L'avortement chez la chienne est une intervention qui suscite de nombreuses questions, notamment concernant ses conséquences sur la fertilité future de l'animal. Cet article vise à explorer en détail les différentes méthodes d'avortement disponibles, leurs effets secondaires potentiels, et l'impact global sur la capacité de la chienne à se reproduire.

Contraception et Gestion de la Reproduction chez la Chienne

Bien des maîtres de chiennes souhaitent recourir à la contraception pour leur animal. Cela permet en effet d’éviter la reproduction de la femelle, mais également de limiter ou d’annuler les effets - souvent désagréables - des chaleurs. Lorsqu’une chienne n’est pas destinée à la reproduction, le vétérinaire peut conseiller à son maitre de recourir à une solution de contraception, provisoire ou définitive. Recourir à une méthode de contraception pour une chienne peut s’avérer particulièrement utile dans bien des cas. Par ailleurs, la contraception permet de réduire les effets des chaleurs de la chienne, bien souvent difficiles à supporter pour le maitre, car les femelles ont tendance à présenter des troubles du comportement, à avoir des saignements et à fuguer pour trouver un compagnon avec lequel s’accoupler.

Méthodes de Contraception Hormonale Temporaire

Il existe plusieurs solutions de contraception pour une chienne.

  • Injections Hormonales : Le vétérinaire effectue une injection d’hormones à la chienne à l’aide d’une seringue. Une première injection est administrée après une période de chaleurs, puis une deuxième est pratiquée quatre mois plus tard. Cette méthode est efficace, mais elle nécessite d’attendre au moins les premières chaleurs de la chienne pour être pratiquée.
  • Pilule Contraceptive : La pilule contraceptive à base d’œstrogènes se présente sous la forme d’un comprimé à faire avaler à la chienne pour stopper sa fertilité sur une période bien plus courte. Cette solution est parfois jugée plus pratique par le maitre, car elle ne nécessite pas de consultation vétérinaire systématique, le praticien la prescrivant sur ordonnance. En revanche, elle n’a qu’un effet à court terme et il faut être certain que la chienne l’ingère bien et la conserve. Enfin, il faut noter que la pilule contraceptive est déconseillée sur la longue durée. En effet, ce mode de contraception hormonale présente des effets secondaires non négligeables - qui peuvent même être graves - chez la chienne, notamment des tumeurs mammaires et/ou des écoulements de pus au niveau de la vulve. Ce mode d’administration est intéressant pour un report de chaleurs pendant une période brève (chasse, congés, concours…), mais est très contraignant : la chienne devra avaler ses comprimés très régulièrement, la date des chaleurs doit être bien connue, ainsi que la cyclicité de la chienne. Par leur effet prolongé, elles remplacent les administrations répétées de comprimés. Ces injections, renouvelées périodiquement, suppriment les manifestations sexuelles de la chienne.

Méthodes de Stérilisation Définitive

Dès lors que le maitre de la chienne n’envisage pas ou plus de gestation pour son animal, le recours à la stérilisation reste généralement la solution la plus recommandée par les vétérinaires.

  • Ovariectomie : L’ovariectomie est la méthode la plus fréquemment réalisée. Elle consiste en un retrait des ovaires de la chienne. La chienne n’aura donc ni chaleurs ni chiots. Par contre, la castration entraîne un déséquilibre hormonal pour l’animal qui aura tendance à prendre rapidement du poids en cas d’excès alimentaire. Une ration alimentaire adaptée et équilibrée et un peu d’activité régulière permettent de gérer très facilement ce risque.
  • Ovariohystérectomie : Cette méthode consiste à retirer cette fois les ovaires ainsi que l’utérus de la chienne. Cette méthode contraceptive est bien souvent comparée à la castration chez le chien mâle. Toutefois, cette méthode contraceptive, bien que définitive, n’empêche pas la chienne de produire des hormones.

Avortement Médical Proviqué chez la Chienne

Quelles sont les méthodes d’avortement médical chez la chienne ? Et pour quelles raisons une chienne peut-elle avorter spontanément ?

Lire aussi: L'avortement aux États-Unis : une analyse juridique

Lorsqu’une gestation n’est pas souhaitée par le propriétaire d’une chienne et/ou que cette gestation peut mettre en danger la vie de la mère, il est possible d’avoir recours à un avortement médical de la chienne, soit l’équivalent en quelque sorte d’une interruption volontaire de grossesse (IVG) médicamenteuse. Il existe pour les chiennes qui ont été fécondées sans la volonté de leur maitre, une méthode d’avortement provoqué qui s’apparente à une pilule du lendemain. Elle agit en empêchant la nidification de l’ovocyte dans l’utérus de la femelle. Toutefois, dans environ 10 % des cas, l’interruption de grossesse échoue et le fœtus s’en trouve endommagé.

Protocoles d'Avortement Médical

Il existe plusieurs protocoles d’avortement médical chez la chienne qui font appel à différentes molécules abortives détaillées ci-après : l’aglépristrone, les prostaglandines et les dopaminergiques. C’est le vétérinaire qui choisira le protocole le plus adapté à la chienne, en fonction du moment où l’on se situe dans sa gestation. Auparavant, il pourra procéder à un diagnostic de gestation afin de s’assurer que la chienne porte effectivement des petits. En effet, toute les saillies n’entraînent pas systématiquement de gestation et il est donc préférable de s’assurer que la chienne est bien gestante avant de lui faire subir un avortement médical car cet acte peut engendrer des effets secondaires.

  • Injections d’Aglépristrone

    • Qu’est-ce que l’aglépristrone ? L'aglépristrone est un stéroïde de synthèse à action antiprogestative. Elle agit par compétition avec la progestérone au niveau de ses récepteurs, l’hormone qui supporte la gestation.
    • C’est la molécule abortive la plus fréquemment utilisée car elle est jugée très efficace et assez facile d’utilisation pour le vétérinaire. Elle est utilisable de 0 à 45 jours de gestation.
    • Le déroulement : Pour réaliser l’avortement, le vétérinaire injecte l’aglépristrone par voie sous-cutanée à deux reprises à 24 heures d’intervalle à la chienne gestante. Si l’injection se fait après 20 à 30 jours de gestation, la chienne pourra expulser les avortons. En revanche, si l'avortement médical est réalisé plus précocement, l’avortement pourra passer inaperçu pour le propriétaire car les fœtus se résorberont dans les voies génitales de la chienne. Une dizaine de jours après l’injection, le vétérinaire pourra procéder à un examen clinique de contrôle de la chienne afin de vérifier l’efficacité de l’avortement.
    • Les effets secondaires de l’aglépristrone : Les effets secondaires d’une injection d’aglépristrone peuvent consister en un retour plus précoce des chaleurs de la chienne. Très rarement, l’injection peut être suivie de troubles cardiorespiratoires, une hypersalivation, des vomissements et des signes neurologiques.
  • Injection de Prostaglandines

    • Que sont les prostaglandines ? Les prostaglandines sont des hormones et médiateurs à action locale, impliquées dans de nombreux processus physiologiques et pathologiques. Chez la chienne, elles ont notamment la propriété de lyser (détruire) le corps jaune, ce qui reste du follicule après la libération de l'ovule. Pendant la gestation de la chienne, le maintien du corps jaune assure normalement la production de progestérone nécessaire au maintien de la grossesse.
    • Le déroulement : Il existe plusieurs prostaglandines naturelles ou de synthèse, utilisables chez la chienne. Plusieurs injections en sous-cutané ou en intra-musculaire, réalisées par le vétérinaire sont alors nécessaires. Ces prostaglandines peuvent être utilisées pour des avortements après les 25 jours suivant l’ovulation de la chienne.
    • Les effets secondaires des prostaglandines : L’administration de prostaglandines abortives peut entraîner une hypersalivation, des vomissements, une défécation et un ralentissement du rythme cardiaque chez la chienne dans l’heure qui suit l’injection. L’administration d’autres médicaments avant l’injection permet généralement de faire diminuer ces effets secondaires. La complexité du protocole ainsi que ses effets secondaires peuvent justifier une hospitalisation de la chienne pendant toute sa durée.
  • Administration de Dopaminergiques

    Lire aussi: Tout savoir sur les caillots après une interruption de grossesse

    • Que sont les dopaminergiques ? La dopamine est un neurotransmetteur qui a pour effet d’inhiber la sécrétion de prolactine par la chienne, une hormone qui joue un rôle important dans le maintien des corps jaune (et donc de la gestation) après 30 jours de gestation. Les médicaments abortifs dopaminergiques agissent donc en stimulant ces récepteurs dopaminergiques inhibiteurs.
    • Le déroulement : Les dopaminergiques s’utilisent généralement après les 30 jours qui suivent l’ovulation de la chienne et idéalement après 40 jours. Ils s’administrent à la chienne par voie orale pendant 5 à 6 jours. Ils peuvent être utilisés seuls ou associés aux prostaglandines pour rendre l’avortement plus rapide et diminuer les effets secondaires liés à l’administration des prostaglandines.
    • Les effets secondaires des dopaminergiques : Les effets secondaires sont rares, passagers et peu marqués. Ils peuvent consister en une ataxie, une anorexie et des vomissements.

Avortement Spontané chez la Chienne

Malheureusement, les avortements chez la chienne peuvent être aussi spontanés. Tout comme l’homme, la chienne peut faire face à des difficultés de reproduction pouvant aller de l’infertilité à l’avortement spontané. Parmi les raisons qui font qu’une chienne ne puisse pas tomber enceinte est qu’elle se soit accouplée en dehors de sa période fertile. Il faut savoir que le cycle sexuel d’une chienne varie d’une race à une autre. Il faudra donc l’accoupler au cours de ses périodes de chaleur. Une chienne peut refuser de s’accoupler avec un mâle qu’elle ne connaît pas ou qu’elle n’apprécie pas tout simplement. Parfois, il faut essayer plusieurs mâles avant qu’elle n’accepte l’un d’entre eux. Ce phénomène va se manifester soit par la résorption du fœtus ou par son rejet.

Risques et Conséquences de la Contraception et de l'Avortement

Le recours à la contraception n’est pas sans conséquence pour la chienne.

Risques des Méthodes de Contraception Hormonale

Les méthodes de contraception hormonale sont souvent critiquées en raison des risques qu’elles présentent pour la chienne et sa santé. En effet, il faut savoir que les injections comme la pilule contraceptive peuvent favoriser le développement de lésions au niveau de l’utérus et de tumeurs mammaires. D’autres maladies peuvent également survenir, notamment du diabète. Pour toutes ces raisons, il est préférable de recourir à la contraception hormonale de manière temporaire et sur une courte durée. Ces techniques induisent cependant des risques non négligeables d’infection utérine, de dérèglement hormonal (diabète en particulier) ou de stimulation de tumeurs mammaires. Elles sont également contre-indiquées chez les chiennes diabétiques et les chiennes ayant ou ayant eu des affections des organes génitaux.

Risques de la Stérilisation

Bien entendu, la stérilisation étant une intervention chirurgicale réalisée sous anesthésie générale, elle n’est pas sans risque. Par ailleurs, la stérilisation peut favoriser la prise de poids, voire une incontinence sous forme de petites fuites urinaires. Certaines chiennes développent aussi de l’eczéma, mais ce phénomène est plus rare. Nous avons indiqué que la stérilisation permet de réduire fortement le risque de tumeurs mammaires chez la chienne. Néanmoins, pour que cet effet positif soit avéré, il est conseillé d’opérer la femelle le plus tôt possible, idéalement avant ses premières chaleurs, ou juste après celles-ci.

Risques de l'Avortement Provoqué

De plus, la réalisation d’un avortement est susceptible de favoriser à l’avenir le développement d’affections de l’utérus.

Lire aussi: Front Uni pour l'Avortement

Maladies et Complications Post-Partum Pouvant Entraîner la Stérilité

Plusieurs complications peuvent survenir après la mise-bas et affecter la fertilité de la chienne :

  • Eclampsie : Il s’agit d’un trouble qui peut toucher une chienne gestante ou en cours d’allaitement et peut lui être fatal. En effet, le taux de calcium dans le sang de la chienne va chuter drastiquement, et ce, pour plusieurs raisons : production de lait, malnutrition, malabsorption du calcium par les intestins. Les symptômes courants se manifestent par une fatigue, une respiration haletante, nervosité, salivation, difficultés à marcher, etc.

  • Mammite : C’est une complication de la mise bas plutôt rare. Il s’agit d’une inflammation et d’une infection des glandes mammaires qui survient durant l’allaitement et peut provoquer des douleurs importantes. Aussi, le lait devrait être quotidiennement surveillé afin de détecter n’importe quelle anomalie : changement de couleur ou de consistance.

  • Infection Utérine (Métrite, Pyomètre)

    • Appelée aussi métrite, c’est une infection de l’utérus qui survient quelques jours après la mise bas. Elle va se manifester par des sécrétions vaginales malodorantes et de couleur brunâtre voire noirâtre.
    • Par ailleurs, le pyomètre est une infection pouvant toucher l’utérus qui se remplit de pus. Cette maladie apparaît quelques semaines après la période de chaleur et présente des symptômes typiques : vomissements, diarrhées, soif excessive. Si le col de l’utérus est ouvert, il y aura des sécrétions vaginales anormales pouvant être sanglantes. Comme il s’agit de deux infections d’origine hormonale, la meilleure façon de les prévenir est de stériliser la chienne. Le pyomètre (ou métrite) est une affection qui touche l’utérus et qui a pour origine un dérèglement hormonal. Généralement il survient dans les 2 mois qui suivent les chaleurs de la chienne. En cause : une production trop importante de mucosités et de sécrétions par les glandes de la paroi utérine, due au dérèglement hormonal. Comme le col utérin est fermé, les sécrétions stagnent dans l’utérus qui se dilate exagérément. Il n’y a pas de prédisposition de races, toutes les chiennes peuvent être concernées par un pyomètre et à un dérèglement hormonal à partir du moment où elles ne sont pas stérilisées.
      • Comment savoir si ma chienne a un pyomètre ? Il existe deux types de pyomètres : à col ouvert ou à col fermé. Les deux peuvent se déclencher entre 3 et 8 semaines après les chaleurs.
        • Pyomètre à col ouvert : Le col de l’utérus est ouvert et des écoulements de pus de couleur blanc laiteux à brun verdâtre sont constatés. On peut facilement confondre ces écoulements avec les pertes naturelles qui se produisent durant les chaleurs de la chienne. La vigilance est donc de mise : il faut absolument vérifier la couleur des écoulements et faire le rapprochement avec la date du début des chaleurs.
        • Pyomètre à col fermé : Le col étant fermé, aucun écoulement n’a lieu. C’est donc bien plus difficile à détecter. Il faut ici être très attentif au comportement de la chienne. Par contre, elle va boire énormément et uriner très souvent et beaucoup. Sa vulve est rouge (comme pendant les chaleurs) et son abdomen peut être gonflé.
      • Traitement : Le traitement le plus efficace est la chirurgie, car il permet une guérison totale et évite la récidive. Le vétérinaire va pratiquer une ovario-hystérectomie, c’est-à-dire qu’il va retirer les deux ovaires et l’utérus dans sa totalité. La chienne, sous anesthésie générale, est perfusée pour lutter contre la déshydratation et un traitement antibiotique vient compléter l’opération. Il existe aussi des traitements médicamenteux (antibiotiques…) pour traiter un pyomètre, souvent réservés aux chiennes qui ne peuvent subir d’intervention chirurgicale (état général trop faible), ou encore si le propriétaire refuse l’ovario-hystérectomie (chienne reproductrice).
      • Complications : Les complications du pyomètre chez la chienne peuvent être nombreuses et graves. D'une part, l'infection peut se propager à d'autres organes, notamment via le lait si la chienne allaite ses petits. Des problèmes cardiaques ou hépatiques peuvent également survenir suite à l'infection. Suite à l'opération, la chienne est souvent sous perfusion et analgésiques pour gérer la douleur.
      • Surveillance : Une observation attentive de la chienne est nécessaire. Le pyomètre peut entraîner le décès de votre chienne s’il n’est pas soigné à temps. Les symptômes ne sont pas systématiquement flagrants. Pour prévenir cela, la stérilisation reste le meilleur moyen. Si vous n’avez pas l’intention de faire faire des petits à votre chienne, c’est vraiment la solution pour éviter cette grave maladie. Parlez-en à votre vétérinaire.

Coût de la Contraception et de l'Avortement

Le prix de la contraception de la chienne dépend de la solution choisie, mais également des tarifs pratiqués par le vétérinaire. Pour une pilule contraceptive, il faut compter environ 20 euros à 50 euros par mois, hors frais de consultation lors de la première prescription. Pour une injection hormonale, prévoyez 40 euros à 70 euros pour une seringue, à répéter tous les cinq mois, hors frais de consultation vétérinaire appliqués systématiquement. Pour pratiquer une stérilisation, il faut prévoir un budget moyen de 200 euros à 350 euros. En revanche, si l’opération est plus coûteuse que les solutions hormonales, elle est définitive et elle n’est donc à pratiquer qu’une seule fois, ce qui réduit le coût sur la durée. L’avortement est assez coûteux chez la chienne.

Cycle de Reproduction de la Chienne et Importance du Suivi Vétérinaire

La Saillie

La saillie, comme dans toutes les espèces, est totalement contre-indiquée avant la fin de la croissance. D’une manière générale, à part chez les chiens de très grande race chez qui il est préférable de commencer plus tard, l’âge le plus approprié pour une gestation est entre 2 et 5 ans. En effet, non seulement la fertilité baisse légèrement après cet âge, mais les risques de soucis de santé liés à la gestation augmentent, et avec eux, le risque de devoir recourir au vétérinaire. Il est recommandé de prévoir le moment idéal, comme indiqué ci-dessus, par un suivi attentif, et surtout, il faut que la chienne soit en parfaite santé et en bon état d’embonpoint. Enfin, notez bien les dates de saillie, ça peut servir ! Vous retrouverez ici les grandes lignes d’un suivi de gestation pour permettre que tout se passe dans les meilleures conditions.

Cycle Œstral

L’anœstrus va ainsi durer au minimum 2 mois, et le retour en chaleurs revient après. Il peut donc s’écouler entre deux phases de chaleurs entre 4 et 10 mois, voire plus. Attention ! Les pertes de sang ne correspondent pas à la période de chaleurs, ou œstrus ! Elle sont le signe de la phase pré-ovulatoire ou pro-œstrus : celle-ci peut durer entre 3 et 21 jours, rarement plus et souvent environ 10 jours, mais l’œstrus, période où la chienne peut être saillie, arrive juste après la fin des pertes de sang, en quelques heures ou quelques jours. Pour préciser le meilleur moment pour la saillie, on peut ainsi avoir recours à des frottis vaginaux réguliers, ou des prises de sang pour doser la montée d’une hormone, la progestérone. Pour qu’une saillie soit fécondante, le mieux reste de prévoir des visites au mâle, trois visites à 24 heures d’intervalle (certains préfèrent laisser la femelle sur place) - il est en effet démontré que les mâles sont souvent moins enclins à saillir correctement la chienne s’ils sont sortis de leur lieu de vie, tandis que les femelles sont moins regardantes.

Mise-Bas

La mise-bas est le moment qui est souvent le plus stressant, pour la mère comme pour les petits, et surtout les propriétaires. Pas la peine de paniquer ! Dans l’immense majorité des cas, c’est un moment de stress mais il n’y aura pas de souci ! Dans les autres cas, le vétérinaire vous viendra en aide : voici quelques conseils pour s’y retrouver.

  • Quel sera le jour de la mise-bas ? 59 à 72 jours après la saillie fécondante, ce qui peut faire une grande marge d’incertitude s’il y a eu plusieurs jours de saillie. En calculant, on aboutit donc à un intervalle de dates prévues.
  • S’il est parfois possible de voir un relâchement des muscles pelviens et abdominaux, le meilleur moyen de voir venir la mise-bas est, à partir du 58ème jour, de prendre la température rectale de la chienne matin et soir : celle-ci va brutalement chuter d’un degré ou plus, annonçant le début de la mise-bas dans les 24 heures qui suivent. deuxième phase, la température s’élève à nouveau, et les contractions commencent alors que le premier petit s’engage dans le bassin (parfois jusqu’à 4 heures), avant de recommencer à faire sortir le chiot suivant.
  • La troisième phase consiste, une fois chaque chiot sorti, à expulser les enveloppes fœtales et le placenta. Après la mise-bas, si la chienne semble bien malgré la fatigue, le mieux est de la laisser au calme. Il est normal pour elle d’avoir une température un peu élevée pendant quelque temps, tout comme des pertes vaginales qui peuvent durer facilement une semaine, voire plus. Il est important que la lactation se passe bien. La mère n’a normalement pas besoin qu’on l’aide à mettre les petits à la mamelle ; ceux-ci rampent d’ailleurs naturellement vers cette source de nourriture. Il faut donc simplement surveiller qu’elle ne les agresse pas. Il est important de laisser l’aliment mis en place pendant la gestation (voir plus haut) durant toute la lactation, afin que la mère ait suffisamment de ressources pour produire suffisamment de lait. Le mieux est de peser les petits chaque jour en début d’allaitement pour vérifier que tous mangent à leur faim, le lait permettant de parer aux deux menaces les plus importantes qui pèse sur le chiot nouveau-né : l’hypoglycémie et l’hypothermie. Les chiots ouvrent leurs yeux au 14ème jour ; si la nourriture de leur mère est accessible, ils commenceront à jouer avec durant leur 4ème semaine de vie, puis généralement la mangeront avidement vers la 6ème semaine de vie. C’est aussi simple que ça ! Il n’y a pas besoin d’intervenir dans le sevrage, ou de mouiller les croquettes, c’est totalement inutile, voire contre-productif. qu’à partir de l’âge de 8 semaines. Si l’usage veut en général qu’ils soient vaccinés, ce qui est obligatoire, c’est surtout qu’ils soient identifiés et examinés par un vétérinaire avant cession, qui délivrera un certificat d’examen vétérinaire approprié, attestant de l’état de santé du chiot lors de la visite.

tags: #avortement #chienne #conséquences #stérilité

Articles populaires: