L'adénosine triphosphate (ATP) est la principale source d'énergie pour la contraction musculaire. Cette molécule, produite par la cellule musculaire, est essentielle au processus de contraction. Puisqu'elle ne peut être stockée dans l'organisme, elle est synthétisée en fonction des besoins des cellules.
I. Structure et Organisation des Fibres Musculaires
L'observation microscopique des fibres musculaires révèle un aspect strié en coupe longitudinale, caractérisé par la présence de nombreuses structures cylindriques appelées myofibrilles. Chaque myofibrille est constituée d'une alternance de bandes claires (filaments d'actine) et de bandes sombres (filaments d'actine et de myosine, ou uniquement de myosine au centre), ce qui confère l'aspect strié à la fibre musculaire.
Dans les cellules musculaires, on observe une conversion de l’énergie chimique (molécule d’ATP) en énergie mécanique (la contraction).
Myofilaments: Actine et Myosine
Les muscles striés squelettiques sont composés de myofilaments d'actine et de myosine. Ces myofilaments s'associent pour former des myofibrilles, qui à leur tour s'assemblent pour constituer les fibres musculaires (cellules musculaires). Enfin, les fibres musculaires sont regroupées en faisceaux pour former le muscle.
- Filaments fins d'actine: Ils sont composés d'un assemblage de molécules d'actines globulaires organisées en deux chaînes enroulées l'une autour de l'autre.
- Filaments épais de myosine: Ils sont composés de molécules de myosine accolées les unes aux autres, avec les têtes orientées vers l'extérieur pour permettre la liaison aux filaments d'actine.
Les filaments fins sont intercalés entre les filaments épais, formant des sarcomères au sein des myofibrilles. Les myofibrilles sont formées d'une succession de sarcomères, chacun limité par une strie Z. Cette association particulière des filaments fins et épais entraîne un aspect strié du muscle. Il est possible de localiser des bandes sombres (ou bande A) et des bandes claires (ou bandes I). Les bandes sombres sont formées de l'association des filaments fins et épais, alors que les bandes claires sont formées préférentiellement par des filaments fins.
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Rôle de la Tropomyosine et de la Troponine
Les filaments d’actine sont composés de deux chaînes linéaires qui s’enroulent l’une autour de l’autre pour former une double hélice. La tropomyosine est une protéine allongée qui se lie à l’actine en se logeant au creux des sillons de la double hélice formée par l’actine. À chaque extrémité d’une molécule de tropomyosine, soit un intervalle correspondant à 7 molécules d’actine, une molécule de troponine vient se lier avec la tropomyosine. La troponine est une molécule composée de 3 chaînes respectivement dénommées troponine-T, troponine-I et troponine-C.
Structure de la Myosine II
La myosine II est une molécule allongée composée de deux chaînes lourdes et de quatre chaînes légères. Chaque chaîne lourde est constituée d’une queue C-terminale allongée et fibrillaire en hélice alpha, d’une tête globulaire N-terminale enzymatique à activité ATPasique associée à deux chaînes légères, et d’un domaine cervical déformable reliant les deux extrémités. Les queues allongées de deux chaînes lourdes de myosine s’enroulent l’une autour de l’autre en une superhélice, les deux têtes globulaires se trouvant côte à côte. Plusieurs centaines de molécules de myosine II s’assemblent pour former un filament épais. Les parties caudales de ces molécules sont rassemblées parallèlement. Les têtes globulaires dépassent en périphérie de ce filament et sont donc disponibles pour pouvoir se fixer aux filaments d’actine.
II. Types de Fibres Musculaires et Métabolisme
Les fibres musculaires se distinguent par leurs propriétés métaboliques et leur capacité à produire de l'ATP.
- Fibres de type I: Riches en mitochondries et fortement irriguées, elles sont adaptées à la respiration cellulaire et produisent beaucoup d'ATP. Elles possèdent peu d'enzymes pour la fermentation lactique.
- Fibres de type II: Pauvres en mitochondries et peu irriguées, elles ne peuvent pas faire beaucoup de respiration cellulaire. En revanche, elles sont riches en enzymes permettant la fermentation lactique. Elles se mettent en action rapidement, même sans dioxygène, mais leur production d'ATP est de courte durée et le rendement énergétique faible.
Métabolisme de la Fibre Musculaire
Pour pouvoir maintenir une activité contractile, les molécules d’ATP doivent être fournies par le métabolisme aussi rapidement qu’elles sont dégradées par le processus contractile. L’ATP peut être de nouveau synthétisée à partir de la phosphocréatine (PCr) par la voie anaérobie alactique, ou voie des phosphagènes. La seconde voie de synthèse (anaérobie lactique ou glycolyse anaérobie) consiste en la dégradation du glycogène (forme de stockage du glucose) en acide pyruvique. Cette voie va permettre de synthétiser 3 molécules d’ATP à partir d’une molécule de glycogène (voir schéma). Ces réactions ne nécessitent pas la présence d’oxygène (plus exactement du dioxygène). Elles aboutissent à la formation d’acide lactique dont l’accumulation perturbe les processus contractiles.
Utilisation des Voies Métaboliques en Fonction de l'Effort
- Effort très court (quelques secondes): Par exemple, l'haltérophilie. Les muscles doivent produire de l'ATP très rapidement et sur un temps très court.
- Effort court (3 à 5 minutes): Par exemple, une course de 1 500 m. Les muscles doivent vite produire de l'ATP pour permettre un départ rapide (voie anaérobie de la phosphocréatine).
- Effort long (2 à 4 heures): Par exemple, un marathon. Les muscles doivent produire de l'ATP assez rapidement (même si le départ est plus lent que pour une course rapide) mais surtout sur une durée très longue.
III. Contraction Musculaire : Mécanisme et Rôle de l'ATP
La contraction musculaire est visible par le raccourcissement des sarcomères, c'est-à-dire le rapprochement des stries Z. Ce raccourcissement s'explique par un glissement des filaments d'actine au milieu des filaments de myosine.
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Étapes de la Contraction Musculaire
La contraction musculaire nécessite de l'ATP. L'ATP se fixe sur la tête de myosine qui est fixée à l'actine. Cette fixation permet de libérer la tête de myosine de l'actine. L'ATP est hydrolysée en ADP + Pi qui restent fixés sur la tête de myosine, ce qui libère de l'énergie. Cette énergie permet le redressement de la tête de myosine. La tête de myosine se fixe sur l'actine. L'ADP et le Pi sont libérés, ce qui entraîne un basculement de la tête de myosine. Ce basculement provoque le filament d'actine qui glisse entre les filaments de myosine : c'est la contraction. Le basculement de la tête de myosine peut se produire plusieurs fois par seconde et se produit sur la majeure partie des têtes le long des filaments.
- Fixation de l'ATP: L'ATP se lie à la tête de myosine, provoquant sa dissociation de l'actine.
- Hydrolyse de l'ATP: L'ATP est hydrolysé en ADP et phosphate inorganique (Pi), ce qui libère de l'énergie et permet à la tête de myosine de se redresser.
- Fixation à l'actine: La tête de myosine se fixe à un nouveau site sur le filament d'actine.
- Basculement de la tête de myosine: La libération de l'ADP et du Pi entraîne un basculement de la tête de myosine, ce qui provoque le glissement du filament d'actine.
Ce cycle se répète tant que le calcium demeure lié à la troponine. Pendant ce temps, les pompes calcium-ATPases permettent le recyclage du calcium du cytosol vers le réticulum sarcoplasmique par hydrolyse de l’ATP en ADP + Pi. La diminution de concentration d’ions calcium dans le cytosol induit une dissociation des complexes calcium-troponine C. La tropomyosine retrouve sa position de départ par changement de conformation du complexe troponine-tropomyosine.
Régénération de l'ATP
- Phosphocréatine: La phosphocréatine est une molécule de réserve contenue dans l'organisme. Cette molécule est capable de transférer un phosphate à l'ADP afin de reformer de l'ATP. Le stock de phosphocréatine dans l'organisme est limité.
- Fermentation lactique: Les cellules musculaires ont la capacité d'utiliser le glucose par fermentation. Le problème est le rendement très faible de cette voie métabolique : pour une molécule de glucose utilisée, seulement 2 ATP sont formés. De plus, la fermentation lactique produit des lactates qui sont semblables à un « poison musculaire ».
- Respiration cellulaire: C'est cette voie qui a le rendement le plus important car elle conduit à la production de 36 ATP pour une molécule de glucose utilisée. Cependant, cette voie nécessite du dioxygène : il faut que son apport soit suffisant au niveau du muscle grâce à une augmentation des fréquences ventilatoire et cardiaque.
Rôle du Calcium dans la Contraction Musculaire
L’évènement déclenchant de la contraction musculaire est une augmentation de la concentration intracellulaire en calcium. Au repos, cette concentration est d’environ 0,1 μmol.L-1. Lors d’une stimulation, cette concentration peut grimper jusqu’à 0,1 mmol.L -1 soit une augmentation d’un facteur 1000. Le couplage excitation - contraction correspond aux mécanismes permettant cette forte augmentation.
Lorsque la troponine C n’est pas liée à du calcium (et en présence de troponine T et de tropomyosine), la troponine I inhibe l’interaction actine-myosine en faisant occuper par la tropomyosine le site d’interaction de la myosine situé sur l’actine. La liaison de calcium sur la troponine C entraîne un changement de conformation de la troponine, ce qui déplace légèrement la tropomyosine qui lui est liée, démasquant ainsi les sites de liaison actine-myosine.
Couplage Excitation-Contraction
La genèse du potentiel d’action de fibre musculaire qui est à l’origine de la contraction s’effectue au niveau de la plaque motrice via une stimulation nerveuse. Lorsqu’un potentiel d’action arrive au niveau de la terminaison axonale, la membrane nerveuse se dépolarise. Cette dépolarisation induit l’ouverture de canaux calciques voltages-dépendants (c’est à dire sensible à la différence de potentiel entre la membrane plasmique du motoneurone et l’espace synaptique). Le flux de calcium à l’intérieur de la terminaison axonale déclenche une fusion des vésicules d’acétylcholine avec la membrane ce qui induit une libération de ce médiateur dans la fente synaptique. L’acétylcholine diffuse dans cette fente et va se lier à des récepteurs spécifiques situés au niveau de la membrane post-synaptique. Ces récepteurs sont des récepteurs canaux. Ainsi la liaison de deux molécules d’acétylcholine avec le récepteur induit un changement de la conformation du récepteur qui conduit à l’ouverture du canal. Un flux d’ions sodium dans la fibre musculaire produit une dépolarisation de la membrane, on parle de potentiel de plaque motrice. Lorsque ce potentiel atteint une valeur seuil, ce potentiel induit l’ouverture de canaux sodium voltage-dépendants au niveau du sarcoplasme générant ainsi un potentiel d’action.
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Le couplage excitation-contraction n’est possible qu’en raison de la propriété d’excitabilité de la membrane plasmique musculaire. Le sarcoplasme est capable de produire et de propager des potentiels d’action par des mécanismes similaires à ceux observés pour les neurones. Le potentiel d’action dure 1 à 2 ms dans la fibre musculaire striée squelettique. Celui-ci est terminé bien avant l’apparition des signes mécaniques de la contraction. Le couplage excitation-contraction se déroule au niveau de la triade. Ce couplage demande l’intervention de diverses protéines : la calsequestrine, les canaux calciques, les ryanodines, le récepteur à la dihydropyridine. La dihydropiridine et la ryanodine sont associées avec leur récepteur respectif. Une partie des canaux de libération d’ions calcium sont directement associés aux canaux calciques voltage-dépendants. Les canaux de libération d’ions calcium non associés avec les canaux voltage-dépendants sont ouverts par l’influx du calcium dans le cytosol. La première voie consiste en une modification de la conformation du canal voltage-dépendant pendant la dépolarisation. Cela permet l’ouverture du canal calcium voltage-dépendant.
IV. Métabolismes Cellulaires et Synthèse de l'ATP
Le fonctionnement des cellules nécessite des réactions chimiques productrices d’énergie. Les cellules musculaires, par exemple, ont besoin d’énergie pour se contracter. Cette énergie indispensable leur est procurée par l’ATP (Adénosine triphosphate), un nucléotide.
Respiration Cellulaire
Il est possible, pour certaines cellules, d’utiliser des molécules organiques ainsi que du dioxygène ($\text{O}_2$) pour former de l’ATP. La plupart des cellules eucaryotes respirent lorsqu’elles se trouvent en présence de dioxygène. Lors de la respiration, il y a oxydation d’un substrat organique grâce au dioxygène, couplé à la réduction du composé $\text{NAD}^+$ en composé $\text{NADH},\, \text{H}^+$.
La respiration cellulaire est un métabolisme capable de produire de grandes quantités d’énergie. Elle nécessite cependant un milieu en aérobie. La respiration cellulaire, un métabolisme réalisé en aérobie qui permet la synthèse de $36$ ATP à partir d’$1$ molécule de glucose et de $6$ molécules de dioxygène. Ce métabolisme a lieu dans les mitochondries.
Fermentation
Certains métabolismes peuvent se produire sans $\text{O}2$ (en milieu anaérobie) : les fermentations. Elles permettent une oxydation du glucose sans $\text{O}2$. À la suite de la glycolyse, le pyruvate est décarboxylé (perte d’une molécule de dioxyde de carbone) et ainsi transformé en éthanol. En parallèle, les composés $\text{NAD}^+$ sont d’abord réduits en $\text{NADH},\, \text{H}^+$, puis ces derniers sont ensuite réoxydés en $\text{NAD}^+$.
La fermentation, un métabolisme réalisé en anaérobie qui permet la synthèse de $2$ ATP à partir d’$1$ molécule de glucose.
Glycolyse et Cycle de Krebs
Le substrat organique utilisé pour le cycle de Krebs n’est pas le glucose mais le pyruvate. L’oxydation du carbone s’achève par la transformation du pyruvate en dioxyde de carbone.
V. Adaptation Cardiaque et Différences avec le Muscle Squelettique
L’ultrastructure du muscle cardiaque est similaire à celle du muscle strié squelettique, ainsi que le mécanisme de la contraction contrôlée par le calcium. On trouve dans le muscle cardiaque, des canaux différents de ceux trouvés dans le muscle squelettique, aussi bien dans la membrane sarcolemmale que dans le réticulum sarcoplasmique.
Dans la membrane sarcolemmale des cellules pace-maker, cellules localisées dans le centre générateur des battements cardiaques, on trouve un canal très particulier dit canal de fuite. Ce canal n’est jamais complètement fermé, même si sa conductance est faible, de sorte qu’il laisse en permanence échapper des ions K+ et entrer des ions Na+. Cette fuite entraîne une dépolarisation lente de la membrane plasmique. Lorsque la différence de potentiel transmembranaire passe la valeur seuil d’activation des canaux voltage-dépendants responsables du potentiel d’action, ces canaux vont s’ouvrir, provoquant l’apparition d’un potentiel d’action classique, mais sans intervention d’un neurone excitateur.
La vague de dépolarisation suit un trajet bien précis. Prenant naissance dans le nœud sinusal localisé au niveau de l’oreillette droite près de l’abouchement de la veine cave supérieure, elle se propage dans tout le myocarde, des oreillettes jusqu’au nœud auriculoventriculaire situé à la jonction oreillettes-ventricules. Après un court délai, cette vague de dépolarisation va se propager le long du septum auriculoventriculaire via le tronc du faisceau de Hiss, la branche droite et la branche gauche, les fibres de Purkinje, et enfin dans tout le myocarde ventriculaire à travers les cellules musculaires.
On trouve dans les cardiomyocytes des isoformes spécifiques du RyR (RyR2 au lieu de RyR1 dans le muscle squelettique) et du DHPR. Leur organisation spatiale en est modifiée, la principale différence étant que ces deux canaux ne sont plus en interaction directe (même s’ils restent à proximité). La vague de dépolarisation qui parcours la membrane plasmique ouvre les DHPR. Des ions calcium extracellulaires entrent dans la cellule, provoquant une petite augmentation de la concentration intracellulaire en calcium. Cette augmentation va directement agir sur les RyR2, entraînant leur ouverture et la libération massive des ions calcium stockés dans le réticulum sarcoplasmique. Ce mécanisme est appelé « Calcium-Induced Calcium Release » pour « libération du calcium induite par le calcium ».
VI. Dopage et Amélioration des Performances Physiques
Pour améliorer leurs performances physiques, certain·e·s sportif·ve·s ont recours au dopage.
La créatine est une protéine apportée par la consommation d’aliments riches en protéines (viandes, œufs, produits laitiers etc.). Si l’apport exogène alimentaire n’est pas suffisant, le foie est capable d’en fabriquer à partir d’acides aminés. On retrouve la créatine au niveau des muscles où elle est phosphorylée (ajout d’un phosphate) pour former la phospho-créatine. La créatine permet de générer de l’ATP rapidement lors d’un effort intense.
L’EPO, ou l’érythropoïétine, est une protéine naturellement produite par l'organisme lors d’un manque de dioxygène (exemple : en séjour prolongé en haute altitude) ou en cas d’hypoxie. Il est possible de la synthétiser en laboratoire à l’aide de cultures de cellules modifiées. L’administration d’EPO sur une période prolongée entraîne une augmentation des besoins en fer, de la viscosité du sang ainsi que de son volume. Le sang circule donc moins bien dans l’organisme. L’EPO, ou l’érythropoïétine, permet de stimuler la respiration cellulaire en augmentant l’apport de dioxygène aux organes.
VII. Adaptation Musculaire et Types d'Efforts
Les sports de force comme la musculation, le crossfit ou le rugby, sollicitent les muscles différemment des sports d’endurance : les efforts fournis sont généralement brefs mais intenses. Chaque muscle est constitué de milliers de cellules de forme allongée, que l’on appelle fibres musculaires.
Sources d'ATP lors d'Efforts Intenses
- ATP préexistante: Toutes les fibres musculaires contiennent une petite réserve d’ATP qui va permettre au muscle de se contracter très rapidement, notamment en cas d’effort rapide. Mais, pour se contracter, les muscles ont besoin d’une quantité importante d’énergie, et leurs réserves en ATP sont limitées : les stocks s’épuisent en seulement 2 ou 3 secondes.
- Créatine phosphate: L’ATP est synthétisé à partir de la créatine phosphate. La créatine phosphate est une molécule stockée dans les muscles qui permet aux muscles de synthétiser de l’ATP.
- Glycogène: Lorsque les stocks de créatine phosphate sont également épuisés, le muscle va synthétiser de l’ATP à partir du glycogène. Le glycogène est un glucide complexe stocké dans le foie et dans les muscles qui permet aux cellules de synthétiser de l’ATP. Ce deuxième mécanisme permet de prolonger encore l’effort jusqu’à 90 secondes maximum. Mais, sans oxygène, la synthèse d’ATP à partir du glycogène va entraîner la formation d’acide lactique.
Rôle du Lactate
Dans le muscle, l’acide lactique est rapidement dissocié en lactate et proton H+. Le lactate est ensuite utilisé par les cellules musculaires pour créer de l’énergie lors d’un effort physique intense. Le lactate est un métabolite intermédiaire indispensable au fonctionnement cellulaire. La transformation du Pyruvate en lactate permet de réduire l’acidité des fibres musculaires via l’utilisation des proton H+. Il est donc indispensable au maintien d’un pH propice au fonctionnement musculaire lors d’un effort physique.
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