Vous avez commencé à diversifier l’alimentation de votre enfant et vous vous demandez s’il faut arrêter de lui donner le biberon à chaque repas ? Votre enfant est déjà plus grand, il adore prendre son biberon le matin au calme… Jusqu’à quel âge peut-il continuer à le prendre ? Découvrez nos conseils pour effectuer une transition en douceur pendant cette étape charnière de l'alimentation de votre petit.
Arrêter le biberon, mais pas le lait !
Le lait maternel ou infantile constitue la pierre angulaire de l’alimentation de votre bébé pendant les premiers mois de sa vie. Riche en protéines, en graisses, en glucides, ainsi qu'en vitamines et minéraux essentiels, il fournit tous les nutriments essentiels à sa croissance et à son développement. Particulièrement recommandé pour les nourrissons, le lait maternel offre une protection immunitaire supplémentaire et établit un lien affectif profond entre la mère et l'enfant. Si l'allaitement maternel n'est pas possible ou n'est pas envisagé, les formules infantiles disponibles sur le marché sont conçues pour répondre aux besoins nutritionnels spécifiques de votre bébé, assurant ainsi sa croissance saine et son développement optimal.
Ainsi, jusqu’à la grande étape de la diversification alimentaire, que vous ayez opté pour l'allaitement ou l'alimentation au lait infantile, bébé ne connait que le lait depuis sa naissance qui est la base de son alimentation… D'où l'importance d'effectuer une transition en douceur. Pendant ce processus, vous allez introduire petit à petit de nouveaux aliments tels que les fruits, les légumes, puis les protéines et les féculents qui lui apporteront les nutriments nécessaires à sa croissance et son développement tout en continuant à lui donner de lait (environ 500ml par jour). À partir d’un an, vous pourrez passer au lait de croissance, sans sucre et sans arôme ajouté, qui est fortement recommandé car il est enrichi en fer.
Jusqu'à quel âge peut-il prendre le lait ?
Il n'y a pas vraiment d'âge précis pour arrêter le biberon. En réalité, tout dépend de l’enfant et de son évolution : il est important de le laisser avancer (et manger !) à son rythme. Beaucoup d’enfants envisagent le biberon comme une sorte de doudou, un objet rassurant qu’ils connaissent depuis la naissance et qui l’a accompagné pendant tous ces mois de vie ! Il n'est donc pas évident de déterminer un âge précis même si la plupart du temps, la transition se joue au cours de la première année.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande un allaitement maternel exclusif jusqu'à l'âge de 6 mois et encourage la poursuite de l'allaitement au moins jusqu'aux 2 ans de l'enfant. Toutefois, l’âge de sevrage de votre bébé va correspondre à vos besoins et à ceux de votre enfant : il doit être en harmonie avec votre rythme de vie, votre santé et vos désirs personnels.
Lire aussi: Pilule et ovulation : le guide
Par quoi remplacer les biberons ?
Si vous vous demandez par quoi remplacer les biberons, sachez qu'il existe de nombreuses alternatives adaptées au développement de votre bébé. À mesure que votre petit grandit, vous pouvez commencer à introduire progressivement des tasses à bec ou des verres d'apprentissage, très pratiques pour encourager son autonomie et favoriser le développement de ses capacités motrices. Pour l'aider à boire tout seul, n'hésitez pas à proposer de l'eau dans une petite tasse facile à saisir de manière régulière pour l'habituer à ce nouveau geste. Et surtout, rappelez-vous : chaque enfant est différent, alors soyez patient et n'oubliez pas de l'encourager pendant cette étape passionnante de sa croissance !
Certains bébés adorent boire aux biberons et d’autres le délaissent très vite ! Encore une fois, c’est bébé qui décide ! Jusqu’à un an, il est souhaitable que bébé boive encore environ 700 ml de lait par jour. Quand bébé boude le biberon, plusieurs solutions se présentent à vous : mettre des cuillères de poudre de lait dans les compotes et les purées et/ou proposer des yaourts faits maison avec du lait (voir la recette dans l’ABCdaire de la première année). Après un an, le premier biberon à supprimer est celui du soir, puis celui du goûter. On peut garder le biberon du matin jusqu’à 3 ans environ. Puis, vient finalement la tasse ou le verre lorsque l'enfant grandit.
À partir de quel âge bébé peut-il boire au verre ?
Généralement, vers l'âge de six mois, lorsque votre bébé commence à se familiariser avec la diversification alimentaire, vous pouvez commencer à lui proposer de boire au verre. Cependant, chaque enfant évolue à son propre rythme, donc il est essentiel d'observer les signes de préparation de votre bébé avant de lui offrir un verre. Vous avez récemment remarqué qu'il commence à saisir des objets avec ses mains, qu'il est capable de s'asseoir avec un soutien ? Ces signes indiquent que votre bébé est prêt à explorer de nouvelles façons de s'alimenter et de s'hydrater ! Observez ses habitudes, vous saurez quand votre enfant est prêt…
Arrêt du biberon : comment l'aider à passer au verre ?
Pour accompagner votre enfant vers un arrêt du biberon, le mieux est d’y aller étape par étape. Voici quelques conseils qui devraient vous aider :
- Opérez une transition en douceur avec un verre à bec et à poignées. Ainsi, votre bébé apprendra à mieux tenir son gobelet en étant assis sur sa chaise haute, pendant le repas.
- Envisagez le sevrage du biberon en plusieurs fois.
- Si les enfants peuvent se détacher relativement facilement du biberon du matin, ils sont nombreux à rester très attachés à celui du soir. A quel âge faut-il le supprimer ? Quels sont les risques à le conserver trop longtemps ?
Sevrage progressif du biberon du soir
L'introduction du lait dans la vie d'un bébé marque le début d'une aventure alimentaire essentielle, évoluant progressivement vers la diversification avec les purées de légumes et les compotes de fruits. Malgré ces nouvelles saveurs, le biberon du soir reste un rituel tenace, ancré dans les habitudes depuis la naissance. Ce moment charnière soulève de nombreuses questions pour les parents : jusqu'à quel âge maintenir ce rituel ? Est-il temps de sevrer bébé du biberon du soir ?
Lire aussi: Arrêt de travail pendant une FIV
Tant que bébé n'obtient pas tous les nutriments nécessaires des repas solides, le biberon du soir reste pertinent. Il complète l'apport nutritionnel, notamment entre 12 et 15 mois, où la quantité de lait consommée commence naturellement à diminuer. Le biberon du soir, associé au rituel du coucher, peut toutefois devenir un obstacle à l'hygiène dentaire à cause du lactose, retrouvez notre Guide Complet sur la Dentition de Bébé par le DR. RUPERTO ici. La transition devrait idéalement s'amorcer entre 12 et 24 mois, marquant le début d'une diversification plus affirmée. Au-delà de 24 mois, le biberon n'est plus une nécessité absolue. Il peut temporairement servir de dessert, mais ne doit plus être un indispensable au coucher.
Alternatives au biberon du soir
Un dîner équilibré se compose majoritairement de légumes, complété par des féculents et une petite quantité de matière grasse, retrouvez ici notre article sur quand commencer les repas du soir. Pour remplacer le biberon du soir, proposez des repas équilibrés et riches en nutriments. Une purée de patate douce mélangée à du poulet finement haché, ou un mélange de légumes vapeur écrasés, peut offrir à votre enfant les protéines, les vitamines et les minéraux nécessaires à son développement. D'autres idées incluent des bouillies enrichies de fer, des petites portions de poissons tendres.
Adapter le rituel du coucher
Adapter le rituel du coucher peut faciliter l'abandon du biberon.
- Écoute et Observation : Chaque enfant est unique.
- Pas de Pression : Il n'y a pas de norme absolue.
La nutrition joue un rôle crucial dans le développement et la croissance de l'enfant. Les repas de votre enfant doivent être riches en nutriments essentiels tels que le fer, le calcium, les vitamines A, C, et D, ainsi que les acides gras oméga-3, qui soutiennent le développement du cerveau et des os.
Conseils supplémentaires
- Après 4 mois, vous pouvez supprimer les biberons nocturnes un à un et de façon progressive en diminuant peu à peu la quantité de lait de chaque biberon. Votre bébé se rattrapera naturellement en buvant plus le jour.
- Si proposer le biberon à chaque réveil est devenu une habitude, réduisez très progressivement les quantités de lait, d’un biberon à la fois, sur une à deux semaines. Par exemple, s’il prenait un biberon de 210ml la nuit, réduisez à 180ml puis 150ml le lendemain, puis 120 ml, 90ml puis supprimer le biberon complètement. Procédez de la même façon avec les autres biberons nocturnes. Dites-lui ensuite que c’est l’heure de dormir et non de manger.
Lait infantile et diversification alimentaire
De la naissance à l’âge de 4 mois, l’enfant prend environ 4 biberons de lait premier âge de 180 ml/200 ml par jour (soit un total de 750 ml à 1L par 24 heures). Avec l’introduction des aliments solides, et notamment d’autres produits laitiers comme du fromage ou des yaourts, cette quantité de lait diminue et il boit généralement 500 ml environ par jour à partir d’un an.
Lire aussi: Démangeaisons après l'Arrêt de l'Allaitement : Comprendre et Gérer
La composition du lait infantile répond aux besoins nutritionnels des bébés : on y trouve de très nombreux oligoéléments et minéraux (fer, calcium, zinc etc.) mais aussi des vitamines (A, C, E, D etc.) des acides gras polyinsaturés de la famille des Oméga-3 etc. L’OMS et la HAS recommandent un allaitement maternel exclusif jusqu'aux 6 mois de l'enfant mais le lait infantile est une alternative sûre pour les mamans qui ne souhaitent pas, ou ne peuvent pas allaiter. Sa fabrication répond en effet à une réglementation très spécifique.
“Le biberon de lait infantile ne doit pas être remplacé par un yaourt et encore moins par des produits laitiers demi-écrémés ou écrémés, ou des boissons végétales qui ne sont pas adaptés aux besoins de bébé”, explique Marie Cubizolles. “L’idéal est d'essayer de garder du lait infantile au-delà d’un an et que l’enfant conserve au moins un biberon de lait de croissance jusqu’à 3 ans”, ajoute-t-elle. Pour les parents qui souhaitent passer au lait classique, il faut choisir des produits laitiers au lait entier.
Importance du rituel et alternatives
“Le biberon de lait du soir ne doit pas être associé à autre chose qu’au repas. Il ne s’agit pas d’un réconfort ou d’un doudou”, rappelle Marie Cubizolles. Le biberon ne doit pas être pris au lit et ni être inclus dans la routine du coucher. “Après le biberon, l'enfant se brosse les dents et va se coucher ensuite. Cela permet aussi d’éviter le risque de caries. Le fait de ne pas associer le biberon à un doudou va permettre ensuite de switcher progressivement vers autre chose”, explique la diététicienne. Cette dernière précise néanmoins que jusqu’à trois ans, il n’y pas urgence à faire sauter le biberon. Au-delà, le risque de caries et de problèmes de développement de la mâchoire augmente.
Lorsque l’enfant arrête de lui-même son biberon du soir, ou que l’on souhaite le faire arrêter, il est relativement facile de finir un repas avec un yaourt, du fromage, un laitage. “Riz au lait, semoule, smoothie lacté aux fruits sont des alternatives agréables pour l’enfant”, indique la spécialiste.
Gérer les réveils nocturnes
Ma fille a deux ans elle s’endort avec une histoire à 21h30. Aux alentours de 3/4h elle se lève la nuit et demande un biberon. Nous dormons dans la même chambre, elle dans son berceau, moi et mon mari dans notre lit. J’ai déjà expliqué plusieurs fois à ma fille que la nuit c’était fait pour dormir et qu’elle ne devait pas prendre de biberon, que c’était pour les bébés. Je lui rappelle cela plusieurs fois dans la journée, avec beaucoup de pédagogie et elle me dit oui ! Mais la nuit venue elle me réclame un biberon et si je lui dis non elle pleure très fort ce qui nous amène à céder mon mari ou moi. Que faire ?
Si vous ne voulez plus que votre fille ait de biberon la nuit… Il convient de ne pas lui en faire un. Qu’est-ce que cela peut bien faire qu’elle pleure très fort. C’est normal . Quand un enfant de cet âge n’a pas ce qu’il veut, en général, il pleure toujours très fort. Et c’est bel et bien à force de ne pas obtenir ce qu’on veut qu’on finit par admettre qu’on n’est pas tout puissant dans la vie et qu’on n’a pas tout ce que l’on veut. Cette constatation est tout à fait nécessaire pour grandir. Il va donc falloir, une fois cela dit (et pas redit sans arrêt) calmement mais fermement, accepter qu’elle crie, devienne rouge et transpire sans céder… car c’est votre rôle de parent et il en va de votre tranquillité et de… sa sérénité d’avoir des parents fermes et sûrs d’eux.
Ma fille réclame systématiquement un biberon entre minuit et deux heures de 240 ml depuis toujours. Mon pédiatre me dit d’essayer de l’eau avec une infusion de camomille. Ensuite, il n’y a pas d’autres solutions, puisque vous lui avez bien expliqué, que de la laisser pleurer et de maintenir votre autorité. Bien sur, elle va rouspéter très très fort mais quand elle aura compris que vous ne céderez plus, elle ne demandera plus.
Sevrage : Approches et conseils
Quand vous sentez que c’est le moment, comment sevrer un bébé ? Généralement, le sevrage commence facilement à 6 mois, période qui coïncide avec l'introduction d'autres aliments et où votre bébé commence à manger seul. Pour faciliter la transition, remplacez graduellement l'allaitement par le biberon. Au début, utilisez votre lait tiré pour que le bébé s'habitue à la tétine tout en reconnaissant le goût du lait maternel.
À 8 mois, sevrer un bébé peut nécessiter une approche différente car le bébé peut commencer à craindre les nouveautés. Pour rassurer le bébé, tenez le biberon horizontalement (lui permettant de contrôler l'aspiration du lait) ce qui le rend acteur de la tétée. Assurez-vous que la tétine reste bien remplie de lait pour éviter l'ingestion d'air. Si votre bébé est habitué à l'allaitement, il faudra apprendre à faire accepter le biberon à un bébé allaité, pour rendre la transition plus confortable pour lui.
Avec moins de stimulations fréquentes, la production de lait diminue naturellement. Il est important de surveiller le nombre de biberons par jour que votre bébé prend pendant le sevrage pour s'assurer qu'il reçoit suffisamment de nutriments.
À l'âge de 1 an, le lait n'est plus l'aliment principal en raison de la diversification alimentaire bien établie. Le sevrage devient donc plus aisé : certains bébés commencent à refuser l'allaitement de leur propre initiative, ce qui conduit à un arrêt naturel de la production de lait maternel.
À 2 ans, le sevrage est souvent initié par l'enfant lui-même, qui peut continuer à chercher l'allaitement le soir pour le confort plutôt que pour la nutrition. Dans ce cas, proposez une collation équilibrée et un moment de câlin pour répondre à ses besoins affectifs.
Comment sevrer un bébé en douceur ?
Pour sevrer un bébé en douceur, il est conseillé de procéder progressivement. Commencez par supprimer une tétée quotidienne et (si tout se passe bien), éliminez ensuite une autre tétée à un autre moment. Continuez ainsi jusqu'à atteindre le nombre de tétées souhaité. Toutefois, évitez de sevrer votre bébé lorsqu'il est malade, car il nécessite alors davantage de réconfort.
Les tétées du matin et du soir sont souvent les dernières à être supprimées car les enfants les apprécient particulièrement, et vous pouvez choisir de les maintenir longtemps, même après la reprise du travail. Également, pour sevrer un bébé en douceur, il est essentiel de savoir comment donner le biberon à un bébé de manière à ce qu'il l'accepte facilement.
Si votre enfant consomme déjà des aliments solides, vous pouvez adopter les approches suivantes pour faciliter le sevrage :
- Plutôt que de lui refuser brusquement le sein, arrêtez progressivement de le lui proposer
- Retardez les tétées lorsqu'il n'est pas trop pressé, pour espacer progressivement les sessions et en réduire le nombre
- Distrayez-le avec d'autres activités pour détourner son attention du besoin de téter
- Diminuez progressivement la durée des tétées
- Modifiez les habitudes de tétée, comme le lieu ou le moment habituel.
La durée du sevrage peut varier en fonction de l'âge de l'enfant, de son tempérament, de vos émotions vis-à-vis du sevrage, et de votre méthode. Il est raisonnable de prévoir environ 4 semaines pour un sevrage complet et en toute sérénité.
Quel lait choisir pour les biberons ?
Pour sevrer un bébé, le choix du lait pour les biberons est crucial pour assurer une transition en douceur et répondre aux besoins nutritionnels de votre enfant. Si votre bébé a moins de 1 an, il est recommandé de choisir un lait infantile (également appelé lait 1er ou 2e âge) en fonction de son âge et de son stade de développement. Ces laits sont spécialement formulés pour apporter les nutriments essentiels dont votre bébé a besoin, comme les protéines, les vitamines et les minéraux.
Si votre bébé a plus de 1 an, vous pouvez passer à un lait de croissance, qui est adapté aux besoins nutritionnels des tout-petits.
Sevrage de l’allaitement en journée et de nuit
Si vous décidez de sevrer votre bébé pour l’allaitement en journée, remplacez une tétée quotidienne par un biberon tous les 2 ou 3 jours, en commençant par les tétées les moins copieuses du milieu de journée. Ce choix doit s'aligner avec votre emploi du temps, que vous soyez ou non de retour au travail. Il est possible de continuer un allaitement mixte après le retour au travail, en aménageant vos horaires de travail, peut-être avec des pauses de 30 minutes le matin et l'après-midi. Planifiez ce nouveau rythme pour une transition en douceur. Par exemple, pour un bébé ayant 5 tétées par jour, commencez par remplacer une tétée par un biberon les 3 premiers jours, puis augmentez progressivement le nombre de biberons tous les 3 jours.
Pour sevrer votre bébé pour l’allaitement de nuit, assurez-vous d'abord que ses réveils nocturnes ne soient pas causés par des problèmes de santé comme le reflux ou la constipation. Consultez votre médecin en cas de doute. Si les réveils sont dus à la faim, envisagez un sevrage nocturne.
Ressources et soutien
Même lorsqu'il est choisi, le sevrage peut être une étape délicate pour les parents et les enfants. Cette transition peut susciter des questions, des inquiétudes, voire du stress. Il est important de ne pas rester seul face à ces défis. N'hésitez pas à solliciter l'aide de professionnels de santé (comme ceux des centres de PMI) qui peuvent offrir des conseils adaptés à votre situation. Les associations de soutien à l’allaitement sont également d'excellentes ressources pour vous accompagner durant cette période.
Les produits laitiers : Yaourts et petits suisses
Dès la naissance jusqu'à 6 mois, un bébé a besoin uniquement du lait maternel ou infantile pour se nourrir. Complet le lait ! En effet, il est le seul élément de son alimentation et il couvre tous ses besoins. C’est entre 4 et 6 mois que Bébé commence la diversification alimentaire et que ses repas évoluent.
“A partir de 6 mois et jusqu’à 3 ans, on essaye de viser 500 ml de lait par jour, sur 24 heures, en plus de la nourriture solide. Si on allaite Bébé au sein, on continue l’allaitement à la demande. On essaye de maintenir l’apport du biberon de lait le plus longtemps possible notamment le matin et le soir. Les laits infantiles offrent aux bébés ce qui est nécessaire à leur croissance.
- Jusqu’à 6 mois, le biberon de bébé est composé de lait 1er âge.
- Jusqu’à 12 mois, on lui donnera du lait 2ème âge (lait de suite).
- A partir de 12 mois jusqu’à 3 ans, le lait de croissance est préconisé.
“Il n’y a pas d’âge standard recommandé, même si c'est souvent au moment où on commence à lui donner la purée du soir qu’on pourra essayer de lui donner un yaourt, donc vers 9 mois environ. Mais tant que le bébé accepte son biberon de lait le soir, il est préférable de le garder. En effet, le lait contient les apports nécessaires au bébé en fer, en calcium, en matière grasse et en quantité suffisante. De plus, le biberon de lait du soir, c’est aussi un moment de retrouvailles avec son parent. Bébé monte sur ses genoux, reçoit un câlin… Il existe toute une dimension émotionnelle autour du dernier biberon avant le coucher, qui rentre en jeu pour le tout-petit”, nous explique Emmanuelle Rigeade, infirmière puéricultrice, consultante parentale et périnatale que l’on peut retrouver sur May (l’application qui accompagne les femmes enceintes et les parents dans leur quotidien avec leurs enfants).
Mais en grandissant, votre bébé va être demandeur de venir prendre ses repas en même temps que la famille, il va exprimer l’envie de manger à la cuillère, et peut donc aussi se lasser lui-même du biberon. “Le laitage est un bon moyen de partager avec le tout-petit des premiers moments à table, avec ses parents. A l’heure du dessert et si les horaires correspondent, Bébé peut venir les rejoindre pour prendre son yaourt, par exemple. Pour commencer, on pourra proposer des laitages à Bébé le midi ou au goûter et plus tard, le soir. Une portion de laitage correspond à 120 ml de lait, ce qui équivaut à un pot de yaourt.
“Cette quantité est indicative, elle nous aide à nous faire une idée de la portion à donner à notre bébé. Cependant, il est essentiel de ne pas se focaliser uniquement dessus. Si le pot de yaourt fait 125 ml, vous pouvez lui donner ces 5 ml de yaourt supplémentaires. On pourra très bien remplacer le yaourt classique par 120 ml de petit-suisse ou de fromage blanc ou même 30 g de fromage, tels que le Camembert pasteurisé (on ne donne pas à manger du Camembert au lait cru à un enfant avant 3 ans) ou 30g de Comté, par exemple.
Quel yaourt choisir pour bébé ?
C’est une question que se posent de nombreux parents : quel yaourt choisir pour un bébé ? Entre les produits laitiers disponibles au rayon frais, les yaourts nature au lait entier ou au lait écrémé, et les faits maison, c'est parfois difficile de s’y retrouver. Pour respecter les besoins spécifiques d'un bébé et son équilibre alimentaire, il est préférable de lui proposer (à la petite cuillère) un yaourt au lait de vache entier. De préférence choisissez- le au lait bio et non sucré.
Si vous aimez cuisiner, vous pouvez utiliser une yaourtière pour fabriquer des yaourts maison et ainsi remplacer les yaourts industriels que vous avez l'habitude d'acheter, maîtriser la composition, et d’éviter les additifs. En fait, les ingrédients nécessaires à la composition d'une préparation fait maison sont du lait entier et des ferments lactiques. De plus, côté budget, vous y gagnerez car cela revient moins cher.
Les yaourts aromatisés et avec morceaux de fruits ne sont pas recommandés pour la bonne raison qu'ils sont souvent enrichis avec beaucoup de sucre et ils n'ont aucun intérêt nutritif. En fonction de l'âge de l'enfant, mais aussi de la taille et de la consistance des morceaux de fruits présents dans ce genre de préparation lactée, ces derniers peuvent présenter un risque d'étouffement.
Il y a quelques temps encore, le yaourt à base de lait infantile était recommandé par les pédiatres car il était formulé et adapté aux besoins du nourrisson. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Ces produits ne sont désormais plus enrichis en fer, acides gras essentiels, ou autres nutriments spécifiques que l’on trouve dans le lait maternel ou infantile. Pour les bébés en pleine croissance, il est essentiel de veiller à leur apport en calcium et en minéraux. En complément du lait maternel ou infantile, un yaourt nature peut être une alternative pratique, à condition de vérifier qu’il contient une teneur adaptée en matière grasse et qu’il ne contient pas de sel ajouté.
Petits-suisses vs Yaourts
Les petits-suisses et les yaourts n’ont pas tout à fait la même composition. Fabriqué à partir de lait caillé, le lactosérum (ou petit-lait), qui contient des protéines solubles et du lactose, est retiré du petit-suisse. Par ailleurs, de la crème est ajoutée, ce qui augmente la teneur en matières grasses par rapport à un yaourts nature. En termes de calcium et de fer, les deux produits sont assez similaires, ce qui en fait des alternatives intéressantes pour compléter l’alimentation d’un enfant. Cependant, si le petit-suisse est plus riche en matières grasses, cela peut-être un avantage pour les bébés qui ont besoin d’énergie pour leur croissance et leur développement. À titre de comparaison, deux petits-suisses équivalent à un yaourt au lait entier de 120 g.
Le petit-suisse peut être considéré comme une option équivalente au yaourt dans une alimentation équilibrée, tout en apportant une texture différente et un goût plus oncuteux grâce à l’ajout de crème. Il n’y a pas de pression à se mettre : il n’y a pas de norme absolue à respecter car chaque parent et chaque enfant sont différents.
Au-delà de 15 mois, on peut se poser la question : pourquoi il y a toujours ce biberon le soir ? Est-ce un besoin nourricier, une raison nutritionnelle ? Ou est-ce que c’est plutôt un besoin de sécurité ou un besoin affectif, pour un câlin le soir avec le biberon ? Ma réponse est différente, selon si c’est un biberon au repas ou non. Est-ce que l’enfant a une purée, il est diversifié et il termine son repas par un biberon ? Dans ce cas, pourquoi pas lui proposer un laitage ou un morceau de fromage. Ou bien ce biberon est celui d’avant coucher, le biberon lui permet de s’endormir ? Dans ce cas, à 19 mois, notamment parce qu’il a déjà des dents, on ne recommande pas vraiment le biberon au moment du coucher. En effet dans le lait, même s’il est sans sucre ajouté, il y a le sucre naturel du lait : le lactose. Ce lactose risque d’entraîner l’apparition de caries. Les dentistes ne recommandent dont pas ce biberon au moment du coucher.
tags: #arret #biberon #soir #24 #mois #conseils
