L'anémie fébrile du nourrisson, bien que potentiellement alarmante pour les parents, est un sujet qui mérite une attention particulière. Cet article vise à démystifier cette condition, en explorant ses causes, ses méthodes de diagnostic et les options de traitement disponibles. Il est crucial de comprendre que l'anémie n'est pas une maladie en soi, mais plutôt un signe révélateur d'un problème sous-jacent.

Qu'est-ce que l'anémie chez l'enfant?

L'anémie se définit par une diminution anormale du taux d'hémoglobine dans le sang. L'hémoglobine, protéine essentielle des globules rouges, transporte l'oxygène des poumons vers les organes. Chez l'enfant, un taux d'hémoglobine inférieur aux valeurs normales peut perturber la croissance et le fonctionnement des cellules.

Causes de l'anémie fébrile chez le nourrisson

La leucopénie correspond à une diminution du nombre de globules blancs dans le sang. Elle ne constitue pas une maladie en elle-même, mais plutôt une anomalie biologique détectée à l’occasion d’un examen sanguin. La leucopénie peut survenir dans de nombreuses situations, notamment :

  • Infections Virales: Une infection virale, comme une grippe ou une varicelle, peut entraîner une leucopénie.
  • Médicaments: La prise de certains médicaments peut également être une cause.
  • Maladies Génétiques et Déficits Immunitaires: Dans certains cas, une maladie génétique ou un déficit immunitaire peut être en cause.
  • Atteinte de la Moelle Osseuse: Une atteinte plus grave de la moelle osseuse peut être révélée.
  • Pathologies Hématologiques: Dans certains cas, elle est secondaire à une pathologie hématologique, comme une leucémie, ou à une aplasie médullaire, lorsque la moelle ne produit plus suffisamment de cellules sanguines.
  • Production Insuffisante de Globules Rouges: Un manque de fer, souvent observé lorsque le bébé commence à consommer du lait de vache trop tôt, peut entraîner une production insuffisante de globules rouges. Dans des cas plus rares, une carence en acide folique peut être responsable.
  • Anomalies des Globules Rouges: Des anomalies, comme dans le cas de l'anémie falciforme (drépanocytose), entraînent la destruction précoce des globules rouges, empêchant le transport efficace de l'oxygène.
  • Maladies Sanguines Héréditaires: Des maladies comme les thalassémies peuvent être responsables de faibles taux d'hémoglobine ou de globules rouges.
  • Perte de Sang: Une perte de sang due à une blessure ou à l'hémophilie peut également entraîner une anémie.

Signes et symptômes révélateurs

La leucopénie est parfois découverte par hasard, lors d’un bilan de routine ou d’une prise de sang motivée par une fièvre persistante. Les signes et symptômes d'une anémie chez un enfant peuvent varier, mais incluent souvent :

  • Une peau pâle
  • Des lèvres, le tour des paupières et le dessous des ongles moins roses que d’habitude
  • Une irritabilité
  • Un sentiment de faiblesse physique
  • Un essoufflement rapide ou une envie de souvent faire la sieste
  • Une coloration jaune de la peau et/ou des yeux (jaunisse)
  • Des urines foncées
  • Une perte d’appétit
  • Une agitation
  • De l’inattention.
  • Une fièvre prolongée, des infections sévères, une grande fatigue ou encore un enfant apathique

Dans les cas graves, l'anémie peut se manifester par un souffle court, un pouls rapide, un gonflement des mains et des pieds, des maux de tête, des vertiges et des évanouissements.

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Il est important de noter que ces signes nécessitent un avis médical.

Diagnostic de l'anémie

Le diagnostic de l'anémie repose principalement sur la numération formule sanguine (NFS). Cet examen permet de mesurer le taux d'hémoglobine et d'évaluer le nombre et la taille des globules rouges. Le Volume Globulaire Moyen (VGM) est un indicateur précieux pour orienter le diagnostic. Un VGM diminué peut indiquer une carence en fer ou des inflammations chroniques.

Lorsque la leucopénie s’accompagne de signes d’alerte, des examens complémentaires peuvent être réalisés. Le premier réflexe est de demander au cytologiste de lire la lame au microscope, afin de repérer d’éventuelles cellules anormales, comme dans le cas d’une leucémie. Selon la situation, un myélogramme peut aussi être prescrit pour explorer le fonctionnement de la moelle osseuse. « Le choix des examens dépendra de l’âge de l’enfant et du tableau clinique.

En fonction des premiers résultats, d’autres analyses peuvent être prescrites. Le dosage de la ferritine évalue les réserves en fer de l’organisme. La proportion de vitamine B12 et de folates peuvent être mesurés.

Traitements et prise en charge

Il n’existe pas de traitement standard de la leucopénie, puisque celle-ci n’est que le reflet d’un autre trouble. « On ne traite pas directement la leucopénie, mais sa cause. Si elle est due à une infection bactérienne, on prescrira des antibiotiques. Si elle s’inscrit dans un contexte de leucémie, une chimiothérapie sera indiquée. En cas de déficit immunitaire sévère, on peut aller jusqu’à une greffe de moelle osseuse.

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La prise en charge de l’anémie vise d’abord à traiter sa cause sous-jacente. En cas de saignement, il est essentiel d’en identifier l’origine et de le stopper. Les carences nutritionnelles sont corrigées. La supplémentation en fer est le traitement de référence de l’anémie ferriprive. Elle peut être administrée par voie orale ou, dans certains cas, par perfusion intraveineuse. Les carences en vitamines sont corrigées par une supplémentation adaptée.

Le traitement de l’anémie repose sur trois piliers : le traitement de la cause, la correction des carences et, si nécessaire, les transfusions sanguines. La durée du traitement varie selon l’origine de l’anémie et peut s’étendre de quelques semaines à plusieurs mois. La correction rapide d’une anémie nécessite d’abord un diagnostic précis de sa cause. En cas d’anémie sévère, une transfusion sanguine peut être nécessaire pour restaurer rapidement le niveau d’hémoglobine.

Prévention de l'anémie chez le nourrisson

Bien qu'il ne soit pas toujours possible d'empêcher l'anémie, certaines mesures peuvent réduire le risque :

  • Alimentation: Une alimentation équilibrée constitue la première ligne de prévention de l’anémie. Les aliments riches en fer comme les viandes rouges, les légumineuses et les légumes verts doivent être privilégiés.
  • Lait de Vache: Éviter de donner du lait de vache aux nourrissons de moins de 12 mois.
  • Compléments en Fer: Si l'allaitement est privilégié, envisager des compléments en fer à partir de 4 mois, sur recommandation médicale.
  • Lait Artificiel Enrichi: Choisir un lait artificiel enrichi en fer si l'allaitement n'est pas possible.
  • Diversification Alimentaire: Introduire des aliments riches en fer lors de la diversification alimentaire, tels que la viande rouge, les jaunes d'œufs, les pommes de terre, les haricots, les fruits secs et les légumes-feuilles foncés.
  • Vitamine C: Associer des aliments riches en vitamine C pour faciliter l'absorption du fer.
  • Suivi Médical Régulier: Un suivi médical régulier permet de dépister précocement l’anémie, particulièrement chez les personnes à risque. Les femmes enceintes bénéficient d’une surveillance particulière de leur taux d’hémoglobine.

Déficit en G6PD

Le déficit en G6PD est une maladie génétique liée à l’X le plus souvent asymptomatique. La G6PD est une enzyme indispensable à la survie de toutes les cellules, dont les globules rouges. Le patient atteint d’un déficit en G6PD doit reconnaître les signes d’un accident hémolytique. La survenue d’une hémolyse aiguë peut mettre en jeu le pronostic vital.

Aliments et produits à proscrire

  • Fèves Vicia faba (d’où le nom « favisme »)
  • Boissons contenant de la quinine (Quinquina)
  • Préparations à base d’extraits de plantes (Henné, acalypha indica)
  • Compléments alimentaires à base de vitamine C à dose supérieure à 1g pour un adulte
  • Poppers et autres dérivés nitrés et en particulier les excès de nitrite alimentaires
  • Naphtalène des boules anti-mites
  • Applications intensives de henné sur la peau des nouveau-nés

La mère doit appliquer les mêmes règles pendant la période d’allaitement d’un enfant déficient.

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Médicaments à proscrire et possibles

Toute automédication est proscrite lors d’un déficit en G6PD. Remettre au patient la liste ANSM (PDF) des médicaments proscrits. Toutes les chimioprophylaxies antipaludiques disponibles en France (atovaquone proguanil, doxycycline) sont possibles au cours d’un déficit en G6PD.

Malaise du nourrisson

Tout nourrisson ayant fait un malaise authentifié et récent (≤ 24 heures) doit être orienté vers des urgences pédiatriques pour être évalué. Il importe de « hiérarchiser » ces causes selon leur fréquence et les données cliniques. En fonction du contexte, l’épisode de malaise peut être rapporté à une cause infectieuse, digestive, respiratoire, cardiaque, neurologique, ou encore métabolique. Leur intrication est néanmoins possible.

L’examen clinique doit être complet, avec notamment : la mesure du périmètre crânien, la recherche de bruits respiratoires, d’hématomes, d’ecchymoses, de rétrognathisme, de palais ogival. Aucun bilan paraclinique (en dehors des examens à l’arrivée de l’enfant aux urgences) ne doit être prescrit de manière systématique. L’enquête paraclinique à visée étiologique doit être orientée par les données anamnestiques et cliniques. Identifier la cause du malaise a un intérêt pronostique majeur. Le pronostic du malaise est celui de l’affection sous-jacente, qu’il faut traiter pour prévenir les récidives.

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