L'interruption volontaire de grossesse (IVG) est un sujet délicat et complexe, enraciné dans l'histoire de la société et la législation française et mondiale. L'évolution de l'IVG témoigne de pratiques clandestines transformées en techniques modernes, soutenues par des étapes législatives cruciales qui ont conduit à sa démocratisation. Ce droit fondamental, durement acquis par les femmes, continue de susciter des débats éthiques, moraux et sociaux, rendant sa protection essentielle.
Les Pratiques Anciennes et les Clés de l'Histoire de l'IVG
Avant la légalisation et l'avènement des techniques modernes, les femmes recouraient à l'interruption de grossesse de manière clandestine et souvent dangereuse. Ces méthodes traditionnelles incluaient :
Méthodes Traditionnelles : Utilisation d'herbes et de plantes abortives comme le persil, la rue ou la belladone, dangereuses et peu fiables. L'insertion d'objets pointus ou d'aiguilles, entraînait des risques d'infections graves ou d'hémorragies internes, souvent mortelles.
Méthodes Chimiques et Pharmaceutiques : Ingestion de substances chimiques comme le plomb ou le phosphore, avec des conséquences tragiques pour la santé.
Intervention Manuelle : Les « faiseuses d’anges », sans formation médicale, pratiquaient des avortements clandestins, exposant les femmes à de nombreux risques.
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L'Évolution de la Législation sur l'IVG en France
La Répression et la Stigmatisation (XIXe - Mi-XXe Siècle)
La loi de 1920 interdisait la contraception et l’avortement en France, visant à augmenter la population après la Première Guerre mondiale et criminalisant sévèrement toute forme d’IVG. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le régime de Vichy renforça cette répression, infligeant des peines de prison et des exécutions pour les praticiens d’IVG.
La Légalisation Progressive (1960 - 1975)
Les années 60 et 70 furent marquées par une libéralisation des mœurs et une prise de conscience des droits des femmes. Le Manifeste des 343, publié en 1971, vit des femmes célèbres déclarer avoir subi un avortement, défiant ainsi la loi. La loi Veil du 17 janvier 1975, portée par Simone Veil, légalisait l’IVG en France, autorisant l’avortement dans les dix premières semaines de grossesse, sous certaines conditions.
Les Réformes Modernes
La loi Aubry de 2001 allongea le délai légal de l’IVG à 12 semaines de grossesse et renforça le droit des femmes à l’information et à l’accompagnement. En 2014, le délai de réflexion obligatoire de sept jours fut supprimé. En 2022, la loi a étendu le délai légal pour l’IVG à 14 semaines de grossesse.
Les Défis Actuels et la Nécessité de Protéger le Droit à l'IVG
Le 4 mars 2024, le Parlement réuni en Congrès à Versailles a voté l’inscription dans la Constitution de la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse. La France est ainsi devenue le premier pays au monde à constitutionnaliser la liberté de recourir à l’IVG.
Malgré ces avancées, le droit à l’IVG reste constamment menacé par des mouvements conservateurs et des obstacles logistiques, comme l’insuffisance de médecins pratiquant l’IVG. Dans certains pays, des attaques systématiques sont lancées contre les droits des femmes, rappelant que les acquis en matière de droits reproductifs ne sont jamais garantis.
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Aujourd’hui, bien que la société reconnaisse le droit à l’IVG, il est crucial de rester vigilant et de continuer à défendre ce droit fondamental contre toute forme de régression. L’accès à l’IVG est non seulement un enjeu de santé publique, mais aussi un symbole de l’autonomie et de la liberté des femmes.
La Contraception et l'Avortement : Témoignages et Stratégies "Ordinaires" (1920-1970)
De 1920 à la première moitié des années 1970, la contraception et l'avortement étaient interdits en France, imposant une sexualité normative liée à la reproduction. Cette section explore comment les individus "ordinaires" contournaient la loi, leurs expériences sexuelles et les tensions entre la sexualité normative et les nouvelles sexualités axées sur le plaisir.
La Contraception Avant la Loi Neuwirth
Le préservatif, autorisé par crainte des maladies vénériennes, était le seul moyen de contraception légal, mais son usage restait limité. Dans les villages alpins, il était difficile d'en obtenir. Marthe, une jeune institutrice, le trouvait trop "prosaïque pour ne pas dégoûter Éros".
Avant la Deuxième Guerre mondiale, la chasteté, le coït interrompu et l’injection vaginale post-coït étaient les principales méthodes utilisées. La méthode Ogino, vulgarisée à partir de 1933, n'était pas convaincante pour tous. Marthe la trouvait "répugnante" et Paul soulignait qu'elle nécessitait "une intimité de toutes les nuits". D'autres moyens féminins existaient, comme les diaphragmes et les pessaires, mais ils étaient difficiles à obtenir et peu sûrs.
La pilule, inventée en 1961, n'est citée que dans une autobiographie, et il s'agit d'une méprise. Ces dernières techniques offraient davantage d'autonomie aux femmes.
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L'Avortement Clandestin : Risques et Détermination
Un tiers des récits de vie étudiés mentionne un avortement entre 1920 et le début des années 1970. Les moyens utilisés étaient divers et dangereux. Colette, enfant, vit sa mère utiliser une aiguille à tricoter pour avorter. D'autres femmes obtenaient l'aide d'un membre de la famille ou d'une "faiseuse d'anges", privilégiant la technique de la sonde, risquée jusqu'à la diffusion de la méthode Karman par le MLAC.
L'amante de Gaston mourut suite à la pose d'une sonde dans les années 1930. Malgré les risques, le recours à l'avortement montre la détermination des femmes à refuser la maternité, remettant en cause la procréation comme finalité de la sexualité et la vocation de "la" femme à être mère.
Le Vécu de l'Avortement : Soulagement et Douleur
Le sentiment dominant chez les femmes ayant avorté n'était pas toujours la honte ou la tristesse, mais plutôt le soulagement. Marthe décrit son avortement avec légèreté. En revanche, Marylène éprouva une grande douleur quand son époux la força à avorter.
L'enfant était souvent refusé quand la femme n'était pas mariée, les filles-mères subissant l'opprobre général. Les femmes mariées pouvaient refuser de nouvelles grossesses difficiles.
La Loi Neuwirth et son Impact sur la Société Française
La loi Neuwirth, adoptée le 28 décembre 1967, abrogeait les articles de la loi de 1920 qui réprimaient la provocation à l’avortement et la propagande anticonceptionnelle. Cette loi s’inscrit dans une transformation profonde touchant aux rapports femmes/hommes, aux représentations de la famille et de la sexualité.
Les Acteurs de la Campagne pour la Légalisation
La campagne pour la légalisation de la contraception impliquait des militantes et militants du planning familial, des médecins, des hommes et femmes politiques, et des journalistes. En 1955, la gynécologue Marie-Andrée Lagroua Weill-Hallé demanda une révision de la loi de 1920 et l’accès à une "maternité volontaire". Elle fonda l’association la Maternité heureuse, contribuant à rendre la cause respectable.
Les Arguments et les Oppositions
L’argumentaire reposait sur l’amélioration de la santé des femmes, l’harmonie des couples et des familles. Cependant, l’Église catholique, les milieux natalistes et des figures comme Alfred Sauvy s’y opposaient. La libéralisation de la contraception s’inscrivait dans un contexte de guerre froide, portée par des organisations non gouvernementales américaines.
Le Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF)
À partir de 1961, le MFPF ouvrit des centres de planning où les adhérentes et adhérents pouvaient s’informer sur la régulation des naissances et obtenir des ordonnances pour des contraceptifs fabriqués en Angleterre. L’association devint une fédération avec un siège national et des associations départementales.
La Loi Neuwirth : Un Compromis Difficile
Lucien Neuwirth, un jeune député gaulliste, porta la réforme au Parlement. Malgré ses efforts pour dépassionner le sujet, la loi eut du mal à passer. Les débats à l’Assemblée nationale et au Sénat furent marqués par des affrontements partisans.
Violences faites aux femmes
Les violences faites aux femmes persistent à tous les niveaux de la société, comme le montrent les chiffres de 2024. Sur 138 morts violentes au sein du couple, 107 victimes sont des femmes ; 80% des auteurs sont des hommes, soit une augmentation de 16% par rapport à 2023. Le niveau des violences conjugales est quasi stable (+0,4%) avec 272 382 victimes : 84% sont des femmes. Les mis en cause sont des hommes le plus souvent (85%). Entre 2017 et 2022, le nombre de violences sexuelles enregistrées, avec encore une fois les femmes comme principales victimes, a doublé. La loi a beau proclamer l'égalité femmes-hommes et renforcer les sanctions à l'égard des auteurs, les chiffres persistent et augmentent.
Le 11 janvier 2022, un rapport sur l'endométriose, maladie gynécologique qui touche 10% des femmes en âge de procréer, soit plus de 2 millions de Françaises, a été remis, préconisant une stratégie nationale pour lutter contre la maladie. Le 19 janvier 2022, un rapport de 2019 sur l'accueil des femmes victimes de violences conjugales et sexuelles dans des commissariats parisiens a souligné un manque de confidentialité, de suivi des dossiers et d'évaluation du danger.
Le 2 mars 2022, la loi n° 2022-295 a renforcé le droit à l'avortement en allongeant le délai légal pour l'IVG de 12 à 14 semaines. Le 16 mai 2022, Élisabeth Borne a été nommée Première ministre, féminisant la fonction. Le 28 juin 2022, Yaël Braun-Pivet a été élue à la présidence de l'Assemblée nationale. Une étude nationale du ministère de l'intérieur du 26 août 2022 a recensé 143 morts violentes au sein du couple en 2021, dont 122 féminicides.
Le 2 septembre 2022, une proposition de loi constitutionnelle visant à protéger le droit fondamental à l'IVG et à la contraception a été déposée au Sénat, mais rejetée le 19 octobre. Un rapport parlementaire du 28 septembre 2022 a dénoncé l'industrie pornographique comme une exploitation du corps et de la sexualité des femmes à l'échelle internationale. Le 7 octobre 2022, une proposition de loi visant à inscrire le droit à l'IVG dans la Constitution a été déposée à l'Assemblée nationale.
Le 15 décembre 2022, une étude a souligné que le nombre d'enregistrements de violences conjugales a doublé depuis 2016, avec 207 743 victimes en 2021, dont 87% de femmes. Le 24 janvier 2023, la loi n° 2023-22 a renforcé les sanctions contre l'outrage sexiste et sexuel et a prévu l'augmentation du nombre d'enquêteurs spécialisés pour lutter contre les violences intrafamiliales. Le 27 février 2023, un rapport a étudié l'impact du télétravail sur les carrières des femmes et le risque de "réassignation à domicile".
Le 28 février 2023, la loi n° 2023-140 a créé une aide universelle d'urgence pour les victimes de violences conjugales. Le 7 mars 2023, une étude a souligné des écarts de salaires femmes-hommes persistants dans le privé et la fonction publique. Le 8 mars 2023, le plan Égalité 2027 entre les femmes et les hommes a été présenté. Le 25 mai 2023, il a été révélé que 87% des femmes ont déjà été victimes de harcèlement ou de violences sexuelles ou sexistes dans les transports.
Le 3 juillet 2023, un rapport a déploré que la diplomatie féministe française ne dispose pas d'une définition précise et d'une doctrine. Le 7 juillet 2023, la loi n° 2023-567 a instauré des mesures pour accompagner les couples confrontés à une interruption spontanée de grossesse. Le 11 juillet 2023, un rapport a souligné que la santé mentale des femmes est un enjeu majeur trop souvent méconnu. Le 19 juillet 2023, la loi n° 2023-623 a accéléré la féminisation de la haute fonction publique.
Le 14 septembre 2023, un rapport a dénoncé une absence de politique globale d'égalité entre les femmes et les hommes. Le 27 septembre 2023, un rapport a porté sur les violences faites aux femmes dans l'industrie pornographique et la pornocriminalité. Le 11 octobre 2023, une enquête a révélé que 76% des victimes de traite des êtres humains en France sont victimes d'exploitation sexuelle, majoritairement des femmes originaires d'Afrique.
Le 7 décembre 2023, un reportage a mis en lumière le comportement de Gérard Depardieu envers les femmes, divisant le monde du cinéma et de la politique. Le 12 décembre 2023, un projet de loi constitutionnelle relatif à la liberté de recourir à l'interruption volontaire de grossesse a été présenté. Le 1er janvier 2024, des pôles spécialisés en matière de violences intrafamiliales ont été créés dans tous les tribunaux.
Le 23 janvier 2024, un rapport a dénoncé les défaillances systémiques de la gouvernance sportive en France concernant les violences sexuelles. Le 6 février 2024, Judith Godrèche a relancé le mouvement #MeToo en France en portant plainte contre des réalisateurs. Le 15 février 2024, une proposition de loi visant à instaurer un arrêt maladie pour douleurs menstruelles a été rejetée au Sénat.
Le 21 février 2024, Mélinée Manouchian est entrée au Panthéon, portant à huit le nombre de femmes honorées. Le 8 mars 2024, la loi constitutionnelle n° 2024-200 a inscrit la liberté garantie de mettre fin à sa grossesse dans la Constitution. Le 13 juin 2024, la loi n° 2024-536 a renforcé l'ordonnance de protection et a créé l'ordonnance provisoire de protection immédiate.
Le 15 octobre 2024, une ordonnance a transposé la directive "Women on Boards" relative à un meilleur équilibre entre les femmes et les hommes parmi les administrateurs des sociétés cotées. Le 18 novembre 2024, un rapport sur les violences sexistes et sexuelles sous relation d'autorité a souligné des pratiques persistantes. Le 26 novembre 2024, un rapport a révélé une augmentation de 20% des violences sexistes et sexuelles dans les transports publics, visant des femmes à 76%.
La Condamnation Juridique et Religieuse de l'Avortement au XIXe Siècle
Le xixe siècle marque l’histoire de l’avortement, quand la pratique entre définitivement dans le droit contemporain avec le Code pénal napoléonien (1810) qui punit l’avorteur et l’avortée (art. 317). En 1869, on assiste aussi à un durcissement sur le plan religieux car la constitution Apostolicae Sedis du pape Pie IX condamne sévèrement les procurantes abortum effectu sequuto. Ces évènements sont à l’origine de la condamnation juridique et religieuse de l’avortement au niveau continental.
Diversité des Législations au Début du XXe Siècle
La législation du premier xxe siècle met toutefois en lumière un cadre diversifié. Certains pays adoptent des mesures plus permissives : afin de réformer la famille traditionnelle, l’Union soviétique dépénalise les pratiques abortives de 1920 à 1936 ; en Allemagne, les préoccupations hygiénistes sont à l’origine des réformes de 1926-1927 qui assouplissent les peines établies en 1851. D’autres pays ont une attitude de plus en plus répressive. En France, les nombreux deuils causés par la Grande Guerre renouvellent les angoisses concernant la dépopulation et favorisent la promulgation d’une nouvelle loi (1920) qui, associant l’avortement à la contraception, les interdit ainsi que toute « propagande anticonceptionnelle ». Dans l’Italie de l’entre-deux-guerres, le régime fasciste exprime son obsession nataliste en ajoutant à l’interdiction de toute publication sur la contraception et l’avortement l’inclusion de ce dernier parmi les crimes contre la « race » (1926 et 1930).
Clandestinité et Politiques Raciales Pendant la Seconde Guerre Mondiale
Ces dispositions n’empêchent pas les femmes d’avorter clandestinement, seules ou avec l’aide de faiseurs et faiseuses d’anges, par des méthodes nombreuses - pose de sonde, infusions d’herbes, curettage, etc. -, douloureuses et souvent dangereuses. Depuis la fin des années 1930 et la Seconde Guerre mondiale, l’interdiction de l’avortement se lie plus fortement aux politiques raciales et eugéniques.
Premiers Signes de Changement et Rôle des Organisations Féminines
Les premiers signes de changement se manifestent au milieu des années 1950 à l’ombre du rideau de fer. Dans un climat d’opposition et de défi qui intéresse aussi les droits reproductifs, l’avortement est légalisé en 1955 par l’Union soviétique, bientôt suivie par les pays de l’Est. En Europe occidentale, le processus de dépénalisation est plus lent. En France en 1956, la gynécologue Marie-Andrée Lagroue Weill-Hallée (1916-1994) crée une association (Mouvement français pour le Planning familial, depuis 1960) qui réclame la vente de contraceptifs pour éviter l’avortement clandestin. En 1961, la journaliste italienne Milla Pastorino publie dans le mensuel communiste Noi Donne, organe de l’Unione Donne Italiane, une enquête qui, pour la première fois, dénonce publiquement le recours massif à l’avortement clandestin. Ces deux événements témoignent de la même attitude : les organisations féminines s’intéressent à la contraception et à l’avortement, contestant de façon directe ou indirecte les lois qui les règlent.
Les Années 1970 : L'Avortement au Cœur des Revendications Féministes
À partir des années 1970, l’avortement est au cœur des revendications féministes. Leur engagement pèse radicalement sur le débat public qui ne porte plus exclusivement sur la santé des femmes mais aussi sur leur droit à l’autodétermination et le choix de la maternité. Tout en s’adaptant à chaque pays et à chaque groupe, les pratiques de lutte pour l’« avortement libre et gratuit » se répandent de façon transnationale. À titre d’exemple, la diffusion des auto-dénonciations et la médiatisation des procès pénaux deviennent des formes de lutte contre la stigmatisation qui frappe l’avortement clandestin et de soutien aux accusé.es. En 1971, 343 Françaises déclarent avoir avorté dans Le Nouvel Observateur, et parmi elles l’avocate Gisèle Halimi (1927-2020), fondatrice de l’association Choisir, qui défend Marie-Claire Chevalier au cours du procès de Bobigny (1972). Pendant le procès contre Gigliola Pierobon (1973), les féministes italiennes lancent le slogan « Abbiamo tutte abortito ! » ; en 1975, 2 700 militants et sympathisants du Movimento di Liberazione della Donna et du Partito Radicale s’autodénoncent à l’autorité judiciaire. En 1979, lors du procès des « Onze de Bilbao », 1 357 Espagnoles déclarent publiquement avoir avorté.
Évolution des Lois et des Mœurs en Europe
Cette grande mobilisation, qui dans presque toute l’Europe fait face à des mouvements conservateurs défendant le « droit à la vie » du fœtus, fait évoluer les lois et les mœurs. Dans la foulée, plusieurs gouvernements dépénalisent la pratique : l’Allemagne de l’Ouest en 1974 ; la France en 1975 ; l’Italie en 1978 ; l’Espagne en 1985 ; la Belgique en 1990, après presque vingt ans de luttes des milieux laïques et socialistes. Sans faire de l’avortement le « droit » revendiqué par les mouvements féministes, ces lois suppriment l’infraction sous certaines conditions.
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