Cet article explore l'identification d'arbres présentant des caractéristiques spécifiques : une forme de boule verte et des feuilles en forme d'ovule. Bien que plusieurs espèces puissent correspondre à cette description générale, nous nous concentrerons sur le Ginkgo biloba, un arbre unique avec des particularités distinctives, ainsi que sur d'autres arbres potentiellement pertinents.
Le Ginkgo Biloba : Un Fossile Vivant aux Caractéristiques Uniques
Le Ginkgo biloba est un arbre qui détonne dans nos parcs et nos jardins. Ses petites feuilles bilobées qui jaunissent à l’automne sont pourvues d’une nervation curieuse, en éventail, unique dans le monde des arbres. La première est de taille : le ginkgo est unique sur la planète ! Appartenant à une très ancienne famille de plantes vieille de 270 millions d’années, les Ginkgoales, il en est l’unique et dernier représentant vivant actuel. De plus, il ressemble trait pour trait à ses lointains cousins disparus et fossilisés, et ce de manière si conforme qu’on a cru longtemps qu’il était resté inchangé pendant des millions d’années, comme si le temps et l’évolution n’avaient eu aucune prise sur lui. Une idée fausse, bien sûr, la notion de fossile vivant étant un non-sens, puisqu’un fossile est par définition un organisme mort dont les structures organiques se sont conservées par minéralisation. Le ginkgo a bel et bien évolué comme toute espèce vivante mais cela ne se voit pas au premier coup d’œil.
Résistance et Longévité Exceptionnelles
Deuxièmement, le ginkgo a une réputation d’arbre « increvable ». Il est effectivement exceptionnellement résistant aux maladies et à la pollution et ces capacités hors normes participent à expliquer sa longévité dépassant aisément les 1000 ans et plus, dans son aire naturelle. Mais il n’est pas le seul sur le podium des arbres qui atteignent des âges canoniques. La réputation d’immortalité du ginkgo est renforcée par le fait qu’il a survécu à la bombe atomique qui a pulvérisé la ville d’Hiroshima, le 6 août 1945. Il n’est pourtant pas le seul arbre rescapé de l’apocalypse ce jour-là. Une vingtaine d’autres arbres comme des ailantes, saules, eucalyptus, catalpa et d’autres, encore plus proches de l’épicentre que lui, ont également ressuscité, en fabriquant de leurs souches calcinées des rejets vigoureux après la catastrophe mais bizarrement, la mémoire populaire n’a retenu que lui. Cette étiquette de « super-héros » un peu surfaite masque finalement les vraies raisons qui font que le ginkgo est bien un arbre à part, et parmi celles-ci, sa sexualité hors du commun.
Sexualité et Reproduction Inhabituelles
L’ensemble de sa vie sexuelle est en fait des plus originales. D’abord, car c’est une espèce dioïque, c’est-à-dire dont les sexes sont séparés. Il y a donc des ginkgos mâles et des ginkgos femelles. C’est plutôt rare chez les arbres (seulement 6 % des plantes à fleurs), même si cette séparation des sexes n’est pas propre au ginkgo, existant aussi chez des feuillus comme les peupliers, les saules, le houx, etc, et chez quelques essences de conifères comme les ifs. Pour rappel, dans ces cas majoritaires, les étamines présentes dans les cônes mâles ou dans les fleurs fabriquent les grains de pollen qui transportent les cellules sexuelles mâles (les spermatozoïdes) vers les organes femelles. Ceux-ci sont les ovules, sortes de boites contenant et protégeant les cellules sexuelles femelles (les oosphères) et ils sont portés par les écailles des cônes femelles ou bien ils sont enfermés dans le ventre du pistil d’une fleur. Ensuite, les organes sexuels du ginkgo sont plutôt inhabituels. Les étamines productrices de pollen sont rassemblées dans une sorte d’épi minuscule que l’on nomme chaton parce qu’il ressemble à la queue d’un chat. Cette organisation est comparable à celle des cônes mâles des conifères ou même aux fleurs mâles de beaucoup de feuillus. Pensez par exemple aux chatons dorés et pendants des saules ou des noisetiers au printemps. Par contre, les organes sexuels femelles ne sont ni des cônes ni des fleurs, mais d’énormes boules jaunes et charnues, pendantes au bout de longs pédoncules comme de grosses mirabelles sur un prunier. À l’automne, elles tombent au sol et y pourrissent, dégageant de l’acide butyrique à l’odeur puissante et désagréable, à mi-chemin entre le vomi et le beurre rance. Ces boules puantes automnales sont les « fruits » du ginkgo mais cette formulation est botaniquement incorrecte. Car un fruit est le résultat de la transformation d’une fleur après sa fécondation, et comme le ginkgo n’a pas de fleurs, il ne peut donc y avoir de fruits. Puisqu’il produit des ovules, structure apparue il y a environ 350 millions d’année, le gingko s’inscrit dans le groupe des Spermaphytes qu’on appelle aussi plantes à graines puisque les ovules fécondés se transforment en graines. Le ginkgo est donc un arbre qui fait des graines, comme tous les arbres actuels. Pour être une vraie graine, il faut en effet cocher quatre cases. Deuxièmement, cet embryon doit être noyé dans un tissu nutritif gorgé de réserves carbonées qui alimenteront les premières étapes de son développement lors de la germination. Mais dans le cas du ginkgo, les quatre conditions ne sont pas toutes rassemblées et ses « graines » sont fausses, on les appelle d’ailleurs des « prégraines ». Que leur manque-t-il ? Si les ovules du ginkgo sont si gros, c’est qu’ils sont emplis de réserves nutritives en grande quantité mais qui se sont accumulées bien avant la fécondation. Cela représente une dépense d’énergie considérable pour le ginkgo et un investissement bien peu rentable car tous ces ovules garnis ne seront pas fécondés et les réserves précieuses seront perdues pour lui lors de leur chute à l’automne. Le ginkgo pond ainsi des « œufs » tout à fait analogues à ceux de la poule dont les réserves s’accumulent lors du transit dans le tractus génital, sans aucune nécessité de fécondation. Ces œufs de poule sont d’ailleurs rarement fécondés, sauf si le coq a croisé la poule dans la basse-cour. Pour finir, une autre bizarrerie de la sexualité fait du ginkgo un arbre décidément hors du commun…
Fécondation Aquatique chez un Arbre Aérien
Lorsque la fécondation a lieu, le processus reste archaïque, plus proche de celui des algues que de celui des arbres. Dans une vraie fécondation aérienne, celle des conifères ou des feuillus, les spermatozoïdes ne sont pas nageurs, ils ont perdu leurs flagelles, cette espèce de filament vibratile qui leur permet de se déplacer dans l’eau. Ils ne peuvent donc se mouvoir pour rejoindre leur partenaire femelle oosphère dans l’ovule. Ils sont alors amenés tout contre elle par un système de siphon formé par la germination du grain de pollen déposé sur le cône ou sur les fleurs. Fédoncation du Gingko. Tiré du livre « Vous avez dit biz'arbres ? » de Catherine Lenne, aux éditions Belin. Mais dans le cas du ginkgo, qui est pourtant bien un arbre adapté au milieu aérien, la fécondation reste aquatique. L’ovule est creusé d’une chambre pollinique emplie d’un liquide qui surplombe la tête des oosphères (schéma). Les grains de pollen entrent au printemps dans l’ovule encore tout petit, par un petit trou, le micropyle, qui perle une goutte d’eau collante se rétractant à l’intérieur. Des grains de pollen entrés dans l’ovule germent alors un court tube pollinique qui s’ancre dans le mur de la chambre et ce n’est que quelques semaines plus tard que le grain libère son contenu dans le liquide, des spermatozoïdes nageurs car pourvus de cils vibratiles.
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Autres Arbres Potentiellement Pertinents
Bien que le Ginkgo biloba soit un candidat de premier choix, d'autres arbres peuvent également présenter une forme de boule verte et des feuilles en forme d'ovule. Il est important de considérer les caractéristiques spécifiques de chaque espèce pour une identification précise.
Le Genévrier Commun (Juniperus communis)
3327 Juniperus communis L. - . Arbrisseau diffus ou arbuste dressé de 1-6 mètres, à bourgeons écailleux, à ramules triangulaires - feuilles étalées, verticillées par 3 et disposées sur 6 rangs, toutes linéaires en alêne, insensiblement atténuées en pointe fine et piquante, articulées, non décurrentes, marquées d'un seul sillon blanchâtre en dessus, obtusément carénées et sillonnées en dessous - fleurs dioïques - fruits noirs-bleuâtres et glauques à la maturité, globuleux, assez petits (5-7 mm), longuement dépassés par les feuilles. Côteaux, landes et bois, dans toute la France et en Corse. Europe ; Asie occidentale et boréale ; Afrique et Amérique septentrionales. Julve, Ph., 2024 ff. - Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Version : 01 juin 2024. Le genévrier commun est la plus cosmopolite de toutes les Gymnospermes. aire couvre toute l'Eurasie, le nord de l'Amérique du Nord et de l'Afrique. crêtes ventées de Margeride, du Mont Lozère ou de l'Aubrac. Son feuillage est sempervirent. perpendiculaires au rameau qui les porte. très aiguë, raides et piquantes. raie glauque. La floraison a lieu en avril-mai. Il y a diæcie. libèrent un abondant pollen (3). (4). soudent en un organe globuleux verdâtre, de la taille d'un pois. se fait en 2 ans. la soudure des écailles à leur sommet se voit bien (5). baies (on dit souvent « baies de genièvre »). L'écorce grisâtre s'exfolie naturellement en lanières longitudinales. est dur et homogène jaunâtre à brunâtre, d'odeur agréable. poli et a servi à l'ébénisterie fine et la marqueterie. ont une valeur condimentaire. choucroute. On en tire aussi des liqueurs et des eaux de vie, tel le gin.
L'Olivier (Olea europaea)
L’olivier (Olea europaea) est un arbre fruitier qui produit les olives, un fruit consommé sous diverses formes et dont on extrait une des principales huiles alimentaires, l’huile d’olive. Arbuste très rameux, au tronc noueux, au bois dur et dense, à l’écorce brune crevassée, il peut atteindre 15 à 20 mètres de hauteur, et vivre plusieurs siècles. Cependant, sous l’action d’animaux de pâture, ou dans des zones extrêmement ventées, ou exposées aux embruns, il conserve une forme buissonnante, de défense, et maintient la forme d’une boule compacte et impénétrable, lui donnant l’aspect d’un buisson épineux. Dans la plupart des modes de culture, les oliviers sont maintenus à une hauteur de trois à sept mètres afin de faciliter leur entretien et la récolte des fruits. Les feuilles sont opposées, ovales allongées, portées par un court pétiole, coriaces, entières, enroulées sur les bords, d’un vert foncé luisant sur la face supérieure, et d’un vert clair argenté avec une nervure médiane saillante sur la face inférieure. Le feuillage est persistant, donc toujours vert, mais cela ne veut pas dire que ses feuilles sont immortelles. Elles vivent en moyenne trois ans puis jaunissent et tombent, principalement en été. En cas de sécheresse, les feuilles sont capables de perdre jusqu’à 60 % de leur eau, de réduire fortement la photosynthèse et de fermer les stomates permettant les échanges gazeux pour réduire les pertes en eau par évapotranspiration, permettant ainsi la survie de l’arbre au détriment de la production fructi-florale. C’est grâce à sa feuille que l’olivier peut survivre en milieu aride. Quand il pleut, les cellules foliaires s’allongent pour emmagasiner l’eau. Les fleurs sont blanches avec un calice, deux étamines, une corolle à quatre pétales ovales, et un ovaire de forme arrondie qui porte un style assez épais et terminé par un stigmate. Cet ovaire contient deux ovules (un seul se développera). La plupart des oliviers sont auto-fertiles, c’est-à-dire que leur propre pollen peut féconder leurs propres ovaires. La fécondation se fait principalement par l’action du vent et la période de fertilité ne dure qu’une petite semaine par année. Le fruit, l’olive, est une drupe, dont la peau (épicarpe) est recouverte d’une matière cireuse imperméable à l’eau (la pruine), avec une pulpe (mésocarpe) charnue riche en matière grasse stockée durant la lipogenèse, de la fin août jusqu’à la véraison. D’abord vert, il devient noir à maturité complète. Lors de la germination du noyau, le jeune plant développe une racine pivotante. Puis en croissant, l’olivier développe un système racinaire essentiellement peu profond 60 à 100 cm à développement latéral, dont les racines principales débordent peu l’aplomb du feuillage, alors que les racines secondaires et les radicelles peuvent explorer une surface de sol considérable. Le chevelu racinaire se limite en général au premier mètre de sol et est particulièrement développé dans les zones plus humides. Au-delà du premier mètre poussent des racines permettant l’alimentation de l’arbre en cas de sécheresse. Seules les radicelles émises au cours de l’année permettent l’absorption de l’eau. Les racines de l’olivier sont capables d’extraire de l’eau en exerçant une importante force de succion de l’ordre de −25 bars sur le sol, contre −15 bars en général pour les autres espèces fruitières, lui permettant de prospérer là où d’autres se flétriraient. L’olivier ne produit naturellement qu’une année sur deux en l’absence de taille, et la production s’installe lentement, progressivement, mais durablement : entre 1 et 7 ans, c’est la période d’installation improductive, dont la durée peut doubler en cas de sécheresse ; jusqu’à 35 ans, l’arbre se développe et connaît une augmentation progressive de la production ; entre 35 ans et 150 ans, l’olivier atteint sa pleine maturité et sa production optimale.
Arbre de Judée (Cercis siliquastrum)
L'Arbre de Judée, scientifiquement connu sous le nom de Cercis siliquastrum, est un joyau botanique originaire du bassin méditerranéen. Reconnu pour sa floraison spectaculaire au printemps, ce végétal fascine non seulement par sa beauté, mais aussi par ses nombreuses propriétés médicinales et ses utilisations variées. Membre de la famille des Fabacées, ce petit arbre caducifolié peut atteindre 10 à 15 mètres de hauteur. Son écorce brun foncé contraste magnifiquement avec ses fleurs rose-violet qui apparaissent directement sur le tronc et les branches avant le feuillage, créant un spectacle visuel saisissant. Les feuilles en forme de cœur, d'un vert tendre, complètent son allure gracieuse. L'histoire de cette espèce est empreinte de mythes et de symbolisme. Son nom commun fait référence à la légende selon laquelle Judas se serait pendu à cet arbre après avoir trahi Jésus. Cependant, cette association est probablement due à une confusion linguistique. En réalité, le Cercis siliquastrum était vénéré dans de nombreuses cultures anciennes pour ses propriétés médicinales et sa beauté. Non, il n'est pas considéré comme toxique. L'Arbre de Judée, avec sa beauté spectaculaire et ses nombreuses vertus, incarne la richesse de la flore méditerranéenne. De la phytothérapie à l'horticulture, en passant par la gastronomie, ce végétal offre un vaste champ d'applications. Alors que la recherche continue d'explorer ses propriétés, il reste un symbole de la connexion entre l'homme et la nature, rappelant l'importance de préserver notre biodiversité.
Identification Précise : Feuilles, Forme et Contexte
Pour identifier avec précision un arbre à boule verte avec des feuilles en forme d'ovule, il est crucial d'examiner attentivement les caractéristiques suivantes :
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- Forme des feuilles : La forme exacte des feuilles (ovale, bilobée, etc.), leur disposition (opposée, alterne, verticillée), leur texture et leur couleur.
- Port de l'arbre : La forme générale de l'arbre (arrondie, conique, étalée), sa taille et sa structure des branches.
- Organes reproducteurs : La présence de fleurs, de cônes ou de "pré-graines" comme chez le Ginkgo, leur forme, leur couleur et leur période d'apparition.
- Contexte environnemental : Le climat, le type de sol, la région géographique et les autres espèces présentes.
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