Anaïs Quemener, athlète de haut niveau, aide-soignante et ambassadrice ÀBLOCK!, spécialiste des courses de fond, a récemment annoncé une heureuse nouvelle : elle attend un enfant pour 2025. Cette annonce marque le début d'un nouveau chapitre, qu'elle décrit comme « leur marathon le plus fou et certainement le plus beau ». Après avoir surmonté un cancer du sein, elle exprime une immense gratitude pour ce cadeau de la vie.

Une annonce joyeuse et une adaptation du rythme sportif

Récemment, Anaïs a partagé l'annonce de sa grossesse sur les réseaux sociaux. Conscient de l'impact que cela aura sur sa vie sportive, elle a immédiatement commencé à adapter son rythme d'entraînement.

Son père a été l'un des premiers informés de sa grossesse. Dès l'instant où elle a fait le test, elle lui en a parlé. Il était important pour elle qu'il soit dans la boucle, car les premiers mois de maternité sont assez incertains. Elle voulait qu'il puisse la soutenir si les choses se passaient mal, et surtout, parce que c'est son père et qu'ils partagent beaucoup de choses.

Elle a également annoncé la nouvelle à son groupe d'entraînement, en leur disant que La Meute allait s'agrandir, qu'un nouveau membre arriverait en 2025 ! Elle tenait à ce qu'ils le sachent avant de l'annoncer sur les réseaux sociaux, car c'est une grande famille, c'est normal. Tout le monde a été ravi pour elle, et ils savent qu'elle ne va pas arrêter pour autant.

Une grossesse vécue au feeling

Pour beaucoup de femmes, une grossesse peut être synonyme de malaises, nausées… Anaïs s'estime plutôt chanceuse, car à part des envies d'aller aux toilettes plus nombreuses, elle n'a pas trop ces problèmes. Forcément, elle est plus fatiguée, donc elle vit sa pratique complètement au feeling. Si un jour de séance longue, elle ne se sent pas très en forme, elle va faire plus court, voire pas du tout. Mais les jours où elle se sent bien, elle n'hésite pas à pousser un peu plus que prévu.

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Elle s'est beaucoup documentée sur le sport et la grossesse, et il est vrai que poursuivre une activité physique pendant cette période ne pose généralement aucun problème.

Participation au Marathon pour Tous et projets futurs

Elle a participé au Marathon pour Tous, adaptant son allure et visant un chrono au-dessus des 3 heures/3 heures et 15 minutes, terminant en 3 heures et 9 minutes. L'idée était surtout de profiter de l'ambiance et du parcours. Elle ne s'est pas mise en mode compétition comme elle a l'habitude de le faire. Au départ, elle était dans le SAS 1, mais elle s'est volontairement placée à la fin du sas, pour ne pas se prendre au jeu de la course et essayer de rattraper des filles parties plus vite. Elle s'est vraiment dit que ce n'était que du plaisir et elle n'a pas eu de mal à lever le pied même si, sur la fin de la course, c'était plat, elle se sentait bien, elle a donc un peu accéléré. Elle ne pensait pas qu'il y aurait autant de monde, que ce soit dans la course ou pour les encouragements. Pas mal de personnes l'ont reconnue, donc elle papotait un peu, les gens la félicitaient pour la grossesse… C'était une belle expérience à vivre, bien plus qu'un marathon, une fête olympique magnifique !

Après le Marathon pour Tous, elle a envie de continuer les compétitions, mais dans le même état d'esprit. Par exemple, elle a déjà son dossard pour les 20 kilomètres de Paris en octobre, elle a bien l'intention de les faire, de profiter de l'ambiance et de l'événement. Elle avait également prévu de partir s'entraîner au Kenya en novembre pour préparer le Marathon de Valence en décembre. Pour ça, elle verra selon le suivi de sa grossesse. Elle a quand même l'intention d'y aller si elle a l'aval des médecins, ce sera un stage moins intensif que prévu, un peu plus en mode vacances !

Tant que le bébé va bien, qu'elle se sent bien, et que les médecins lui donnent le feu vert, elle ne compte pas s'arrêter de courir. Elle n'a pas arrêté quand elle avait des chimios, donc elle ne compte pas s'arrêter maintenant !

Une pause, un renouveau et des projets d'avenir

Concernant sa pratique à haut niveau, ce n'est pas une fin de carrière, c'est un renouveau. Aussi, elle a la chance de faire du demi-fond et du fond, elle pense que ce sera plus simple de revenir à niveau que si elle faisait du sprint, par exemple. L'année a été riche, donc finalement, cette grossesse est l'occasion de faire une pause, de prendre du temps pour elle. Et quand ce sera le moment, elle ira courir avec son bébé dans la poussette !

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Adaptation de l'entraînement et suivi médical

Niveau entraînement, si elle s'accorde un jour de repos par semaine comme avant sa grossesse, elle a modifié l'intensité : son père a adapté son programme de façon à ce qu'elle ne force pas, qu'elle fasse confiance à ses sensations. Cela dit, elle garde un programme assez conséquent, elle en a donc parlé avec la sage-femme et elle l'a autorisée à continuer le sport à ce rythme. Car tant qu'elle n'a pas de contractions, de douleurs dans le bas du ventre ou du dos, elle peut tout à fait continuer à courir. Elle va faire attention, elle va avoir un suivi régulier et si tout se passe bien, ce qu'elle espère, elle va continuer à écrire ses Carnets de route et à raconter comment elle avale des kilomètres !

Elle a dû baisser le rythme, d’autant qu’elle a repris le boulot avec, mine de rien, une grosse semaine de rentrée. L’idée reste quand même d’aller courir tous les jours, en s’autorisant un jour de repos par semaine qu’elle choisit selon ses sensations. Au début de sa grossesse, son objectif en quantité de course était de 100 kilomètres par semaine. Mais maintenant, elle est dans son cinquième mois de grossesse, et elle s’aperçoit que c’est compliqué de faire autant ! Tant qu’elle y arrive, c’est cool, mais c’est à voir dans le temps et toujours selon ses sensations du moment. Elle ne peut pas encore dire si elle arrivera à courir tout le long de sa grossesse. Elle se dit que pour le cinquième mois, ça devrait aller, et on verra quand le sixième mois commencera. Le dernier trimestre est très souvent plus dur pour le corps, on prend davantage de poids notamment, heureusement elle pourra toujours faire du vélo ou de la marche. Donc, pour l’instant, elle n’a aucune appréhension au moment d’aller courir, elle prend les choses d’une manière différente, c’est tout. Si elle est plus fatiguée, si elle prend du poids, si elle perd en niveau, c’est normal. Cette grossesse est un miracle après ses traitements liés au cancer, elle ne savait pas si c’était possible pour elle d’être enceinte. En plus, elle n’a pas de nausées ou autres complications… elle a vraiment l’impression d’avoir une grossesse parfaite !

Si elle n’a pas eu de suivi particulier par rapport à sa maladie durant sa grossesse, Anaïs Quemener a expliqué qu’elle avait tout de même eu un petit contrôle des ovaires, ainsi que de sa mastectomie bilatérale. Qui lui a d’ailleurs réservé une petite surprise. En effet, la jeune femme explique qu’elle a gardé son téton droit qui, bien que vide, a commencé à "créer du colostrum et du lait" lorsqu'elle était enceinte. "J’en ai parlé rapidement à ma gynécologue qui me suivait durant ma grossesse, en disant que j’avais un liquide qui s’écoulait. J’ai quand même fait une échographie mammaire pour savoir si ce n’était pas lié à mon cancer, et il n’y avait aucun souci", a-t-elle détaillé, précisant que "le lait est venu un petit peu plus tard". "J’ai pu récolter un petit peu de lait pour le donner à mon bébé et faire la tétée d’accueil. J’étais ravie", a-t-elle confié. Après cette première tétée, Anaïs Quemener précise qu’elle a pu continuer à allaiter son petit garçon qui est aujourd’hui âgé de trois mois.

Anaïs Quemener : Un parcours inspirant

Anaïs Quemener, âgée de 33 ans, est une figure marquante dans le monde du marathon. Passionnée de course à pied depuis son enfance, elle a fait face à un diagnostic de cancer à l’âge de 24 ans. « La course, c’est toute ma vie », déclare-t-elle. « Mon grand-père courait, mon père aussi. J’ai ça dans le sang. Même après l’annonce d’un cancer du sein à 24 ans, la course est restée mon échappatoire. À part les moments de convalescence post-opératoire, je courais tous les jours. « Le marathon a été mon modèle pour affronter la maladie. « Sans mon père, je n’y serais peut-être pas arrivée. Il me rappelait toujours que j’avais traversé bien pire. À 33 ans, Anaïs Quemener est restée très active sur les courses de fond et de grand fond ! Avec son club - La Meute Running (basé à Mitry-Mory en Seine-et-Marne), que son père, Jean-Yves Quemener entraîne avec passion -, elle sillonne la France pour courir « tout ce qui est course sur route ».« C’est vraiment notre truc, s’enthousiasme-t-elle. Quand le Marathon de Tours m’a proposé de devenir marraine de l’événement, j’ai accepté de suite, car je suis originaire du Maine-et-Loire, à côté. C’était, aussi un petit clin d’œil à mon titre de championne de France du marathon, décroché à Tours, en 2016. » Un an après avoir dû faire une pause, pour soigner un cancer du sein…« Le sport peut être une thérapie »Pour l’heure, Anaïs Quemener, qui attend, depuis près de quatre mois, un heureux événement, devrait être au départ des 20 km. « En temps normal, il y a une préparation spécifique. Là, je fais essentiellement des footings… Tous mes entraînements se font à la sensation. Au club, lorsque le groupe fait une séance, je l’effectue à mon rythme. Je ne cherche pas la performance. » Rien d’étonnant à cela, sa sage-femme lui a donné le feu vert.La jeune femme veut rester elle-même. « Le sport peut être une thérapie, dans beaucoup d’épreuves de la vie. Ce fut le cas avec mon cancer en 2015. Aujourd’hui, je ne me sens pas du tout porte-parole de cela, mais je veux montrer que l’on peut faire du sport et être enceinte ! » L’objectif, c’est la - bonne - santé de son bébé. « Le sport ne peut apporter que du positif lorsque l’on en a envie et que tout va bien. »

En 2022, elle avait été sacrée championne de France du marathon, après une rémission complète d’un cancer du sein détecté en 2014.

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Aide-soignante depuis plus de dix ans, Anaïs Quemener est passée à mi-temps, en début d’année. « J’ai un programme d’entraînement, élaboré chaque semaine par mon père. On adapte ! Si j’ai trop de travail, je vais lever un peu le pied, déplacer une séance… »Et elle aura certainement beaucoup à partager. « On a toujours des choses à apprendre ! », aime-t-elle à répéter.

Engagement et projets annexes

En attendant, elle reste en mi-temps au travail. Ça se passe très bien, ses collègues essayent au maximum de l’alléger la charge de travail, elles sont trop mignonnes. Ce week-end du 21 et 22 septembre, elle est la marraine du marathon de Tours. Elle va participer au 20 kilomètres. C’est un événement symbolique pour elle, c’est à Tours qu’elle a gagné son premier championnat de France de marathon après son cancer du sein, en battant son record personnel de l’époque. C’était en 2016, mais elle s’en souvient encore très bien, cette course lui a donné une telle confiance en elle ! C’était une énorme victoire, elle était revenue plus forte qu’avant son cancer. Ça a marqué un nouveau départ. Cela s’annonce super bien, on va être une vingtaine de la Meute à faire le déplacement : notre nom va prendre tout son sens ! Aussi, elle va faire une conférence sur la féminité et le sport dès vendredi soir, elle va donner le départ de plusieurs courses pour les enfants le samedi matin… Bref, un week-end chargé, mais comme elle les aime.

Anaïs Quemener, marathonienne de haut niveau et aide-soignante, a surmonté une épreuve : un cancer du sein diagnostiqué à 24 ans.

Participation aux 20 km de Paris enceinte

Anaïs Quéméner, qui a des attaches en Bretagne, a réussi un chrono impressionnant sur le 20 km de Paris… alors qu’elle en est à six mois de grossesse.Parisienne avec des origines bretonnes, l’athlète de 33 ans a réussi une performance peu commune, le dimanche 13 octobre 2024, lors des 20 km de Paris. Alors qu’elle est enceinte de six mois, celle qui a des attaches du côté de Pédernec (Côtes-d’Armor) a terminé 126e féminine sur près de 10 000 classées, en un temps d’1 h 24’22’’, soit une moyenne de 4’13’’ au kilomètre.

Un livre et une sensibilisation au cancer du sein

Malgré tout, elle poursuit son combat et la sensibilisation au cancer du sein, notamment avec son livre "Tout ce que je voulais c’était courir", paru le 3 avril 2024 chez Flammarion. Elle était présente mardi 1er octobre au Grand-Quevily, près de Rouen, pour le lancement d'Octobre rose et la projection d'un documentaire qui retrace son parcours. Le film a été produit par la Normande Shanice Mendy. "C'est une fierté, ça ouvre octobre rose avant un tour de France.

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