L'avortement, un sujet complexe et délicat, se situe au carrefour de l'individuel et du collectif. Il nécessite une approche à la fois interdisciplinaire et transculturelle, convoquant les sciences sociales, la psychanalyse et la médecine, particulièrement lorsqu'il s'agit du corps féminin.
Le Corps Féminin : Un Enjeu Psychique et Culturel
Le corps féminin est constamment soumis à des actions normatives de nature politique, culturelle, religieuse ou médicale. L'intérêt de croiser les regards pluridisciplinaires et les différentes sources culturelles est donc primordial pour appréhender des problématiques touchant au corps des femmes, comme celle de l'avortement.
La Revendication du Corps : Un Droit à la Libre Disposition
« Notre corps nous appartient ! » : cette revendication emblématique du mouvement d’émancipation féminine, apparu à la fin des années 1960, proclame le droit à la libre disposition du corps, faisant référence spécifiquement aux moyens de maîtrise de la fécondité et à la libération sexuelle. Le corps est investi comme un instrument crucial de libération, car il constitue un lieu où s’exercent le contrôle social et la répression culturelle et politique. En France, la libéralisation de la contraception médicalisée et la dépénalisation de l’avortement témoignent de cette conquête féministe de la maîtrise du corps féminin. L’interruption volontaire de grossesse (IVG) devient un droit encadré par des dispositifs juridiques assurant le respect de la liberté de procréer des femmes et la protection de leur santé physique et psychique.
L'Évolution de la Législation et les Débats Publics
Aujourd'hui, plus de quarante ans après la légalisation de l’IVG, ce qui fut jadis un slogan militant passe pour une idée reçue : « Un enfant si je veux, quand je veux ». La législation elle-même poursuit son évolution en vue d’une meilleure garantie du droit des femmes de disposer de leur corps. L'avortement continue à faire l’objet de débats publics au gré des enjeux sociétaux et à nourrir des controverses dont la variété des formes et des contextes montre la diversité et la complexité des facteurs convoqués, qui sont religieux, culturels, médicaux, sociaux, économiques et politiques.
L'Expérience Subjective de l'Avortement : Un Tabou Persistant
Bien que l'avortement puisse être pensé, discuté et débattu sur la scène publique, les langues se délient moins aisément quand il s’agit de le penser en termes d’expériences subjectives. La majorité des femmes interrogées sur leur expérience de l’avortement est loin de présenter son vécu comme la jouissance d’un droit plein et entier. Elles évoquent leur décision comme une solution moralement problématique, voire critiquable, ou comme un mal nécessaire.
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Les Normes Morales Culpabilisantes
On peut y voir les effets des normes morales culpabilisantes, lesquelles, intériorisées par les femmes et parfois relayées par le corps médical et les dispositifs d’assistance sociale, font de l’avortement un arrangement bancal ou une « déviance morale légale ». La crainte de la stigmatisation morale reste une explication partielle de la difficulté des femmes à porter leur vécu à la pleine lumière.
Au-Delà du Traitement Juridique et des Représentations Sociales
Ce que les récits des femmes peuvent laisser entendre de dramatique et d’indicible dans l’expérience de l’avortement convoque ce qu’il y a de plus intime et même de plus profondément enfoui, là où les voix des femmes se font cris et chuchotements. Il est essentiel de se dégager des positions catégoriques normatives ou idéologiques pour rendre audible ce qui se joue dans le for intérieur de cette expérience féminine par-delà le traitement juridique et les représentations sociales de l’avortement.
L'Avortement Vu de l'Intérieur : Souffrance Psychosomatique et Silence
Le texte de Yang Hyunah présente l’intérêt d’aborder la question de l’avortement, en quelque sorte, de l’intérieur : à partir du point de vue des femmes ayant avorté. L’avortement est pour les femmes une expérience psychosomatique comportant une grande souffrance, d’autant plus durable qu’elle reste confinée dans le silence. Expérience corporellement douloureuse, lourde sur le plan psychique, de sentiments de culpabilité et de honte, source d’angoisse troublante et de dispositions défensives pour la vie sexuelle et l’identité féminine.
L'Avortement : Une Nécessité au-Delà de la Légalité
L’avortement, une nécessité indépendamment de sa légalité ou de son illégalité. N’est-ce pas aussi ce qui éclaire la difficulté des femmes françaises à vivre l’avortement de bout en bout comme l’exercice d’un plein droit ? D’un côté, lorsqu’il est légalement interdit, l’avortement n’en est pas moins perçu comme une solution qui en vient à s’imposer ; de l’autre côté lorsque le droit est reconnu, il se vit malgré tout comme un choix qui ne va pas de soi.
La Conflictualité Inhérente à l'Avortement
L'avortement en tant qu'expérience vécue serait d'essence conflictuelle, qui, tout en nécessitant d’être pensée et considérée par la loi, déborde le traitement juridique. Cette conflictualité est inhérente à l’avortement, compte tenu de la puissance de l’ambivalence des désirs et des affects que mobilisent les expériences de grossesse et de maternité.
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La Situation Psychique de la Femme Face à l'Avortement : Un Paradoxe
La situation psychique de la femme qui vit un avortement peut être abruptement définie comme un paradoxe. L’expression interruption volontaire de grossesse suggère en effet, pour la femme, que quelque chose lui est arrivé puis s’est arrêté, ou que quelque chose était présent en elle avant d’être laissé-tomber, perdu. Or comme l’indique son étymologie ab-oriri, avorter, c’est « non-naître ». C’est un « non-advenu » qui a eu lieu.
Comment S'Arranger avec une Expérience Aussi Paradoxale ?
Comment s’approprier un acte de négation ? Comment faire advenir subjectivement un événement qui, par définition, vise à annuler et à effacer ? Comment inscrire dans la réalité psychique un événement qui a été accepté à condition de rester réduit à sa réalité physique ?
L'Expérience d'Avortement : Une Maternité Posthume ?
L’expérience d’avortement ne semble être pensée et mise en mots qu’à la faveur d’un événement qui, lorsqu’il survient, est comme interdit de représentation et d’investissement : l’expérience de grossesse. Dès lors on pourrait se demander si les femmes ne la vivent pas après coup, pour ainsi dire, comme une sorte de maternité posthume.
Les Vécus Corporels et les Sentiments de Culpabilité
Les femmes mettent en exergue la douleur en la comparant à celle de l’accouchement, quand bien même elles ont le sentiment d’un accouchement qui ne peut pas dire son nom ni rendre leur corps digne des soins prodigués au corps donnant la vie. Les sentiments de culpabilité et de honte qui hantent le discours de certaines femmes témoignent de la présence, dessinée en pointillé, d’un lien au fœtus empreint d’une identification maternelle. C’est porté par une mère que l’« être non né » devient un « bébé », un « enfant », quand bien même il s’agirait d’une mère défaillante, condamnée à demeurer cachée.
Les Enjeux Psychiques Exacerbés par l'Avortement
La mise en représentation de l’expérience d’avortement confronte les femmes à la nécessité de poursuivre, par mots interposés, l’événement interrompu et le cortège d’enjeux psychiques qui en découle : expérience de la perte, lien mère-fille, figure maternelle archaïque, toute-puissante et détentrice de vie et de mort, corps féminin dans la sexualité et la maternité, et enfin, opacité inquiétante de la jouissance féminine.
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La Liaison Dangereuse Entre le Ventre et la Tombe
Éprouver un corps douloureux et détérioré, voué au secret et à la solitude parce qu’indigne de l’attention accordée au corps donateur de vie, et sentir en soi le poids de la figure maternelle « coupable et fautive » traduisent l’effroi de cette liaison dangereuse entre le ventre et la tombe.
La Crainte de la Banalisation de l'Avortement
La conflictualité sous-jacente au pouvoir de procréation féminin peut avoir des résonances profondes au plus intime de chacun de nous, on le perçoit par exemple dans la crainte récurrente des conséquences de l’abandon de la loi punitive de l’avortement. Pourtant généralement démentie par les faits comme par les témoignages de vécu des femmes, la banalisation de la pratique, au risque de provoquer son augmentation incontrôlée chez toute une chacune, continue d’être brandie comme une menace.
Deuil Périnatale et Accompagnement Psychologique
Lorsqu'on attend un enfant, on imagine sa vie future, son visage, les moments de bonheur que l'on passera avec lui. Mais parfois, la mort de cet enfant chéri survient avant ou après la naissance. Pour les parents, c'est une épreuve d'autant plus difficile qu'ils doivent faire le deuil de l'enfant, de leurs joies à venir, mais aussi composer avec l'entourage qui essaye de les faire passer rapidement à autre chose. On dénomme deuil périnatal celui qui se produit à la suite de la perte de l'enfant que l'on attend (depuis sa conception jusqu'à sa première année de vie). On considère qu'il s'agit là d'un deuil silencieux car, la plupart du temps, l'entourage occulte ce qu'il s'est passé. De nombreuses femmes se tournent vers un psychologue après la perte de leur futur enfant, car elles ont la sensation que leurs émotions sont injustifiées et ont honte d'être en deuil. L'entourage a tendance à essayer d'étouffer l'affaire par des phrases comme "une fois que tu seras remise, tu pourras essayer d'en avoir un autre".
Les Cas Cliniques et la Thérapie
Psychologue clinicienne, Encarni Muñoz Silva nous a présenté deux cas de personnes ayant fait face au deuil périnatal, et ce sur quoi la thérapie s'était basée :
Le premier cas : Une patiente de 37 ans, mariée et mère de trois enfants, a subi un avortement thérapeutique au cinquième mois de sa dernière grossesse. Elle a expliqué combien il a été difficile de prendre le médicament et de sentir que le bébé arrêtait de bouger. Au moment où elle est venue en thérapie, il s'était passé un an et demi depuis cet avortement thérapeutique, mais elle ne pouvait pas sortir dans la rue et voir des poussettes avec des bébés. Pendant le deuil, elle n'était pas soutenue par son mari, qui se limitait à lui dire que ça finirait par passer et qu'ils pourraient ensuite réessayer. Elle se sentait coupable de sa situation et avait commencé à développer de l'anxiété. La thérapie s'est concentrée sur son droit à être mal, sur l'écoute de ses émotions, afin de les sentir et d'élaborer le deuil.
Le deuxième cas : Un couple, Paula et Charles, a consulté un psychologue car Paula avait mis au monde deux mois auparavant une fille née prématurée, qui était décédée après un mois de vie. Une thérapie de couple leur a été proposée et a été acceptée par les deux parties. Paula a exprimé le fait qu'elle se sentait triste et surtout coupable car elle commençait à oublier le visage de sa fille défunte. Charles se sentait triste mais considérait que ses sentiments étaient normaux et finiraient par passer. Le travail a notamment consisté à faire prendre conscience à Charles de ses émotions afin qu'il s'autorise de la tristesse et que cela facilite la communication dans le couple pour qu'ils puissent parler de leurs émotions. Avec Paula, il a fallu creuser ce sentiment de culpabilité.
Si vous avez traversé ou traversez actuellement une épreuve similaire, ne vous taisez pas, parlez-en et autorisez-vous à avoir des émotions. Avoir un enfant est un grand bonheur, et le perdre est une véritable épreuve très difficile à supporter. Si cela est possible, cherchez de l'appui auprès de votre famille ou de votre conjoint. La communication est essentielle, il vous faut parler pour digérer petit à petit ce qui s'est passé. Si vous sentez que vous n'y arrivez pas seule, demandez l'aide d'un professionnel. Il s'agit d'un deuil, et il faut passer par plusieurs phases avant de se sentir mieux.
Les Dilemmes Personnels et les Témoignages
De nombreuses femmes partagent leurs expériences et leurs dilemmes face à une grossesse non désirée. Elles expriment leurs angoisses, leurs doutes et leurs peurs, ainsi que leurs difficultés à prendre une décision éclairée. Certaines se sentent soutenues par leurs amies et leurs voisins, tandis que d'autres se sentent isolées et incomprises.
Les Questions Cruciales à Se Poser
Face à une telle situation, il est essentiel de se poser les bonnes questions :
- Quelle est l'importance du père pour vous ?
- Cette grossesse est-elle vraiment un hasard ou y a-t-il eu une part de volonté inconsciente ?
- Pouvez-vous compter sur un réseau de proches fiable ?
- Avez-vous des perspectives d'avenir en dehors de cet enfant ?
Le Soutien et l'Accompagnement
Il est important de rechercher un soutien auprès de professionnels de la santé, tels que des psychologues ou des sages-femmes, afin de bénéficier d'un accompagnement personnalisé et adapté à votre situation.
Le Rôle de l'Entourage Face à une IMG
Cécile Barth, membre actif de l’Association Petite Emilie, souligne l'importance du support de l’entourage pour la mère autant que pour le père. Il est essentiel de se montrer disponible pour elle, de la laisser pleurer et d'être confortée dans son choix. Au moment de l’IMG, le père est très seul avec sa souffrance. L’entourage est centré sur la maman, sur sa souffrance, sa tristesse, sa fatigue. Rares sont les personnes qui lui demandent comment il va, lui, en lui offrant ainsi un espace de parole pour exprimer sa tristesse de père.
Les Phrases à Éviter
Certaines phrases sont absolument terribles à entendre par les parents : « vous en aurez d’autres, vous êtes jeunes », « vous en avez déjà 2 en bonne santé », « si j’étais vous, je ferais pareil », etc. Parler d’une grossesse future est également maladroit.
Les Souvenirs du Bébé
Les spécialistes de l’Association Petite Emilie recommandent aux couples de garder des souvenirs du bébé (photos, bracelet, fêter les anniversaires…). Toute l’histoire de cet enfant se joue au moment de l’IMG. Se créer des souvenirs de cet enfant permet de l’ancrer dans l’histoire, de lui faire une vraie place dans l’histoire familiale.
L'Importance de Parler de l'Enfant
Eviter de parler de ce bébé est l’attitude naturelle de l’entourage pour épargner le couple. Mais ce bébé a existé, il a une histoire, il fait partie de l’histoire de la famille, il a sa place dans une fratrie. Les parents ont besoin de parler de leur enfant pour continuer à le faire exister, pour qu’on ne l’oublie pas.
L'Avortement Expliqué aux Enfants
Mme Chan a expliqué à sa fille que l’avortement est pratiqué quand une personne est enceinte et qu’elle ne veut plus l’être. Elle leur a alors expliqué qu’en tant qu’ophtalmologiste pratiquant des opérations chirurgicales tous les jours, c’est techniquement ce qu’elle fait. Hors contexte, cela semble horrible. Elle a expliqué qu’en tant qu’ophtalmologiste pratiquant des opérations chirurgicales tous les jours, c’est techniquement ce qu’elle fait. Hors contexte, cela semble horrible. « Et ma fille a compris », affirme-t-elle en claquant des doigts. « Parce qu’elle a dit : ‘Eh bien, je suppose qu’il est important de connaître les raisons qui poussent les femmes à sa faire avorter. Ma fille est intelligente » dit-elle fièrement.
Elle a expliqué qu’en tant qu’ophtalmologiste pratiquant des opérations chirurgicales tous les jours, c’est techniquement ce qu’elle fait. Hors contexte, cela semble horrible. « Et ma fille a compris », affirme-t-elle en claquant des doigts. « Parce qu’elle a dit : ‘Eh bien, je suppose qu’il est important de connaître les raisons qui poussent les femmes à sa faire avorter. Ma fille est intelligente » dit-elle fièrement.
La Guérison pour les Enfants Nés Après un Avortement
Naître après qu'une mère ait subi un avortement peut avoir un impact profond et souvent méconnu sur l'enfant qui suit. Bien qu'invisible et non verbalisé, ce contexte particulier peut imprégner l'inconscient de l'enfant de sentiments de vulnérabilité et de peurs liées à la survie et à la sécurité.
L'Ombre Inconsciente d'un Prédécesseur
Les individus nés dans ces circonstances peuvent porter en eux un sentiment d'insécurité existentielle, se traduisant par une peur persistante d'être en danger. Ce conflit intérieur peut se manifester par divers symptômes, tels que l'anxiété, une méfiance accrue envers autrui, et des difficultés à établir des relations stables et sécurisantes.
Le Rebirth Intra-Utérin : Un Nouveau Départ
Valérie Grumelin, psychanalyste spécialisée en thérapies cognitives et comportementales, suggère son approche thérapeutique novatrice : le Rebirth intra-utérin ou Orius. Sa méthode vise à replacer l'individu dans le contexte de sa gestation, lui offrant l'opportunité de revivre sa naissance mais cette fois-ci, dans un cadre déconditionné et exempt de traumas, tout en intégrant les éléments positifs de son existence actuelle.
Renaissance et Réconciliation
Sa technique crée un espace de sécurité au sein du cerveau limbique, où se trouvent les mécanismes de gestion des émotions et des réflexes primaires. Cette renaissance permet d'aborder et de dissiper les peurs inconscientes liées à la notion de survie, offrant à l'individu une fondation solide pour construire son identité et sa sécurité personnelle.
Guérison et Transformation avec la Méthode O.R.I.U.S
En prenant en compte les cinq sens, cette méthode assure une transition douce vers une renaissance, où l'individu peut pleinement embrasser son existence, libéré des poids du passé et des peurs héritées des circonstances entourant sa conception. Le Rebirth intra-utérin ouvre la voie à une guérison profonde, permettant à la personne de se réconcilier avec son histoire personnelle et de trouver une paix intérieure durable.
Grossesses Accidentelles et IVG
De nombreuses femmes parlent d’un accident. Elles se découvrent enceintes alors que ce n’était pas le moment. Elles n’avaient aucun projet avec cet homme. Elles ont oublié de prendre leur pilule. Elles ont manqué une prise. Elles se retrouvent alors face à une interruption volontaire de grossesse (IVG).
L'Inconscient et le Désir d'Enfant
Le nombre d’avortements, curieusement, ne recule pas. Beaucoup de grossesses semblent répondre à une nécessité inconsciente. Le désir d’enfant n’a rien d’un projet rationnel. C’est un désir de l’inconscient, physiologique.
Les Facteurs Inconscients
L’interruption sont deux mouvements contradictoires. Il y a des limites à trouver. Il s’agit d’une perturbation dans son identité qui participe à son remodelage. Une part d’elle-même tente d’advenir. Ce qui doit arriver arrive.
Les Témoignages et les Histoires de Vie
Des femmes témoignent de leurs grossesses non désirées, de leurs IVG, et de leurs parcours de vie. Elles parlent de leurs difficultés, de leurs souffrances, mais aussi de leurs joies et de leurs espoirs. Elles évoquent la possibilité de nier une perte ou de combler un manque.
La Part du Père
Il est important de prendre en compte la part du père dans cette décision. Qu’est-ce qu’un père ? Où se loge le désir de paternité ? Il est essentiel de ne pas empêcher les hommes d’accéder à la paternité.
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