Arielle Dombasle, figure emblématique du paysage artistique français, est bien plus qu'une simple actrice, chanteuse ou réalisatrice. Elle est un personnage romanesque, une muse insaisissable dont l'enfance, passée entre les États-Unis et le Mexique, a profondément façonné l'identité et la carrière.

Une naissance américaine et un cœur mexicain

Née le 27 avril 1953 à Hartford, dans le Connecticut, Arielle Dombasle a grandi au Mexique, un pays qu'elle considère comme son véritable foyer. Elle passe son enfance à l'ambassade de France au Mexique, élevée par ses grands-parents. Cette immersion dans la culture mexicaine laisse une empreinte indélébile sur son âme, comme en témoignent ses souvenirs empreints de nostalgie : « Mexico ensoleillé dès 6 heures du matin… Je veux revoir ma maison, les rues que je parcourais pour aller à l’école ».

Rêves d'artiste et premières expériences théâtrales

Dès son plus jeune âge, Arielle Dombasle nourrit des rêves d'artiste. À l'âge de onze ans, elle affirmait déjà : « Plus tard, je veux chanter et danser ! ». Cette vocation précoce se concrétise par des cours de danse classique et des expériences théâtrales au sein d'une petite troupe qu'elle monte elle-même à l'âge de douze ans et ce jusqu'à ses 18 ans. Ces premières expériences scéniques révèlent son talent inné et son désir de s'exprimer à travers l'art.

Une enfance marquée par la perte et l'exil

L'enfance d'Arielle Dombasle est également marquée par des épreuves difficiles. L'année de ses onze ans, elle perd sa mère, un événement traumatisant qu'elle a longtemps gardé secret. « J'avais caché la disparition de ma mère pendant des années. J’avais 11 ans lorsqu’elle est morte. (…) J'avais deviné qu’elle était en train de mourir, que pendant des années on avait essayé de la sauver, mais tout cela je ne pouvais pas en parler, je ne voulais pas être différente des autres et garder cela comme un poids. Je ne le supportais pas donc je n’en parlais jamais. » Après le décès de sa mère, elle est envoyée chez ses grands-parents paternels en France pendant un an, avant de retourner au Mexique où elle doit faire face à la présence d'une belle-mère.

Un sentiment d'étrangeté et une quête de liberté

Ces expériences, combinées à son éducation cosmopolite, contribuent à forger chez Arielle Dombasle un sentiment d'étrangeté et une quête de liberté. Elle se sent « toute (s)a vie étrangère partout », une situation qu'elle considère finalement comme la meilleure : « Je pense que c’est la meilleure des situations : ne jamais s’inscrire totalement dans le conformisme d’un pays, dans ses lois et dans ses rites, dans ses préjugés, rester toujours un tout petit peu à l’écart. » Cette distance lui permet de développer un esprit critique et une indépendance qui la guident dans ses choix artistiques et personnels.

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Une artiste aux multiples facettes

À l'âge de dix-huit ans, Arielle Dombasle regagne la France, pays d'origine de sa famille. Elle y poursuit sa formation artistique, étudiant l'art lyrique au conservatoire et la comédie au cours Simon et chez Andreas Voutsinas. Elle entame alors une carrière éclectique qui la mènera du cinéma à la chanson, en passant par la réalisation et la mise en scène.

Arielle Dombasle est une artiste aux multiples facettes, capable de passer d'un rôle dramatique dans un film d'Éric Rohmer à une performance excentrique au Crazy Horse, ou encore d'un album de musique classique à un projet pop-rock audacieux. Elle est une figure underground et populaire, une « enfant de Cocteau » qui refuse de se laisser enfermer dans les cases et qui explore sans cesse de nouveaux horizons artistiques.

Filmographie sélective :

  • 1978 : Perceval le Gallois d'Éric Rohmer
  • 1979 : Tess de Roman Polanski
  • 1982 : Le Beau Mariage d'Éric Rohmer
  • 1983 : La Belle Captive d'Alain Robbe-Grillet
  • 1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer
  • 1986 : Flagrant Désir de Claude Faraldo
  • 1988 : Les Pyramides bleues d'Arielle Dombasle
  • 1994 : Un indien dans la ville d'Hervé Palud
  • 1999 : Astérix et Obélix contre César de Claude Zidi

Télévision sélective :

  • 1978 : Mazarin de Pierre Cardinal (feuilleton TV)
  • 1982 : Mozart de Marcel Bluwal (feuilleton TV)
  • 1986 : Deux flics à Miami (Miami Vice, Definitely Miami) de Rob Cohen (feuilleton TV)
  • 1989 : Autour du monde en 80 jours (Around the World in 80 Days) de Buzz Kulik (feuilleton TV)

Mariage et vie personnelle

Arielle Dombasle est mariée depuis 1993 au philosophe Bernard-Henri Lévy. Le couple, connu pour son élégance et son engagement intellectuel, est un pilier de la vie culturelle parisienne. Arielle Dombasle a fait le choix de ne pas avoir d'enfants, un choix qu'elle assume pleinement, même si elle reconnaît parfois se sentir « un être très bizarre » et « une fille, pas vraiment une femme ».

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