Bébé et dans quelles proportions. S’il en laisse dans son assiette et vous exprime qu’il n’a plus faim, prenez le comme un signe positif : votre enfant grandit et a bien intégré le principe de satiété ;
- Si votre enfant mange peu, évitez toutefois de compenser par des aliments copains (gâteaux industriels par exemple) ou par un double dessert ;
- Soyez fermes sur le grignotage en dehors des repas : c’est ok de ne pas vouloir goûter ou manger tout son repas. En revanche, manger se fait sur des temps définis dans la journée (matin, midi, goûter et soir). Vous êtes son modèle sur ce point, vous devez être exemplaires.
Pistes pour encourager bébé à manger avec envie :
À vous de piocher, tester et adapter les conseils que nous vous proposons à suivre si votre bébé refuse de manger. L’objectif est de retrouver rapidement plaisir et sérénité à chaque repas.
- Faites lui découvrir un maximum de saveurs sur la tranche 6-18 mois : Les professionnels de santé recommandent de profiter de la période de néophilie (à partir de 4-6 mois jusqu’aux 18 mois de l’enfant) pour lui faire découvrir un maximum de saveurs et textures (sous réserve de respecter les recommandations officielles du carnet de santé puisque certains aliments comme le miel sont à proscrire avant l’âge d’un an). Aujourd’hui, on ne conseille plus nécessairement de proposer le même légume à votre bébé pendant plusieurs jours de suite. En effet, il est plus facile pour l’enfant d’accepter de la nouveauté un peu chaque jour car cela fait partie de ses habitudes. Une étude scientifique avance même certaines prédispositions in utero. Une alimentation variée et équilibrée pendant la grossesse et l’allaitement faciliterait l’acceptation des aliments par l’enfant plus tard. Toutefois, que toutes les mamans ou futures mamans se rassurent ! Elles ne doivent en aucun cas se sentir responsables si leur enfant refuse de manger. En effet, les causes sont multiples comme nous l’avons expliqué précédemment.
- Chaque repas a son importance : Mangez ensemble, au calme, en pleine conscience de l’instant présent et sans distractions inutiles (pas d’écrans, de jouets…). Le repas doit être un moment privilégié avec votre Bébé où vous prenez le temps d’échanger avec lui. Montrez-lui à quel point le repas peut être un chouette moment passé ensemble !
- Faites participer votre bébé à la préparation du repas : Improvisez une sortie au marché pour faire découvrir les aliments bruts à votre enfant. Une belle opportunité de nommer avec lui les fruits et légumes, de lui faire sentir et toucher… De retour à la maison, la préparation du repas peut être l’occasion de faire participer votre bébé. La participation peut prendre différentes formes : pour les plus petits il peut s’agir simplement d’observer depuis leur chaise haute alors que les bébés plus grands (qui tiennent debout) peuvent participer depuis leur tour d’observation (toujours sous votre surveillance bien évidemment).
- Mangez la même chose que votre bébé : Souvenez-vous que votre enfant vous observe et agit par mimétisme. Alors il va de soi que si le contenu de votre assiette n’a pas la même couleur que celle qu’il a devant ses yeux, vous allez au devant d’un refus catégorique. Autrement dit, les brocolis sont au menu de tout le monde ou rien !
- Variez les présentations dans l’assiette et jouez sur l’aspect visuel : Laissez libre cours à votre créativité et proposez des assiettes ludiques en représentant par exemple le visage d’un bonhomme avec les aliments. Les assiettes compartimentées peuvent aussi être une solution car elles permettent à l’enfant de bien catégoriser visuellement les différents aliments et de les goûter indépendamment les uns des autres. Proposez des petites portions et ne cherchez pas à remplir entièrement l’assiette de bébé, au risque que cela lui semble insurmontable. Enfin, il y a de nombreuses manières de proposer un aliment à un bébé : cru, râpé, cuit à la vapeur, en gratin… Par exemple, le chou fleur est mieux accepté sous forme de gratin plutôt que cuit à la vapeur. Vous pouvez également ruser en proposant de la « finger food ». Il s’agit de versions salées innovantes réalisées avec des moules en silicones destinés initialement à la pâtisserie (moule à cannelés, moules bonhommes pain d’épices par exemple). Progressivement (mais sans trop attendre non plus), nous recommandons de réintégrer dans l’assiette l’aliment brut au côté d’une préparation type « finger food ». Votre enfant doit pouvoir intégrer visuellement à quoi ressemble et le goût de l’aliment dans sa version brute et non transformée.
- L’importance du jeu d’imitation en dehors des repas : Jouer à la dînette, improviser un repas comme au restaurant avec ses poupées, parcourir un livre sur les légumes… Autant de scènes de jeu d’imitation qui peuvent éveiller la curiosité de votre bébé et l’encourager à accepter le contenu de son assiette.
Le Biberon du Soir : Faut-il l'Arrêter ?
Le lait est l’aliment principal du bébé durant ses premiers mois. Même après 1 an, il reste essentiel dans son alimentation. Mais peu à peu, les purées et les compotes prennent le relais. Pourtant, le biberon du soir a parfois du mal à disparaître. Et on comprend pourquoi ! Depuis sa naissance, votre enfant associe ce moment à une routine rassurante.
Quand et comment arrêter le biberon du soir en douceur ?
Idéalement, le biberon peut tendre à disparaître de la vie de votre Toumini entre 12 et 15 mois, à la louche. Et ce, pour plusieurs raisons :
- La diversification alimentaire lui fait de moins en moins de place, à ce biberon-là !
- À partir d’un an révolu, votre bébé est capable de boire au verre ou à la tasse à bec. C’est parti pour de nouvelles aventures !
- Le besoin de succion diminue aussi.
- La routine du soir n’est plus vraiment censée inclure le bib’.
Disons qu’à partir de 12 mois, le biberon n’est plus une nécessité absolue. Il peut jouer les prolongations (à table, pendant le repas du soir) s’il est considéré comme dessert. Mais pas comme un doudou indispensable ! Vous verrez, progressivement, votre Toumini ira peut-être naturellement vers autre chose.
Réveils Nocturnes et Biberons : Comment Gérer ?
Il est courant que les bébés se réveillent la nuit, mais la nécessité de leur donner un biberon dépend de plusieurs facteurs.
Comprendre les causes des réveils nocturnes
Plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi un bébé se réveille la nuit et réclame un biberon. Il est important de déterminer si c'est par faim réelle ou par habitude.
Stratégies pour réduire les biberons nocturnes
Si vous souhaitez réduire ou éliminer les biberons nocturnes, voici quelques stratégies :
- Assurez-vous que bébé mange suffisamment pendant la journée : Proposez des repas équilibrés et nourrissants.
- Établissez une routine du coucher apaisante : Incluez des activités relaxantes comme un bain, une histoire ou une berceuse.
- Réduisez progressivement la quantité de lait dans le biberon nocturne : Diminuez la quantité de 30 ml chaque nuit jusqu'à ce que bébé ne reçoive plus qu'un peu d'eau.
- Offrez du réconfort sans biberon : Câlinez, bercez ou parlez doucement à votre bébé pour le rendormir.
- Soyez patient et cohérent : Il faut du temps pour modifier les habitudes de sommeil de bébé.
Quand consulter un professionnel de santé ?
Si les réveils nocturnes persistent malgré vos efforts ou si vous avez des inquiétudes concernant l'alimentation de votre bébé, il est important de consulter un médecin ou un pédiatre. Ils pourront évaluer la situation et vous donner des conseils personnalisés.
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