Arielle Dombasle, figure emblématique du paysage artistique français, fascine par son parcours éclectique et sa personnalité inclassable. Chanteuse, actrice, réalisatrice, elle a su déjouer les codes et tracer sa propre voie, marquée par une liberté revendiquée et une absence de maternité assumée.
Une artiste aux multiples facettes
Arielle Dombasle, muse arty des années 80, n'a cessé d'évoluer hors des sentiers battus. Après s'être illustrée dans des films aussi variés que Pauline à la plage d’Éric Rohmer ou Les Pyramides bleues d'Arielle Dombasle elle-même, elle s'est lancée dans la musique, le théâtre, l'opéra, tout en déjouant systématiquement les codes. Avec sa voix singulière, ses looks baroques et sa diction de porcelaine, elle est devenue une figure aussi inclassable qu'inoubliable.
Ce mercredi 13 septembre 2023, son nouveau film Les Secrets de la princesse de Cadignan voit le jour. L'occasion de rappeler, comme son film le suggère, que l’amour peut se trouver à tout âge : "Je crois qu’il est jamais trop tard (pour être dans les jeux de l’amour et de la séduction). C’est la pression sociale qui fait qu’après 35 ans, les femmes deviennent invisibles, n’existent plus. La morale de l’histoire de mon film, c’est que le grand amour, la plus grande aventure de la vie, peut arriver à n’importe quel âge."
Un choix de vie assumé : l'absence de maternité
Mariée depuis 1993 avec le philosophe Bernard-Henri Lévy, Arielle Dombasle n'a jamais eu d'enfants. Un choix qu'elle a fait très tôt, dès l'adolescence, et qu'elle a toujours assumé. "Je n'explique pas forcément ce choix", confie-t-elle. "C’est une décision inconsciente. Je l’ai prise très tôt. Je voulais être une éternelle petite fille, puis une éternelle jeune fille, et j’ai toujours su que je serai une femme qui n’aurait pas d’enfants", a-t-elle ajouté, passant outre les différentes pressions sociales à ce sujet.
Elle avait notamment livré les raisons de cette position ferme à Gala : « J’ai décidé très jeune de réussir ma vie, de ne pas avoir d’enfant. Je voulais vivre intensément, avoir une existence commandée par la passion, le romantisme et ses excès. » Invitée sur Voltage, elle a confié qu’elle se considérait encore et toujours comme une « éternelle jeune fille » : « Je suis la même que quand j’étais enfant. Quand on n’a pas enfanté soi-même, on reste une fin de lignée. C’est un être singulier, qui est là… Et après moi il n’y a personne, a-t-elle déclaré. Ça me donne une liberté extraordinaire. Je l’ai toujours voulu, je l’ai souhaité ardemment. »
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Pour Arielle Dombasle, la maternité prend d'autres formes, notamment dans son mariage. Loin d’avoir rejeté l’instinct maternel, Arielle Dombasle le vit autrement, en tissant des liens profonds avec ceux qui l’entourent. "Dans ma vie, je me sens l’enfant de beaucoup de gens et la mère de beaucoup de gens", dit-elle. Une vision à la fois romantique et émotionnelle de la relation, où les rôles s'entrelacent et se complètent. Chez elle, l’amour n’est jamais figé : il est multiple, nourrissant, enveloppant.
La relation avec Bernard-Henri Lévy : un amour indéfectible
Depuis leur mariage en 1993, Arielle Dombasle et Bernard-Henri Lévy forment un couple atypique, parfois admiré, mais toujours inséparable. Leur lien semble reposer sur un socle de respect et de délicatesse mutuelle. "Nous faisons très attention. C’est comme l’oxygène ! Il faut protéger l’amour, toujours aux postes de commande", glisse-t-elle.
Arielle Dombasle et Bernard-Henri Lévy vivent une passion depuis leur rencontre dans les années 80. « C’était un total coup de foudre, a-t-elle assuré à Voltage. C’est l’abîme, c’est l’irrésistible, les portes de l’enfer qui s’ouvrent, ou celles du paradis… » Cet amour inconditionnel les a menés à se marier en 1993.
Lorsque Jordan De Luxe lui a demandé si le philosophe avait eu envie d’avoir un troisième enfant, Arielle Dombasle a confirmé : « Bien sûr, bien entendu ! ». La comédienne a ensuite révélé ce qu’elle lui avait expliqué, en toute franchise, à l’époque : « On répond que… J’aime mieux être son enfant, qu’il soit mon enfant, et j’aime mieux qu’on soit des amants éternels plutôt que d’enfanter. » Bernard-Henri Lévy a visiblement compris sa position, puisque leur relation a perduré depuis.
Jamais longtemps séparés, toujours en voyage ou en création, ils incarnent un couple fusionnel qui fonctionne toujours plusieurs années après le début de leur relation. Pas d’enfant, mais une vie pleine : Arielle Dombasle n’a jamais eu besoin de suivre les modèles établis pour s’accomplir.
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Une enfance marquée par l'absence
L'enfance d'Arielle Dombasle a été marquée par la perte de sa mère, décédée alors qu'elle n'avait que 10 ans. "C'était le no man’s land, la mort de ma mère alors que je n’avais que 10 ans, j’étais malheureuse comme les pierres… » Depuis, elle remonte le temps, fuyant dans l’univers fantasque qu’elle compose avec sa bande d’hypercréatifs, dont certains l’accompagnent depuis vingt ans.
Cette période de vie restera à jamais dans ses pensées, comme un traumatisme qui a déterminé la suite de sa vie. "On imagine toujours que son père et sa mère doivent être amoureux pour l’éternité. Cette rencontre la bouleversera". "Oui c'est vrai que je pensais que je mourrais à 32 ans, j'avais toujours cette idée et ma mère m'a tellement infiniment manquée. C'est une figure qui que j'ai à peine connue, 10 ans…"
Arielle Dombasle arrivera ensuite en France, pour être prise en charge par ses grands-parents paternels avant de retrouver le Mexique, son père et une nouvelle femme : sa belle-mère.
Une liberté artistique comme accomplissement
Pour Arielle Dombasle, l'art est une manière d'exister, de se construire et de s'accomplir. "J'ai voulu, de toutes mes forces, exister comme je l'entendais. Je n'ai jamais imaginé qu'une progéniture accomplirait mon destin…", affirme-t-elle.
« N’étant pas passée par la psychanalyse, je n’ai pas l’impression de me connaître. Face à l’énigme insoluble pour moi de la maternité, de l’absence de la mère, je me suis tracé un chemin en sachant ce que je ne voulais pas. Je vis en électron libre, fonctionne à des sortes d’impératifs inexplicables… À l’envie, au désir.
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Elle se considère comme une créatrice et non comme une procréatrice : "En fait, vous savez, je n’ai pas suivi la voie de l’espèce et la grande voie de la nature. Avec moi finissait toute une lignée de femmes et j’aime ça. Je dis toujours que je suis créatrice et pas une procréatrice et pour moi mes enfants, ce sont mes films et mon parcours d’artiste. Je me permets une liberté, certainement, que peut-être d’autres ne peuvent pas se permettre."
Aujourd’hui, Arielle Dombasle ne regrette pas le moins du monde son choix : « J’adore l’idée de ne pas avoir de descendance, ça me plaît », a-t-elle expliqué sur Voltage. L’artiste a laissé une trace sur Terre de bien d’autres manières : « J’ai des enregistrements de ma voix, j’ai les films, toutes les personnes que j’ai aimées… J’ai les fleurs, les arbres que j’ai plantés, que j’ai nourris. C’est ça, qui est là. C’est moi, tout ça.
"Iconics" : un hommage aux femmes libres et inspirantes
En pleine promotion de son nouvel album baptisé "ICONICS", Arielle Dombasle multiplie actuellement les interviews et les apparitions télé. De Joséphine Baker à Shirley Bassey, son nouvel album revisite les standards des icônes d’hier.
« Libres et sulfureuses, elles ont fait de leur vie une œuvre, dépassant les frontières des préjugés et des genres pour imposer leur féminisme extraordinaire, avance-t-elle. Sartre disait que ceux qui se contentent d’être eux-mêmes sont des salauds. Eh bien, toutes ces conquérantes ont essayé d’être meilleures et ont payé cher cette liberté. Pour moi qui en cherche toujours une, elles sont des mères idéales, des étendards. »
Arielle Dombasle ne se contente pas de leur emprunter des hymnes, elle se glisse dans leur peau, revisite leurs tourments, leurs combats, les incarne dans des clips dont elle est, au fond, la créature centrale.Le disque se termine avec « Women, just a woman ». Hommage à Simone de Beauvoir, la plus divine, sans doute, de ses idoles, celle qui avec Sartre formait un couple mythique.
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